M. Trump veut doter l’US Navy de 12 porte-avions, contre 10 actuellement

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93 contributions

  1. pong dit :

    L’armement en vue d’une possible confrontation avec l’usine du monde et dorénavant plus fort promoteur de la mondialisation est évidente.

  2. Jean-Louis dit :

    L’existence puis les progrès du ravitaillement en vol peuvent en effet poser question quant à l’opportunité de garder des porte-avions. Déjà en 1982, les bombardiers anglais Vulcan avaient traversé la moitié du monde pour bombarder les îles Malouines grâce à de multiples ravitaillements en vol. Mais cela n’est possible que pour des raids d’ampleur restreinte et préparables longtemps à l’avance.
    Les porte-avions sont des bases aériennes mobiles qui peuvent amener (+ de 1000km/jour) une flottille d’aéronefs conséquente (surtout les américains) proche de leur objectif final dans un délai très court, là où la mise en place d’une base terrestre prends des mois et dépends des accords diplomatiques et des facilités logistiques du coin. Après, il est tout aussi facile (ou difficile, selon les points de vue) de cibler une base aérienne ou un porte-avions avec des missiles adaptés.

    • Zayus dit :

      @Jean-Louis:
      .
      En effet, l’expérience britannique de 1982 avec les Vulcan aura eu un intérêt plutôt symbolique que stratégique ou tactique.
      Une expérience que la RAF ne souhaite plus renouveler depuis…
      Remarquons d’ailleurs que 30 ans plus tard, ce sont justement les britanniques qui restent les seuls en Europe à avoir lancé quasi-simultanément deux porte-avions lourds !
      .
      Même avec une flotte conséquente de ravitailleurs en vol, il serait impossible de maintenir une force aérienne conséquente sur une zone de projection; là où un porte-avions peut autrement plus facilement (pour les pilotes et équipages) et plus économiquement y parvenir 🙂 .

    • wagdoox dit :

      sauf qu’il faut tenir en mer, pour cela les ravitaillements ne suffisent pas, il faut aussi réarmer les avions. Une telle procedure n’est pas viable bien longtemps sans parler du prix. Un porte avion est une base mobile, donc moins vulnérable qu’une base à terre mais qu’il faut défendre plus fortement étant donné qu’elle est proche de la frontière adverse quand elle n’est pas dans les eaux adverses. Autant retirer les avions. Le problèmes c’est que les PA sont de plus en plus chers pour certains et de moins en moins nombreux pour d’autre (suivez mon regard). L’art de la guerre ne veut pas qu’on mette sur le camps de bataille un élément que lui ne puisse remplacer ou perdre, les PA devront donc lancer de plus en plus loin.

    • MD dit :

      C’était une belle performance pour ces Vulcans. Mais ont ils pu servir à protéger un peu les bâtiments de la Royal Navy contre les attaques des pilotes argentins?

  3. Tokamak dit :

    On peut demander aux américains de construire un PAN de plus pour nous le donner ?

    • laurent dit :

      La France est la seule en Europe à disposer d’un tel groupe aéronaval qui est d’ailleurs supérieur aux russes avec leur vieux rafiot de porte avions

    • Zayus dit :

      @Tokamak :
      Ben disons que même s’il nous était gracieusement offert par les USA, nous ne saurions pas quoi faire en France d’un PAN de 100 000 tpc.
      Un deuxième porte-avions de 60 000/70 000 tpc pouvant accueillir 40/50 avions de combat en plus d’une dizaine d’aéronefs, reste « la fourchette haute » des capacités françaises envisageables.

      • wagdoox dit :

        Les américains n’en mettent pas beaucoup plus désormais mais ils mettent de plus en plus de drones, dont nous aurons aussi besoin. On se dirige de plus en plus vers les 100 000 tonnes. Et j’espère qu’on fera pas comme avec le CdG la prochaine fois, en visant petit pour ensuite se rendre compte qu’il est trop petit et finalement se dire qu’avec uniquement des rafales dessus ça ira.

        • MD dit :

          Espérons qu’on prévoira aussi surtout de quoi accueillir des ( et non pas un seul) bâtiments de cette taille.

        • Nico St-Jean dit :

          Wagdoox … il n’y à présentement aucun drone embarqué sur PA américains, et la Navy peut embarqué jusqu’à 70-80 F-18SH/F-18 Growler avec les Nimits pouvant embarqué jusqu’à 90 appareils si un conflit l’exige.

          • wagdoox dit :

            c’est prévu, dont les catapultes magnétiques !
            Ils embarquent actuellement 60 avions parce qu’il n’y a pas besoin de plus, l’USN voudrait embarquer 12 drones MALE à l’avenir et probablement autant d’UUCAV

      • Vendee 1793 dit :

        Il y a eu un précédent: le « La Fayette » et le « Bois Belleau », deux porte-avions récupérés chez les américains pendant la guerre d’Indochine. Deux belles unités bien oubliées d’ailleurs.

        • Zayus dit :

          @Vendee 1793:
          .
          Les La Fayette, Bois Belleau et Dixmude (qui même passé par la Royal Navy était d’origine américaine…) réunis ne déplaçaient pas la moitié des 100 000 tonnes que j’évoque au sujet d’un actuel CVN US qui nous serait cédé 🙂 …

  4. OMIOMI dit :

    Trump qui inaugure l’USS Obama… Rien que ça, ça serait beau.

    • Nico St-Jean dit :

      Imaginez s’il devait inaugurer l’USS Clinton …

    • revnonausujai dit :

      moment!
      avant l’Obama , il y a chronologiquement le Bush papa , le Monica Clinton et le Bush fiston et , sait on jamais, ils peuvent repêcher Nixon et Carter; comme Trump est limité à deux mandats, ça va pas faire !

    • Kouak dit :

      Plutôt le Clinton. Même ça n’enlèverait rien à l’ironie du truc ^^

    • Elmin dit :

      Il me semblait avoir lu que le 3eme a venir (apres le kennedy) serait un Enterprise ))

      • Zayus dit :

        @Elmin:
        .
        Le CVN-80 USS Enterprise, classe Ford, sera mis sur cales l’année prochaine pour être lancé en 2023 et théoriquement entrer en service à l’horizon 2025.

  5. jyb dit :

    excellent ! et attendez de voir flotter l’USS Donald.

  6. Barfly dit :

    Avec la mise en activité du Gérald Ford d’ici deux ans, l’US navy aura 11 PA. Elle pourra ensuite remplacer les navires de la Class Nimitz avec les nouveaux arrivant de la Class Ford.
    10 PA me semblent largement suffisant. Plutôt que de dépenser des fortunes dans la construction de toujours plus de PA dont l’utilité est remise en question, ils devraient utiliser cet argent pour la disponibilité de leur flotte. Il vaut mieux avoir 10 PA bien gérer et disponible rapidement plutôt que 12 en surchauffe.
    Et puis de toute façon les deux nouveaux PA anglais feront office de PA américain. En effet la moitié des F35 présent sur le Queen Elizabeth et le Prince of Wales seront des F35 US. On pourra quasiment dire qu’ils naviguent sous bannière commune US et britannique. lol

    • malikou dit :

      Les F 35 britannique sont ceux a décollage et atterrissage vertical et c’est pas cette version qui sera sur les porte avions US mais la version avec crosse d appontage et sabot de catapultage.la version décollage et atterrissage vertical équipera les LHD de type Wasp

    • MD dit :

      Sauf que les PA britanniques ne seront pas certainement pas classés par les amiraux américains comme des  »carriers » puisqu’ils ne pourront accueillir que des F 35B . L’Us Navy les cataloguera plutôt au mieux comme des gros Amphibious Assault Ship .

    • Zayus dit :

      @Barfly:
      .
      Faites un tour d’horizon des différentes principales marines mondiales en plus des marines émergentes et constatez qu’aucune ne remet en question l’utilité des PA, bien au contraire au regard des programmes en cours depuis 10 ans et avenir ne serait-ce que sur les 20 prochaines années.

      • Vince dit :

        Raison de plus pour avoir un regard critique sur ces objets, au lieu de les fétichiser et de se prosterner comme devant un totem.
        Questions à se poser :
        – quelles sont nos moyens ?
        – le PA est-il indispensable aux missions définies dans le LB ?
        – Parmi ces missions, quelles sont celles prioritaires ?
        – quels programmes vont être impactés ?
        liste non close.

        Dans un environnement budgétaire contraint, vous ne pouvez pas à la fois vous féliciter d’un joli PA, et vous plaindre d’un manque de moyen pour faire la police dans la zee. Une politique se base sur l’argent dont on dispose, non sur celui dont on aimerait disposer.

        • Zayus dit :

          @Vince:
          .
          Ce n’est pas parce que vous êtes contre que vous devez accuser ceux qui reconnaissent leur intérêt de « fétichiser » les porte-avions…
          C’est vous qui au contraire semblez en faire un objet irrationnel fétiche de malédiction 😉 !
          .
          Nos moyens:
          – Un budget de la Défense destiné à progressivement s’élever 40 Mds € (hors pensions) de 2018 à 2025. Ce qui sera amplement suffisant pour financer un PA2 de 3 Mds € qui théoriquement ne pourra pas être mis sur cales avant 2025.
          – Le financement de 2 flottilles supplémentaires de Rafale M à hauteur de 2 Mds € pourrait par contre s’étaler sur 3 LPM de 2019 à 2032 quand ce PA2 commencerait entrerait en service.
          .
          Un PA est effectivement indispensable aux missions définies par LBDSN de 2013. Mais ce LBDSN reste éminemment incohérent en faisant abstraction des longues périodes d’indisponibilité de l’actuel PAN.
          -> Sachez qu’il est très probable que LBDSN de 2013 sera remanié avant la fin de l’année plutôt que réécrire un nouveau LBDSN et gagner du temps avec une abrogation de l’actuelle LPM 2014-2019, pour une nouvelle LPM 2018-2023. Lisez les récentes interventions médiatiques du CEMA Pierre de Villiers.
          .
          Le financement de 3 Mds € d’un PA2 de sa mise sur cales jusqu’à ses essais en mer, donc de 2026 à 2030, couterait 750 M.€/an sur 4 ans.
          ->Pour info, 5 FTI couteront 4 Mds € soit 800 M.€ l’unité…
          – Quant aux 2 flottilles supplémentaires de Rafale elle couteraient 166 M.€/an sur un financement étalé de 2020 à 2032.
          .
          Avec ce que représentent 750 M.€ sur un budget annuel de la défense de 40 Mds €, soit 1/53e du budget, il est clair qu’aucun autre ne sera « impacté » à moins de programmer l’achat 20 SNA, 1000 Leclerc ou 200 Rafale supplémentaires.
          .
          .
          Vous parlez de totem, mais c’est vous « fétichisez » vos préjugés notamment budgétaires devant lesquels où au-delà de vous prosterner, vous vous soumettez comportant ces mêmes préjugés, pour ne pas dire mythes.
          -> La France a les moyens d’aligner une flotte de 2 PA sans mettre en péril les autres composants et programmes de sa défense.
          .
          -> Observez plutôt le poids de la dissuasion nucléaire sur notre budget 😉 …
          -> Observez également le pourcentage à 2 chiffres sur notre PIB de nos dépenses sociales …

    • Nico St-Jean dit :

      Concernant les PA Britannique vous avez raison Barfly, mais cela ne durera que quelques années le temps que les Anglais reçoivent la totalité des F-35B qu’ils ont besoin.

  7. Frédéric dit :

    En remettant simplement la mise en service du futur USS Kennedy (CVN-79) a 2020 comme cela était programmé, il aura son 12e porte-avions avant la fin de son mondat 😉

  8. Berkut dit :

    Lisez en effet l’excellent rapport du Cne Hendrix, qui montre au moins plusieurs choses : 1) une thèse étayée, 2) le fait que même au sein de l’establishment militaire, les libres penseurs ont le droit de s’exprimer, du moment que c’est constructif et solide, 3) que ce ne sont pas toujours le plus gros symboles, les vaches sacrées et les intérêts économiques qui sont les seuls à hurler à l’unisson pour faire entendre la pensée unique. Prenons-en de la graine. Si on transpose l’analyse d’Hendrix à la France, l’invariant est que le PA/GAN est avant tout un symbole de puissance, donc un outil diplomatique, mais un outil de moins en moins efficient (quantité de moyens) et à terme plus efficace du tout (pour atteindre le résultat attendu), qui quelque part « usurpe » cette puissance symbolique en laissant penser que « plus c’est gros, et plus c’est redoutable » (« 80.000 tonnes de diplomatie »). Mais plus c’est gros, et plus c’est vulnérable en fait, et pour la France qui n’en possède qu’un et se repose beaucoup trop sur la communication qui est faite autour, c’est sans aucune doute précisément pour le symbole qu’il serait visé et coulé en premier, quel que soit son niveau de défense. Parce que même si on coulait la moitié des frégates de premier rang, l’effet militaire considérable n’aurait pas du tout la même conséquence politique. Le PA est un fardeau, et je suis prêt à prendre les paris quant au fait qu’il n’aura tout simplement pas de sister-ship, et plus surement pas de successeur. L’avenir de l’action aéronavale embarquée réside dans des bâtiments plus légers, plus tactiques et opérant dans de conditions plus permissives (type BPC, avec hélicoptères d’assaut à grande vitesse et drones VTOL d’escorte). Pour l’attaque dans la profondeur, le missile de croisière lancé de multiples plateformes aériennes, de surface ou sous-marine (SCALP/MDCN), vu aujourd’hui comme complémentaire constitue en réalité la véritable succession au PA. l’Ingénieur René Loire l’avait compris bien avant les autres (comme l’amiral Metcalf aux USA), avec un concept de navire missilier « frappeur » (ou « arsenal ship »), amorti au sens comptable une fois sa cargaison de cruise tirés. D’ailleurs, la reconversion des SSBN devenus SSGN de 4 sous-marin OHIO en missiliers conventionnels s’inscrit dans cette logique. Ce sont ces sous-marins qui ont tiré une bonne partie des tomahawk sur la Libye en 2011, sans le pataquès habituel lié à l’apparition du PA. Notre meilleur PA en Méditerranée c’est la Corse, l’absence de façade maritime dans les conflit Afghan (limite de « l’arc de crise ») a montré toutes les limites de l’exercice (survol du Balouchistan, 20 minutes de Playtime sur zone etc….), et nous n’avons sans doute pas vocation à aller jouer un rôle en Extrême-Orient avec moins de 2% du PIB consacré à la défense et la Chine qui base sa stratégie sur l’interdiction de zone. Au final, si la France considérait les choses pour ce qu’elle sont, et non pour ce qu’elle voudrait qu’elles fussent, il est surtout temps de se doter d’avions d’armes « Long-Range », à l’aise sur plusieurs milliers de km là où nos Mirage et Rafale ont été taillés pour quelques centaines de km de rayon d’action et sont handicapés par ces configurations lourdes, traînantes et les multiples ravitaillement en vol (Breguet savait faire. Dassault les a rachetés…). Cela peut aller de gros porteurs multi-missions qui tireraient en « stand-off » (ou quand la maîtrise du ciel est assuré en « stand-in »), à une flotte d’appareils dédiés utilisant les technologies du Rafale à échéance du programme, et tirant profit de l’expérience Falcon sur le Long-Range (tri ou quadri-réacteur M88, pas ou faiblement supersonique, mais avec de grands volumes internes pour limiter la pénalité en traînée sur ces missions au long cours). Paradoxalement, L’UCAV semble plus intéressant en « prolongation » de la durée de vie du PA qu’en tant que vecteur à longue portée : pas assez flexible si on lui confère trop d’autonomie, trop vulnérable à la rupture du lien de communication avec ses opérateurs distants dans un contexte de guerre électronique avancée. Quand nous nous échinons à accoucher d’un UCAV avec des britanniques qui prennent le large, les russes ont la place de mettre des WC, une kitchenette et une couchette dans un Su-27….en plus de leurs Tu-22M, Tu-160, Tu-95/142 etc…..Le B-52, et dans une moindre mesure le B1-B ont tirés la majorité des bombes en Close-air-support sur les 15 ans de désastre Afghan, là où les chasseurs tactiques comptent pour moins de 20% du total (Il n’y a qu’un avion spécialisé comme le A-10 pour tirer son épingle du jeu), et pendant que l’on parle des porte-avions US, on passe à côté de la révolution que constitue le couple « Triton » / P8 Poséidonet de leur intégration avec le Bomber Command de l’Air-Force (Air-Sea Battle Concept) dans la future lutte pour la domination dans le pacifique. Outre les systèmes de repérage, pistage et ciblage des flottes, les missiles à longue portée de croisière ou même balistiques (DF-21D) pour détruire les porte-avions US, Les Chinois investissent dans un intercepteur comme le J-20, mais il est déjà beaucoup plus gros qu’un F-22 (dont la « copie » est le J-31), et c’est pour jouer à domicile…. GAN CDG DELENDA EST

    • Elmin dit :

      C’est votre tour Zayus, moi je l’ai fait la derniere fois )) mais rappelez vous : le prix du PA + 50 rafale + escorte+ les marins sur 20 ans=> 15 avions projetés annuellement , est inferieur au prix de 100 rafales sur 20 ans => 15 avions projetés par an ))

      • Zayus dit :

        Oui d’accord Elmin,
        et n’oublions pas de préciser que l’objectif d’un PA2 n’est pas tant de doubler toutes les capacités induites mais d’assurer une disponibilité permanente d’un des deux PA pour partir en mer avec un GAN, pas deux 🙂 !
        .

    • Fabien dit :

      Excellent pensum.
      Et l’´idée de voir un jet tri moteur opérant dans le haut supersonique avec plusieurs S.C.A.L.P en soute me vend du rêve.
      .
      Pour le souci actuel des portes avions, j´au lU sur ce site que le temps décision des portes avions géants U.S. était plus long que ce qui est envisagé pour le C.d.G.; 36 mois!

      • wagdoox dit :

        a quoi ca sert des avions rapide avec des SCALP qui devront être tirer à distance de sécu ? faire gonfler la facture de carburant ?

      • Zayus dit :

        @Fabien:
        .
        Citez-nous un jet tri-réacteurs volant à une vitesse ne serait-ce que supersonique…

    • cipal dit :

      ah Loire refait surface !
      beau développement déjà entendu et survendu par les tenants de l’AA
      merci en tout cas de réanimer les vieilles lunes !

      • Vendee 1793 dit :

        Loire, ce n’était pas ce concept de navire lance-missiles avec un équipage réduit, un truc bien laid avec le look d’un cuirassé de la guerre de Sécession?

    • Frégate dit :

      Frapper, Frapper, mais ce n’est pas le but d’un porte-avions. Il s’agit d’abord de s’élever pour voir. C’est pour cela d’ailleurs que le premier porte-avions s’appelait Argus . Il s’ait ensuite de protéger la force dont il fait partie. La flotte mais aussi les hommes projeté à terre. Et en premier lieu de les protéger d’une action aérienne adverse. Les Malouines justement ont montrés que si l’hélicoptère porte radar et l’avion à décollage vertical savait faire, et bien faire, ils manquaient singulièrement d’endurance et d’allonge. Frapper ne vient qu’ensuite quand on a vu d’où venait les coups, qu’on les a parés, qu’on a vu où on pouvait faire mal, alors seulement on peut frapper. Mais ce n’est pas le but premier, ni le second.

      • Zayus dit :

        @Frégate;
        C’est justement là où le bas blesse dans le long commentaire de Berkut
        qui semble (?) apparemment ignorer à quoi sert un porte-avions…

    • wagdoox dit :

      C’est marrant, un article est sorti il y a pas longtemps sur meretmarine sur l’avenir des PA français autant vous le dire tout suite il vous contre dit de A à Z comme la totalité des marines du monde qui ont les moyens. De plus votre histoire d’aviation très longue portée c’est le principe du bombardier stratégique utilisé en tactique, chose qu’on a jamais eu en France justement parce que trop cher.
      Une bombe sera toujours moins chers à transporter sur un bateau que sur un avion, meme si elle finit sur un avion pour la fin du voyage. le CdG a couté 2,2 milliards à l’époque soit autant qu’un B2. Avec deux PA, la part des rafales M sera encore de 60%. Les frégates lance missiles coutent une fortunes, 1 milliard pour une horizon sans parler du prix des missiles et du ciblage terrestre des fremm uniquement par satellite donc impraticable sur cible mobile.
      Les avions de combats ne doivent pas être trop gros, ils doivent être rapide, manœuvrable et discret. La taille du F22 est conséquente de ces derniers et non l’inverse comme le F35 au delà inutile de faire plus gros, sinon autant prendre des bombardiers tactiques et en faire des archets de l’air. Enfin les russes avaient durant la guerre froide fait la meme analyse que vous en mettant des bombardiers charges de missiles air-surfaces pour la destruction et les chalutiers pour le renseignement. Résultat les atl2 peuvent faire de meme, mais les portes avions sont toujours le bâtîments de référence. la frégate aérienne c’est bien, le PA c’est mieux.

    • Zayus dit :

      @berkut:
      .
      Si vous rapportez les points de sa « thèse étayée » ( 🙂 …) sans en avoir déformé la substance, votre Hendrix est un bel idiot et je vous démontre pourquoi en reprenant le détail de vos arguments:
      .
      .
      « …un outil de moins en moins efficient (quantité de moyens) et à terme plus efficace du tout (pour atteindre le résultat attendu)… »
      -> Vous ou Hendrix êtes incapable dans votre argumentation de justement définir ce « résultat attendu » que vous évoquez ou plus fondamentalement le rôle d’un porte-avions. Vous développez donc une thèse dans le vide.
      .
      .
      « …qui quelque part « usurpe » cette puissance symbolique en laissant penser que « plus c’est gros, et plus c’est redoutable » (« 80.000 tonnes de diplomatie »). … »
      -> Oui c’est ça « quelque part » 🙂 …
      Vous vous contredisez car suivant votre posture si cette puissance n’est que « symbolique », elle n’est pas « usurpée » mais bien réelle 😉 !
      – Mais là encore, cette affirmation renvoie à ma remarque précédente: Vous développez un raisonnement sans savoir à quoi sert un porte-avions tellement votre parti-pris est de dire qu’il ne sert à rien.
      – Vous êtes tellement subjectif que votre transposition de « l’analyse d’Hendrix à la France », vous fait dire que le CdG équivaut à « 80.000 tonnes de diplomatie » alors qu’il ne déplace que 42 500 tonnes en charge.
      .
      .
      « … Mais plus c’est gros, et plus c’est vulnérable en fait, et pour la France qui n’en possède qu’un et se repose beaucoup trop sur la communication qui est faite autour, c’est sans aucune doute précisément pour le symbole qu’il serait visé et coulé en premier, quel que soit son niveau de défense. »
      -> L’impact d’un missile antinavire sur un porte-avions de 40 000 tonnes aura moins de conséquences que sur une corvette de 2000 tonnes qui elle sera HS.
      -> Quant à dire que la France reste tributaire d’un seul et unique porte-avions faisant de celui-ci une cible prioritaire, c’est un argument en faveur d’un 2e et voire même d’un 3e porte-avions 🙂 !
      .
      .
      « … Le PA est un fardeau, et je suis prêt à prendre les paris quant au fait qu’il n’aura tout simplement pas de sister-ship, et plus surement pas de successeur. »
      -> En fait nous savons depuis plus de 15 ans que CdG n’aura jamais de « sistership », par contre là encore si vous aviez réussi à savoir à quoi sert un porte-avions, vous ne feriez pas un tel pari 🙂 …
      .
      .
      « …L’avenir de l’action aéronavale embarquée réside dans des bâtiments plus légers, plus tactiques et opérant dans de conditions plus permissives (type BPC, avec hélicoptères d’assaut à grande vitesse et drones VTOL d’escorte). »
      -> Et bien dites-vous que ce schéma correspond à celui qu’a déjà connu et expérimenté la Royal Navy en 1982 lors de la Guerre des Malouines et qu’en conclusion des RETEX de ce conflit les britanniques auraient eu la tâche autrement plus facile avec une plateforme plus importante que leurs porte-aéronefs et TCD.
      -> 30 ans après les Malouines la Royal Navy abandonne les porte-aéronefs légers pour justement 2 unités lourdes de + 70 000 tpc. Voilà qui bat en brèche votre hypothèse.
      .
      -> Quant aux « drones VTOL » d’escorte, est-ce un UCAV VTOL ou drone à voilure tournante 🙂 ?
      -> Quant aux hélicoptères d’assaut même à « grande vitesse », ils ne franchiront jamais 600 km/h, restant vulnérables aux moindres systèmes de défense antiaérienne.
      Votre recours à des systèmes inexistants ou à la science-fiction illustrent bien la faillite de cette thèse qui tombe ici dans une impasse technologique 🙂 …
      .
      .
      « …Pour l’attaque dans la profondeur, le missile de croisière lancé de multiples plateformes aériennes, de surface ou sous-marine (SCALP/MDCN), vu aujourd’hui comme complémentaire constitue en réalité la véritable succession au PA. l’Ingénieur René Loire l’avait compris bien avant les autres (comme l’amiral Metcalf aux USA), avec un concept de navire missilier « frappeur » (ou « arsenal ship »), amorti au sens comptable une fois sa cargaison de cruise tirés.  »
      .
      -> Le concept du « tout missile » remonte en fait au début des années 60 et c’est effectivement cette doctrine qui amena le RU à se débarrasser de sa flotte de porte-avions lourds et moyens au profit de SCS conceptualisés par l’amiral Zumwalt et à favoriser un programme spatial avec des retombées espérées pour les missiles britanniques au détriment du développement d’avions de combat.
      .
      Depuis,
      – l’industrie aéronautique britannique ne fut plus jamais capable de produire un avion de combat seule sans coopérations internationales.
      – Le programme spatial britannique fut un bide et se sera la France qui prendra le leadership de l’industrie spatiale européenne voyant même BAe systems obligé de fusionner sa division missile avec Matra…
      – Le RU se retrouva privé de pouvoir rapidement projeter une importante force aérienne pour reconquérir les Malouines en 1982…
      .
      -> Mais sur un plan strictement opérationnel, les missiles de croisière quels qu’ils soient et quelle que soit leur portée ne sauraient remplacer un porte-avions pour soutenir une force amphibie projetée à des milliers de kilomètres hors de portée de l’Armée de l’Air (excluant de facto les raids aériens menés depuis la Corse à l’échelle méditerranéenne) …
      -> N’imaginez pas faire du CAS avec vos SSGN et votre « frappeur » de René Loire 🙂 !
      -> Notez aussi qu’un SCALP en profitant du rayon d’action d’un Rafale M aura une portée pratique largement supérieure à celle d’un MdCN tiré depuis une unité de surface ou sous-marine.
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      « … l’absence de façade maritime dans les conflit Afghan (limite de « l’arc de crise ») a montré toutes les limites de l’exercice (survol du Balouchistan, 20 minutes de Playtime sur zone etc….), … »
      -> L’exemple afghan impliquant le CdG avait au contraire démontré quelques mois après le 11/09/2001, la capacité qu’a la France de mener des raids dans un pays enclavé sans y posséder la moindre base aérienne. Une base qui montera lentement en puissance le temps que l’Armée de l’Air y déploie ses appareils.
      – Le temps sur zone était aussi conditionné en 2001/2007 par les faibles capacités des SEM, bien inférieures à celles des Rafale M en 2017…
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      « … il est surtout temps de se doter d’avions d’armes « Long-Range », à l’aise sur plusieurs milliers de km… »
      -> Comme vos « drones VTOL d’escorte »,  » hélicoptères d’assaut à grande vitesse » et « SSGN frappeurs », vos « avions d’armes Long-Range » ne sont qu’un énième recours à ce qui n’existe pas ou qui ne représente pas une solution efficiente comme ce dernier exemple.
      -> Voyez l’exemple russe qui vit la Russie obligée d’installer une BAP forte de 40 avions de combat face à l’insuffisance de ses « avions d’armes Long-Range » à savoir ses Tu-160.
      -> Et là encore ce ne sont pas des « avions d’armes Long-Range » qui sauront répondre à des demandes urgentes de CAS depuis la France pour des troupes projetées à des milliers de kilomètres.
      Par contre, le porte-avions le peut, lui.
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      « L’UCAV semble plus intéressant en « prolongation » de la durée de vie du PA qu’en tant que vecteur à longue portée : pas assez flexible si on lui confère trop d’autonomie, trop vulnérable à la rupture du lien de communication avec ses opérateurs distants dans un contexte de guerre électronique avancée. »
      -> Les UCAV n’ont justement pas vocation à être des vecteurs de longue portée, mais des vecteurs de pénétration pour des ouvertures de théâtre. Et là aussi, des UCAV frapperont plus rapidement un objectif situé à 20 000 km depuis un porte-avions proche, que des bombardiers longue portée.
      C’est un fait on ne peut plus élémentaire.
      -> Quant à dire que les UCAV sont « trop vulnérable à la rupture du lien de communication », apprenez simplement qu’en mission de pénétration, ils volent sur coordonnées programmées… Même le nEUROn à démontrer pouvoir voler en formation en volant sur coordonnées.
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      « …Le B-52, et dans une moindre mesure le B1-B ont tirés la majorité des bombes en Close-air-support sur les 15 ans de désastre Afghan, là où les chasseurs tactiques comptent pour moins de 20% du total (Il n’y a qu’un avion spécialisé comme le A-10 pour tirer son épingle du jeu),… »
      -> Les B-52 et B-1B ont exceptionnellement opéré des CAS en Afghanistan s’ils se trouvaient opportunément sur zone. Mais ils ne sont conçus pour et le bilan des CAS de B-52 reste évidement minoritaire par rapport aux autres types d’aéronefs engagés en Afghanistan, du fait de bavures à 30 000 pieds même avec des bombes de précision guidées…
      Par contre les A-10 auront souvent été sollicité en plus des F-16, F-18, AV-8B, Mirage 2000, Tornado et Rafale.
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      « …et pendant que l’on parle des porte-avions US, on passe à côté de la révolution que constitue le couple « Triton » / P8 Poséidonet de leur intégration avec le Bomber Command de l’Air-Force (Air-Sea Battle Concept) dans la future lutte pour la domination dans le pacifique. »
      -> Ce n’est pas avec ce couple que les USA vont dominer quoique ce soit dans le Pacifique 🙂 …
      Là encore votre argumentation passe à côté des missions d’un porte-avions que vous êtes incapable de définir. Alors pour vous aider en éliminant les mauvais arguments, dites-vous que le rôle d’un PA ne se résume pas à la PATMAR du couple « révolutionnaire » P-8/MQ-4 🙂 …
      Apprenez aussi que le drone « MALE 2020 » européen devrait également voir une version PATMAR.
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      « …Outre les systèmes de repérage, pistage et ciblage des flottes, les missiles à longue portée de croisière ou même balistiques (DF-21D) pour détruire les porte-avions US,… »
      -> Il ne manquait plus que lui 🙂 …
      N’avez pas encore compris que le DF-21 n’est rien qu’une campagne de déception et que jamais un porte-avions n’a été détruit par ce missile ?
      Les chinois communiquent montrant l’impact d’une explosion sur une surface terrestre évidement statique et passive, délimitée par la représentation au sol d’une silhouette aux dimensions d’un PAN US 🙂 …
      -> Quand vous saurez ce qu’est un système A2/AD, vous comprendrez que ça s’applique aussi aux GAN qui escortent les porte-avions et qu’un missile balistique ne passe particulièrement inaperçu.
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      -> D’ailleurs si ce système DF-21 était si efficace que ça, remettant en cause l’usage des porte-avions et même des grandes unités de surface : pourquoi la Chine développe t’elle obstinément un programme de 3 porte-avions et de navires amphibies (inspirés des LPD, LHD et LHA US…) et croiseurs lourds 🙂 ???
      – Ça, c’est la question qui fait boguer tous les « convertis » au DF-21.
      Le DF-21 n’est rien d’autre qu’un coup médiatique, la guerre de l’information qui comprend aussi des mesures de déception et de désinformation faisant partie de cette confrontation moderne.
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      « … Les Chinois investissent dans un intercepteur comme le J-20, mais il est déjà beaucoup plus gros qu’un F-22 (dont la « copie » est le J-31), et c’est pour jouer à domicile…. »
      -> Oui le J-20 est donc selon vous « un intercepteur » pas « pour jouer à domicile ».
      Avec ses dimensions plus importantes que le F-22, J-20 aurait-il sa couchette, toilettes et kitchenette 🙂 ???
      Un intercepteur qui ne joue pas à domicile, il fallait la faire celle-là 🙂 !
      -> Même s’il est effectivement biréacteur, le J-31 présente une configuration aérodynamique et les dimensions plutôt d’un F-35 que d’un F-22.
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      « … GAN CDG DELENDA EST… »
      -> Bien, bien, bien,
      après ce long playdoyer dont patiemment décortiqué tous les arguments avant de méthodiquement les annuler, faisons un rapide récapitulatif de ce que vous présentez pour remplacer les porte-avions et l’occurence LE porte-avions pour la France.
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      Car finalement, en vous lisant Berkut,
      vous confirmez qu’il sera éminemment compliqué et couteux pour la France de remplacer notre unique porte-avions !
      Pour remplacer le CdG il faudrait donc que la France investisse et développe sur :
      – 1 – Un programme de « drone VTOL d’escorte » (voilure fixe ou tournante?)
      – 2 – Un programme d’hélicoptères d’assaut à grande vitesse (quelle vitesse ?)
      – 3 – Un programme « d’avions d’armes Long-Range »
      – 4 – Un programme de drone MALE PATMAR
      – 5 – Un programme d’avions PATMAR
      – 6 – Un programme de SSGN + MdCN
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      Et ben bon dieu, ça en fait des investissements colossaux pour remplacer un porte-avions obsolète.
      Réalisez-vous à cet instant la dimension contreproductive de tous les éléments que vous détaillez pour remplacer un seul et unique porte-avions soit-disant selon votre Hendrix 🙂 ???
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      – Arrivez-vous à définir vos fameux « drones VTOL d’escorte » ?
      – Si c’est pour produire une série qui sera limitée à notre seul pays, la France n’aura jamais les moyens de développer seule un programme de bombardiers intercontinentaux sans des partenaires européens qui ne recherchent pas cette capacité.
      – En fait les seuls programmes réalistes seraient ceux qui sont déjà en perspectives tels que l’avion et le drone MALE PATMAR.
      – En ce qui concerne le SSGN on pourrait l’envisager par la refonte SNLE Triomphant si on peut les prolonger. Mais la France n’aura jamais les moyens d’en plus d’un avec une centaine de missiles de croisière faisant de cet unique SSGN substitut du PAN (selon vous) un capital ship tout autant prioritaire à cibler que l’unique PAN 😉 !
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      Et comme je vous le rappelais, la capacité offerte par les missiles de croisière ne saurait se substituer aux capacités offertes le GAe d’un porte-avions ne serait-ce que pour des CAS et autres appuis tactiques d’opportunité ou d’urgence.
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      Pour conclure, j’aimerai revenir sur un constat :
      Vous résumez le rôle d’un PA à la diplomatie navale et rien d’autre puisque pour les seules autres missions que reconnaissez aux porte-avions se limitent aux missions de frappes air-sol pour lesquelles le porte-avions ne vous apparait pas efficient, pour ne pas dire inefficace 🙂 …
      Ne serait-ce que sur ce seul aspect, la dernière campagne de raides du CdG en Syrie dément votre préjugé.
      Mais je constat globalement que vous avez développé une argumentation qui ignore, qui dénie ou plutôt je l’espère pour vous, qui esquive les missions fondamentales d’un porte-avions.
      .
      Alors Berkut,
      au delà des parades diplomatiques et des frappes air-sol, savez-vous à quoi sert un porte-avions 🙂 ?
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      PS.
      En plus des PAN US qu’il est question de ramener au nombre de 12 unités + 10 LHA/LHD, la Chine, l’Inde, le RU, l’Italie, l’Espagne et à terme s’ils équipent leur LHA/LHD de F-35B, le Japon, l’Australie, la Corée du Sud et peut-être la Turquie s’équipent de porte-avions.
      Si on cite les programmations, certes plus lointaines, de la Russie et du Brésil à l’horizon 2030, on peut dire que le porte-avions avec le large spectre de ses capacités (dont les 3/4 vous échappent) reste une des armes incontournables de ce XXIe siècle plus qu’elle ne l’était en fin de XXe siècle.

    • Amida dit :

      @ Berkut: Excellente idée. Il manque certainement à la marine française un avion d’attaque maritime à très grand rayon d’action, pourvu d’un missile à longue portée. La dernier grand affrontement réel entre flottes de haute mer (Japon-USA, Pacifique 41-45) – à une époque où la faiblesses des moyens de détection électronique, et l’absence de moyens satellites, favorisait pourtant les groupes de porte-avions – a bien montré l’importance de ce type d’appareils antinavires basés à terre. « Cela peut aller de gros porteurs multi-missions qui tireraient en « stand-off » (ou quand la maîtrise du ciel est assuré en « stand-in »), à une flotte d’appareils dédiés utilisant les technologies du Rafale à échéance du programme, et tirant profit de l’expérience Falcon sur le Long-Range (tri ou quadri-réacteur M88, pas ou faiblement supersonique, mais avec de grands volumes internes pour limiter la pénalité en traînée sur ces missions au long cours). »

      • Zayus dit :

        @Amida:
        .
        Avant de vous enflammer,
        lisez plutôt mes réponses aux arguments de @ Berkut, histoire de revenir sur terre et d’accepter l’actuelle réalité de nos moyens financiers et techniques 😉 …

  9. gégétto dit :

    En cas de conflit avec une nation majeure, ce type de bâtiment ne serait il pas des cibles privilégiées et des proie faciles pour les nouveaux missiles supersoniques?…De plus ,il me semble qu’ une nation ,comme l ex URSS, prévoyait l utilisation d armes nucléaires contre un groupe aéronaval.

    • wagdoox dit :

      la question est bonne mais une base terrestre serait tout autant une cible de choix et fixe qui plus est.
      en cas de conflit majeur la seule chose qui importerait vraiment sont les ASMPA et les M51.
      Pour les missiles supersoniques on a les aster qui ont été fait pour ca. la prochaine tranche devra prendre en compte les missiles balistiques de 1500 km de porté donc les D21 chinois.
      L’armée de l’air devrait aussi en profiter pour protéger ses bases donc de tels missiles.

    • Zayus dit :

      @gégétto:
      .
      L’utilisation d’armes nucléaire pour des motivations tactiques peut inaugurer d’une même riposte nucléaire prélude d’une guerre atomique généralisée…
      Les défenses antimissiles des GAN offrent aujourd’hui de quoi constituer une bulle protectrice A2/AD à la fois contre des missiles balistiques tels que le fameux « DF-21 » chinois, que contre des missiles antinavire supersoniques tels que le Brahmos russo-indien…

      • gégétto dit :

        Wagdoox,Zayus, suis d accord avec vous: un site terrestre est autant exposé qu ‘un GAN et l’utilisation de l atome appellerait une réponse atomique….Sur papier un GAN possèderait diverses solutions de protections face à des attaques( aériennes, marines’,sous marines) .Mais la réalité est tout autre, pour exemple ,un sous marin Français ( cocorico!!) a mis à mal un GAN Américain… et un sous marin Chinois ( certes en période de paix) s était dangereusement immiscé dans des manœuvres US…C est pour cela que je me pose la question de la pertinence des portes avions (de nos jours) dans le cadre d un conflit entre deux nations majeures et de l efficacité de leurs protections. Après ,cela reste un bon moyen de faire de la « diplomatie » et de la projection de force . mais depuis la seconde guerre mondiale les GAN n ont pas vraiment trouvé d’opposition réelle. cordialement

        • Zayus dit :

          Alors gégétto,
          si on reprenant les termes de votre interrogation, la pertinence des porte-avions est remise en question du fait qu’ils risquent finalement d’être détruits, dites-vous qu’il en va de même pour toutes les unités de surface et sous-marine.
          .
          Si la pertinence d’un équipement est remise en question par le risque qu’il présente d’être détruit ( ! ): remettons en question la pertinence des blindés, chars, navires, avions et en fait de tous les équipements 🙂 !
          .
          Par extension de ce genre de raisonnement on peut même remettre en question la pertinence du militaire qui risque d’être tué sur le terrain…

          • gégétto dit :

            Zayus, on ne se mettra pas d accord sur la » possible » vulnérabilité d un PA dans un conflit opposant deux grandes nations ,mais c est pas grave… cela ne m empêche pas d admirer ces bâtiments. cordialement (je ne maitrise pas les smiley ou émoticônes!!!!)

          • Zayus dit :

            @gégétto:
            Relisez-moi et je vous rappelle que je n’ai jamais dit qu’un PA est invulnérable, mais ce n’est pas cet aspect qui justifie qu’il soit supprimé.
            Je respecte votre droit de déni cette réalité 😉 …

        • Amida dit :

          « un site terrestre est autant exposé qu ‘un GAN  » Ah, je ne crois pas. L’exemple des énormes bases aériennes irakiennes a bien montré qu’une telle installation possédait des capacités d’encaissement considérables. A contrario, l’histoire des porte-avions montre que ces unités sont très vulnérables. « Les défenses antimissiles des GAN offrent aujourd’hui de quoi constituer une bulle protectrice A2/AD … » Aucune défense antiaérienne n’a jamais été parfaite. Or il suffit d’une seule défaillance pour provoquer des dégâts énormes sur un porte-avion, dégâts très susceptibles de lui interdire la poursuite d’opérations militaires. Le porte-avion, c’est tout jouer sur une seule carte. Ce qui est possible pour une puissance navale telle que les USA, qui a la capacité de remplacer ses pertes. Pour les puissances plus limitées, dans le cadre d’une confrontation avec une puissance de même ordre, le porte-avion relève d’avantage du prestige que de la manifestation réelle de puissance navale.

          • Zayus dit :

            @Amida:
            .
            Euuuuh,
            quand une piste est détruite que la base soit irakienne, soviétique, américaine ou chinoise, elle devient inopérante.
            .
            Une base est d’emblée localisée quand la position d’un porte-avions sera toujours plus compliquée à déterminer.
            .
            Aucune défense anti-aérienne n’a jamais été parfaite, je vous invite cependant à observer le taux de réussite du « Dôme d’Acier » confronté au large spectre d’armes sol-sol qu’il doit contrer. Dites-vous que des missiles balistiques sont autrement plus simple à intercepter.
            .
            « … A contrario, l’histoire des porte-avions montre que ces unités sont très vulnérables.  »
            .
            C’est faux,
            l’histoire à démontré que les porte-avions sont moins vulnérables que les cuirassés, croiseurs et frégates et sous-marins souvent détruits par … des porte-avions.
            .
            La plupart des porte-avions détruits le furent par d’autres porte-avions, laissant une bien moindre part aux sous-marins.
            Voilà ce que démontre l’histoire.
            .
            Ne perdons pas de vue la faible proportion de porte-avions coulés par rapport à l’important nombre construit de 1939 à 1945.
            .
            Quant à insinuer que le porte-avions doit être remis en question du fait qu’il n’est pas invulnérable m’amène au même constat que pour @gégétto :
            On ne peut pas remettre en question la pertinence du porte-avions en lui opposant le fait qu’il risque d’être détruit.
            Car ce constat est valable pour tout équipement militaire.
            .
            « …Le porte-avion, c’est tout jouer sur une seule carte.  »
            -> Comme tous ceux qui ne veulent qu’y voir un outil diplomatique ou de « prestige » comme vous dites, vous ne semblez pas savoir à quoi sert un porte-avions et quelles sont ses missions.
            .
            Un état qui peut déployer une force de projection amphibie à des milliers de kilomètres de sa métropole avec une escadre de navires amphibies + GAN sous la couverture aérienne d’un porte-avions, manifeste une réelle puissance navale.
            .
            La réalité des raids menés durant l’opération Harmattan par le CdG était plutôt la manifestation d’un système d’armes efficient au service de la puissance navale française que du « prestige ».

          • wagdoox dit :

            ??? combien de base aériennes détruites par rapport aux PA ?
            Vous me faites penser à Hilter qui avait fait construire un site de lancement ultra bétonner pour le V2, contre l’avis des militaires qui voulaient des camions de lancement mobiles. Résultat premier bombardement la structure tient sans problème mais la ligne de chemin de fer qui approvisionner le site en munition est détruite pour une bombe mal larguée, le site était inutilisable. 2 semaines plus tard les V2 étaient tirés depuis des camions …

        • wagdoox dit :

          justement le matériel indestructible n’existe pas, d’ou l’idée que porte avion ne doit pas couter trop cher, ou alors de le défendre de tel manière qu’il devienne plus cher à coulé qu’à construire.

          • Amida dit :

            @ Zayus: 1) Les exemples irakien (1991) et syrien (1973) ont bien montré que les grandes bases aériennes sous bunkers et multipistes sont difficiles à neutraliser. (Renseignez-vous)
            2) Satellites, radars et sonars permettent de pister aisément un GAN. (Ce qui n’était pas le cas en 39-45.)
            3) DCA: un missile passe – et ils arriveront en grosses salves – et le porte-avion est bon pour le retour au chantier.
            4) Vous dites: « l’histoire à démontré que les porte-avions sont moins vulnérables que les cuirassés, croiseurs… » (Vous avez fumé quelque chose?) (J’y reviendrai.)
            5) Je n’ai jamais dis que le porte-avion était entièrement obsolète, mais j’insinue que dans un affrontement entre grandes puissances, son rôle sera celui des prédreadnought en 14-18…
            6) Un porte-avion est très fragile, c’est un hangar flottant bourré d’aéronefs, de carburant, de bombes et de missiles. Il est donc très vulnérable. J’y reviendrai.
            7) Vous dites: « Un état qui peut déployer une force de projection amphibie à des milliers de kilomètres… » Je suis d’accord.
            8) Vous dites: « La réalité des raids menés durant l’opération Harmattan… » Je n’ai pas dis que le porte-avion était dépourvu d’utilité.

          • Amida dit :

            @ Zayus: Vous dites: « Ne perdons pas de vue la faible proportion de porte-avions coulés par rapport à l’important nombre construit de 1939 à 1945. » Je n’ai pas de chiffres précis, mais je me vais m’y intéresser. Mais, à vue de nez, si on met de côté les porte-avions d’escorte, opérant loin des eaux les plus disputées, ceux, d’escadre, opérant au plus près de l’ennemi le plus dangereux, ont subi des pertes élevées. La plus grande part des porte-avions en service dans le monde en 1939 ont été coulés pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est assez dire.
            Vous dites: « La plupart des porte-avions détruits le furent par d’autres porte-avions, laissant une bien moindre part aux sous-marins. » C’est exacte: nous sommes d’accord que la menace principale viendra du ciel, hier sous la forme d’avions d’assaut attaquant seul ou par deux la même coque, aujourd’hui sous celle de salves de 10 à 30 missiles antinavires arrivant simultanément. sur la même cible.

          • Zayus dit :

            @Amida:
            .
            – (1) – Renseignement pris,
            les bases même multi-pistes syriennes et irakiennes ne furent pas toutes neutralisées seulement parce que les conflits en question en 1973 et 1991 furent relativement brefs.
            Renseignez-vous.
            .
            – (2) – Les radars et sonars gardent les limites de leur portée suivent les vecteurs sur lesquels ils sont lis en oeuvre 🙂 …
            – Même avec une constellation de satellites d’observation, dites-vous que la localisation d’un GAN reste plus compliquée qu’une base terrestre qui plus est bunkerisée.
            .
            Seuls les USA, Russie et bientôt Chine possèdent des moyens satellitaires conséquents pouvant s’avérer nuisibles.
            -> Mais dites-vous qu’en cas de conflit de haute intensité, les satellites seront les premiers vecteurs ciblés.
            .
            – (4) – Ouvrez d’abord un livre d’histoire avant de vous demander ce que j’ai fumé (ce qui est maigre comme argument) …
            – (5) – Si « dans un affrontement entre grandes puissances » vous insinuez que le rôle des porte-avions équivaut à celui des pré-dreadnought en 14/18, vous n’insinuez pas que les porte-avions sont obsolètes, mais presque 🙂 !
            .
            – (6) – Les porte-avions supportent régulièrement les crash d’avions sans pour autant être détruits ou voir s’enchainer une succession d’explosions de carburant et de munitions sur leur et pont et dans leur hangar…
            Non, un porte-avions n’est pas une bouteille de propane prête à exploser à la moindre étincelle 🙂 …
            .
            – (3 ) – Je peux même vous confirmer que l’impact d’un missile antinavire aura moins de conséquences sur PAN de 40 000 que sur une frégate de 6000 tonnes.
            .
            Vous délirez à croire à une telle fragilité des PA qui restent en plus protégés par une bulle A2/AD offerte par leur escorte.
            On voit visiblement que vous n’avez jamais mis les pieds sur un PA. N’est-ce pas Amida ?
            .
            – (7 ) – (8) – Et bien ces arguments suffisent déjà en soit pour que la France entretienne son savoir-faire et renouvelle ses capacités.
            .
            « …Mais, à vue de nez, si on met de côté les porte-avions d’escorte, opérant loin des eaux les plus disputées, … »
            -> Non Amida, il s’agit bien de compter tous porte-avions y légers des eux camps c’est dire US, britanniques et japonais.
            .
            « …ceux, d’escadre, opérant au plus près de l’ennemi le plus dangereux, ont subi des pertes élevées. »
            C’est là que vous arrivez à une impasse, car ces pertes auront surtout été importantes pour la flotte japonaise qui a perdu la quasi totalité de ses 30 porte-avions (lourds et légers) de 1942 à 1945. Et ces pertes japonaises étaient essentiellement dues aux porte-avions US qu’aux sous-marins.
            .
            « …Et dites-vous La plus grande part des porte-avions en service dans le monde en 1939 ont été coulés pendant la Seconde Guerre mondiale. »
            Oui c’est vrai pour la marine japonaise et britannique qui elle perdit 4 de ses 7 porte-avions en service en 1939.
            Mais de 1940 à 1945, la Royal Navy lança 17 porte-avions (dont 6 de + 32 000 tonnes) et 38 CVE de 14 000 tpc sans en perdre aucun 🙂 !
            L’US Navy perdit 4 de ses 8 PA en service avant décembre 1941.
            Mais de 1942 à 1945, l’US Navy reçu
            – 138 CVE et CVL (de – 20 000 tpc) dont elle perdit 8 unités.
            – 23 CVE (de 24 000 tpc) sans aucune perte.
            – 26 CV lourds (de + 33 000 tpx) sans aucune perte.
            .
            .
            Sur 257 porte-avions alliés ayant connu la guerre, 12 furent coulés majoritairement des porte-avions légers plus vulnérables avec 8 unités perdues .
            .
            Notez que je ne vous donne pas ces chiffres « à vue de nez » et que j’en ai le détail par nationalités et classes de navires 🙂 …
            .
            .
            « …hier sous la forme d’avions d’assaut attaquant seul ou par deux la même coque, aujourd’hui sous celle de salves de 10 à 30 missiles antinavires arrivant simultanément. sur la même cible. »
            -> Et vos dizaines missiles viennent d’où ?
            D’avions de combat ou de navires qui s’il voient sauront aussi vus. Vous restez du schéma trop subjectifs Amida.

  10. Zayus dit :

    @OMIOMI:
    .
    Situation diamétralement opposée à ce cas de figure, nous avons vu Bush junior inaugurer le CVN-77 USS George H.W. Bush en 2006 😉 !

  11. Nike dit :

    « En décembre dernier, la chaîne de télévision Fox News avait en effet rapporté qu’il n’y avait plus de groupe aéronaval américain en mer. » 10 porte-avions et pas un seul en mer ? On se plaint de la disponibilité du CdG, mais on n’a vraiment pas de quoi rougir. Avant de construire de nouveaux porte-avions Trump devrait se pencher sur l’amélioration de la disponibilité des navires de la Navy.

  12. . dit :

    Il me semble me souvenir que les USA sous l’administration Reagan , disposaient de 17 porte-avions qui n’étaient pas tous de première fraîcheur …

  13. olav dit :

    Petite remarque : le capitaine Hendrix est en fait le capitaine de vaisseau Hendrix.

  14. sentinelle dit :

    J’aime les capitaines nous l’avons tous été mais il faut un peu d’expérience et de hauteur de vue pour prendre en compte tous les aspects . La guerre sans pertes ça n’existe pas la notion de vulnérabilité est relative.

  15. Auguste dit :

    « Trump veut doter…. »:J’ai plutôt l’impression que d’autres ont voulu et que lui s’est contenté de signer.De la même façon qu’on lui a fait signer sur le coin d’une table la dernière opération commando au Yèmen,qui a complètement foiré.

  16. cipal dit :

    en fait les beaux esprits habituels se fourvoient dans le prêt à penser des chapelles diverses et variées visant à désarmer les copains pour attirer les capitaux dans leur boutique !!
    le problème de ce pays est que nous sommes contraints par la connerie politique depuis Giscard à abdiquer de notre puissance militaire en pleine incohérence avec nos billevesées diplomatiques donneuses de leçons à la terre entière, nos prétentions de grande puissance le tout en refusant de nous donner les moyens en concordance avec les poussées égotiques des pitres gouvernants !
    notre politique de défense crève de l’incohérence, du manque de compétence et de la superficialité des abrutis bavards pseudos dirigeants !
    toutes les composantes sont nécessaires encore faut-il encore une fois que le commandeur suprême ait une claire vision de l’objectif et que les guignols lui accordent les moyens de la politique définie… si tant est, que un jour ce soit possible, avec des décideurs plus enclins à se contempler le nombril en préservant leurs petits intérêts médiocres !

  17. Temrah dit :

    Certains analystes ont également prôné le remplacement des porte-avions américains actuels par des plus petits porte-avions, plus faciles à défendre et suffisants pour assurer une présence stratégique en mer à un moindre coût.

    • wagdoox dit :

      Ce serait l’idéal pour les opérations en mer mais en l’air, les demandes vont être de plus en plus différentes. Je m’explique, les portes avions aujourd’hui sont plus gros, les avions aussi mais ces derniers sont devenus très polyvalents. Ca a fini par libérer de la place mais à l’avenir s’il y a un avion, il y aura aussi un drone MALE et surement un UAC, plus des avions de logistique (Hawkeye et hélico). Donc on finale on va se retrouver avec des avions plus gros qui ne seront pas tout seul et des drones prenant peu être encore plus de place que les avions (un MALE a de très grandes ailes).
      Si les industriels arrivent à gérer des appareils plus grands et plus différents dans un espace plus petit alors oui. A noter que meme sur l’aspect mer les marins préfère un bâtiment de 300 m de long pour mieux faire face à la houle de l’atlantique. Bref vaste sujet mais vrai sujet.

    • Elmin dit :

      1 PA a 12 Md€ c’est 3 PA de type 60/70 000 t a 4 Md€ .. imaginez une flotte de 36 PA nucleaire de 75 000 t et de 50 appareils rafales ^^ ! Meme avec la moitié au port, cela ferait 4 en atlantique nord, 2 atl sud, 2 Méditerranée, 2 dans le golfe persique, 5 dans le pacifique et 3 dans l’ocean indien … en plus a ce prix là ils serait bien capable d’en vendre 4 au japon, 3 aux australiens, et 2 aux anglais …
      c’est un peu comme les burkes qui coutent 4 fois le prix d’une Fremm , ou les sea wolf qui coutent carrement 8 fois le prix d’un barracuda …

      • Nico St-Jean dit :

        @ Elmin

        « c’est un peu comme les burkes qui coutent 4 fois le prix d’une Fremm , ou les sea wolf qui coutent carrement 8 fois le prix d’un barracuda … »
        .
        Les FREMM françaises coûtent 670 millions d’Euro soit, 715,426 millions US au taux du jour .. un Burke Fligh IIA coûte 1,843 milliards US donc, un Burke ne coûte pas 4 fois plus cher qu’une FREMM mais seulement 2,577 fois plus cher … Par contre, un Burke est 3 fois mieux armé et 3 fois plus performant qu’une FREMM . La performance semble avoir un prix. Concernant la classe Sea Wolf, il s’agit du même cas que les Zumwalt ou le Gerald R. Ford, près de la moitié des coûts ne sont que de la R&D, R&D qui à servi (dans le cas des Sea Wolf) à développé la Classe Virginia, qui est et sera de loin la classe de SNA la plus performante au monde puisqu’elle ne cesse d’évoluer par Block technologique avec le très prometteur Block V qui arrive, et le VI, VII financés pour les années 2025-2035 … Il en est de même pour les 50 Milliards $ de R&D que génère le programme F 35 et entre 10 et 20 milliards $ pour le programme F-22, vous saisissez comment les américains fonctionnent maintenant ?

    • Zayus dit :

      @Temrah:
      C’était à la fin des années 60 avec les SCS (de 12 000 à 25 000 tonnes) qui avaient mis les britanniques en difficulté aux Malouines en 1982 et dont l’ère commence à être révolue.
      .
      Ou alors, reste à savoir ce qu’en 2017 un analyste US désigne comme un porte-avions plus petit ?
      – Serait-ce un porte-avions de 60 000 ou 50 000 tonnes au lieu de 100 000 🙂 ?
      – Car un PA US CATOBAR aura toujours besoin d’une longueur minimale de catapultes pour ses appareils de + 30 tonnes. Sinon il s’agira de retourner aux SCS des années 60 Zumwalt, mais avec des F-35B en lieu et place des Harrier.
      .
      La taille d’un porte-avions n’a rien à voir avec la facilité de le défendre…
      Non, le seul avantage réside uniquement sur un moindre cout d’exploitation.

      • wagdoox dit :

        face au D21 la taille importe un minimum

        • Zayus dit :

          Dites-vous que le jour où un DF-21 réussira à détruire un objectif mobile en plein océan que nous le sauront tellement les chinois voudront mettre en avant cette arme qu’ils veulent dissuasive 🙂 !!!
          .
          Mais avons-nous un DF-21 détruire quoique ce soit ?
          Non, mis à part les photos aériennes d’un cratère attribué au dit missile sur un périmètre terrestre aux dimensions d’un PAN US.
          Le genre de truc qu’on peut faire avec une importante charge à même le sol.

  18. Sempre en Davant dit :

    Sans incriminer la longueur des coursives…. http://www.snafu-solomon.com/2017/03/deployed-us-navy-has-pregnancy-problem.html
    C’est pratique un aéroport 😉

  19. jeff dit :

    Je suis un peu du mème avis que vous tokamak. Les amerloques n’en auraient pas un en rab de port’av. ? … Mème d’occase , en t.b.e.g. , pas trop de kilométrage, par exemple ….Mème sans système de propulsion , une coque quasiment vide avec un pont , que nous ( français ) pourrions remplir et équiper nous mème à notre convenance . Sachant que d’aucuns pleurent depuis pas mal d’années pour en avoir un autre . Ce serait bien en ayant bien sur l’argent pour lui donner ( aussi , à moins que nous les ayons déjà ) des bâtiments d’escorte . Vu que ces engins là ne se baladent jamais tout seuls.
    JEFF.

    • Zayus dit :

      @jeff:
      .
      Chiffrez-nous le cout d’exploitation annuel d’un PAN ou CVN d’origine US dans la Marine Nationale, juste pour que vous nous éclairiez de vos connaissances pointues svp 🙂 .

  20. Lagaffe dit :

    L’article de Joseph Henrotin sur l’avenir du porte-avions :
    http://areion24.news/2017/03/01/avenir-porte-avions/

    • Zayus dit :

      @Lagaffe:
      .
      Cet article n’est que la probable source du commentaire de @Berkut qui en reprend point par point les arguments auxquels je réponds également plus haut point par point mettant aussi en perspective que Berkut et Henrotin sont incapables de définir le rôle et les missions d’un porte-avions en dehors des frappes air-sols et la diplomatie sur lesquelles ils focalisent leur analyse.
      .
      Et vous Lagaffe,
      savez-vous quelles sont les missions auxquelles un porte-avions est sensé répondre ?

      • Lagaffe dit :

        Et quelles sont ces autres missions qui ne peuvent pas être remplies par autre chose qu’un PA ?
        Comme le CdG va être indisponible pendant 18 mois, il serait intéressant de savoir de quoi on va devoir se passer !

    • Zayus dit :

      @Lagaffe:
      Bon au moins vous répondez à cette interpellation.
      Mais ma réponse s’adresse aussi :
      @Berkut:
      @Gégétto:
      @Amida:
      .
      Avec le CdG indisponible au moins 18 mois, la France perd;
      – 1 – sa capacité à maintenir une force d’avions de combat sur une zone d’opération hors de portée de l’Armée de l’Air sans ravitailleurs.
      -> Car même les ravitaillement en vol l’Armée de l’Air ne saurait maintenir une force sur place autre que des rotations de missions.
      -> Parlons aussi de zones plus lointaines difficilement accessibles même avec des ravitailleurs en vol (surtout au regard de l’état délétère de notre flotte de ravitailleurs…).
      .
      – 2 – sa capacité à donc couvrir une force amphibie projetée sur une même zone lointaine hors de portée de l’Armée de l’Air, avec donc l’impossibilité d’opérer des CAS sur demande urgente. Cette couverture sous-entend des appuis tactiques, des CAS mais aussi l’élimination de toute menace aérienne hélicoptères et avions de combat.
      .
      – 3 – sa capacité à entrer premier ou d’ouverture de théâtre dans une zone de conflit inaccessible à l’Armée de l’Air (d’autant plus avec un MdCN qui arrive très lentement).
      .
      – 4 – sa capacité à offrir une couverture aérienne à une escadre ou force navale hors de portée de l’AA, face à une force aérienne adverse.
      C’est même LE PREMIER RÔLE des porte-avions auxquels les frégates AA ne sauraient se substituer, car elles n’offrent qu’une protection -> mesure Réactive, là où le PA peut prendre l’Initiative en éliminant la menace à sa source.
      .
      – 5 – sa capacité à frapper une force navale adverse avec les avantages offerts par les vecteurs aériens et aéronavals tels que le couple avion de combat missile de croisière antinavire offre une allonge de portée que n’auront jamais les seules frégates, destroyers et croiseurs.
      la comparaison reste d’ailleurs similaire pour des frappes AVT : les avions embarqués offriront toujours une portée d’action que n’auront jamais les navires de surface et sous-marins.
      .
      Voilà de quoi on va devoir se passer et dont on ne pourra disposer si la situation politique, stratégique ou tactique, l’exigeait.
      .
      À moins de vouloir faire de la France un pays à vocation stratégique strictement continental qui abandonne ses DOM-TOM replié sur la métropole, on ne saurait remplacer un outil aussi polyvalent comptant parmi les principaux vecteurs de puissance navale qu’est le porte-avions.
      Une véritable puissance navale ne saurait se passer de Porte-Avions, LHD (voire LPD), SNA, destroyers & frégates AA, ASM (+ vecteurs AVT) et BRE comme unités clés de sa crédibilité.