M. Le Drian était-il trop « influent » pour rester ministre de la Défense?

Soutien de poids d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, Jean-Yves Le Drian aurait pu rester ministre de la Défense. D’ailleurs, les observateurs de la vie politique s’y attendaient et lui-même, dit-on, voulait conserver son portefeuille. Las, lors de l’annonce du gouvernement conduit par Édouard Philippe, l’on apprenait, non sans surprise, que Mme Sylvie Goulard le remplacerait à l’Hôtel de Brienne et qu’il prendrait la tête du Quai d’Orsay.

Premier ministre britannique sous le règne la reine Victoria, Benjamin Disraeli disait : « je suis conservateur pour conserver ce qui est sain et radical pour supprimer ce qui est mauvais ». Or, M. Le Drian passe pour avoir été l’un des meilleurs – si pas le meilleur – ministre de la Défense de la Ve République.

Disposant d’une excellente image auprès de l’opinion lors du précédent quinquennat, mis en avant par les opérations Serval (puis Barkhane), Sangaris et Chammal, M. Le Drian a su obtenir, aurpès du président Hollande, les arbitrages budgétaires favorables aux armées, alors que le ministère du Budget était bien souvent tenté, sous couvert de maîtrise des dépenses publiques, de leur demander des efforts financiers dont la conséquence aurait été leur déclassement (et donc celui de la France).

Ayant écarté la menace du fameux « scénario z », évoqué un temps avant la publication du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale de 2013 et l’élaboration de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, M. Le Drian et son directeur de cabinet, Cédric Lewandowski, ont manoeuvré non sans habileté pour préserver, voire même augmenter, les crédits alloués à des armées au costume « taillé au plus juste ». D’ailleurs, le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, ne s’était pas privé de montrer son agacement lors d’auditions au Parlement.

Alors, pourquoi le président Macron a-t-il nommé Mme Goulard à la Défense et envoyé M. Le Drian diriger le ministère des Affaires étrangères?

La réponse est simple : selon une enquête d’Europe1, le président de la région « Bretagne » était trop « influent », au point de devenir un « État dans l’État », pour le président Macron et le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, un énarque passé par Bercy qui aurait joué un « rôle crucial » dans la nomination de M. Le Drian à la tête du Quai d’Orsay et l’éviction de M. Lewandoswki.

« Il faut dire qu’Alexis Kohler a maintes fois été témoin des techniques de Lewandowski. Ce spécialiste de la lutte d’influence avait, à plusieurs reprises, cassé le bras des hommes de Bercy pour sauver les crédits militaires, en obtenant des arbitrages favorables directement à l’Élysée », explique Europe1. Aussi, il n’est pas question pour le président Macron de marcher dans les pas de son prédécesseur et de déléguer une partie de ses prérogatives de chef des armées au locataire de l’Hôtel de Brienne.

Du coup, on en revient à la situation qui prévalait avant le quinquennat de M. Hollande : le ministre de la Défense (ou des Armées, comme il faut dire maintenant) assure la gestion et applique les décisions stratégiques prises par le chef de l’État, comme cela était le cas avant 2012.

Le nerf de la guerre étant l’argent, Mme Goulard, qui n’a aucune expérience des affaires militaires, saura-t-elle défendre le budget de son ministère, lequel, pour le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA) doit impérativement atteindre les 2% du PIB (pensions comprises) d’ici 2022 afin d’éviter des ruptures capacitaires majeures, alors qu’elle n’est pas favorable, contrairement à son prédécesseur, à l’idée de sortir les coûts des opérations extérieures de la règle des 3% de déficit?

Évidemment, le président Macron aura les coudées franches, sachant qu’il a promis un budget militaire de 50 milliards d’euros pour 2025 (2% du PIB, hors pensions et surcoûts opex). Cela étant, il lui faut, pour le moment, s’assurer d’une majorité à l’Assemblée nationale. On verra donc cela après le 18 juin prochain.

53 commentaires sur “M. Le Drian était-il trop « influent » pour rester ministre de la Défense?”

  1. Marrant, étant donné que M. Macron avait annoncé une femme comme premier ministre, je pense plutôt qu’il avait en tête : Mme Goulard premier ministre, M. Le Drian à la défense… et les joutes politiques pré-législatives ne lui ont pas permis ce plan…

  2. ça veut dire que tout va rechanger dans l’organisation..on réécrit la 6991/DEF/CAB…

  3. je viens d’entendre à la TV, Macron à Gao, il a quand même une meilleure gueule que Hollande et même Sarkozy.Plusieurs heures avec nos soldats, c’est un président qui semble s’engager dès le début, personnellement, dans ces affaires.
    Pour l’instant, sans être un fan de Macron, on part sur une note positive et on pourrait être agréablement surpris d’avoir un président qui s’intéresserait à nos engagements et nos armées.Avec Le Drian aux affaires étrangères, des ministres aux affaires économiques de droite qui ne semblent pas du tout être du genre (surtout Le Maire) à freiner des deux pieds une volonté de donner plus de moyens à la défense.

    1. J’ai cru comprendre que Macron,s’adressant au président malien,ait dit que Le Drian et Goulard travailleraient ensemble.Le cordon ombilical ne serait pas coupé entre Le Drian et la défense.Macron fixe la ligne politique.Le Drian et Goulard,Diplomatie et Militaire qui sont les deux faces d’une même médaille,l’appliquent.On peut s’imaginer que c’est Le Drian qui portera la culotte.Y a pas scandale.

  4. Une différence de taille par rapport au précédent quinquennat (et aussi à ceux d’avant), c’est qu’au ministère de Bercy ce n’est pas un antimilitariste qui a été nommé.
    Lorsqu’il était candidat à la candidature, Bruno Lemaire avait publié en septembre dernier un budget pour la Défense qui était assez ambitieux. Il est donc conscient des enjeux à ce niveau.
    Reste à savoir si ses bons principes résisteront aux nécessités des équilibres budgétaires auquel tout ministre des fiances est confronté.

    1. Un bon ministre des finances sabre les dépenses superflues pour préserver le vital.

      Au vu du programme, Mr Le Maire a conscience de l’aspect vital du budget de la Défense.

      Après en politique les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. (Pasqua)

    2. En fait, le budget sera de la responsabilité de Gérald Darmanin et non de Bruno Lemaire. J’ignore quelles sont ses positions sur la défense.

  5. Finalement c’est comme d’habitude, si par malheur quelqu’un est bon on s’empresse de le virer! le petit coincé de secrétaire général de l’Elysée est entrain d’accomplir ses petites vengeances au détriment de l’intérêt national ! cette foutue caste d’énarque devra un jour rendre compte de ses trahisons et mérite d’être virée au plus vite, bon plus que 4 ans et 51 semaines !
    encore un effort et je vais regretter Hollande !

    1. JYLD n’est pas viré, il passe à un ministère au moins aussi stratégique en termes de défense. Il est désormais ministre de l’europe et des affaires étrangères, mais avec une ministre en charge de l’europe. Cela veut dire qu’il est pleinement dédié à sa tache des « grandes relations internationales », qui concernent notamment les OPEX, mais aussi les accords de défense stratégiques et les grands contrats militaires qui vont avec, dont il va pouvoir assurer le suivi avec encore plus d’autorité car un Minaff représente la France de plein exercice.
      Il va pouvoir bien plus directement poursuivre son action internationale dans ce sens, et mettre en oeuvre tout le talent qu’il a montré en tant que Mindef, mais sans avoir le Quai dans les pattes, puisque le Quai, c’est lui maintenant… Et, en tant que Minaff, il n’aura pas de Mindef dans les pattes non plus, car le poste a été redimensionné pour la gestion des armées, ce qui, avec les défis en vue (équipement, moyens humains, adminsitratif et logistique) ne sera pas un luxe.
      Et il aura toujours très certainement un contact avec Mmme Goulard, qui doit aussi garder bon nombre de membres du cabinet de JYLD.
      Bref un réaménagement stratégique plutot intéressant, sans aucun doute convenu entre le PM et JYLD.
      Que vous aimiez ou pas Macron, il faut vous mettre dans la tête que ce type et très loin d’être un crétin et qu’il a de bonnes raisons de faire ce qu’il fait.

  6. Tour de passe-passe de bureaucrate vieux comme le monde: Il faut réécouter le sketch de Coluche dans lequel il parle des « technocrates »: Une « énarque » intelligente mais non-spécialisée des affaires militaires à la Défense et dans six mois nos soldats de Barkhane se retrouveront sur le sable…

  7. Ça promet pour la suite de ce quiquenat.D’ici quelques mois, personne n’aura voté pour Micron 1er, comme pour Flamby.

    1. Je le crois aussi : pour l’instant, toute la politique française consiste ä récupérer un maximum de sièges aux Législatives.

  8. Il est en effet possible que M Le Drian a été un Homme d’Etat sous le quinquennat de Hollande. Ceux-là on les compte vite sur un doigt d’une seule main.

    Et effectivement, maintenant que nous avons un Homme d’Etat à la Présidence, il a pu se poser comme un problème.

    Un problème qui n’en est pas un.

    Qui ira reprocher à M Le Drian d’avoir fait son boulot, et plus que son boulot, quand ni Hollande ni ses « Premier ministre » n’ont été à la hauteur de rien.

    J’ose supposer que M Le Drian est soulagé, enfin, que la tête de l’exécutif prenne enfin le relais, prenne enfin les rênes de l’Etat.

    Encore merci, M Le Drian, pour ce que vous avez fait.
    Et « Bons vents » pour la suite.

  9. Ça expliquerait le choix étonnant de Le Drian aux affaires étrangères.
    Mais ce n’est pas forcément un mal, vu que les affaires étrangères sont les raisons des OPEX.

    1. tout à fait. surpris aussi par cette nomination et après réflexions je pense qu’elle est tout a fait justifiée.
      si le Drian passe au Affaires étrangères c’est qu’il a le potentiel et le réseau. ne pas oublier que c’est le ministère des affaire étrangères qui s’occupe du développement, des accords diplomatiques et une partie du commerce extérieur passe aussi par son giron.
      Goulard aux armées pourquoi pas ? européenne convaincu, elle sera pour travailler sur l’Europe de la défense (qui fait partie des promesses de campagne) et elle connait forcement tout le monde dans l’Europe et le Drain connait le reste du monde. même si elle connait pas trop la chose militaire, c’est pas grave, car à part le Drian,breton de base donc culturellement militaire, les spécialistes sont les CEM qui lui expliqueront tout ce qu’il faut savoir et elle les laissera faire.
      choix cohérent et très stratégique avec une portée efficace tactique sur 5 ans. si tout ce passe comme prévu.

  10. J’ai l’impression – et j’espère ne pas me tromper – que Macron avec sa grande culture sur l’histoire a bien compris l’importance de l’armée pour notre pays et qu’il veut assumer pleinement – et en direct – son rôle de chef des armée. Si c’est le cas, c’est plutôt de bonne augure pour les futurs arbitrages avec Bercy, sachant que côté Bercy, Lemaire semble également « militaro-compatible » si on se souvient de son programme pour les primaires de la droite.
    A suivre…

  11. 1 – Toutes ces conjectures oublient que c’est Monsieur lemaire qui est à Bercy et qu’il a montré sa forte sensibilité défense dans ses propositions. On peut donc aussi conjecturer que la ministre aura à Bercy un auditeur plus attentif que sous le gouvernement hollande.
    2 – je suis surpris qu’on pense que jyld au quai soit moins influent qu’à la défense. C’est plutôt l’inverse et un parcours logique.
    3 – madame la ministre s’entoure d’une équipe de péchus.

    1. …si en plus elle est bien conseillée, alors elle pourra être aussi efficace que son prédécesseur.

      1. il faudrait renouveler les mêmes CEMA, CEMM, CEMAA et CEMAT dans ce cas là. On tiens une bonne équipe cela serait dommage de s’en séparer.

    2. effectivement le troisième homme c’est le Maire qui avait le programme le plus affûté des candidats. ça peut être un triptyque gagnant.

  12. Il faut dire que Mme Goulard, elle, était ces derniers temps uniquement sous influence allemande (ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne en 2015) ou sous influence américaine grâce à ses piges de consultante à l’Institut Berggruen. Pas sûr que l’industrie de défense ait les coudées aussi larges qu’avec Mr. Le Drian…
    Concernant la défense européenne, les derniers déboires de la Kriegsmarine, de la Luftwaffe et de la Bundeswehr (il faut éviter les rappels au passé pour la Heer…) font un piètre support de coopération.
    La Royale et l’armée de l’air préfèrent certainement coopérer avec les Britanniques.

    1. Les allemands n’ont pas autant d’expérience en matière de projection qu’Albion ou nos forces armées. Et la chute du mûr s’est accompagnée de l’effondrement de toutes les doctrines militaires particulières de l’Allemagne fédérale, premier échelon de défense face aux unités du pacte de Varsovie. Donc ils tâtonnent sans trop forcer depuis 1989, et ont effectivement pris du retard.

    2. Tout le monde préfère coopérer avec les rosbifs qu’avec les schpountz… les militaires qui voient ces derniers comme des planqués en opex et l’industrie de l’armement sait bien qu’ils ne sont bons qu’à plomber les programmes.
      Quand on pense qu’ils se plaignent de l’A400M alors qu’ils sont à l’origine de ses déboires des spécifications (le gros bébé en radada/suivi de terrain) à la réalisation (incapables de sortir le FADEC, repris par les ingés anglais du motoriste qui ont hélas laissé passer au moins une autre connerie dans la logique du système, spécifiée elle aussi en mode ‘ »it’s not a bug it’s a feature », responsables du crash de Séville): Les cons, ça ose tout…
      Dernière en date: Ils en sont à envisager d’acheter des grosses dindes aux US faute d’arriver à sortir un standard de l’Eurofighter polyvalent…

  13. C’est clair qu’en terme d’efficacité, JYLD fut l’un des meilleurs ministre de la défense de tout l’occident. Si je serais français, j’aurais souhaité qu’il reste en poste MAIS il sera probablement un excellent ministre des affaires étrangères.

  14. M. Le Drian était un bon vendeur d’armement.
    Mais a t-il été si bon comme « ministre des armées » ?
    Les arbitrages en faveur des armées ont aussi été dictés
    par le contexte de menace terroriste.
    Louvois, réduction des FREMM, lancement des FTI qui répond
    à un objectif commercial plus que militaire…
    Sentinelle avec de mauvais logements pendant trop longtemps…

    1. @TDM je plussoie !
      @Robert : je suis assez d’accord avec le sens donné à ce futur emploi futur de notre ex- Ministre des armées !

      – Le »Duc de Bretagne  » pensait finir en beauté sur ses terres de basse-Bretagne …Pas de pot mon gars ,on aurait assez aimé le voir revenir à Lorient baptiser les Frégates !
      -Macron a dû lui mettre en main le marché « si tu restes tu prends ce que je te donne,sinon tu pars à la casse avec les « vieux de la vieille à la Gouyette! »…de plus tu « chapeauttes « ta remplaçante ,on sait que tu peux le faire avec ton équipe « …
      De temps à autres tu iras boire un coup de cidre avec les Bretons du monde entier et vendre BDC et Rafales ,par les temps qui courent on a besoin de monnaie!

  15. Au delà des supputations des uns et des autres sur les arbitrages que fera Macron en faveur ou en défaveur du budget des Armées, force est de constater que ses discours comme aujourd’hui à Gao, ont le mérite de la clarté et d’être directs. Y’a plus qu’à… pour transformer la détermination en avancées positives et réelles.

  16. P.S: je ne dis pas qu’il n’a pas été bon en ce rôle. Meilleur que d’autres
    sans aucun doute. Mais mérite t-il autant d’éloges ?

  17. Le « Canard Enchainé » du 3 Mai laisse plutôt penser que c’est Le Drian qui n’aurait pas voulu rempiler. »Le Drian a 70 ans et les 5 ans aux armées l’ont fatigué et surtout il veut conserver la Présidence de la Région Bretagne ».Je penche pour la version Canard,qui est bien informé et n’emploie pas les mots a la légère.

    1. Au fait présidence de région et ministre, c’est pas cumul de mandat?

      1. Hollande lui avait fait une fleur,because état d’urgence,mais pas Macron.Il a un mois pour régler sa situation.

  18. Il ne pouvait vendre que des armes à la Défense. Là, il va aussi pouvoir vendre des avions de ligne, des voitures, des parfums et des sacs Vuitton.

  19. Lewandowski au placard… une excellente affaire pour la défense… c’est lui et ses coups bas antérieurs avec Macron qui ont coûté la place de Le Drian… Ballot !!

  20. Nos militaires vont encore une fois, subir et souffrir en silence, car certains politiques et conseillers pensent pouvoir tout changer dans cette vieille institution indispensable et toujours présente malgré tout!
    Le CEMA, va je le pense avec sagesse, pédagogie et fermeté, faire passer des messages, courage!

  21. Pour aller à marche forcée vers une Europe fédérale, est-ce qu’un ministre de la défense avait encore une utilité ?

    1. Oeuf Corse oup’s Of course qu’il a une utilité ! La France est l’un des rares pays européens a possédé une réelle capacité de projection, il lui faut donc un ministre de ses armées. Monnaie commune, Fiscalité commune, Politique Etrangère commune, vive L’Europe Fédérale (^_^)

      1. Fiscalité commune? Vraiment?
        Pour imposer ce changement jusque ou faudrait-t-il monter les budgets militaires ? ;-p

  22. Vu l’objectif européen de Macron ,il est effectivement possible qu’il demande « aux autres  » un peu plus de blé et de moyens pour son armée dans le désert Africain , qui va « tauler » si çà continue comme çà ! D’autant que notre matériel s’use à tout va ,et que le remplacement se fait attendre !
    La France ne peut pas tout faire,toute seule ! Envoyer du monde en Estonie et en Pologne pour l’OTAN ,faire « sentinel  » 107 ans pour amuser la racaille des cités ,et bouffer du sable dans le désert; ravitaillé par les vautours( ou les corbeaux européens ),lesquels volent sur le dos avec la musette et des lunettes en bois pour ignorer …leurs misères !
    Macron va voir le sable pour se rendre compte de l’ampleur de la tâche, et c’est bien ! Sera -t-il accompagné de Sylvie Goulard chaperonnée par JY Le DRIAN?…On l’ignore …Toujours est-t-il que pour l’instant,à mon humble avis : il jauge un peu ,le coût européen de l’opération …
    De là il prendra une décision :on reste avec des renforts européens ,ou on se casse et on rentre à la maison !…
    Après avoir servi Aréva et consorts et vu nos besoins énergétiques pour ces centrales gourmandes …il m’étonnerait que çà change ,sauf coté « money » !

  23. Je ne serais pas si pessimiste : Le Drian gardera quand même une grosse influence au gouvernement, Le Maire (qui est un fervent supporter de la hausse des crédits militaires) est à Bercy, et Macron lui-même a bien promis un effort conséquent dans ce domaine. Attendons de voir, en sachant bien que de toutes façons, quels que soient le président, le ministre des finances et celui de la défense (pardon, « des armées »), il devront faire avec les disponibilités financières du pays.

    1. Le Maire joue gros, tout ministre qui se présente et n’est pas élu ,doit démissioner et le LR lui a mis un concurrent, on va se marrer.
      Au fait la girouette de bayrou, il est toujours maire de pau, car il doit démissionner aussi..

  24. Le grand changement de Le Drian a Goulard, c’est celui du titre. De ministre de la Défense, on passe a Ministre des Armées. Je laisserai a chacun l’interprétation du choix délibéré de modifier le nom du Ministère, qui pour ma part ne laisse aucun doute quant a la modification de la doctrine française qui semble définitivement tourner la page de notre posture de défense et de sanctuarisation du territoire national, pour passer a.. autre chose. La réponse se trouve sans doute dans les doctrines articulées de l’autre coté de l’atlantique.

  25. M. Lagneau. Hypothèse intéressante sur le rôle de JYLD. D’autres disent qu’il visait le poste de premier ministre. Mais ne pas oublier non plus que le titre du ministre (d’État, qui plus est) est : ministre de l’Europe et des affaires étrangères, ce qui, vu l’ambition du président quant au positionnement de la France en Europe et à l’évolution de la gouvernance européenne, n’est pas anodin. De plus, comme déjà mentionné, on se doute que le nouveau MAE gardera toute son influence en Afrique.

    1. @ Fougasse,

      Sauf erreur, M. Le Drian n’est pas ministre d’État (MM. Collomb, Hulot et Bayrou le sont) 😉

      1. @ Laurent Lagneau. Oups. My mystake (comme on dit à Carpentras) !
        Donc « simple » ministre mais de l’Europe et des AE. Les deux fonctions n’étaient plus associées aussi explicitement dans le titre du (ou de la) ministre depuis 2012. Par ailleurs, le choix de l’intitulé (Ministre de l’Europe et des AE au lieu de Ministre des AE et des affaires européennes) ne passe pas inaperçu. L’avenir nous dira si c’était juste un peu (plus) de pommade pour l’intéressé ou l’effet de la volonté d’un changement concret.

  26. Je vois que beaucoup de contributeurs croient aux promesses de Micron 1er???? Y avait il un candidat valable dans le troupeau. J’ai un gros doute.
    Il renommé notre Ministère, j’y vois un présage. On peut supposer qu’à l’avenir, on aille guerroyer dans le monde avec des moyens que l’on n’a pas. De plus, ce Micron est pour les chances de la France, et ça, ça me dérange fortement. Et si, pour une fois, on s’occupait de notre pays qui en a tant besoin.

  27. je ne pense pas que c’est pour éviter un état dans l’état mais plus tôt lui donner plus de puissance vu que les affaires étrangères sont plus importantes que la direction des forces armées qui appliquent les décisions de la politique étrangère. Pourquoi toujours aller chercher des problèmes ou il n’y en a pas (typiquement Français)

  28. objectif franco allemand : éviter l’arrivée des nationalistes et autres souverainistes en 2025 , en Europe .
    1ère action , création du Ministère des Armées = des milliards à réaffecter et à économiser + intégration forcée d’une industrie de défense européenne avec Allemagne et l’Italie (sans les Anglais maintenant …) + d’Europe intégrée (fédérale) et très difficile retour en arrière + d’OCCAR + de dilusion, privation (AIA..?) augmentation des participations capitalistique croisées dans l’industrie de défense européenne, disparition transformation de la DGA ?- de lobby franco français dans la DEF , etc … suite cet été ….

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