Les Nations unies redoutent une grosse catastrophe humanitaire à Mossoul

L’offensive lancée pour chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Mossoul vient d’entrer dans son septième mois. Après avoir libéré la partie orientale de cette cité, séparée par le fleuve Tigre, les forces irakiennes sont maintenant bloquée depuis maintenant plusieurs semaines devant la vieille ville. Et cela parce que la configuration des lieux (entrelac de ruelles étroites densément peuplées) est favorable aux jihadistes, lesquels n’hésitent pas à se servir des civils coincés par les combat comme boucliers humains.

Étant donné que les frappes aériennes y sont délicates, comme l’a montré celle effectuée, en mars, contre le quartier al-Djadidah, les forces irakiennes ont dû adapter leur tactique. Ainsi, leurs tireurs d’élite sont particulièrement sollicités.

« Les combattants de Daesh sont à portée de feu, nous les traquons nuit et jour », a confié l’un d’eux, Sahal al-Zouheiri, à l’AFP. Ce dernier a pris position, avec 4 camarades, dans un immeuble récemment repris à l’EI. Relevés toutes les deux semaines, les tireurs d’élite irakiens gardent l’oeil collé à leur viseur plus de 12 heures par jour. « Nous abattons entre trois et cinq jihadistes par jour », a-t-il ajouté.

Pour traquer les jihadistes, les forces irakiennes ont recours à des jumelles thermiques et reçoivent des renseignement collectées par l’aviation.

Cela étant, il reste environ 400.000 civils piégés dans la vieille ville, encerclée par les forces irakiennes. « S’il y a un siège et si des centaines de milliers de personnes sont privées d’eau et de nourriture, cela fera courir un risque énorme », a estimé Lisa Grande, la coordinatrice humanitaire des Nations unies en Irak. « Nous pourrions faire face à une catastrophe humanitaire, peut-être la pire depuis le début du conflit », a-t-elle prévenu. « La situation se dégrade (…) Des familles nous disent qu’on leur tire dessus quand elles essaient de s’échapper. C’est terrifiant », a-t-elle ajouté.

D’après des habitants ayant réussi à s’échapper des quartiers encore contrôlés par Daesh, la situation est intenable, en particulier au niveau de la nourriture. Certains ont en effet raconté que les vivres manquent et que le peu qui reste est réservé aux jihadistes ainsi qu’à leurs familles.

« Les forces de sécurité sont au fait de la situation sur le terrain et doivent décider ce qui est le mieux, soit en évacuant les habitants, soit en les protégeant dans leurs maisons et en dégageant des routes par lesquelles ils peuvent fuir », a estimé la responsable des Nations unies. Ce qui est plus facile à dire qu’à faire…

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