La disponibilité des Petits Véhicules Protégés (PVP) ne cesse de se dégrader

Fin de législature oblige, le ministère de la Défense répond plus rapidement aux questions écrites qui lui sont adressées, comme celles du député François Cornut-Gentille, lequel entend honorer jusqu’au bout le mandat que lui ont confié ses électeurs.

C’est ainsi que la question portant sur la disponibilité des véhicules de l’armée de Terre au 31 décembre 2016 n’a mis que quelques semaines pour être publiée au Journal Officiel, alors qu’il avait fallu des moins pour obtenir les mêmes données pour 2015.

Cela étant, dans l’ensemble, et par rapport au compte-rendu qui en avait été fait récemment, les taux de disponibilité de ces véhicules se sont maintenus en 2016, à l’exception notable de celui des tracteur porte-char TRM 700/100 (-7%) et surtout de celui des Petits Véhicules Protégés (PVP), qui n’en finit pas de dégringoler.

Entré en service il y a environ 7 ans, le PVP a été conçu par Panhard afin de répondre au besoin de protection contre les tirs d’armes légères et les engins explosifs improvisés des véhicules de liaison et de commandement.

Sur ce point, il donne satisfaction. En novembre dernier, un PVP du 3e Régiment du Génie a sauté sur une mine antichar près d’Abeïbara, au Mali. Fort heureusement, aucun des occupants du véhicule n’a été tué.

Reste que le taux de disponibilité du PVP est le plus faible de l’ensemble des véhicules de l’armée de Terre. Au 31 décembre 2016, il s’élevait à seulement 31%, contre 41% un an plus tôt. En 2012, un sur deux était encore disponible. Et, à l’époque, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, estimait que c’était déjà « très insuffisant ».

La raison de ce faible taux de disponibilité s’explique en partie par des défauts de conception de ce véhicule. Défauts « mineurs mais fortement répétitifs « , assurait alors le ministère de la Défense (pédales, bielles de direction, cardans, tuyauterie…). Et, en 2014, il était question d’un retour en usine des exemplaires livrés à l’armée de Terre pour « réaménagement. »

Enfin, pour les 1.176 PVP encore en dotation (7 ont disparu de l’inventaire), le coût unitaire du maintien en condition opérationnelle (MCO) s’est élevé, en 2016, à 6.669 euros, contre 2.144 euros en 2015.

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