Pékin construit des structures pour abriter des systèmes de défense aérienne en mer de Chine méridionale

Le groupe de réflexion Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI) a diffusé de nouvelles images satellite des îlots que Pékin aménage en mer de Chine méridionale. Et leur analyse suggère que l’Armée populaire de libération (APL) y fait construire des structures destinées à abriter des batteries de défense aérienne.

Ces constructions et le déploiement de tels systèmes renforceraient de facto les capacités chinoises d’interdiction et de déni d’accès (A2/AD pour Anti-Access/Area Denial) dans cette région stratégique de par sa position géographique, qui en fait un carrefour du commerce maritime mondial (5.000 milliards de dollars de biens y transitent chaque année) et de par ses ressources en hydrocarbures.

Par ailleurs, la mer de Chine méridionale fait l’objet de contentieux territoriaux, plusieurs pays de la région estimant avoir des droits sur certaines parties. Ce que conteste Pékin, qui, malgré un récent avis de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, revendique la quasi-totalité de cette zone. D’où l’aménagement d’îlots et de récifs artificiels à des fins militaires.

Ainsi, une piste d’aviation, longue de 3.000 mètres, a été construite sur celui de Fiery Cross, situé dans les îles Spratleys. Ce qui lui vaut d’être surnommé le « second porte-avions chinois ». Et, sur celui de Woody Island, dans l’archipel des Paracel, un système de défense aérienne Hongqi-9/FD 2000 y a d’ores et déjà été installé. Mais ses batteries de missiles sont simplement protégées par un filet de camouflage, ce qui est insuffisant au vu des conditions qui règnent dans la région.

D’où la construction de ces structures en béton avec un toit rétractable, évoquées par l’AMTI. Les travaux auraient commencé entre fin septembre et début novembre. « Cela montre que ça n’a pas été fait en réaction au cycle politique à Washington mais qu’il s’agit plutôt d’un modèle constant de militarisation de la part de la Chine », a souligné le groupe de réflexion.

Concrètement, il s’agirait ainsi de protéger les systèmes HQ-9 déployés contre la corrosion et d’empêcher les « adversaires de savoir combien de lanceurs (le cas échéant) sont présents à un moment donné. » Et l’AMTI d’ajouter : « en cas de conflit, ces structures permettraient de supporter des frappes. Elles sont également construites très près d’autres défenses » (batteries anti-aériennes et systèmes de défense rapprochée CIWS – close-in weapon system) identifiées en décembre 2016.

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