Londres retarde le lancement d’un « embryon » de quartier général européen

Début mars, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne (UE) avaient décidé de mettre en place une « capacité militaire de planification et de conduite » (ou MPCC) c’est à dire un « embryon » de quartier général européen qui, sous les ordres du général finlandais Pulkkinen, devait prendre en compte uniquement les missions de formation conduites sous la bannière européenne au Mali, en Centrafrique et en Somalie, les opérations dites « exécutives », comme Sophia (Méditerranée centrale), Atalanta (Corne de l’Afrique) et Althea (Bosnie-Herzégovine) étant exclues du dispositif.

Seulement, le choix du terme de « Quartier Général Opérationnel’ (QGO) pour désigner cette « capacité militaire de planification et de conduite » a heurté le Royaume-Uni, qui, entamera les négociations du Brexit (sortie de l’UE) après les élections législatives du 8 juin.

En effet, le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a admis que cette opposition était dû à une question de « langage », sachant que, pour Londres, l’Otan doit rester le cadre de toute coopération militaire en Europe.

« Nous comprenons l’importance vitale pour nos amis, les pays européens, de travailler ensemble pour renforcer notre défense », a dit le patron du Foreign Office. « S’ils veulent s’unir (…) avec d’autres projets, alors nous ne voulons pas les en empêcher, mais (nous voulons) juste travailler sur le langage pour être sûr que c’est tout à fait le bon », a-t-il ajouté.

Ce veto britannique a été mis alors que les dirigeants européens comptaient faire aboutir ce dossier rapidement. Comme l’expliquent Nicolas Gros-Verheyde et André Dumoulin, dans leur manuel de « La politique européenne de sécurité et de défense commune« , un bilan de la mise en place de cet embryon de quartier général est prévu « un ab après la pleine capacité opérationnelle » et « au plus tard à la fin 2018 », l’objectif étant « alors de pouvoir passer à l’étape ultérieure », c’est à dire à confier à cette structure la conduite des opérations dites « exécutives ».

« Ce centre de commandement viendra, la question est quand », a résumé Michael Roth, le secrétaire d’État allemand aux Affaires étrangères.

Plus : La politique européenne de sécurité et de défense commune, par Nicolas Gros-Verheyde et André Dumoulin – Editions du Villard – 52 euros

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