L’administration Trump assouplit les conditions de la vente d’avions F-16 à Bahreïn

Depuis février 2011, Bahreïn connaît de fortes tensions internes liées à l’opposition entre chiites – majoritaires parmi la population – et le pouvoir sunnite, incarné par le roi Hamed ben Issa al-Khalifa. Cette crise a donné lieu à une vaste campagne d’arrestations d’opposants ainsi qu’à une violente répression, ce qui a valu au royaume d’être régulièrement critiqué par la communauté internationale.

De son côté, Manama assure que Téhéran joue un rôle dans cette crise, ce que les autorités iraniennes ont toujours démenti. Cela étant, le 30 mars, les ministres des Affaires étrangères des monarchies sunnites du Golfe ont répété ces accusations à l’égard de l’Iran en condamnant « les déclarations provocantes et irresponsables ainsi que les actes d’agression du régime iranien envers Bahreïn » et en l’appelant à « abandonner les politiques qui nourrissent les conflits confessionnels » et à « cesser de former et soutenir les groupes et les milices qui les encouragent dans les pays arabes. »

Quoi qu’il en soit, quand Bahreïn a fait part de son intention d’acquérir un nouveau lot de 19 avions de combat F-16 « Viper » et de moderniser ceux déjà en service au sein de ses forces aériennes, l’administration Obama a soumis ce potentiel contrat d’une valeur de plus de 3 milliards de dollars au respect d’une clause portant sur les droits de l’Homme.

Étant donné que Bahreïn n’a toujours pas tenu ses promesses – les tribunaux militaires ont même été déclarés compétents pour juger les civils -, les États-Unis ont maintenu leur veto à cette vente de F-16. Sauf que, avec l’arrivée d’une nouvelle administration à Washington, ce contrat devrait être vite débloqué.

Ainsi, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, a averti le Congrès de son intention de lever cette condition relative à l’amélioration des droits de l’Homme. C’est ce qu’a rapporté Bob Corker, le président républicain du comité des Affaires étrangères du Sénat.

« Ce type de condition serait sans précédent et contre-productif pour maintenir la coopération en matière de sécurité et, in fine, s’intéresser aux problèmes des droits de l’Homme », a-t-il avancé dans un communiqué. « Il y a des moyens plus efficaces pour pousser des partenaires à modifier leurs politiques que de publiquement conditionner des ventes d’armes de cette manière », a-t-il ajouté. En outre, il est aussi question de lever les restrictions concernant la livraison de munitions à l’Arabie Saoudite. Ces dernières avaient été motivées par la hausse des pertes civiles au Yémen dans la cadre de l’intervention menée dans ce pays par Riyad.

Pour les États-Unis, Bahreïn est un partenaire important dans le golfe arabo-persique étant donné que le territoire de ce royaume accueille le siège de la Ve Flotte de l’US Navy.

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