Irak : L’activité des artilleurs français est repartie de plus belle

Depuis le lancement de la seconde phase de l’opération visant à reprendre Mossoul à l’État islamique (EI ou Daesh), les 4 CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie) de la Task Force (TF) Wagram ont été intensivement sollicités pour appuyer les opérations de la 9e Division irakienne dans le secteur de Badush, au nord-ouest de la ville, dans le cadre d’une manoeuvre plus large d’encerclement.

Puis, quand la localité de Badush a été reconquise, l’activité des artilleurs français est retombée, les demandes d’appui se faisant alors plus rare. Mais visiblement, les jihadistes n’ont pas encore dit leur dernier mot dans ce secteur : en témoigne le rythme de nouveau plus élevé des interventions de la TF Wagram, qui a franchi le seuil des 600 missions, à la fin mars.

Ainsi, depuis le début de ce mois, les CAESAR français ont effectué près d’une centaine de missions au profit des forces irakiennes, dont 41 entre le 1er et le 6 avril et 58 autres la semaine passée. Pour rappel, une mission suppose plusieurs dizaines de tirs d’obus.

« La TF Wagram a poursuivi cette semaine ses missions de tir en appui de la 9e division irakienne engagée dans la région de Badush. Elle a […] concentré son action sur la défense des positions de la division au nord-ouest de la ville de Mossoul et le harcèlement des
combattants de Daesh préparant des contre-offensives tactiques », explique l’État-major des armées (EMA), dans son dernier compte-rendu des opérations. Cela étant, il n’a pas précisé s’il s’agissait de tirs de destruction ou d’éclairement.

Qui plus est, souligne-t-il encore, les conditions météorologiques, « très défavorables », ont perturbé les actions du « pilier appui » de la force Chammal. Ce qui s’est traduit, au niveau des opérations aériennes, par seulement 27 missions effectuées par les Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine nationale, dont 4 ont abouti à des frappes contre les positions de Daesh dans les régions de Mossoul, de Baïji et d’Al-Qaïm.

S’agissant plus particulièrement Mossoul, dont la partie orientale a été libérée de l’emprise de l’EI en janvier, la situation est figée. Les unités de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS) sont toujours au contact des combattants de Daesh au niveau de la vieille ville.

« Les avancées sont rendues complexes par la configuration des lieux et les actions de harcèlement conduites » par les jihadistes, lesquels, dans le même temps, mènent des attaques au mortier « sur les secteurs libérés à l’est du Tigre pour tenter de maintenir un climat d’insécurité », a relevé l’EMA.

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