Orly : Destiné aux aviateurs affectés à l’opération Sentinelle, le stage « Griffon » a permis d’éviter le pire

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113 contributions

  1. Garance dit :

    OK, bon. Le film me laisse une impression bizarre.

    • Pareil….il fait quoi son collègue??? Il est sourd ou peut être a t’il des écouteurs dans les oreilles…

      • Pierre dit :

        Vous commentez hors contexte. Peut être que le niveau sonore dans le hall était élevé (annonces sono…). Pourquoi juger et commenter sans savoir ?
        A ce compte là au Bataclan, la plupart des comportements étaient critiquables. Après c’est du facteur humain, du temps réel, de l’imprévu… Le tout dans une mission ennuyeuse et au combien routinière (surveiller des bagages dans des halls)
        Perso je me garderai bien de porter un quelconque jugement et d’ailleurs je pense qu’on ne devrait pas diffuser ses vidéos au public pour justement éviter les commentaires et analyses des spécialistes de Call of Duty.

        • @Pierre, je vois que vous êtes un spécialiste pour commenter les commentaires des autres…
          Call of duty, non, juste 25 ans de service dans une unité F.S (MM et LH en tant que s/off), et aujourd’hui encore je combat ces fumiers en Afrique…
          Je persiste et signe que le comportement de cette « patrouille » est juste nul…

        • zak dit :

          « pour justement éviter les commentaires et analyses des spécialistes de Call of Duty. » ==> Excellent ! LOL!
          Sentinelle 1 : EI 0

    • Robert dit :

      Le cocktail « alcool, certes seulement 0,93 gramme, et cannabis et cocaïne » me laisse songeur. Il est connu des toxicologues que le mélange d’alcool avec le cannabis ou la cocaïne, a fortiori les trois ensemble, est explosif. Certes, imprévisible, mais connu pour provoquer à coup sûr un effet de déstabilisation, on imagine les trois mélangés.
      Tout l’itinéraire parcouru avec une certaine lucidité pour aboutir à ce qu’il voulait ne me parait pas coller avec un poly toxicomane.
      Pour en avoir fréquenté, ils sont soi surexcités soit amorphes et cela varie encore au cours de la progression des effets conjugués.
      Qu’il puisse avoir la force de maitriser une militaire avec ça m’épate.
      Captagon ou autrefois les amphétamines ou la cocaïne seule, oui, mais ce cocktail n’est pas spécialement conçu pour un furieux qui a besoin de son énergie et sa lucidité durant un certain temps.
      Enfin, c’était juste une réflexion comme ça en passant.
      Je m’aperçois qu’à Orly puis à Londres aujourd’hui, la peine de mort a été rétablie en temps de paix. Ce n’est pas ironique de tout de ma part, cela me paraît tout à fait légitime. Et si les forcenés qui appellent la mort de leurs voeux seraient, cela reste à prouver, insensibles à ce risque, leurs complices eux pourraient y réfléchir à deux fois. On est au moins sûr qu’ils ne pourraient pas recommencer.

      • Robert dit :

        Ah, oui, j’oubliais, toutes mes pensées pour le flic tué à Londres ainsi qu’aux autres victimes.

      • Thaurac dit :

        Je m’aperçois qu’à Orly puis à Londres aujourd’hui, la peine de mort a été rétablie en temps de paix.
        C’est quand même un peu osé…
        Prise d’otage, menace de mort et de carnage dans un lieu bondé de monde, oui, c’est mérité et mieux, ils peuvent venir à la pelle de cette façon, pour chercher leur ration de plomb.
        Sur quelle planète vis tu?
        Toujours en train de mesurer tout par rapport à des pseudos droits de l’homme qui ne sont respectés que par ceux qui les ont édictés, seulement , c’est à dire , pas grand monde….
        Ce genre de gars, devrait déjà être neutraliser préventivement!

        • Robert dit :

          « Malheur à moi, je suis nuance »
          Frédéric Nietzsche

          Et je ne parle pas de l’ironie, Thaurac.

          • Thaurac dit :

            Oui c’est joli les références, mais tu me sembles plus « dilué » que nuancé
            Et c’est pas de l’ironie mais du factuel!

          • v_atekor dit :

            Rien à voir avec la peine de mort qui est une sentence prononcée par un juge sur un condamné prisonnier menotté et entouré de plusieurs policiers dans un tribunal.
            .
            Légitime défense, ça te parle ? Le gars qui tente de prendre une arme de guerre et menace de tout faire sauter ? Le policier qui a tiré à Londres alors que son collègue était assassiné ?
            .

          • Robert dit :

            V atekor,
            J’ironisais à destination de ceux qui veulent que militaires et policiers soient impeccables dans leur respect littéral des règles de respect des droits de l’Homme, quitte à se faire tuer plutôt que de violer une de ces règles.
            Evidemment que pour moi, ils sont tiré les premiers et ils ont bien fait, celui qui les agresse ne mérite que ce qu’il a.
            Je préfère que ce soit le djihadiste qui meure en héros et le militaire qui vive.

          • Robert dit :

            Thaurac,
            Soit vous m’avez mal lu, soit vous êtes borné.

      • vanfredev dit :

        l’alcool est mauvais, l’alcool brûle chimiquement les tissus de l’organisme, la preuve quand vous en buvez ça pique, si vous ne le sentez plus c’est trop tard, le système nerveux est atteint pour ne pas dire éteint.

      • Pb75 dit :

        Je peux confirmer que ce n’est pas un mélange qui rend nos gus intelligents …

    • fred08 dit :

      C’est clair que ce trinôme est laxiste dans son comportement !

      • FGNi dit :

        Expliquez vous, siouplait

      • Pierre dit :

        Un spécialiste ?

        • fred08 dit :

          j’ai effectué plusieurs missions Vigipirate. La position des soldats n’est pas bonne d’où l’absence de reflexe du soldat qui ne voit pas sa collègue se faire agresser. Le contact visuel doit être permanent et la distance réduite afin de permettre d’agir de suite. L’assaillant l’a bien remarqué et il s’en ait pris au dernier soldat.

  2. rmée dit :

    Voilà qui remet à leur place certains commentaires qu’on a tous pu lire ici : entre les « experts » volontiers donneurs de leçons, du moment qu’ils restent bien confortablement assis derrière leur écran, les misogynes qui pensent « qu’une nana, ça n’a pas sa place dans l’armée », et les soi-disant anciens « baroudeurs » qui considèrent l’armée française d’aujourdhui comme un ramassis de pacifistes et de minables… On a été servis !

  3. Bricoleur dit :

    Bien sûr, la réaction a été bonne. Cependant, s’agit-il vraiment de terrorisme ? Belgacem, en pleine déprime, est venu chercher la mort. Il l’a trouvée. Etait-il un véritable terroriste, ou un homme « paumé » candidat au « suicide assisté »? Ce genre « d’attentat » ( on est souvent obligé d’employer les guillemets dans ce domaine flou) est assez fréquent. On trouve sur Ultima Ratio la récession d’un ouvrage de Marc Sageman: « Misunderstanding Terrorism » qui éclaire ce phénomène. Citons -en un point intéressant « Sageman ne nie pas l’existence du terrorisme. Il explique simplement que les vrais terroristes – ceux qui franchissent effectivement le seuil de la violence – sont rares, et il se risque même à avancer des statistiques : de 2001 à 2011, les pays occidentaux auraient « produit » en moyenne 3 terroristes pour 100 millions d’habitants par an. » A mon sens, Belgacem n’en fait pas partie. Belgacem a utilisé le dispositif anti-terroriste pour arriver à ses fins funestes. retournement qui pose question.

    • Pierre dit :

      Exactement.

    • roissard dit :

      Oui, c’était un brave homme qui, hélas, donne un mauvaise image des Musulmans de France, respectueux des lois (aucun dealer, aucun condamné) et – violemment- amoureux de leur pays d’adoption.
      Dommage qu’il soit mort, il était si gentil. Heureusement qu’il en reste quelques millions ici pour prendre sa relève.

    • L'autreTom dit :

      On peut en effet constater que, même avec un contrôle des armes à feu aussi important qu’en France, un terroriste pourrait essayer de maximiser ses chances en en utilisant une contre un soldat seul sortant par exemple de sa caserne.
      .
      Au lieu de ça, on voit des individus isolés qui s’attaquent avec des armes blanches à des patrouilles de trois.

      • Robert dit :

        Comme à Londres, L’autre Tom. Un islamiste radicalisé dirigeant de sharia forUK peut écraser des passants puis poignarder un flic en quelques minutes.
        Je ne sais pas si je suis trop radical, extrémiste ou intolérant, voire pire, dans mon propos, mais je me demande si les britanniques, comme nous avec certains groupes, ne devraient pas adopter une politique moins libérale et complaisante avec les groupes radicaux connus dans certaines communautés sur leur territoire. Parce que au moins ce pakistanais renvoyé au pays et interdit de séjour dès le premier repérage, il y a bien longtemps pour lui, aurait eu quelques difficultés à causer autant de souffrances.
        Mais il faut du courage et de la volonté pour sortir du cercle infernal du déterminisme social qui nous dirige. Courage dont semblent cruellement manquer les gouvernants des pays touchés par le terrorisme en Europe.

        • Robert dit :

          Erreur, il semble d’origine jamaïcaine.

          • Thaurac dit :

            Alors les jamaiquains s’appellent tous Khalid Masood?
            Cécité quand tu nous tiens!
            Ps: j’aime bien le « mossoud » anglicisé

          • Robert dit :

            Ils obtiennent tous la nationalité anglaise et les convertis prennent un nom et prénom arabe.

    • Thaurac dit :

      On s’en fout et si tous les tarés qui veulent se flinguer le font de cette façon, cela sera un bon entrainement pour la troupe.

  4. Wrecker47 dit :

    On a pu remarquer que les » agressions frontales » sont rares sur les « trinomes à pieds « ,la plupart se sont souvent déroulées par derrière . Que le trinome soit pointe de pyramide en avant ,ou l’inverse pointe de pyramide en arrière …Une suggestion :Pourquoi ne pas créer une sorte de paire de lunette élargie avec une sorte de rétroviseur afin d’assurer ses arrières ?
    …D’autre part :comment ferait le trinôme avec deux ou trois assaillants jouant la surprise ?…

    • LaGuerche dit :

      J’ai déjà vu des patrouilles renforcées de 7 à 8 militaires, ce qui est beaucoup plus dissuasif… Quand le danger peut potentiellement venir de partout, la solution n’est que dans la massification. Bien sûr, cela suppose soit de réduire les sites protégés en permanence, soit de rendre les formations plus mobiles.
      .
      En tout état de cause, cette attaque ne pourra que renforcer les doutes sur la pertinence du déploiement de petite patrouille. Les militaires déployés sont autant de « high value target » pour tout agresseur. La prise de risque par l’exposition passive est énorme, pour une plus-value limitée dans la protection des sites et des personnes… Je prolonge ton hypothèse Wrecker : imaginez si le trinôme serait en sous-nombre et si des agresseurs désarmés réussiraient à s’emparer de leurs armes ?… J’admire sincèrement le courage de nos militaires de conduire leurs missions dans des conditions passives aussi lourdes et dangereuses, et j’espère que le tout-venant réalise l’ampleur de la prise de risque de ces gens.

    • fred08 dit :

      C’est le comportement du trinôme qui facilité cette attaque ! la pointe doit toujours être devant et les éléments se rapprochent pour s’adapter à la densité de la foule ! le chef de cette patrouille devrait se remettre en cause.

      • STARBUCK dit :

        Affirmatif, je me suis fait la même remarque.

      • Graham dit :

        Ce que vous dîtes de la manière de progresser est l’application bête d’une consigne théorique qui est effective depuis l’agression d’un chef de trinôme au couteau par l’arrière quand la pointe du triangle était à l’arrière. Il y avait une raison pour que celle-ci soit à l’arrière comme il y en a une pour que celle-ci soit depuis à l’avant.
        J’affirme pour ma part que la rigidité de cette consigne affaiblit dans certaines situations le trinôme. Le chef de trinôme doit demeurer libre d’apprécier en toute circonstance son environnement et d’adapter son dispositif.
        Je ne donnerai pas des suggestions à nos adversaires mais je vous laisserai imaginer. Reprenons donc la situation juste avant l’agression. Le trinôme adopte la posture théorique: resseré, pointe avant. Il ne couvre alors pas ses arrières à cause du sens de la marche. L’agresseur a une arme de poing. Que pourrait-il faire aisément? Est-ce mieux? Non à l’évidence. Au lieu d’un, ce pourrait être deux, voire trois du trinôme qui serait neutralisé. Quelles conséquences suivent?

        • fred08 dit :

          le risque O n’existe pas, évidemment. Toutefois, il importe au maximum de sécuriser la patrouille en adoptant un principe de base qui est de rester en contact visuel permanent et à une distance permettant de réagir rapidement. Le chef de patrouille en tête est une évidence, et une distance rapprochée une obligation dans des zones aussi peuplées. Maintenant soyons objectif : l’assaillant s’en est pris à ce soldat car physiquement il avait le dessus et que son collègue ne prêtait pas attention à elle. Maintenant pourquoi ce comportement que je qualifie de laxiste ? fatigue, usure professionnelle, mauvaise entente réserviste / active…

      • Pierre dit :

        C’est vous qui devriez vous remettre en cause ! Avez vous tous les éléments pour juger ? Non. Donc on s’abstient de tous jugements hâtifs. Je ne vous souhaite par ailleurs pas de vivre de pareille situation avec tant de certitudes et d’assurances…

        • fred08 dit :

          Vous réagissez sous le coup de l’émotion devant cette attaque. Dépassez ce stade et ayez un regard objectif et critique afin de tirer un leçon de ce qui s’est passé. C’était tout l’objet de mon propos.
          Imaginons que le trinôme ait été composé de trois grands et costauds soldats formant un parfait triangle, pensez vous que l’attaque aurait eu lieu ? je suis persuadé que non, pourquoi ? parce qu’alors le trinôme aurait été dissuasif. Cela ne veut pas dire que les autres « gabarits » n’ont pas leur place, bien au contraire, mais que les patrouilles doivent être dissuasives en ayant un comportement efficace. Je pense que ce trinôme n’a pas été dissuasif, je ne les blâme pas mais il faut en tirer une leçon en déterminant le pourquoi ? bien à vous.

      • Lionel dit :

        Votre analyse est juste point en avant toujours car la tête est un coin avancé dans le dispos ! couvert par deux soutient et en arrière les deux soutient s’épaule. Remarque pertinente !

    • Bernard Hamon dit :

      Bonjour Wrecker 47
      Ça me rappelle un reportage sur une patrouille anglaise en Irlande du Nord ou l’on voyait chaque soldat effectuer une rotation de 360 degrés en cours de progression sans doute pour parer une agression pouvant venir de tous côtés, dans une zone urbaine . Les stratèges de Sentinelle ont du considérer que cela n’était pas nécessaire.

      • Robert dit :

        L’Irlande, c’était autre chose. Ils avaient toute la population contre eux, et très solidaire, et des provos très entrainés et inventifs.
        Nous ne sommes pas dans ce cas de figure, mais cela pourrait arriver dans certains territoires occupés de banlieue et si la situation s’aggravait encore.

  5. Legrand dit :

    Encore bravo à ces aviateurs ! En espérant qu’ils tournent vite la page et reprennent le service des que possible.

  6. Alain d dit :

    Questions :
    Je pensait que chaque de groupes de sentinelles étaient en liaison radio permanente.
    Durant une minute, c’est long, il peut se passer beaucoup de chose, heureusement que ce fêlé était seul !
    Les FELIN ont t’ils tous une antenne incorporée et une liaison radio?
    Les FELINs sont-ils juste réservés aux fantassins de l’Armée de Terre?

  7. Titi74 dit :

    L’actualité démontre une fois de plus la nécessité de ces courageuses patrouilles, au moins ils savent à quoi s’attendre!
    on vit vraiment une époque de dingue…

  8. Pierro dit :

    A ma connaissance, oui, le FELIN est réservé à l’Armée de Terre.

  9. Graham dit :

    Pour l’avoir fait trois fois, je peux assurer que ce stage est excellent et permet une très bonne mise en condition, physique et dans l’utilisation des techniques d’autodéfense et dans celles d’emploi des armes. Il donne également aux aviateurs de bonnes bases juridiques pour l’emploi progressif de la force, soit la capacité à riposter de manière proportionnée. Dans les premiers temps, ce stage était même envié par les cadres supérieurs de l’Armée de Terre.

    Pour ce qui est de la progression en triangle, pointe arrière d’abord, puis pointe avant par après: chacune a ses avantages et ses faiblesses. Le but est de limiter autant que faire se peut les attaques par l’arrière, comme la plus part survienne. Relativement à son environnement, le chef de trinôme devrait avoir pleine autorité pour adapter son dispositif. En qualité de chef, je me suis appliqué à observer et analyser quel était le meilleur positionnement. D’abord, il doit être souple: on ne progresse pas dans un couloir comme on aborde une intersection. Second constat: on ne garde bien ses arrières qu’en étant statique et en observant pendant quelques secondes; se retourner quelques fractions de secondes n’est pas suffisant pour déceler la menace. Ensuite et c’est là le plus important: la meilleure progression est selon moi celle avec pointe latérale, dans une sorte de quinconce à trois, pardon pour l’erreur lexicale. Les raisons sont doubles. La première: tous se voient de la sorte par un seul mouvement de tête. La seconde: on peut très bien observer ses arrières selon une certaine technique que j’expose si après afin de suggérer à mes camarades exposés. Comment donc? Le plus en avant s’arrête et se positionne latéralement. Il peut ainsi observer à droite et à gauche, par au-dessus, longuement. Le second prend la place du premier. Le troisième celle du second. Enfin le premier reprend la marche en dernier. Pendant ses quelques secondes les arrières, les hauteurs sont couvertes. Puis après quelques secondes, on refait le même mouvement. Tout cela bien évidemment suppose une marche lente. Mais permet une grande vigilance, a aussi beaucoup de prestance, et enfin est particulièrement adapté aux zones confinées comme les aéroports.

    Délibérément, je n’évoquerai pas ici quand les trinômes, les groupes sont vulnérables pour ne point donner de repères à nos adversaires. Je voudrais finir sur un point qui m’est cher et témoigner combien j’ai vu tout au long de mes détachements Vigipirate puis Sentinelle, de volontarisme, de souci de bien faire et cela malgré la lassitude, malgré les fatigues. Ces hommes, ces femmes, qui servent humblement méritent un grand respect. Tous donnent le meilleur d’eux-mêmes. Je voudrais que nos chefs militaires, nos chefs politiques en soient plus que persuadés. Et si tous se comportent ainsi, c’est simplement qu’ils ont chacun en eux la flamme du caractère sacré de cette mission qui est de protéger notre Nation.

    • caiusbonus dit :

      Merci, il fallait le dire. Nos « élites » autoproclamées en sont-elles conscientes, Rien n’est moins certain.

    • Nihilo dit :

      Merci.
      J’ajoute que les critiques que les militaires peuvent entendre ici ou là à propos de Sentinelle, ne représentent pas la mentalité de la population française. Et parmi ceux et celles qui critiquent Sentinelle, c’est plutôt « que pourraient-ils faire ces 3 seuls militaires contre un attentat ? ». L’opinion française change peu-à-peu sur ses militaires, et sur sa police (malheureusement il y aura toujours des mentalités CGT et Terra Nova …). Elle change en bien. Au Louvre comme à Orly, les militaires ont été compétents. Et ils le sont aussi en Afrique, en Irak, et en Syrie.

      Il y a deux semaines, dans une rue piétonne d’une grande ville française (qui n’est pas Paris), j’ai pu voir passer une patrouille de 7 ou 8 militaires. C’était assez impressionnant. Certes il y avait sûrement de la défiance parmi certains civils mais majoritairement les autres étaient silencieux, étonnés, et respectueux. Et ces militaires étaient sérieux c’est-à-dire que ce n’était pas la franche rigolade à se raconter le week-end dernier comme on pourrait caricaturer le français et encore plus son armèe. Ils ne parlaient pas et étaient sérieux. Et ça a toujours été le cas chaque fois que j’ai vue des Sentinelle.

      Merci à vous et à eux.

      • Ysgawin dit :

        Juste pour appuyer sur la fin de ce commentaire de Nihilo :
        Travaillant à La-Défense, je vois quotidiennement lors de mes pauses déjeuner des militaires en patrouille Sentinelle et je voulais juste insister sur leur côté sérieux. Ils marchent lentement, le regard toujours en mouvement, quasiment sans jamais parler, hyper sérieux et concentrés. Brefs de vrais professionnels que j’en profite pour saluer, surtout qu’à l’origine ils n’avaient pas vraiment signé pour faire ça.
        Surtout quant on voit ensuite un groupe de CRS (et, en tant qu’ancien du ministère de l’intérieur, cette comparaison me fait mal) sur la même mission qui ont franchement l’air de se faire ch… et ne s’en cachent même pas, traînant les pieds, bien groupés et papotant…

        • Robert dit :

          À la Défense, un militaire s’est quand même fait presque égorger.
          Je persiste à penser qu’ils ne sont pas adaptés, et la façon de les utiliser non plus, à cette mission particulière.

    • ARISTOTELES dit :

      Je partage en tout point vos propos et analyse, d’autant plus qu’il faut souligner que la plupart des aviateurs sont non seulement militaires mais aussi des spécialistes (secrétaire, mécanicien, logisticien, …). Le stage Griffon apporte donc un socle robuste consolidé par l’expérience du terrain et les connaissances de chaque personnel. Enfin, comme vous le soulignez, la foi et l’envie de servir la Nation transcendent certaines difficultés. Un grand merci et bravo à tous ces personnels Sentinelle. J’espère que la patrouille concernée pourra se rétablir et continuer à vivre normalement.
      Courage à eux !

    • Elmin dit :

      Juste une question sans le moindre esprit polémique : combien vous tirez de munitions durant le stage ?

      • Graham dit :

        Certaines informations doivent demeurer confidentielles. Ce qui ne veut pas dire que les taire revient à dissimuler une insuffisance.
        La quantité de munitions tirées à différentes distances, de jour comme de nuit, dans l’obscurité, est proportionnée pour l’atteinte de la qualification ISTC. Le tireur est alors qualifié sur le tir de combat. Le tireur est capable de maîtriser en complète sécurité son arme. Il sera capable de tirer dans toutes les positions et d’atteindre jusqu’à la tête dans les tirs les plus proches.
        Les stagiaires qui n’atteignent pas ce niveau sont écartés.
        Dans l’attaque d’Orly, on observe que les deux tireurs libres préfèrent ne pas viser la tête en raison de la proximité de leur camarade. Pourtant durant l’entraînement ils s’y exercent. Dans la situation, il y a le stress, le choc, la fatigue cumulée. peut-être la peur. le risque de dommages collatéraux pour leur camarade, pour le public. On observe que la réaction à l’attaque, une fois celle-ci remarquée, est parfaitement adaptée: évaluation des risques, surtout de dommages collatéraux, approche courageuse et avec sans froid, tirs aux meilleurs moments. Bref, ils ont été remarquables et très bons. La femme militaire également, qui malgré la peur, se débat, résiste, et de la sorte contribue indirectement à la panique de l’agresseur qui fait rapidement n’importe quoi et donc à sa neutralisation. La prise de risque pour eux-même, en s’approchant, était nécessaire pour ne pas permettre que l’agresseur ne s’empare de l’arme.
        J’ai lu des commentaires sur le positionnement du trinôme avant l’agression. Je connais les lieux. Je devine où était positionné le troisième équipier, probablement sur la droite, hors camera, à vérifier en emplacement où il est possible de déposer à discrétion un engin explosif, soit à environ 3-4 m sur la droite à vue des autres. On peut épiloguer sur leur positionnement, triangle avec pointe avant non respectée. C’est un positionnement théorique adopté après quelques attaques au couteau par l’arrière. Ce positionnement a des avantages et des faiblesses. Il ne peut être adopté systématiquement sans affaiblir le trinôme dans d’autres situations. On a parlé aussi du resserrement du trinôme selon la densité du public. Le trinôme ne peut tout de même pas se recroqueviller sur lui-même. Il en serait vulnérable d’une autre façon. En la situation, le public n’était pas dense. L’attaque s’est jouée sur deux secondes par l’arrière comme il survient le plus souvent. C’est un risque qui peut être réduit, mais non complètement écarté. A trois, il est bien difficile de couvrir en permanence ses arrières. Je ne vois pas d’autre solution que d’augmenter l’unité de base à au moins cinq. Mais aussitôt on me rétorquera que cela revient à augmenter la charge en personnel et que ce n’est point la mission des forces armées.
        Pour ma part, je préfère faire ce genre de missions fastidieuses et toutes de service. J’en comprends au moins le sens. Ensuite, il faut savoir ce que l’on veut. On emploie les forces armées ou on ne les emploie pas. Qu’elles soient une cible, cela m’est une évidence depuis toujours, tout comme il en est pour les forces de l’ordre. Que ce le sera plus encore dans l’avenir, là encore c’est évident. Il appartient à nos chefs militaires et politiques de nous donner les moyens de nos missions.

    • MD dit :

      @ Graham: merci pour toutes ces explication sur le déploiement d’un trinôme. Cependant j’ai posé dans un article précédent la question suivante: pourquoi n’y avait il qu’un trinôme dans un espace à contrôler aussi grand que l’aéroport d’Orly, alors que j’ai pu observer depuis quelques semaines , dans des gares importantes bien plus petites qu’un aéroport , des patrouilles de 4, 7 et même 8 chasseurs, légionnaires ou fantassins ? Si un aéroport accueille un public plus international, il en est de même pour les gares d’une grande ville , et le degré de la menace dans ces lieus est du même niveau que celui d’un aéroport.

      • Graham dit :

        Il n’y a pas qu’un trinôme dans les aérogares. Il y en a plusieurs qui circulent en permanence et d’autres au repos en alerte. Je ne suis pas autorisé à vous communiquer le nombre.
        Si au commencement, en tout lieu, le trinôme était l’unité de base, rapidement on s’est rendu compte que la massification était nécessaire en certains endroits et cela à cause de la multiplication des altercations. On ne l’a pas pensé pour les aérogares, sans doute parce que les forces de l’ordre y sont en grand nombre et les altercations plus rares. Le dispositif Sentinelle tout comme l’était celui de Vigipirate agit en soutien. Les forces de l’ordre restent les principales garantes de la sécurité des aéroports. On verra dans quelques temps s’il y aura évolution et donc reconsidération du risque.

  10. L'autreTom dit :

    Une nouvelle fois, un attentat se solde sans dommage autre que le terroriste grâce au comportement exemplaire de soldats : Ils ne sont pas comportés comme des cowboys, ont agi de manière graduée, dans le respect du droit et des règles d’engagement.
    .
    Félicitations à eux et à ceux qui les ont amenés à un tel niveau de professionnalisme. Pour tout dire, je suis même extrêmement surpris qu’avec la multiplication de ces évènements et des engagements de notre armée, cela se finisse avec aussi peu de bavures.

    • Robert dit :

      C’est ça qui compte le plus pour vous, ce que vous appelez des bavures ?
      Quand on vous agresse pour vous tuer, l’agresseur perd tout droit à voir préservé son intégrité, il lui reste la perspective d’arrêter cette agression. Sinon, il ne peut justifier d’aucun droit à tuer et ne pas être tué.
      Les flics qui ont interpellés Théo ne se sont pas comportés comme des « cow boys », les faits qui commencent à être connus vont tous dans ce sens. Comme dans l’affaire Adama Traoré et Zyed et Bounya ou les policiers n’ont aucune responsabilité dans leurs morts.
      Les seules bavures ce sont celles des médias et des politiques qui ont livré en pâture d’honnêtes policiers par calcul électoral et peur des émeutes, qui ont eu lieu quand même.
      Par contre, le lynchage médiatique et politique, même les chanteurs s’y sont mis, les ont accusés de ce qu’ils n’avaient pas fait, ne leur laissant aucune chance de défense, jusqu’à diffuser des photos personnelles de certains d’entre eux, et croyant sur parole la version mensongère d’un jeune délinquant présenté comme un saint. Le président de la république s’est quand même rendu au chevet d’un délinquant menteur alors qu’il ne l’avait pas fait pour les policiers lynchés à Viry Châtillon.
      C’est d’abord dans notre tête à nous, citoyens, qu’il faut que les choses soient claires, en ordre et chacun à sa place, pas dans des idées utopistes irréalistes, avant même que la police ou l’armée fassent leur travail comme ils le peuvent à notre service.
      Désolé de vous dire que quand on tient des propos aussi énormes que les vôtres, on ne peut que vous conseiller de vous tenir à distance de la réalité qui doit vous provoquer des crises d’urticaire.
      Si demain, on policier dérape, je le soutiendrais même si je désapprouve son acte. Parce que les conditions que nous leur offrons pour faire leur travail sont pour bonne part dues à la lâcheté de bons nombre de nos concitoyens d’appeler les choses par leur nom et d’accepter les conséquences de certains actes.
      Pour ma part, j’ai tellement vu de flics agressé, blessés, accusés, condamnés à tort et sans circonstances atténuantes, que je suis étonné qu’il n’y en ait pas qui craquent et pètent les plombs tous les jours. Pas en se suicidant, devenant alcooliques ou divorçant, mais en tirant, parce que force doit rester à la loi, chaque fois qu’on leur impose de risquer leur vie sans risquer de blesser leur agresseur.
      Et je n’appelle pas cela une bavure, mais un accident de travail pour l’agresseur.
      Ce qui est une bavure, c’est votre façon de concevoir la réalité au prisme réducteur et faussé de vos idées bornées. Et je suis extrêmement surpris que vous en commettiez autant.
      J’espère que ceux qui pensent de façon aussi perverse que vos propos semblent l’exprimer perdent les prochaines élections afin que le bon sens et le juste droit reprenne, enfin, sa place légitime.

      • L'autreTom dit :

        Oui les bavures comptent, malheureusement.
        .
        Parce que les bavures remettent en cause la confiance que la société accorde à sa police, qu’elles donnent une occasion aux criminels de se défausser de leurs responsabilités, qu’elles sont le point d’entrée dans un cercle vicieux :
        .
        Pourquoi un voyou devrait par exemple ne pas agresser des gens si même les policiers se permettent de le faire ?
        .
        Malgré la dureté de leur métier, les policiers (parmi tant d’autres) doivent être exemplaires, tout simplement parce qu’on ne sait pas faire fonctionner correctement une société autrement.
        .
        Plutôt que de tenir des propos quasi-insultants à mon égard, prenez donc le temps de réfléchir là-dessus.

        • Robert dit :

          C’est votre propos et son état d’esprit qui est insultant, pas ma critique.
          Vous crachez sur ceux qui se sont défendus et ne rentrent pas dans le cadre idéal impossible à respecter en situation réelle.
          Si vous ne comprenez pas cela, retournez à votre idéalisme kantien et arrêtez d’insulter nos soldats par vos insinuations concernant leur attitude à avoir.
          Je suis clair pour vous ?

    • Elmin dit :

      On peut se demander d’ailleurs si le 5,56 est la meilleur arme pour ce type de combat. Mine de rien ca traverse. Du 9mm serait probablement plus sur.
      Mais bon, on an a pas , ou peu .. donc ..
      Ils ont tres tres bien reagit, avec sang froid, ont appliqué les consignes de tir, vraiment ils meritent d’etre félicité.. ca aurait pu finir bien pire ..

      • revnonausujai dit :

        en dehors du calibre, il y a aussi la question du type de munition, « militaire » à balle chemisée et blindée ou « civile  » dites pointe creuse (HP) .
        dans le meilleur des mondes, les armées devraient disposer d’une dotation en HP pour les OPINT; allez les candidats menteurs, quelques dixièmes de budget en plus pour éviter les dommages collatéraux dans la prochaine guerre civile !
        ps : Elmin, ne le prenez pas mal, ce n’est pas à vous que je vise.

      • Robert dit :

        Et des armes courtes, pas des fusils d’assaut.

  11. Dommage dit :

    Je ne suis personnellement pas d’accord avec Sentinelle, dans le sens où j’estime que ces missions devraient relever du ministère de l’Intérieur et des forces qui en dépendent. A charge pour le gouvernement de leur donner les moyens de le faire s’ils n’existent pas aujourd’hui (plus de personnels et formations du même type que celle de ces aviateurs?).
    Mais j’ai beaucoup de respect pour les militaires qui y participent, et je suis très content du dénouement de l’attaque du 18 mars.

  12. Duc d'Orléans dit :

    La réaction de la patrouille a été exemplaire : pas de victimes collatérales, leur camarade agressée n’a pas été touchée. Pourtant je persiste à croire qu’un déplacement en triangle, pointe en avant, aurait évité que l’on puisse s’en prendre aussi facilement au dernier de la colonne.
    Enfin, il y en a marre de ces soutiens psychologiques pour un oui ou un non : nous sommes devenus une génération sans colonne vertébrale. Est-ce la conséquence de la génération de l’enfant-roi à qui on évite toute contrariété ?

    • L'autreTom dit :

      Si ça peut éviter que des gens potentiellement traumatisés souffrent toute leur vie, pourquoi diable faudrait-il s’en priver ?
      D’autant plus qu’un peu de prévention de ce type coûte au final beaucoup moins cher à la société que le traitement de l’alcoolisme, de la violence et des dépressions que peuvent connaitre ces policiers ou militaires.

  13. fred08 dit :

    La manière de progresser du trinôme manque de professionnalisme, pour le moins ! Cela aurait pu être beaucoup plus grave. Une patrouille Vigipirate ou Sentinelle se doit de se faire dans les règles par des militaires conscients de leur responsabilité et de l’image qu’il véhicule. La mission de patrouille est une mission très fatigante tant psychiquement que physiquement. Le rôle du chef de patrouille est primordial car il se doit de donner l’exemple dans son comportement et motiver son équipe. Ce que je vois sur la vidéo, démontre le laxisme qui règne au sein de militaires en Vigipirate ou sentinelle. Chef de patrouille réserviste, j’ai été confronté à cette situation de « laisser aller » de nombreuses fois. Les causes sont multiples, tout d’abord le niveau du recrutement en réserviste qui est très bas, on privilégie la quantité plutôt que la qualité. Ensuite les conditions dans lesquelles sont logés, nourris, entraînés les militaires qui participent à ces missions. Le gouvernement est dans une politique de communication face aux attentats, on projette de nombreux militaires sur le terrain pour rassurer la population mais cela ne règle rien. Il faut mettre sur le terrain des personnels motivés, entrainés, physiquement apte et leur octroyer toute la reconnaissance de la nation. A ce jour on « bricole » en mettant en uniforme et en arme tout et n’importe quoi et l’on en arrive à dérives qui un jour seront la cause de quelque chose de bien plus grave. Ces trois soldats mériteraient d’être recadrés plutôt que mis en exemple car c’est bien leur comportement qui a provoqué cette attaque.

    • Graham dit :

      Ce qui a provoqué l’attaque: c’est que l’agresseur était déterminé.
      Ce qui a provoqué l’attaque: c’est qu’ils étaient en uniforme et en armes.
      Ce qui a provoqué l’attaque: c’est qu’ils n’étaient que trois.
      Ce qui a provoqué l’attaque: c’est qu’il y avait une femme parmi eux.
      (pour ce dernier point, allez donc voir à Orly Sud quel type de population est en surnombre et comment cette population provoque les femmes en arme et pis encore quand elles ont des origines maghrébines).
      Les autres choses qui peuvent parfois s’observer, je les tais. Si vous avez raison sur le rôle du chef de groupe ou du chef de patrouille, vous avez tort sur le reste. Les hommes sont ce qu’on en fait. J’ai commandé souvent durant ces missions. Et j’étais fortement présent auprès de mes hommes. J’ai été attentif à certains signes. J’ai veillé à empêcher le relâchement. C’était mon rôle. Au final, j’ai vu surtout des hommes et des femmes faisant preuve de bonne volonté, appliqués à bien servir, surmontant toutes les fatigues et toutes les servitudes. Il y a peu de cas de volonté défaillante. Si cela survient en nombre, il faut peut-être penser au chef!
      Votre remarque acrimonieuse montre surtout que vous bâtissez votre estime de vous-même en abaissant l’opinion que vous avez des autres. C’est une faiblesse comme la rigidité.
      Ce que je puis dire: c’est que l’attaque en patrouille est envisageable très souvent, qu’elle peut survenir de différents axes que l’on ne peut tous parer simultanément. Cette vidéo ne montre pas les mouvements du trinôme qui précèdent et pourquoi ceux-ci ont été exécutés. En conséquence, vous n’êtes aucunement habilité à juger de ce qui précède l’attaque. Je vous mets au défi d’être inattaquable à tout moment. Par contre, ce que l’on peut voir c’est la réaction qui suit. Et elle est tout bonnement admirablement des trois. Bravo donc et toutes mes félicitations à ce trinôme qui a agi remarquablement au péril de sa vie.

      • Robert dit :

        Graham,
        Merci de ce témoignage.

      • fred08 dit :

        Un règle d’or en terme de communication, la forme l’emporte souvent sur le fond… votre agressivité détourne le lecteur de l’idée que vous souhaitez communiquer. Dont acte. Cependant j’ai pris le soin de lire et relire votre commentaire pour en comprendre le sens. Cessez de porter un jugement sur mes propos, contestez les argumentez les mais de grâce, pas de leçon. J’ai été également chef de groupe sur plusieurs missions Vigipirate. Je connais les conditions difficiles dans lesquelles les militaires exercent leurs missions. J’ai toujours sensibilisé les soldats placés sous mes ordres à la difficulté de la mission. Le premier point important que je leur demandais de respecter c’est l’image qu’ils donnaient d »eux, dans la tenue, la manière de tenir son arme, de patrouiller. Etre crédible, c’est la première arme de défense c’est à dire la dissuasion. Or mon propos était dire au vu de la vidéo que cette règle d’être crédible et donc craint n’avait pas été respectée et ce c’est qui a déclenché l »attaque. Cet assaillant était un délinquant au bout de sa fuite et il a vu dans cette agression l’ultime sortie. Pour ce qui est de la réaction des deux autres soldats, je leur rend hommage car leur comportement et leur sang froid ont été à la hauteur. Pour en terminer, mon commentaire n’a pour objectif que d’attirer l’attention sur des comportements à adopter afin de ne pas en arriver à ce genre de situation. Bien cordialement.

        • Graham dit :

          J’ai pris soin également de lire vos différentes interventions et je comprends depuis parfaitement ce qui vous motive et que nous partageons. D’ailleurs, il m’est paru que plus de choses nous rapprochaient plutôt qu’elles ne nous opposaient. Nous percevons le risque avec une même et sensible acuité. Nous avons pleinement conscience d’être des cibles en puissance. Notre seul souci est de nous prémunir et de prémunir nos hommes de ce risque. Sur tout cela, je crois bien que nos vues doivent être assez similaires et je comprends très bien votre agacement.
          Mais ce n’est pas ce que j’ai compris tout d’abord de vos interventions. Pour ma part et pour bien connaître les lieux, avoir estimé la densité du public, je ne perçois pas de faute manifeste dans l’attitude de ce trinôme. Il y a quantité de choses qui précèdent l’agression que l’on ne peut pas voir à partir de cette unique vidéo. Je me répète, pour très bien connaître les lieux et être capable d’estimer le risque à cet endroit selon cette affluence, le danger était très difficilement décelable. Tout au plus, peut-on regretter ces quelques secondes d’inattention. Malheureusement, il est impossible de soutenir une attention infaillible à chaque instant pour la raison simple qu’étant humain, nous sommes faillibles par nature. Comme je le dis, l’endroit, la faible densité du public ont fait qu’à cet instant la vigilance de cette patrouille a baissé. On peut s’appliquer à résister à cette usure. On ne peut l’empêcher tout à fait. L’évènement que l’on s’applique à empêcher alors quelquefois se réalise. On ne voit pas toutes les fois où on l’empêche. C’est une loi du nombre: l’évènement réunira parfois les conditions nécessaires à sa réalisation. Et cela d’abord, parce qu’en face il y a des individus résolus. Toutes les patrouilles sont dans la même faiblesse par rapport à l’adversaire: il bénéficie de l’initiative. L’évènement s’étant réalisé, le trinôme a su y faire face avec efficacité. Bien entendu, il entre toujours un peu de chance dans la réussite. Ce trinôme cependant l’a saisi.
          Pour ce qui des considérations sur la configuration optimale d’un trinôme, nos avis divergent. Au fil des détachements, des mises en situation, où j’ai essayé de comprendre par après par où nous étions le plus vulnérable, j’en suis arrivé à me persuader, que passé quelques principes de base que vous suggérez, une stricte rigidité dans la configuration des trinômes était préjudiciable et que le plus à même de discerner dans son environnement le risque restait le chef de patrouille et que pour cette raison celui-ci devait avoir pleine autorité pour adapter son dispositif. Bien évidemment cela suppose que le chef de patrouille ait le sens tactique de la situation. Une application trop stricte de consignes figées n’est une solution de moindre mal que pour des groupes peu habitués. Dès lors que les groupes appréhendent de mieux en mieux leur mission, il n’y a aucun avantage à limiter leur capacité d’adaptation, bien au contraire. Or ce que j’observe c’est justement qu’avec le temps la plus part des patrouilles appréhendent de mieux en mieux leur environnement et les risques auxquels elles s’exposent ainsi que les manières de s’en protéger. Et c’est ce que je me suis appliqué à montrer au travers de mes interventions. Cordialement.

    • Pierre dit :

      1) gardez vos RETEX pour le Mindef pas pour des blogs sur internet.

      2) vous paraissez bien sûr de vous pour affirmer que ce trinôme à provoqué l’attaque. Il est vrai que le type se baladait la par hasard et a observé un triangle arrière qu’il a analysé avec ses 2grammes dans le sang…

      Bref commentaires gratuits et inutiles qui portent atteinte à l’image de l’armée. Remettez vous en question.

      • Robert dit :

        Pierre,
        Mettre nos militaires en flux tendu depuis maintenant plusieurs années dans une situation à laquelle ils ne sont pas adaptés, attirant sur eux ceux qui veulent faire un coup d’éclat et leur demandant de supporter silencieusement ce qu’aucun corps de l’Etat, sinon police et gendarmerie, ne supporterait, vous ne croyez pas que cela porte bien plus atteinte à l’image de l’armée ?

  14. BEN dit :

    Je suis quand même surpris par la réaction tardive des 2 collègues.

    • Graham dit :

      Observez mieux. Il s’écoule effectivement un certain temps avec que l’équipier situé plus avant ne remarque l’agression. Je n’évoquerai pas les causes possibles pour ne point donner d’indices. Une fois l’agression remarquée, tout se fait a tempo. Reprenez la vidéo. Il n’y a pas dès ce moment de temps mort. La réaction est parfaite et au meilleur moment.
      Félicitation aux aviateurs.

  15. Wrecker47 dit :

    Aucun militaire ne souhaite être confronté à ce type de situation ,et nul ne tue par plaisir …Comme » en temps de guerre c’est lui ou l’autre »…le choix est vite fait ! Quand à l’utilisation des personnels féminins si certains le redoutent pour des raisons de force ou de confort ,le choix est vite fait quand on a plus d’autres personnels .
    Pour ma part,les ayant vues à l’oeuvre en aéroport je trouve que leur participation est remarquable leur travail et les les consignes sont strictement appliquées ,certains de leurs homologues masculins peuvent en prendre de la graine! …
    Chapeau les belettes (,elles en ont)!

  16. Un moblo dit :

    Je vais jeter de l huile sur le feu, mais n y avait il pas d autre moyen de neutraliser l agresseur? Un gendarme qui va ouvrir le feu dans ces conditions aura le 0lus grand mal à justifier de la légitime défense. …… l individu n est semble t il pas en position de faire feu avec le famas, donc peut être une possibilité de le maîtriser. ….. je ne remet en aucun cas l action des aviateurs en cause, je pose juste la question.

    • Zayus dit :

      @Un moblo:
      .
      Les membres du GIGN étaient-ils en état légitime-défense lors de leur assaut de l’Airbus vol 8969 d’Air France en 1994, à Marignane ?
      Excusez-moi, mais votre question est peu débile et sa formulation inexacte, puisqu’avec le GIGN les gendarmez tuent aussi sans être état de légitime-défense.
      .
      Retenez qu’il n’est pas question de légitime-défense quand il s’agit de protéger la vie d’un otage et neutraliser un preneur d’otage armé précisément quand il n’est pas en position de tir est un choix certainement plus intelligent à faire que justement attendre qu’il soit en position de tir.
      .
      Donc selon vous, les militaires auraient dû risquer leur vie et celle de l’otage en essayant de maitriser physiquement à mains nues le preneur d’otage alors qu’il n’était pas encore en position de tir…
      Arrêtez les jeux vidéos, les films de Bruce Willis ou du genre Matrix…

      • Robert dit :

        Zayus,
        Nous avons parfois des divergences, mais pas là.
        Je voudrais reprendre votre propos et celui d’un moblo pour conclure qu’il est probablement nécessaire, dans notre situation actuelle, d’élargir le champ d’application de la légitime défense ou sortir clairement les missions sentinelle de ce cadre, pour celui d’opération de guerre par exemple.
        Je crois qu’il dit la même chose que vous, mais qu’il voit la pression légale qui s’exerce sur nos soldats et policiers alors que vous voyez surtout la dimension morale.

    • Ancien criquet dit :

      Un moblo- de la part d’un ancien criquet. Je préfère savoir l’assaillant dans son paradis que dans nos prisons ou les règles sont établies par nos chers « bisounours ». Au moins, il ne coûte plus rien aux contribuables et ne récidivera plus jamais.
      Surtout, nos camarades s’en tirent à moindre mal.

    • Jean-Louis dit :

      1) L’agresseur s’est attaqué à des militaires armés exerçant leur mission –> légitimité de l’action. 2) il s’est emparé d’une arme suite à une attaque et a menacé de s’en servir contre autrui –> immédiateté de l’action. 3) Il a été tué par arme à feu alors qu’il essayait d’en faire autant: proportionnalité de l’action. 1+2+3–> la légitime défense est pleinement justifiée.

    • Thaurac dit :

      Prise d’otage, main armée, il te faut quoi bisounours, parfois je crois rêver, , mais qu’est ce qu’on a fait au bon dieu pour avoir des gens aussi c..s que ça?

      • Robert dit :

        Thaurac,
        Restez calme, vous avez ici des gens qui ont été confrontés à ce problème en service. Il me semble qu’ils ont le droit de poser des questions.

  17. SPAD dit :

    PFFFF la liaison au sein du trinôme….

  18. chasseur dit :

    Certains commentaires pseudo-scrogneugneu font un peu sourire. A ceux qui n’ont jamais connu la mort de près en situation de tension extrême, jusqu’au ‘lui ou moi’ en face à face où il faut se décider en une fraction de seconde, la testostérone de clavier ne suffit plus…. Ôter la vie d’un être humain n’est pas un acte anodin. Et même dans les unités aguerries, depuis les BPC de Bigeard contre les Viets jusqu’au forces projetées OPEX d’aujourd’hui, le Padre passe pas mal de son temps à réconforter les choqués. Ceux qui ont connu ça le savent. Ces aviateurs, y compris la jeune femme, n’ont pas démérité. Pour elle c’était long et elle n’a rien lâché.

  19. Myshl dit :

    @ Lagneau: Merci pour la video.
    Je n’ai pas vu une patrouille de 3, j’ai vu 3 personnes en balade.
    Chacune occupée d’elle-même,
    je n’ai pas vu 3 militaires se préoccupant chacun des 2 autres.
    Quant à la réaction des 2, je la trouve lamentable, du suivisme-attentisme.
    Aucun des 2 n’a eu le bon réflexe d’ouvrir les possibilités de tir,
    de changer de position rapidement pour tirer utilement.

    Cette video est une condamnation de Sentinelle.
    Ils ne se protègent pas mutuellement,
    ils ne se mettent pas en position de tirer efficacement.

    Comme si l’habitude de l’écran TV/Video leur faisait oublier la profondeur.

    C’est lamentable.
    C’est un fiasco.
    C’est une honte, et c’est la condamnation de Sentinelle,
    cause qu’on ne peut pas affecter à Sentinelle les VRAIS combattants,
    ceux dont a besoin ailleurs.

    • Graham dit :

      Votre remarque est celle d’un perfectionniste. Or la perfection est rare, même dans les forces armées. Dans ce cas, il faut aller jusqu’à la remise en cause des forces de l’ordre qui sont bien plus nombreuses et qui n’appliquent aucune de vos suggestions.
      Ces aviateurs ont fait selon leur niveau d’entraînement au combat. Si vous voulez que tous les militaires agissent selon vos préconisations, alors il n’y aura plus de soldats en opérations extérieures et le compte n’y sera pas encore. Nous ne sommes pas en guerre. Et si l’on appliquait les règles opportunes de la guerre, il n’y aurait personne dans l’entourage immédiat de ces aviateurs. Bref vous affabulez.

      • Thaurac dit :

        Troller pro russe, laisse tomber, il crache sur tout!

        • Myshl dit :

          Quant à vous Thaurac qui cataloguez à tour de bras pour vous épargner une réflexion dont vous êtes à l’évidence incapable, de qui êtes vous donc le « Troller »? De la bassesse? De l’ignorance? De l’inculture historique? Certes vous êtes ici un contributeur, comme moi, mais je ne vous concède que les 3 premières lettres… Bisous mon Troll drôle.

    • Pierre dit :

      Encore un spécialiste de la souris sur son canapé… Avez déjà fait un vigipirate ?

      • Myshl dit :

        Oui mon lapin.
        Et d’entrée j’ai déplombé le chargeur de mon PA (MAC 50). (Je circulais à Orly-Sud avec mon arme approvisionnée.) Après que j’ai fait jeter par mes appelés la seule consigne qu’ils avaient reçu avant les miennes, un torche-balle: « Que répondre aux questions des journalistes ».
        Et je leur ai donné les consignes reçues d’un Major de la CRS: « Dites à vos gars: Si ça tire, planquez vous, laissez la CRS faire son métier, si vous tirez avec vos arrosoirs ça ferait un carnage ».
        C’était la CRS de Bergerac, qui avait connu le feu à Orly.

        Tiens, je me pose soudain une question…
        Les 2 qui ont tant tardé, mais qui seront félicités, ces 2 là étaient-ils en capacité immédiate de tirer, ou leur a-t-il fallu extirper leurs chargeurs du cellophane avant que de pouvoir approvisionner, armer et tirer?

        • Graham dit :

          Voilà des remarques qui décrédibilisent le commentateur. On se croirait vingt ans en arrière quand Vigipirate a été réactivé. On ne prend pas ses consignes d’un major de la CRS. On prend ses consignes de l’autorité militaire à qui seule on reste subordonné, en l’occurrence par voie de hiérarchie au gouverneur militaire de Paris pour ce qui concerne Orly. Dans l’action, on agit soit spontanément selon ce qu’autorise la loi (légitime défense, délit flagrant, etc.), soit sur réquisition à bon escient des forces de l’ordre. On reste toujours subordonné à l’autorité militaire. Bref, l’action est parfaitement cadrée et claire. Ce n’est pas ce que vous avez connu. Des progrès immenses ont été réalisés depuis.
          Quant à l’interrogation sur la capacité à riposter immédiatement avec son armement, je ne répondrai pas à la place du Mindef qui s’y refuse. Je souris toutefois. Vous n’êtes pas très bon observateur. Vigipirate-Sentinelle a beaucoup évolué ces dernières années.
          Dernière remarque: à ce qu’on a pu tous voir, il n’y a pas eu de carnage ni d’arrosage; pourtant il s’agissait bien de 5,56 mm et non pas de 9mm dans un MAT49 ou dans un MAC50.

    • toukounare dit :

      Ah bon ? Vous étiez sans doute sur place ?
      Le scénario ne vous plaît pas ? Mettez 10 patrouilles d’origines différentes dans la même situation et vous aurez probablement 10 résultats différents. N’oubliez pas les formations d’origine de ces soldats , ce sont ou c’étaient des professionnels dont le combat n’est pas forcement leur spécialité ,de plus ils ne se connaissent peut être pas plus que cela ,ils ont réagit selon leur entraînement . Certes, le début de l’action visible par la caméra peut sembler étrange mais par la suite , ils ont bien atteint leur objectif ,sortir leur camarade d’un mauvais pas et neutraliser leur agresseur sans victime collatérale .Que demander de plus ? Car c’est bien cette image que vont retenir nos hommes politiques,ne vous en déplaise…

      • Myshl dit :

        Eh ben non, ça ne me plaît pas. Et ce qu’en retiendront les politiques je m’en contrefiche. Je n’attends rien de ceux-là. J’ai vu une patrouille en promenade, sans souci l’un de l’autre, donc pas une patrouille de 3 mais 3 en balade.

        Donc il y a bien un problème. Une patrouille c’est 3 ensemble, pas 3 fois 1.

        • Robert dit :

          Myshl,
          Est-il possible à un soldat qu’on utilise en flux tendu depuis des mois de rester sur ses gardes sans mollir durant une opération qui n’est pas son métier ?

  20. Graham dit :

    Il y a un moment où trop de reflexion empêche l’action.
    Cet homme avait une arme. Il l’avait pointé sur la tempe de la militaire. Il avait annoncé qu’il tuerait. Chaque seconde de perdu est juste perdue et contribue à augmenter le chaos.
    Vous souvient-il d’un gendarme qui n’avait pas osé tirer sur les frères Kouachi parce qu’il ne s’estimait pas en situation de légitime défense. Et si par après d’autres avaient été tués par eux du fait du doute du gendarme. Si là encore, nos aviateurs ne tiraient pas, que l’agresseur parvenait à les abattre du fait de leur exposition et poursuivait quelques temps son action sur le public?
    Strictement par rapport à la loi, ils étaient en situation de nécessité. Si toutefois l’on chipotait, que peut-on dire? Que la notion de légitime défense, si elle se justifie pour la maîtrise de l’emploi de la force, est d’emploi assez inappropriée tant l’appréciation juste, instantannée des situations est à la limite du possible.

    • Robert dit :

      Graham,
      Pour résumer, la loi ne peut prévoir toutes les situations, l’état d’esprit et les conditions particulières des intervenants dans une situation donnée. Elle devrait plutôt servir de référence, d’état d’esprit, et laisser à chaque fois les intervenants s’adapter à la situation particulière.
      Le juridisme moderne veut tout prévoir et avoir réponse à tout. Et il rend la situation sur le terrain difficile voire impossible dans certaines situations.
      C’est ce que je disais avec d’autres mots à quelqu’un qui se réjouissait de la réaction impeccable des soldats alors qu’il existe rarement de « situation impeccable », mais une réaction avec leur moyens à une situation qui leur est imposée. Pour que force reste à la loi, il faut que les représentants de la mise en oeuvre sur le terrain de cette loi puisse concrètement l’appliquer, donc cela implique une marge de manoeuvre et une place à de de l’improvisation qui n’est pas toujours prévue par les textes.
      Pouvez-vous me dire ce que vous pensez de mon propos, vous qui êtes sur le terrain, en m’excusant s’il est confus ?

      • Graham dit :

        Nous pensons exactement la même chose.
        Depuis les attentats, je suis enclin à penser que des juges saisis suivraient la même pente. Avant les attentats, j’aurais été nettement moins convaincu. Quant à cet aspect, j’étais très curieux des conséquences juridiques de l’emploi de la force des militaires à Valence, notamment si l’agresseur avait porté plainte. Pour lors, j’ignore tout des suites de cette affaire. Ce que je peux dire encore: c’est que ces dix dernières années a été fait un immense et exhaustif travail doctrinal sur l’emploi de la force sur le territoire national, qui d’ailleurs a abouti à des modifications de la loi. S’il y a si peu d’excès dans l’emploi de la force par les militaires, et Dieu sait qu’ils sont confrontés souvent à des situations très tendues, c’est justement la conséquence de ce travail doctrinal en amont, qui a été intégré à l’entraînement et qui est assimilé par le personnel sur le terrain.

        • Robert dit :

          Est-ce qu’un fusil d’assaut vous parait adapté aux situation de patrouille, je ne parle pas des gardes statiques ?

          • Graham dit :

            J’ai, comme tout le monde, mon propre avis, pas du tout catégorique mais nuancé. Je ne suis pas habilité à l’exposer ici.
            Ceci dit et dans les choses que l’on peut exprimer, on entend souvent que le fusil d’assaut serait inapproprié. C’est avoir la vue courte et ne pas discerner que les patrouilles font partie d’un maillage sécuritaire plus large qui comprend des forces de l’ordre en bien plus grand nombre. Le fusil d’assaut répond bien à certains types de menaces et complète l’armement dont sont dotées les forces de l’ordre. Chaque soldat sait ce qu’il peut en faire et dispose d’autres armes pour les situations nécessitant une moindre riposte.

  21. Les experts dit :

    Quelques images vidéos et hop mille personnes croient avoir compris la situation tactique a l’instant t d’une séquence de 2mn.

    Seuls les comptes rendus radios, d’autres vidéos et les témoignages décrivent les faits.

    Ils ont réglé le problème en moins de 2mn, calmement, sans panique, sans intervention du raid, ni nego avec le cabinet du ministre.

    C’est pour ça qu’ils sont formés. C’est ça qu’on veut voir. Ces mecs là méritent une médaille. Et tous ceux qui la ramènent mériteraient de refaire leurs classes.

  22. Laurent dit :

    Bonjour à tous,

    Je lis assez fréquemment les blogs en lien avec la chose militaire, je parcours les commentaires, mais n’avais jusqu’à maintenant jamais pris la plume. Mais là, je ne peux m’empêcher de réagir, et cette réaction risque, excusez-moi, d’être assez longue.

    J’ai pour commencer une simple question pour tous les « experts »donneurs de leçon »: comment faites-vous pour déterminer la formation utilisée par le trinôme, sachant que sur la vidéo, le troisième militaire n’est visible pour la première fois au coin en bas à droite de l’image qu’à 1’10 »!!!

    En particulier, qui est capable de dire avec certitude qu’ils étaient en triangle inversé au moment ou l’agresseur entre en action? Qui peut certifier la position du chef d’équipe?

    Voyez-vous les grades? Qui peut affirmer lequel était le chef d’équipe? A la seule vue de cette vidéo, rien ne permet d’éliminer (à part d’énormes préjugés) l’hypothèse que la militaire agressée aurait pu être elle-même ce chef d’équipe!

    Vous vous basez sur une pure interprétation d’une situation dont le retour par cette seule vidéo n’est que très partiel: vidéo de qualité et définition moyennes, sans champ large, sans bande sonore… Vous ne basez donc vos pseudo-analyses que sur des impressions, à mon avis complétement faussées.

    Ce qui vous choque, au premier regard, c’est sans doute (enfin, j’imagine) le temps qui vous parait très long.

    Regardons un peu plus précisément: entre le moment où l’agresseur entre en action, et le moment ou le deuxième militaire visible semble l’avoir dans son champ de vision, il se passe 15″ (est-ce long? est-ce court? selon quels critères objectifs?), et on est incapable de voir à ce moment la posture qu’adopte ce militaire , et encore moins ce qui se passe durant tout ce temps avec le troisième. Ceci nécessite un laps de temps que l’on voudrait le plus court possible, mais qui ne peut être nul, pour analyser une scène complexe et choquante, choisir la posture à adopter et la mettre en œuvre. Facile à critiquer après coup, dans son fauteuil devant son ordinateur. Autre paire de manche sur le terrain, face à une multiplicité de cas possibles, en situation de stress intense, et avec une responsabilité immense pesant sur ses épaules!

    A partir de là, on peut proposer toute sorte d’analyses basées sur des présuppositions.

    A l’inverse , je peux de mon côté imaginer un tout autre scénario dont je suis conscient qu’il ne s’agit également que de suppositions: le trinôme était peut-être exactement dans la position de triangle avec pointe en avant: la militaire agressée à la base gauche du triangle, le second militaire visible sur la vidéo étant la pointe avant, en formation très rapprochée avec sa collègue compte tenu du passage rétréci et de l’affluence, et le troisième enfin constituant la base droite du triangle, mais non visible sur la vidéo, car il aurait pu être passé derrière le bloc de mobiliers au milieu du passage (sur la droite de la vidéo). Ce troisième militaire était peut être aussi un peu plus en arrière.

    En gros, peut-être ces militaires étaient-ils exactement dans la formation que certains leur reproches ne pas avoir adoptée?

    Enfin, autre scénario que je juge plausible: la militaire agressée se retrouve avec la gorge prise par le bras de l’agresseur et ne peut émettre le moindre signal d’alarme suffisamment audible par ses deux collègues dans ce contexte d’aérogare aux fortes perturbations sonores? Vous aurez sans doute remarqué par ailleurs l’apparente absence de réaction des autres personnes présentes sur la scène, dont certaines très proche de l’agresseur et de sa victime.

    Bref, je ne suis là en train que de faire des supputations tout comme beaucoup l’on fait. Seul un débriefing poussé le permettra. Je suis convaincu que cela a été fait, et que si besoin, le Retex a déjà été pris en compte.

    Quant aux 2′ jugées trop longues avant le tir définitif: les conditions étaient-elles remplies avant (ie: ligne de tir claires, pas de risque de tir fratricide, pas de risque de dommage collatéral)? Pour le coup, je suis là plus affirmatif: aucun des 2 militaires ne pouvaient clairement faire usage de leur arme durant les 1’51 visibles sur ce site sans risquer la vie de leur collègue.

    (Je poursuis dans un autre post…)

    • Laurent dit :

      (… Suite et fin)

      Je pousse donc un grand « coup de gueule »: toutes ces conclusions hâtives plutôt très critiques sur l’attitude de nos 3 militaires, je les déplorent car elles ne résultent pas d’une analyse intellectuelle honnête. Excusez-moi d’employer ces termes forts, mais je vais même aller plus loin: je les condamnent car elles sont irresponsables, notamment lorsque prononcées par des membres de l’institution. En remettant en cause publiquement le professionnalisme de nos militaires (que ce soit d’ailleurs à juste raison ou non, même si je pense là que c’est à tort), elles font le jeu de notre ennemi.

      Pour finir pour ma part sur une appréciation plus positive, j’ai personnellement la forte impression (même si je me garderai bien de tirer des conclusions définitives) d’une réaction remarquable et héroïque de ces trois militaires.
      Je suis admiratif de leur courage, de leur sang-froid, de leur combattivité (notamment de la militaire agressée dont il me semble qu’elle ne cesse de se débattre), et tout le long de l’action, de leur très grande maitrise dans l’emploi de la force, de la violence et de leurs armes qui démontre à elle-seule à mon avis leur grand professionnalisme. Ce dernier point est pour moi primordial, car c’est une des caractéristiques principales qui différencient nos armées de nos ennemis: contrôle absolu de l’usage de la force au stricte nécessaire d’un côté, contre violence terroriste aveugle de l’autre. Nous devons tout faire pour ne pas tomber dans un comportement de « cowboy » qui tendrait à nous rapprocher du comportement de nos ennemis. Et dans de telles situations de très fortes tensions, y parvenir nécessite une énorme maîtrise de soi. En l’occurrence, cet action de Sentinelle à Orly me semble être un parfait modèle de maitrise.

      Et au bilan, ce que personne ne pourra contester, c’est bien le résultat: mission exécutée avec le plus grand succès (.. des armes de la France, selon la formule consacrée)!

      Permettez moi de finir ce long laïus par une pensée très amicale, admirative et respectueuse pour ces trois héros, pour tous leurs camarades, et pour tous ceux qui de loin ou de prêt, ont contribué à ce remarquable succès (notamment leurs formateurs, leurs cadres, ceux qui les soutiennent…)

      • Graham dit :

        Je suis en complet accord avec votre intervention.
        Ce que l’on voit, c’est un emploi maîtrisé et efficace de la force.
        Je réaffirme, par ailleurs, que la résistance de la militaire agressée est cause de la panique de l’agresseur qui permit sa neutralisation au moment le plus opportun.
        Enfin pour renvoyer à l’article de M.Lagneau, la réaction adaptée et complémentaire du trinôme à cette agression n’a été rendue possible que parce que l’entraînement est de qualité et parce que le personnel est parfaitement conscient de sa vulnérabilité et de sa responsabilité et qu’en conséquence il adapte son comportement et sa vigilance aux risques qui l’environnent.