La force française Barkhane a neutralisé une dizaine de terroristes ayant attaqué l’armée malienne

Le scénario est connu : à l’aube, un groupe jihadiste lance une attaque contre un camp des forces armées maliennes (FAMa) aux premières lueurs du jour, tente d’infliger le plus de pertes possibles parmi les soldats et de s’emparer de leurs véhicules avant de s’enfuir dans le désert. Sauf que, le 18 avril, les choses en sont allées autrement.

Ainsi, à nouveau, le camp des FAMa et de la Garde nationale malienne de Gourma Rharous, une localité difficile d’accès située à environ 120 km à l’est de Tombouctou, a une nouvelle fois été attaqué par un groupe armé.

Ce camp a en effet été pris pour cible à plusieurs reprises, comme en août 2016 (11 membres des FAMa tués par al-Qaïda au Maghreb islamique) ou encore en novembre de la même année. Dans les deux cas, les assaillants avaient pu prendre la fuite, après avoir mis la main sur des véhicules et de l’armement.

Sauf que, cette fois, le scénario a eu une autre fin. En effet, la garnison malienne, qui a perdu au moins 4 des siens lors de cette nouvelle attaque, a alerté la force française Barkhane, laquelle a envoyé sur place un « module d’aérocombat » [des hélicoptères, ndlr] et un détachement de commandos de montagne de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM).

Selon l’État-major des armées (EMA), qui a souligné « la bonne coordination et la rapidité de l’alerte donnée par l’armée malienne », le détachement français a rapidement repéré la colonne jihadiste responsable de l’attaque de la garnison de Gourma Rharous, à une trentaine de kilomètres de là.

Et les éléments de Barkhane, indique l’EMA, sans donner plus de détails, ont ainsi neutralisé « deux picks up dérobés » aux forces maliennes et « lourdement armés » ainsi qu’une « dizaine de terroristes ». Toujours selon la même source, les FAMA avaient également infligé des pertes à ce groupe armé lors de son assaut contre la garnison de Gourma Rharous.

Manifestement, tous les terroristes n’ont pas tous été « neutralisés » puisque l’armée malienne a engagé une opération « dynamique » de contrôle de zone au sud de Gourma Rharous afin de « poursuivre les assaillants en fuite. »

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) est également intervenue. Dans un communiqué, elle a précisé avoir déployé des « hélicoptères d’attaque sur les lieux en appui aux forces maliennes » (les Tigre allemands) et facilité « l’évacuation médicale des blessés par voie aérienne. » Les soldats maliens les plus gravement touchés ont été prise en charge par les équipes médicales de la force Barkhane à Gao.

Par ailleurs, le même jour, un véhicule escortant un convoi logistique de la MINUSMA a heurté un engin explosif improvisé alors qu’il se trouvait à 30 km au sud de Tessalit, dans la région de Kidal. « Le bilan préliminaire est de trois blessés graves, dont deux casques bleus et un civil », a indiqué la mission des Nations unies.

Photo : (c) État-major des armées 

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