Le taux de disponibilité des avions de transport de l’armée de l’Air baisse encore

Les années passées, le député François Cornut-Gentille avait dû attendre plusieurs mois pour avoir des réponses aux questions écrites relatives aux taux de disponibilité des aéronefs de l’armée de l’Air et de la Marine nationale. Mais cette fois, fin de législature oblige, le ministère de la Défense a fait preuve de célérité pour communiquer les données demandées.

Le taux de disponibilité est un indicateur qui sert à apprécier l’état des matériels utilisés. Par définition, un appareil est dit « disponible » s’il est « apte à moins de 6 heures, au moins une mission correspondant à celles indiquées dans sa fiche de caractéristique militaire, sur tous sites d’emploi. » Il s’agit d’une moyenne, les avions déployés sur un théâtre extérieur étant pratiquement tout le temps « disponibles ».

Par rapport à 2015, les taux de disponibilité des avions de combat de l’Armée de l’Air et de la Marine nationale ont globalement progressé. Celui des Rafale M F3, engagés dans l’opération Chammal à deux reprises en 2016, est passé de 53,6% à 56,6%.

Et la tendance est la même pour ceux de l’armée de l’Air (Rafale B et C), avec une progression de 48,50 à 49,30%. Même chose pour les 71 Mirage 2000D (35,20 contre 32,90), les 28 Mirage 2000-5 (44,20 contre 39,10%) et les 7 Mirage 2000B (49,90 contre 46,60%). Pour la plupart, ces appareils ont engagés dans plusieurs opérations en 2016, dont Chammal, Barkhane (Sahel) et Baltic Air Policing. À noter que les données concernant les Mirage 2000N des Forces aériennes stratégiques (FAS) sont classifiées. Toutefois, ces avions ont aussi participé à des missions conventionnelles, en particulier depuis la Jordanie.

En revanche, la tendance est toute autre pour les avions de transport. Et encore, les chiffres donnés par le ministère de la Défense ne concernent pas les A400M « Atlas », dont il aurait été intéressant de connaître la disponibilité.

Cela étant, les taux de disponibilité continuent de baisser à mesure que ces appareils prennent de l’âge. C’est en particulier le cas de celui des 14 C-130H Hercules, passé de 28,80% en 2014, à 26,20% en 2015 pour descendre encore à seulement 22,50% en 2016. La modernisation de ces appareils ayant été commandée l’été dernier afin de rendre, à au moins 8 d’entre eux, les « capacités compatibles avec les besoins des forces spéciales ».

En outre, ce faible taux de disponibilité des C-130H est à rapprocher avec celui des avions de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale, lequel est passé de 26,2 à 24%. Pour ces derniers, les causes sont connues : le manque de pièces détachées et des difficultés dans la modernisation de 15 exemplaires.

S’agissant des 21 Transall C-160 encore en service, leur taux de disponibilité a de nouveau baissé, passant de 45,60 à 40,90%, soit le niveau qu’il avait en 2014. Seulement, trois exemplaires de plus ont disparu de l’inventaire de l’armée de l’Air en 2016.

Les 27 Casa CN-235 s’en sortent le mieux, malgré un taux de disponibilité en baisse (50,80 contre 52,30% en 2015).

Enfin, les taux de disponibilité des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) est en chute libre. Celui des SIDM Harfang est passé de 62,80 à 36,60%. Idem pour les 3 MQ-9 Reaper engagés depuis Niamey (Niger) dans l’opération Barkhane (71,30 contre 86,40% e, 2015).

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