L’Otan a lancé un programme de formation dédié à la lutte contre les IED en Irak

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L’Otan a annoncé, le 5 février, avoir lancé un programme de formation destiné à former les forces de sécurité irakienne à la lutte contre les engins explosifs improvisés, que l’État islamique (EI ou Daesh) utilise en grand nombre pour piéger les bâtiments qu’il est contraint d’abandonner.

« Environ 30 soldats participent à la première session de cinq semaines » de cette formation qui, a précisé l’Otan, se déroule sur le sol irakien. En outre, les stagiaires se verront « fournir les équipements de protection nécessaires » par les pays membres de l’Alliance.

« Le nouveau programme de formation à la lutte contre les IED se déroulera parallèlement aux stages pilotés par l’Otan en Irak concernant la coopération civilo‑militaire », a ajouté l’organisation.

Depuis janvier 2017, et conformément aux décisions prises lors du sommet de Varsovie, en juillet dernier, des conseillers de l’Otan ont été affectés en Irak afin d’y superviser les activités d’entraînement et d’aider les autorités locales à réformer leurs institutions sécuritaires.

Jusqu’alors, les formations proposées par l’Otan aux forces irakiennes se déroulaient au Centre d’entraînement pour les opérations spéciales Roi Abdallah à Amman, en Jordanie.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a insisté sur le fait que « la formation des forces irakiennes est un élément important de la contribution » de l’Alliance « à la lutte contre le terrorisme », laquelle comprend également la mise à la disposition de la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis d’avions AWACS.

« La meilleure arme dont nous disposons dans la lutte contre le terrorisme est la formation des forces du pays », a commenté M. Stoltenberg, avant d’ajouter qu’une « plus grande efficacité des forces militaires irakiennes est synonyme d’un Irak plus sûr et d’un Moyen-Orient plus stable »

3 commentaires sur “L’Otan a lancé un programme de formation dédié à la lutte contre les IED en Irak”

  1. Ben?! Yapa de coms sous cet article, qui est pourtant intéressant.
    .
    Alors je contribue. Trois idées:
    – Le déminage résiduel, puisqu’il s’agit de ça, on le met quand on voit la paix au bout du tunnel. Ce temps est donc venu pour l’Irak, même si, au jour d’aujourd’hui, ça peut sembler encore un pari optimiste.
    – C’est l’Otan qui s’y colle, comme quoi même des militaires de l’Otan peuvent être humanistes, là où tous les autres s’en foutent.
    – Faire la guerre est un truc de mec qui fait pipi à coté de la cuvette et qui n’essuie pas ses cochonneries: ceux qui vont déminer ne sont pas ceux qui ont miné (sauf cas particulier de la France, après 2eGM). Le grand guerrier a besoin d’une bonniche. C’est pas dans le kriegspiel, façon Moltke, Clausewitz ou Ben Laden: la guerre, c’est salissant, après faut nettoyer les merdes. Rambo a besoin de Conchita; pas glorieux. Et pourtant, les gens qui vont faire ça sont des héros.

    1. L’OTAN est une organisation politique où les décisions sont prises par consensus à 28. Donc les 28 pays membres se sont mis d’accord pour aider, attention les yeux, les irakiens … à former 30 démineurs. Waouh ! ça c’est de la contribution.
      Ca sent surtout le petit geste pour certaines nations pour dire que l’on oublie pas le flanc sud après avoir mis quelques troupes de pays alliés, lire US, dans les pays baltes ou en Pologne.
      Après tout, je me demande si Trump n’a pas parfois raison de dire que l’OTAN est obsolète.

      1. C’est un premier groupe de 30. Il y en aura d’autres. Et ces futurs démineurs irakiens formeront sans doute chacun des dizaines d’autres… C’est pas le boulot qui va manquer pour au moins les 20 années à venir.

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