Vers le champ de bataille 3.0 ou comment le progrès technologique changera la façon de faire la guerre

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

52 contributions

  1. axius dit :

    Bonjour,
    Je ne suis certes pas militaire, toutefois à la lecture de cet article, je suis consterné parla faiblesse d’analyse.
    Rq1: Les Russes ont démontré dernièrement (cf: l’USS Donald Cook) que plus on se dirige vers l’hyper-technologie, plus il est facile de contourner voir de désactiver les systèmes, ce que les codeurs, hackers, logiciens, techniciens savent depuis longtemps.

    Rq2: Les drones volants de faible taille sont actuellement et efficacement chassé par des rapaces dressés, ce qui illustre également que toute réponse se fera par ses opposés dur/mou (cf: sytema) ou technologie/naturel.

    Rq3: Les robots autonomes tels que ceux présent sur l’illustration ou ceux développés par DARPA ne sont que des chimères stratégiques. Il ne peuvent avoir un intéret que si leur cout de production et maitenance est négligeable. Sinon étant très facilement capturables ils deviendront soit une arme donné à l’ennemi (‘CF IRAN et détournement de drone), soit de potentiel pièges pour les troupes de récuppération, voir des drones kamikazes. Et surtout ne pas sur-estimer les capacités d’un robot face à l’imprésivibilité humaine.

    Rq4: Cet article parle d’éléments stratégiques antagonistes sans en tirer la moindre conclusion.
    Donc champs de batailles 3.0 et développement de capacités de destructions des sytemes éléctroniques, avec productions d’un faisceau ou d’une onde éléctro-magnétique par exemple.
    Donc c’est quoi le projet?
    Continuer sur un système que l’on sait par avance fragile, couteux ,dangereux et inutile?

    • L'autreTom dit :

      Rq3 : Le coût de production et de maintenance d’un robot est déjà infiniment plus faible que le coût complet d’un être humain, qui dans un pays développé doit être nourri, logé, blanchi et éduqué pendant plus de 20 ans avant de devenir productif.
      .
      C’est pourquoi malgré leur fort coût d’investissement initial, les robots récupèrent petit à petit tous les postes occupés par des être humains qu’on peut technologiquement leur déléguer : Caissière de supermarché, ouvrier d’usine, guichetier un peu partout, conducteur de métro et bientôt de voiture…

      • UnKnown dit :

        @L’autreTom
        Il va falloir m’expliquer comment on fait pour recharger un drone en montagne afghane. Certes Daesh arrive bien à utiliser des petits drones à piles chimiques, facile à obtenir sur le marché noir, et les américains sont en train de terminer le développement d’un « gros Reaper » capable de voler pendant des dizaines d’heures sans se poser, mais concernant les drones et autres robots devant évoluer au sol, on est face à un problème de logistique cornélien.

        • Nihilo dit :

          Comment recharger un drone en montagne afghane ? : tout comme on ravitaille un humain en montagne afghane…

    • Nico St-Jean dit :

      @ axius

      « Rq1: Les Russes ont démontré dernièrement (cf: l’USS Donald Cook) que plus on se dirige vers l’hyper-technologie, plus il est facile de contourner voir de désactiver les systèmes, ce que les codeurs, hackers, logiciens, techniciens savent depuis longtemps. »
      .
      Encore un qui nous sort cette propagande de l’USS DC … et cela même après que le constructeur du pod de brouillage incriminé dans l’affaire à déclaré officiellement que cette histoire n’était que propagande inventé par les médias … Dois-je ENCORE poster le communiqué officiel de KRET, le constructeur du Pod en question ?

      • Clément dit :

        @Nico de St-Jean
        KRET c’est le fabriquant russe du pod qui aurait brouillé l’USS DC c’est ça ? C’est sure que même si eux démente !
        D’ailleurs il semble plus probable que la rupture technologique informatique/electronique viennent des USA (par exemple en se basant sur les infos publiques, c’est eux qui sont à la pointe sur l’informatique quantique actuellement par exemple).

        • Nico St-Jean dit :

          @ Clément

          Oui, KRET est le fabriquant du Khibiny le « pod de la propagande » et voici le communiqué officiel de KRET sur cette histoire inventé de toute pièce :
          .
          https://web.archive.org/web/20160226072239/http://kret.com:80/en/news/3669/
          .
          Au passage ils nous expliquent que le Khibiny n’à jamais été installé sur SU-24 (l’appareil également incriminé par la propagande pour avoir porté le brouilleur pendant la fausse attaque électronique du USS D.C.)

      • Jean dit :

        Il s’agit d’un exemple qui peut être vrai ou pas, toutefois les objets connectés montrent des brèches d’un point de vue sécurité que n’avaient pas les générations d’armes / véhicules précédentes. Et combien même les par-feus peuvent être très développés, il y aura tjs une brèche, et un génie serait capable de la trouver

        (les voitures ayant le wifi / Bluetooth sont aujourd’hui piratables, et il est possible de désactiver par exemple les freins ou la direction assistée… Pour ce qui est Tesla, en mode autonome, j’ose pas imaginer les possibilités, d’autant plus que tout est lié à un serveur central….

    • heaume44 dit :

      @ axius
      « Rq2: Les drones volants de faible taille sont actuellement et efficacement chassé par des rapaces dressés »
      .
      Oui, mais avec une limitation d’importance : ces rapaces dressés sont tous -à ma connaissance- diurnes, donc laissent le ciel nocturne parfaitement libre pour ces petits drones.
      .
      En effet, la rétine d’un aigle (par exemple) contient une majorité de cellules en cônes , et très peu de cellules en bâtonnets (vision nocturne). Chez le hibou grand duc, c’est -bien sûr- l’inverse.
      Elever et dresser des hiboux, ça peut se faire ? Aucune idée à ce sujet.
      De plus, le grand duc est plus léger que l’aigle royal, et cela limiterait par le haut la gamme de poids des drones « traitables » par lui.

    • Pathfinder dit :

      @axius
      Les concepts/unités présentés ne remplacent pas les unités déjà existantes, elles les complètent… dans les limites imposées par la logistique et les budgets. Les stratégies évoluent en fonction des moyens, et cette évolution ne saurait être linéaire…
      .
      L’apparition des avions et des chars sur le front de 14-18 n’a pas boulversé les doctrines d’emploi du jour au lendemain. Il y a eu une phase d’adaptation et d’évolution afin de pouvoir intégrer ces nouveaux gadgets aux tactiques d’alors. Il aura fallu un Guderian et un Rommel pour franchir de nouvelles limites.
      .
      De même que l’emploi des missiles balistiques aujourd’hui n’a pas réduit l’étendue des techniques de guérilla… tous ces concepts s’intègrent les uns aux autres, et doivent être adaptés à la situation.

    • Clément dit :

      Si vous permettez, quelques précisions :
      1) il semblerait que l’affaire de l’USS DC est un coup de com, un buzz de la presse. Le constructeur du pod aurait démenti.

      2) et on pourrait imaginer que des micro drônes soit chassés par des insectes sauvages. La libellule par exemple est un des prédateurs les plus efficace du règne animal (avec un taux de réussite pour attraper une proie qui dépasse n’importe quel « grand » prédateur). Les frelons aussi. Mais en effet on trouve plusieurs vidéos de drone contre rapace (ou contre des pies mêmes) et il n’a aucune chance. Rappelez vous que dans Terminator, les humains détectent les robots grâce aux chiens ^^

      3) Le gros soucis du robot, qui est imaginé comme un complément de l’humain, c’est l’autonomie. Il faut un réel progrès dans les batteries. La mûle de Boston Dynamics est géniales mais je crois qu’elle n’a qu’une demie journée d’autonomie.

      • Lagaffe dit :

        Pour la mule de Boston Dynamics, l’autonomie est insuffisante mais c’est aussi son bruit de tractopelle détectable à 2 km par l’ennemi qui la rend inutilisable.

        • Nico St-Jean dit :

          @ Lagaffe

          Ils ont plusieurs prototypes bien plus discret niveau acoustique, l’ennui c’est que l’autonomie en prend un coup. Dans 10 ans par contre, avec l’évolution des différents types de piles, je pense que la MULE sera en service avec l’US Army.

  2. gégétto dit :

    Rien à voir avec le sujet, mais je voudrais revenir sur un sujet ancien: Le clip SNCF avec avions de chasse, juste pour dire que dans le clip il s agit d avion Rafale et pas de F16.https://youtu.be/SdRsGeEiI08?list=PLM75hXVoijXHSjnW6AoKXfI7MUTWMBy4I

  3. Le Suren dit :

    Les généraux étoilés vont conduire la guerre . . . des étoiles.

  4. 123 dit :

    Ne pas confondre Robotique et IA (Intélligence Artificielle)
    Dans le domaine de la Robotique (donc de la mécanique) la France a des compétences.
    Par contre, dans l’I.A, la France est au niveau du tiers monde !
    C’est un combat politique, social et stratégique.
    C’est de la responsablité de la société civile française toute entière de rélever le défi pour les décennies à venir.
    C’est un long débat …

    • Orion dit :

      Peut être pas exagéré niveau tier monde…
      .
      Nous avons par chez moi des jeunes passionné de robotique qui font des merveilles, nul doute qu’il y a plus avancé en France.
      .
      Le problème majeur étant toujours le même, budget€€€€€€€

      • Nico St-Jean dit :

        Il faut quand même avouer que ce que fait Boston Dynamics est tout simplement révolutionnaire, et ils ont commencé la MULE sans subvention au départ.

        • Orion dit :

          Ah mais je n’ai pas dit, USA et particulièrement le Japon (eh oui s’pas un mythe se sont les rois de la robotique) est éloigné de ce qu’on peut voir dans l’hexagone, mais nous ne sommes pas le tier du monde du secteur pour autant, on fait juste pas la compétition par manque d’investissements et donc trop peu de projet vitrine…

          • Nico St-Jean dit :

            @ Orion

            Non pas un mythe en effet ^^ d’ailleurs les deux travaillent activement ensemble sur la robotique. Et non, en France vous n’êtes évidemment pas du tier monde, je pense que 123 à grandement exagéré la chose.

    • Estelassar dit :

      C’est peut-être un peu exagéré de parler du tiers-monde non ? Je ne connais pas de travaux sur l’IA dans le domaine militaire, mais dans le domaine public il n’y a qu’à taper « intelligence artificielle france » dans n’importe quel moteur de recherche pour se rendre compte que la france c’est pas absente dans ce domaine.

      • Clément dit :

        Dans chaque université de maths ou d’informatique (généralement les mêmes) vous trouvez des doctorants et des labos qui bossent sur le sujet.

    • Jean dit :

      L’armée a par le passé été la source des grandes écoles d’ingénieur françaises et de leur grands ingénieurs & scientifiques (Laplace, Pasteur, Descartes, Foucault, Pascal, Freyssinet, Poincarré, Blériot, Navier, Darcy, Cauchy) et bien d’autres.
      Mais la France a refusé d’adapter à la modernité. La France trop orgueilleuse de sa langue dans ce contexte voit une internationalisation relativement faible de ses écoles en comparaison d’autres pays (Suisse, UK…). Et cette internationalisation permet le développement de grandes technologies bien plus aisément.
      Les Français se tirent des balles dans les pieds. A force de vouloir trop se protéger légalement, l’effet est l’inverse, car peu de grandes groupes, de génies sont attirés par la France. Alors qu’avant, tout le monde aurait rêvé d’y étudier…

  5. 123 dit :

    Réponse à Orion, Nico St-Jean et Estelassar :
    Je ne parle pas de Robotique qui, par définition, contient principalement de la mécanique.
    La mécanique a un coût : matières premières, production et maintenance.
    Le coût de la mécanique ne baisse pas ou peu.
    La robotique se substitue aux emplois peu ou pas qualifiés (chaînes de montage, manutention etc)
    Boston Dynamics : C’est de la robotique.

    Pour l’I.A, c’est principalement de la programmation (algorithmique), des logiciels, des applications etc.
    Pour faire et tester des programmes, il faut des cerveaux et des données.
    Où sont les données, qui possèdes des milliards des données ?
    GAFA et BATX n’est-ce pas ? donc USA et Chine.
    65 millions de Français, comme bien d’autres, important de l’I.A toute la journée et exportent des millions de données sur les plates formes US
    Dans un avenir proche, un test de vue et la confection des lunettes se fera en ligne.
    Google est en train de développer un algo pour l’interprétation des radiographies.
    Là, l’IA va remplacer les emplois qualifiés voire très qualifiés dans 5 , 10 ou 15 ans ?
    Cela fait des années que nous raisonnons Robotique au lieu de raisonner I.A.
    Hélas, nous sommes gouvernés par des allergiques à la souris (le mulot)

    • Orion dit :

      Tout dépend de la définition de l’IA.
      .
      Il n’est pas nécessaire d’avoir des données sur 65 millions de français pour un faire un robot/véhicule/système capable de prendre des décisions.
      .
      L’IA qu’on voit dans les films (Terminator pour que tout le monde connaissent) on en est encore loin, si la puissance de calcul ne cesse d’augmenter une IA type terminator a besoin d’une puissance colossal pour gérer autant voir plus de données qu’un être humain(On essai d’éviter de leurs donner nos propres faiblesses) mais également d’un stockage fiable & conséquent, de même il faut sécuriser un maximum les choses.
      Mais cette partie c’était on peut dire la plus facile, la plus difficile étant d’inculquer la capacité de déduction et d’apprentissage d’un homme, sans parler d’un système robotique plus complexe où
      il faut des capteurs précis & puissant dont certains en quantité et ça a un coût.
      .
      Mais je le répète, si les financements sont très timide et court, il y a heureusement des geeks passionné qui n’abandonne pas le sujet en France (& en Europe!). Si on est très vite limité sans budget aujourd’hui (on peut dire que c’est fini l’époque de la révolution dans le garage), heureusement toute la partie logiciel et base logique, ne nécessite pas énormément de matériels.

  6. axius dit :

    @ l’autreTom
    Maleureusement d’une part vous ne prenez pas en compte le réel bilan comptable humain vs machine d’autre part votre exemple est faux depuis maintenant plus de 20 ans.
    Tout simplement par ce qu’au milieu il y a l’argent.
    Dans toute les théories économiques la valeur d’une chose provient du travail de l’homme, de facto l’automatisation d’une production, lui retire toute valeur marchande. Quand bien même vous exclurez ce postulat , les sociétés ont fini par se rendre compte qu’une machine est certes moins gourmande en charges salariales, mais qu’in fine à force de supprimer les salaires, il n’y a plus personnes pour acheter la production.

    @123 et en dessous
    L’IA n’existe pas!
    Il faut se pencher un peu plus sur les mathématiques fondamentale et le codage.
    Ce qui existe de mieux actuellement ceux sont des super calculateurs qui font des traitements d’information et de la probabilité.
    L’IA c’est autre chose que l’on ne sait pas faire et que l’on ne saura vraissemblablement pas faire sans une nouvelle approche des mathémathiques fondammentales et des modèles de stockage de donnée (clé/valeur).
    Alors oui il y a beaucoup d’enfumage, mais un programme ne fait toujours que ce pourquoi on l’a programmé. Pour ceux que cela intéresse faite une recherche sur les méthode ou fonction aléatoire en informatique et comparer la dispersion des résultats.
    Vous serez surpris que même cette commande de base en informatique (rand et autre), n’est pas fiable.
    Il est normalement conseillé de se méfier de se que l’on ne connait pas, pourtant la plupart des gens fantasme sur les NTIC sans avoir jamais écrit une ligne de code.

    • tschok dit :

      @ axius,
      .
      Dans les discussions économiques, je crois qu’on a tous tendance à émettre des postulats dont la validité est franchement discutable, et je crois que vous tombez dans ce travers.
      .
      1) « Dans toute les théories économiques la valeur d’une chose provient du travail de l’homme ». Oui et non. La valeur d’une chose est égale au prix que cette chose trouve sur un marché. La valeur d’une chose peut donc varier en fonction d’un rapport offre/demande sur lequel se greffent des activités spéculatives. Par exemple la valeur d’une tonne de blé peut varier en fonction d’aléas météorologiques qui donnent lieu à des anticipations plus ou moins rationnelles de la part des agents économiques.
      .
      Autre exemple: le simple fait de découvrir une mine d’or miraculeuse peut faire chuter les cours, alors même que la première once d’or n’a pas encore été extraite.
      .
      Lorsqu’un produit arrive sur un marché, sa valeur peut complètement se déconnecter du facteur travail qui, du reste, peut être très résiduel dans le prix de cette chose. Prenez un bien immobilier comme un appartement construit à Paris au XIXième siècle: qui, au moment de fixer son prix, se souvient encore de la truelle du maçon, du couteau du plâtrier ou du rabot du parquetier?
      .
      D’une façon générale, la financiarisation de l’économie déconnecte la valeur des choses de leur contenu travail/capital et le phénomène, très net sur les marchés spéculatifs (junk bonds, par ex) , tend à se généraliser dans les sociétés de l’uberisation. Et puis vous avez les effets de mode ou de marque: en France, on accepte de payer environ 1 € le litre de soda à faible qualité gustative = de la flotte, du sucre, du gaz et des agents de saveurs chimiques, bref de la merde. Mais il y a une marque sur la bouteille qui fait qu’on accepte de payer ce prix-là, très supérieur à sa valeur travail/capital.
      .
      2) « …de facto l’automatisation d’une production, lui retire toute valeur marchande »: manifestement, le fait de robotiser ou d’automatiser une chaine de production ne retire pas à un bien manufacturé sa valeur marchande. Ex: la plupart des voitures sont issues de chaines de production fortement robotisées et/ou automatisées. Or, non seulement elles ont une valeur marchande mais en plus leur prix tend à augmenter, car on y intègre de plus en plus de technologies de l’information, et il semble bien plus facile de le faire dans le cadre d’un processus de production fortement automatisé.
      .
      Il en va de même pour tous les biens manufacturés produits en masse: les ordinateurs, les smartphones, les appareils photos, écran TV, lecteurs DVD, etc, tous ces trucs sont aujourd’hui produits par des chaines robotisées/automatisées. Et ils ont bien une valeur marchande, qui peut être très élevée d’ailleurs, quand on fait un ratio prix au kg par exemple.
      .
      A vrai dire j’ai même l’impression du phénomène inverse à celui que vous décrivez: les biens manufacturés produits par des chaines fortement automatisées me semblent figurer parmi les plus chers qu’on puisse trouver.
      .
      Je ne m’explique donc pas votre postulat. Sauf si vous vous situez sur le terrain philosophique de l’aliénation (au sens marxiste du terme, si vous voulez). Mais, à ce moment-là, il faudrait reformuler votre proposition:  » l’automatisation d’une production, lui retire toute valeur humaine, ou sociale ».
      .
      Là, oui, on peut défendre la proposition. Mais cela a-t-il un intérêt par rapport à ce que vous vouliez dire?

      • axius dit :

        @ tschok
        Très humblement je m’excuse de ne pas avoir clarifier mon concept
        A l’instar de la différentiation qu’il existe entre métalliste et chartaliste, je sépare donc la valeur tangible et réel d’une chose au profit spéculatif que l’on peut en faire.
        Or malheureusement, je n’ai pas l’impression que vous fassiez cette dissociation, avec des contre-exemple tous issus de la spéculation qui n’est qu’une déviance du sytème (critiqué unanimement par les intellectuels honnêtes).
        Oui, je prend les concepts à la source toutefois, la vision marxiste, entretenu ces derniers temps par des idéologue comme Francis Cousin est dépassée.
        L’homme n’est pas dans une simple alienation du capital, l’histoire nos montre d’ailleurs cette évolution.
        Pour faire Bref:
        1/ l’Homme organise sa production, il est a la fois le savoir-faire , et le propriétaire de son outils
        2/ l’Homme n’est plus qu’un outils de production, il transforme la matière, et n’est plus propriétaire de son outils.
        3/ l’Homme devient juste une composante de la production, il entre donc dans une logique de ressource (cf: Ressource humaine).
        4/ l’homme présent, est celui qui d’un coté redevient propriétaire d’un outil de production, mais qui en même temps accumule de valeurs par sa culture et son intellecte. Ce que l’on commence à ressentir avec les formations continues, etc..
        Alors certe je connais très bien les arguments associaux et amoraux, comme par exemple « un bon prix c’est celui qu’un acheteur est prêt a mettre pour acquérir un bien ».
        C’est une logique en totale opposition avec le principe de société et en particulier la notre qui prône l’égalité et la fraternité. On peut toujours choisir les facilité du vice, mais je ne pense pas que ce soit un projet d’avenir et encore moins pour des intervenants proches de l’institution militaire ou l’Honneur est une valeur fondamentale.
        « A vrai dire j’ai même l’impression du phénomène inverse à celui que vous décrivez: les biens manufacturés produits par des chaines fortement automatisées me semblent figurer parmi les plus chers qu’on puisse trouver. »
        Je dois reconnaître chez vous une grande honnêteté dans l’écriture, ce que vous relevé dans l’ensemble de votre commentaire est effectivement qu’une impression.
        Par expérience je vous assure que c’est l’objectif recherché par les différents promoteurs consumeristes. Je me permettrais humblement d’approfondir sur l’idéologie des mouvances progressistes et les transformations sociales et économiques qui en ont découlés depuis la 1850.
        Ici encore, le hasard n’a peu de place.
        Vers 1850, premier usine de textile en écosse, déplacement de population vers un lieu de production centralisé. Cela symbolise la première rupture dans ce que certain appelle l’enracinement , mais pour ma part c’est une relation historique et sacrée entre, l’Homme, les ancêtres et le territoire.
        Montée en puissance de l’industrie grâce au charbon, voies de chemin de fer, haut fourneaux etc…
        Début 1900, attaque frontale, sur l’église, pour les progressistes, les objectifs sont:
        -Mettre fin à la morale chrétienne, qui est frein au rapport avec l’argent.
        -Effacer l’acceptation d’une certain part de hasard chez les gens, l’assurance dans la vie, dans l’avenir ne doit plus appartenir a dieu.
        -attaquer une certaine charité et entraide sociale
        Utilisation et politisation des mouvement féministes, sous le prétexte justifié d’égalitarisme, les progressistes travailleront a donner aux femmes l’indépendance financière. Ayant pour objectif de doubler le nombre de consommateurs et de diversifier le cibles.
        Mutation d’un marché de réponse aux besoins, à un commerce de l’envie, toujours par le biais de grands progressiste tel qu’Edouard Bernays. Les Etats Unis étant en surproduction , il devait créer de nouveaux marchés interne, mais également externe par le biais de l’outil de propagande qu’est HollyWood, mais également dans l’élaboration de plan d’extension d’un marché sur la vassalisation de l’Europe occidentale (Le role de la CIA dans la création de L’EU)
        Mai 1968, fut également un point de rupture indispensable aux progressistes, en ouvrant le marché a tous les membres de la famille, mais également en cassant d’autres entraves aux commerces.
        – L’age et l’expérience ne sont plus les références, au contraire de la maléabilité et l’ignorance.
        – Rupture totale du lien Homme/ancêtres/territoire, par la promotion du nomadisme dès la période étudiante.
        Création de nouveaux marché, en fabriquant de nouvelle catégories sociales du type « le métro-sexuel » (maquillage et produits de beauté pour les homme)
        Amplification des recettes du Design à tout les secteurs du marché, au point que la pratique du design n’est plus qu’utilisé que pour du « restyling » / recapotage de produit. Ce qui ne suffit pas a écouler les sur-productions continuelles.
        Les progressistes obligent alors a introduire l’obsolésecence programmé dans le cahier des charges ( ex flagrant ampoule LED), et continuent a bloquer tout innovation réelle menaçant une production de masse (cf Rasoir inusable de Ross Lovegrove).
        Actuellement nous sommes en plein période de mutation de la société par les progressistes.
        La promotion mondiale et synchronisé du mariage homosexuel ,de la GPA, de l’idéologie du genre, des LGBTxyz… , financée par des organismes ultra-capitaliste du type Open-society de Soros. Or personne ne met en lumière que précédemment les études GAFA sur l’augmentation des volumes de ventes, identifie, le proto-type homosexuel, nomade, volage, spontanné, comme le consommateur idéale, car:
        Il est plus sensible au besoin de paraître, et suivra au delà de l’adolescence les tendances marketing de mode.
        La perte d’un enracinement conférant a la fois du sens et un cap, à tendance a être comblé par des produits/artefacts
        Le caractère nomade, et volage, induit souvant le besoin d’objet de transition affectif dont la pulsion d’achat peut être irraisonnable.
        A partir de là, ces progressistes ont défini ce vers quoi la société devait changé, et font tout pour. Le plus grave est l’étape suivante, celle qui actuellement est limitée par la morale, l’éthique et la biologie. C’est celle de l’Homme produit de consommation.
        En conclusion je rappellerais que le maquillage n’a que pour objectif de tromper, ce qui n’empêche pas au plus grand nombre de croire en l’idée que cela fait plus joli

        • tschok dit :

          Je vous remercie pour ces explications détaillées, dont il s’évince, si je ne m’abuse, que vous vous situez plutôt sur le terrain de la philosophie morale que de l’économie politique au sens strict.
          .
          Toujours si je vous suis bien, vous développez un concept d’aliénation qui se définirait comme une « rupture dans ce que certain appelle l’enracinement , mais pour ma part c’est une relation historique et sacrée entre, l’Homme, les ancêtres et le territoire ».
          .
          Si j’étais mauvaise langue – mais je suis-je vraiment ? – je vous dirais qu’une telle conception évoque par certains de ses traits la Révolution Nationale de l’Etat Français et son fameux triptyque « travail, famille, patrie », ce qui me semblerait tout de même un anachronique. Mais peut-être votre conception de l’aliénation moderne n’a-t-elle rien à voir.
          .
          Toujours est-il que je reste un peu sur ma faim.
          .
          D’une part, je n’ai toujours pas compris comment vous expliquez votre postulat (les 1 et 2 de mon com précédent) sur un terrain strictement économique, qui est peut-être amoral ou « malhonnête » mais qui reste quand même utile pour faire les comptes.
          .
          Et d’autre part, je ne vois pas quelle utilité vous retirez de votre postulat relativement au sujet de la guerre, à part le truisme consistant à dire que les robots déshumanisent le champ de bataille.

      • axius dit :

        Bien entendu, il est obligatoire de toujours chercher la cause des causes et celle-ci s’élabore à partir d’une idéologie et des concepts. (Le terme « philosophie morale » induit a tord une déconnexion avec le réel tangible. ) De sorte que ce que vous appelez « économie politique » n’est qu’un des outils de l’idéologie, ce que j’ai essayé de faire transparaitre au travers du précédent enchainement chronologique non-exhaustif.
        Il en va de même pour le terme « aliénation » qui lui induit nécessairement le caractère étranger/extérieur, ce que je ne valide pas forcément. Je préfères le terme « dépendance », qui lui accepte un relation externe ou interne.
        Je m’excuse d’être rigoureux, mais la base de la manipulation se fonde sur une fraude sémantique.
        Pour en revenir au fond, la destruction du lien historique et sacrée Homme/Ancêtre/Territoire, fut une nécessité de la part des progressistes pour mettre en oeuvre leurs objectifs. Tout comme le fut la dépossession de l’assurance et de la confiance envers des concepts supérieurs.
        Je ne développe pas plus ce concept « d’assurance », mais sachez que c’est celui qui est en cours dans chaque produit que le vend actuellement.
        Le triptyque Homme/Ancêtre/Territoire est une relation qui prends sa source dès la sédentarisation des peuples nomades au Néolithique. Vous trouverez toute une littérature sur cette période ou l’homme commence a mettre en place des règles sociales extra-claniques.
        Le rôle fondamentale de ce trityque se retrouve à toute époque dans le Droit, en particulier celui de la propriété.
        Bien qu’il pourrait sembler que ceci n’a rien a voir avec l’objet même de l’article, au contraire on est au centre de la problématique. Les analyste et décideurs qui rédigent ce genre de prospective, n’ont vraisemblablement peu ou prou de culture. Et comment peuvent-ils espérer se projeter dans un avenir, si il ne possède ni la matière ni les concepts qui les ont transformé, et les modèle encore?
        « Toujours est-il que je reste un peu sur ma faim. »
        Je différencie donc:
        -la valeur réelle et tangible d’un objet, vision métalliste, celle qui fait qu’un produit garde approximativement la même valeur dans l’absolue.
        -le profit spéculatif, immatériel, proche d’une vision chartaliste, celle dont la valeur ne vaut que la confiance.
        Or Comme je l’ai dit , à l’initiative il n’y a qu’une idéologie progressiste libéraliste. Or en fixant la valeur d’une chose en la confiance que l’on a dans l’outil de cette idéologie, on aboutit à un hiatus.
        C’est pourquoi la valeur réel, ne peut être spéculative, ce que les anciens savaient déjà.
        Enfin si je vous ai donné l’impression (à mon tour) de sous-entendre que  » les robots déshumanisent le champ de bataille », ce n’est pas du tout le cas, d’ailleurs ce serait théoriquement l’inverse.(moins de sang versé ^^)
        J’ai donné une partie de l’explication au dessus, que je vais complété ici:
        Le seul cas ou une robotisation de l’armée pourrait être envisageable, serait « si leur cout de production et maintenance est négligeable. » En dehors de ce cas la l’équilibre atout/contrainte, est inférieur à d’autres solutions.
        Maintenant avec la politique de l’autruche, ils feignent d’ignorer qu’il n’y aura plus jamais de vrai croissance, que l’ensemble des ressources énergétiques et minières, ont passé depuis plus de 10 ans le pic de production.
        Le modèle « tôle ondulé » à été modélisé dès les années 70, mais bon 50 ans après les huiles rêvent d’avatar au lieu de proposer un vision cohérente et réaliste sur un modèle de décroissance.

        • Amida dit :

          Si je puis me permettre d’ajouter un commentaire à cette intéressante discussion, je dirais que le principe cardinal de l’économie de guerre est bien la production de l’arme la plus efficace possible avec la ponction la plus basse possible sur les ressources rares: force de travail brut, énergie, matières premières, capacité intellectuelle. La notion de « prix » devient secondaire: il est fixé arbitrairement par l’Autorité. Et, par ailleurs, l’Histoire ne manque pas d’exemples de systèmes de combat imparfaits parce que trop complexes: sous-marins français en 1914, Me-210, bombardier He-177, couple Phantom et missiles AA au milieu des années 60, …

  7. Clément dit :

    Une précision : l’apparition de la poudre qui change la guerre médiévale, c’est un peu une idée reçus. L’artillerie « de précision » (quand on arrive à bien usiner des tubes parfaitement droit) change la donne, mais elle arrive tard (époque moderne). Marco Polo rapporte sûrement la poudre noire au XIIIe siècle et on atteste de son utilisation dès le début du XIVe (et même peut être bien plus tôt à Byzance par l’intermédiaire de la route de la soie).
    Ce qui change la guerre médiévale c’est avant la montée en puissance des bourgeois, la mise en place des milices et la prolifération de l’arc long (arc anglais pour les français, arc gallois pour les anglais). En quelque sorte l’ancêtre de la conscription avec une touche de mercenariat. Les test montrent que celui-ci est bien plus efficace contre les armures que les balles rondes des armes à feu de l’époque.
    Ces régiments légers, armés de grands arcs et assisté par des meutes de chiens ont décimé la chevalerie et tenaient en respect les grandes compagnies (les deux composantes de la guerre médiévale). On peux citer l’invasion de l’Irlande par les Anglo-Normands : les normands disposent de bons chevaliers, de bons chevaux et d’une culture martiale évoluée. Les Irlandais, organisés en milice, reste sur les toits des maisons, les criblent de flèches et lâchent des meutes d’Irish Wolfhound (lévrier de au moins 60kg, chasseur d’ours) qui vont désarçonner les cavaliers. Les paysans n’ont plus qu’a achever les blessés à la fourche.
    Quand arrivent les régiments d’arquebusiers et l’artillerie se répendent (les « guerres en dentelles ») ils sont largement dépendant des piquiers, hallebardiers, cavaliers et les piétons vétérans préfèrent la flamberge aux armes à feu (avec votre fusil vous tuerez un soldat en face, avec votre épée à deux main et l’entraînement vous les décimez).

    Tout ça pour dire que peut être plus que les avancées technologiques c’est avant tout les changements sociaux qui changent la guerre.

    • Fusco dit :

      Je souscris à votre analyse.
      J’y ajoute en précision que les conflits actuels sont assez significatifs pour nous montrer que le feu tue toujours. Que ce soit l’ennemi « militaire », le civil victime collatérale ou les humanitaires qui sont sur le terrain.
      Les fondamentaux ont de beaux jours devant eux.
      D’autre part, je suis amusé par ces études du SGDSN, quand on voit le temps qu’il faut en France pour déployer un nouveau matériel…. On peut toujours faire des « prospectives », les hommes sur le terrain veulent du concret.

    • Spls dit :

      Et la sociologie du barbu en sandales, il serait temps qu’on s’en occupe, parce que depuis 15 ans, de l’Asie à l’Afrique en passant par le Levant, ce n’est pas l’hyper-technologie qui nous a permis de remporter de grandes victoires…

    • Zayus dit :

      @Clément:
      .
      Les archers gallois n’étaient pas utilisés pour leur précision mais bien pour pratiquer de tirs paraboliques plongeants saturants sur la cavalerie adverse.
      Ce qui vaudra 3 défaites majeures aux forces françaises qui refuseront de tirer les leçons de la bataille de Crécy.
      .
      L’arbalète impropre à l’usage de tirs parabolique, restait cependant plus précise, puissante avec une meilleure portée que l’arc long ou « long bow ».
      Mais le contexte d’utilisation des « long bow » et les tactiques anglo-galloises se sont avérées bien plus intelligentes et efficaces que celles des français avec leur cavalerie lourde et arbalétriers génois.
      .
      Les arcs longs et archers gallois d’Henri VI n’auront par contre rien pu faire en position défensive face à l’artillerie de Charles de VII qui boutera assez rapidement les anglois hors de France.
      .
      .
      .
      Les bourgeois n’auront par définition de l’impact que dans l’organisation militaire des villes franches, notamment italiennes (du XIII au XVIe siècles…) et l’apparition de « milices » reste lié à un statu « communal ». Ce phénomène restera essentiellement urbain et de facto marginal dans l’Europe médiévale.
      On note l’exception des « milices cantonales » suisses, constituées au cours des XIIIe/XVe siècles détachées du modèle bourgeois (urbain) et instaurant un service militaire obligatoire pour tous en dehors des religieux.
      .
      L’essentiel des troupes médiévales reste lié au contexte strictement féodal qui voyait se hiérarchiser une chaine de suzerains et vassaux avec hommages et de devoirs du Roi, désigné par Dieu, à tout sujet soumis au Service d’Ost passant par les hommages différents Ducs, Comtes et Barons, auxquel seuls serfs et serviteurs de l’Église échappaient (les ordres monastiques guerriers n’étaient pas liés à ce service d’ost).
      .
      Le Service d’Ost disparaitra progressivement en France au cours du XVe sous Charles VII, au début XVIe siècle sous François 1er, avec la constitution d’une Armée Royale professionnelle qui supplantera progressivement les armées féodales ducales et comtales avec l’affirmation d’un pouvoir royal centralisé.
      Seules les guerres de religion de 1562 à 1598 réactualiseront le modèle de forces régionales et l’Édit de Nantes qui laissait des « Places de Sureté » aux huguenots avec des milices communales dont la dernière sera éliminée en 1628 à La Rochelle…
      .
      Sinon , un autre modèle de force apparu au cours du Bas Moyen-Âge en Angleterre et en France dès les XII-XIIIe siècles avec les « Grandes Compagnies » de piétons qui contrairement aux civils appelés au service d’Ost, constituaient de véritables forces professionnelles et expérimentées ayant souvent fait la différence lors de nombreux conflits médiévaux.
      .
      Ces Grandes Compagnies étaient des forces de autonomes de mercenaires aucunement liées aux « bourgeois » et vendant leur service au plus offrant et souvent employées à aller faire la guerre ailleurs en temps de paix, comme elles le furent par le roi de France pour guerroyer en Espagne…
      Ces Grandes Compagnies de routiers débauchés finissant par être couramment qualifiés « d’écorcheurs », présentant un constant un facteur d’insécurité pour les populations croisant leur route, seront également progressivement éliminées en France au cours des XIV au XVe siècles.
      .
      Ne pas confondre ces Grandes Compagnies de routiers qui étaient des mercenaires avec les mercenaires suisses dont le statu en France était officiel et n’avait aucun caractère privé faisant suite à un « Traité de Paix Perpétuelle » entre la France et les Cantons suisses.

    • Amida dit :

      Il me semble qu’on surestime l’action de l’arc dans les combats après 1400. Les armures portées par la noblesse française, en acier lisse (armure de plates, d’origine italienne et allemande), sont résistantes aux pointes de flèches en fer. L’exemple d’Azincourt (1415) le montre bien. Seuls les chevaux demeurent vulnérables. (D’où la charge à pied des hommes d’arme français à cette occasion.) Et l’armement des milices rurales ou bourgeoises avec de longues piques va jouer son rôle dans l’échec de la cavalerie lourde. Les armées du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, vers 1470, qui, pourtant, accumulent tous les enseignements de la guerre de 100 ans (cavalerie lourde avec armures de plates, artillerie de siège et de campagne, archers) finiront écrasées par des troupes équipées de piques et de hallebardes (Morat 1476).

  8. Sempre en Davant dit :

    J’ai téléchargé mais ne lierai peut être jamais ces 204 pages de prospective.
    L’exercice est intéressant… Les progres technique aussi… Mais « 1 million de dollar le viet » à déjà été écrit par Lartéguy! Comme aussi « La Guerre Nue ».
    .
    Hors le technologisme est le plus sur moyen d’oublier que si gagner la bataille est la loi du soldat la bataille et la guerre ne sont pas une même chose!
    .
    « Nos raisons de vivres sont autant de raisons de mourir! »
    « Moyen pas moyen moyen quand même! »
    « sempre en daban may morirem! »
    « On aura encore dix minutes difficiles en deuxième mi temps mais après c’est à nous! » David Marty
    « Ah les grands joueurs sont dans l’équipe d’en face? On a peut être pas les meilleurs joueur mais ont est la meilleure équipe » Nicolas Durand
    « Ils plient et reculent toujours » Nicolas Mas (Apocryphe, il est timide!)
    Etc!

  9. billou dit :

    satellite aveugle quand il y a fumé de champ de petrole
    colle de chaussure qui fonde quand trop chaud
    le gi avec 40 kg de matos face au mec en tong
    lancer des pruneau a 80000 dollars contre des 4X4 Toyota rouillé .

    on a des millénaires d’experience que ca marche souvent pas

  10. Lxm dit :

    Bien que ma vie soit liée à la guerre, je sens qu’il faut en finir, sinon l’humanité ne survivra pas à une nouvelle guerre mondiale.
    La guerre est un concept, la compétition à outrance dont le meurtre d’un inconnu au service d’une cause floue n’en est que le dernier argument. Notre niveau technologique est devenu trop élevé pour la guerre. Un nuage radioactif ne reconnaît pas les frontières ni les pays neutres. La guerre suit historiquement la vitesse des communications comme le commerce, donc toute guerre moderne comme entre USA( OTAN) et Chine( OCS) embrasserait la planète entière, génèrerait une rupture dans les approvisionnements la famine, les maladies générant des pertes de masse et des conflits locaux. La guerre stimule notre imagination, notre masculinité, notre volonté, mais aussi la binarité de la pensée; les adolescents sont élevés à la guerre dans des jeux vidéos ultra-violents de plus en plus réalistes, mais nous savons qu’en réalité peu de soldats sortent de la guerre sans séquelles.
    Si vous voulez la perpétuer, il faudra alors placer dans une arène les politiciens ou les milliardaires qui veulent la guerre, leur donner un couteau et qu’ils se débrouillent entre eux.
    Horaces contre Curiaces, c’était il y a 27 siècles. Je rappelle qu’après la 1ere guerre mondiale, la guerre a été déclarée hors-la-loi, c’est Mussolini qui a brisé cet accord international en envahissant l’Ethiopie, l’Italie a été mise au ban des nations et s’est rapprochée de l’Allemagne en l’autorisant à annexer l’Autriche. Le procès de Nuremberg a été voulu comme le procès de l’obéissance aveugle qui mène à la guerre. Théoriquement nous ne pouvons faire que des guerres défensives, ou sous égide de l’ONU, ce fût le cas de la France jusqu’à la Libye où on a choisi un autre camp.

    • Raymond75 dit :

      Merci de ce message

    • Zayus dit :

      @Lxm:
      .
      « …Bien que ma vie soit liée à la guerre, je sens qu’il faut en finir, sinon l’humanité ne survivra pas à une nouvelle guerre mondiale. »
      .
      C’est précisément ce pensaient les gouvernements signataires du Pacte Briand-Kellogg auquel vous faites allusion.
      Nous connaissons le résultat.
      .
      « …Théoriquement nous ne pouvons faire que des guerres défensives,… »
      C’est également ce que pensait à l’époque le gouvernement français confronté à la remilitarisation de Rhénanie en 1936.
      Nous connaissons le résultat avec la France qui à cause de sa lâcheté teinté de pacifisme, partage la responsabilité des dizaines de millions de morts de la seconde guerre mondiale.
      .
      Croyez-vous qu’il faille rendre la guerre « illégale » pour qu’elle disparaisse ?

  11. Raymond75 dit :

    Je me réjouis de toutes ces merveilles technologiques qui sont le signe du génie humain : massacrer, détruire, mutiler, briser, brûler, tuer, blesser, rendre fou, esclavagiser reste un objectif majeur de développement … Et c’est plus facile que de réduire la misère, promouvoir l’éducation et la culture, favoriser l’harmonie sociale. Sans doute cela coûte t’il moins cher (2,2 % du PIB mondial), est plus spectaculaire (j’ai la plus grosse). Les humains restent des animaux prédateurs qui vivent en meute, et tout individu qui oserait contester cela se fera traiter de lâche …

    • Vince dit :

      Le montant des dépenses sociales en France représente 31% du PIB (source OCDE) – sans compter les dépenses d’éducation et formations (6% PIB – source OCDE). Épargnez-nous ces discours larmoyants bidons ; on ne vit pas dans le monde des bisounours, et si vous voulez justement conserver cette liberté, il faut en payer le prix.

      • Raymond75 dit :

        Dans ce que vous appelez les ‘dépenses sociales’, c’est à dire les dépenses publiques, il y a l’éducation, la sécurité sociale, les retraites, et la paie des fonctionnaires, dont les militaires … Et les Français ont su payer le prix de la liberté dans leur histoire, lorsqu’ils étaient bien commandés, c’est à dire rarement : par exemple en 1944 sous commandement US, mais pas en 1940. Et je n’ai pas connaissance que les militaires professionnels se soient bousculés pour rejoindre De Gaulle à Londres, ni que la marine de guerre n’ait brillé par son courage et sa combativité à cette époque. Voulez-vous d’autres exemples ?

        • Nihilo dit :

          Vos propos sont peut-être justes cependant, attention, certains vous répliqueront que l’échec militaire de 1940 est dû en partie aux « dépenses sociales » pour le Front Populaire…

          D’une manière générale, très peu de monde est en désaccord avec votre contribution initiale mais je pense que tout environnement dans lequel grandissent les progrès culturels, sociaux, et économiques doit être défendu car il devient une proie…