Le taux de disponibilité des avions de transport de l’armée de l’Air baisse encore

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22 contributions

  1. R2D2 dit :

    Il serait intéressant d’avoir les taux de disponibilité des compagnies aériennes. Cela donnerait un bon exemple de comparaison pour savoir si il est normal dans l’aéronautique d’avoir moins d’un appareil sur deux qui est en état de vol.
    Dans mon secteur d’activité on nous demande du 99.99% et des plans d’actions pour gérer les 0.01%.

    • Ryner dit :

      Pour que vous compreniez ces taux de disponibilité, il faudrait que l’on aborde en détail les marchés de MCO (des machines bloquées en SIAÉ ou chez des prestataires pendant des mois…) et l’importance du lobby industriel. Vaste sujet !

      • FredericA dit :

        … D’autant plus vaste que le civil n’utilise pas le même matériel pendant pendant 40 ans ! En outre, de nouveaux appareils civil sortent régulièrement des bureaux d’étude. Plus spacieux, plus économe… il séduisent facilement les compagnies aériennes dont le but est de faire du profit sur le transport de masse.
        .
        Aucune comparaison n’est donc possible avec un Transall ou un Hercule dont le replacement fait l’objet d’un appel d’offre, d’une spécification, d’une commande, d’une construction en petite série… pour les besoins d’UNE armée (ou plusieurs si affinités).

      • Trolga dit :

        Un liner décolle, reste longtemps en l’air à altitude et régime constants, ne prend au max que 1,3 g en virage et se pose toujours sur une piste en dur très bien entretenue. Un chasseur de 30 ans d’âge est supersonique, vole en très basse altitude tous les jours où les conditions atmosphérique sont plus agressives (températures élevées, forte pression d’air) les mouvements manettes sont beaucoup plus nombreux et de plus grandes amplitudes, utilise la PC, prend à chaque vol entre 6 et 9 g,; je ne parle pas des transporteurs qui se posent sur terrains sommaires, décollent en surcharge dans la poussière, ouvre en vol la tranche arrière,etc.
        Bref vous comparez un bus pullman avec une F1 ou une voiture de rallye. Il n’y a pas de comparaison possible.
        Je trouve même qu’avec leurs conditions d’emploi et le peu de moyens logistiques alloués, l’Armée de l’air réalise des prouesses. A mettre au crédit des mécaniciens.

        • Ryner dit :

          Malheureusement, les mécaniciens de l’armée de l’air ont de moins en moins de responsabilité dans la maintenance des aéronefs. Si autrefois ils réalisaient la totalité de la maintenance, jusqu’au 3ème échelon, la RGPP a depuis fortement diminué les effectifs. La résultante la voici: les ateliers moteurs sur les bases aériennes ont disparu au profit du SIAé, les visites périodiques pour une partie ont été externalisées soit au SIAé soit aux industriels. Au final, les machines ne sortent pas des ateliers pour diverses raisons: efficience médiocre des ouvriers d’état en SIAé, stock de pièces insuffisant, prestataires privés dont le service rendu est loin des exigences de l’appel d’offre…etc. Pour les prestataires privés, il convient de développer le sujet tant la situation est kafkaïenne. Ces derniers répondent à des appels d’offres pour de la maintenance sur tel ou tel appareil sans avoir le personnel qualifié pour faire le job. Généralement le moins disant remporte le marché et seulement à ce moment se met à recruter du personnel de certification (mécanicien APRSeur). Le temps d’obtenir ces personnels….qui ne se trouvent pas dans une file d’attente de pôle emploi, les machines entrent en VP et s’accumulent. Les retards ne feront de toute façon jamais l’objet de pénalités tout comme les malfaçons qui seront corrigées par les mécaniciens des unités sans que la SIMMAD n’émette la moindre protestation. Le tableau est sombre, mais il n’est que la résulatnte de décisions qui pour certaines remontent à plus de 14 ans. On paie le prix de choix politiques que personne ne veut assumer. Il est toujours plus facile de jeter l’opprobe sur le personnel mécanicien des armées dont la plus grande qualité ces dernières années est de savoir endurer en fermant sa gueule.

        • Jm dit :

          Non Monsieur Trolga, à mettre au crédit de tous les militaires de l’Armée de l’Air, s’il en manque un, le système se grippe. Pensez aux petites et grandes mains de l’ombre……

    • Angelin dit :

      Les compagnies aériennes n’exploitent pas des avions de 40 ans d’âge…

    • Alex dit :

      Bonjour, comparaison impossible et totalement hors sujet. On n’exploite pas un liner comme un Transall ou un Hercule. Les missions des aéronefs militaires sont beaucoup plus exigeantes, les conditions d’exploitation beaucoup plus dures (d’où des allers-retours en atelier beaucoup plus fréquents). En outre, les protocoles de maintenance sont totalement différents, ce qui implique forcément des différences dans les taux de disponibilité (le protocole d’un liner est beaucoup plus souple, une tâche de maintenance pouvant être réalisée à chaque escale, là où un aéronef militaire sera entretenu sur sa base d’attache, pour un ensemble, une longue gamme d’opérations, ce qui l’indisponibilisera plus longtemps).

  2. parabellum dit :

    la rupture capacitaire reste tolerable face a des dangers asymetriques ou il n y a pas d opposition aerienne et peu de vraies DCA. face a une adversaira ayant un peu d aviation et quelques batteries de canons ou missiles ca deviendrait vite tres dur…si l a400 est une impasse et même Airbus semble le penser helas il faut penser autre chose . les allemands ont peut etre encore du potentiel Transall ? louons des C17 aux anglais ou americains pour le strategique ? faisons un gros CASA ? ou un airbus maritime pour remplacer les atlantic HS ? mais en fait il n y a rien a l horizon, rien d innovant rapidement dans les programmes politiques, rien …prions donc pour n avoir aucune mauvaise surprise que notre lente usure…prions pour qu aucun poste dans la BSS ne soit attaque par une meute du djihad un jour ou le tigre du coin est en panne et le vieux puma aussi…prions st michel! merde on n a pas d avion pour dropper des renforts ni des munitions ..! prions

    • R2D2 dit :

      « prions pour qu aucun poste dans la BSS ne soit attaque par une meute du djihad un jour ou le tigre du coin est en panne et le vieux puma aussi… »
      Ce qui serait drôle cela serait d’avoir les taux de disponibilité des gars d’en face (daesh & Co). Ca se trouve avec leur pick up toyota (« garantie 3 ans ou 100 000 kilomètres ») ils nous défoncent 😉

      • Zayus dit :

        @R2D2:
        @parabellum:
        .
        Prions bien au contraire pour que les daesh&Co, en fait daech n’existe pas dans la BSS (…), parlons plutôt de narco-djihadistes, attaquent nos postes isolés sur Barkhane !
        Car ce sera le moyen opportun des localiser, les fixer et de les défoncer en faisant du bilan en terme de neutralisation 🙂 !
        .
        Mais malheureusement les narco-djihadistes ne sont aussi cons que ça.

  3. Leum dit :

    Si ce n’est pas la preuve d’un budget insuffisant. On a pas assez de matériel et la disponibilité est mauvaise…

  4. parabellum dit :

    sauf erreur les allemands ont environ 90 transall qui doivent tenir encore 4 ou 5 ans…faisons donc un bon test de la gross kooperazion européenne…ils en avaient envoyer 2 faire un tour au mali…

    • Heptaine dit :

      De mémoire le nom transall C160 provient du fait qu’il y en a eu 160 construits. Et ils nous en restent que 20…..! Quand je pense que dans les années 90 on pouvait se payer le luxe de descendre en transall depuis Nancy, un escadron faire son stade de tir à Canjuers !

      • dan78 dit :

        Le nom C 160 vient de la surface alaire de l’avion, 160 m2.

      • Clavier dit :

        « De mémoire le nom transall C160 provient du fait qu’il y en a eu 160 construits. »

        Celle là je ne la connaissais pas …. MDR ….et pour les 130 Hercules…? vous avez une explication ?

      • Zayus dit :

        @Heptaine:
        @dan78:
        @Clavier:
        .
        Il y eut en fait 214 C-160 Transall, construits pas 160.
        En dehors des 6 exemplaires de présérie, le nombre 160 correspond aux 160 Transall livrés à l’Allemagne (110) et à la France (50).

    • Zayus dit :

      Il leur resterait 71 Transall en service en Allemagne contre 28 en France…

      • Parabellum dit :

        Reste à savoir quelle est leur disponibilité…mais votre chiffre montre qu ils en ont beaucoup plus et donc de la marge…allons discuter avec eux avant une cata…

        • Zayus dit :

          @parabellum:
          Les allemands en ont reçu 110 contre 50 en France en plus des 3 de présérie préalablement reçus par chacun des 2 pays.
          .
          La moindre sollicitation opérationnelle des 110 Transall allemands comparée aux 50 français suggérerait logiquement une meilleure disponibilité.
          Mais ça reste à confirmer.

  5. Rb dit :

    Je serais curieux de connaitre quand même le nombre d’occurrence sur chaque type d’appareil, parce que baisser ou monter de 5% sur un parc de 20 appareils par exemple, c’est assez bidon dans le fond, autant on a pas mal de rafale, autant les avions de transports, surtout sur des vieux modèle tel que les transal, bref faire des stat sur 21 appareils, ça n’a pas trop de sens.

  6. Fabien dit :

    Et oui, l armée est victime des choix politiques en terme d emploi et de cout. Ce n est pas nouveau, et cela ne va pas s arranger. En cas de conflit majeur, les craintes d un effondrement des capacités ne sont plus de l ordre du fantasme, mais relèvent d une realitée qui se montrera cruelle au moment ou le pays traversera sa plus grande crise de politique interieure. L histoire de la France prendra alors un autre chemin…..D ici là, notre élite aura bien bien pris soin de proteger ses arrieres, et laissera au petit peuple le soin de redresser le pays avant de revenir les asservir ! ( je m egare…)