Les milices kurdes syriennes affirment avoir trouvé un accord avec les forces russes; Moscou dément

Le porte-parole des Unités de protection du peuple kurde (YPG), Redur Xelil, a affirmé, ce 20 mars, qu’un accord portant sur la formation militaire et l’implantation d’une base à Afrin avait été conclu la veille avec la Russie.

« C’est le premier accord du genre », a précisé M. Xelil, rapporte l’AFP. Selon lui, il prévoit « un entraînement sur les tactiques modernes de combat » qui serait dispensé par les forces russes aux milices kurdes syriennes à Afrine, où ces dernières installeraient actuellement une base.

Cette coopération « est un pas positif dans le cadre de la lutte contre le terrorisme », a fait valoir le porte-parole des YPG, sur lesquelles compte en partie la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis pour chasser l’État islamique (EI ou Daesh) de Raqqa. D’où, d’ailleurs, la présence de « conseillers » militaires occidentaux auprès de ces milices kurdes.

À l’agence Reuters, M. Xelil a précisé que la « présence russe » à Afrin « découle d’un accord entre l’YPG et les forces russes qui opèrent en Syrie, dans le cadre de la coopération contre le terrorisme et dans le but de former nos combattants aux armes modernes, tout en établissant un point de contact direct avec l’armée russe. »

Seulement, si un tel accord a vraiment été conclu, alors Ankara risque de mal le prendre. En effet, la Turquie, qui s’est rapprochée de la Russie ces derniers mois, considère les YPG comme un mouvement terroriste, en raison de leurs liens avec le PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan, à l’origine d’une rébellion sanglante depuis les années 1980.

Aussi, Moscou n’a pas tardé à corriger les affirmations du porte-parole des YPG. « Nous n’avons pas de projet de déploiement de nouvelles bases militaires russes en Syrie », a réagi le ministère de la Défense. Pour autant, des troupes russes sont bien présentes dans le secteur d’Afrin. Mais pas pour les raisons avancées par M. Xelil. Du moins officiellement.

« Une antenne du Centre pour la réconciliation des parties en conflit sera implantée dans la province d’Alep, près d’Afrin, à la ligne de contact des groupes de volontaires kurdes et des unités de l’Armée syrienne libre (ASL) contrôlées par la Turquie », a en effet précisé le ministère russe de la Défense.

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