L’Otan a ouvert un bureau régional au Koweït

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L’Initiative de coopération d’Instanbul (ICI) a été lancée en 2004 en vue d’établir un partenariat entre l’Otan et quatre pays du Golfe arabo-persique, dont Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis. Et cela pour lutter contre la prolifération d’armes de destruction massive et le terrorisme, organiser des exercices conjoints, promouvoir l’interopérabilité et prévenir les trafics (personnes, armes, drogues, etc).

Ce partenariat avec l’Otan s’est traduit, en 2011, par la participation des forces aériennes (et spéciales) quataries et émiraties à l’opération Unified Protector, alors menée en Libye.

C’est donc dans le cadre de cette ICI, que comptent rejoindre l’Arabie Saoudite et le sultanat d’Oman, que l’Otan a inauguré, le 24 janvier, son premier bureau régional au Koweït. À cette occasion, le secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, a appelé à un renforcement de la coopération en matière de sécurité avec les pays de la région.

« Ce sera une plateforme vitale pour la coopération entre l’Alliance et nos partenaires du Golfe », a-t-il déclaré M. Stoltenberg, aux côtés de Cheikh Jaber Mubarak Al-Sabah, le Premier ministre koweïtien. « Nous faisons face à des menaces sécuritaires comme le terrorisme, la prolifération d’armes et les cyberattaques », a-t-il ajouté, avant d’estimer qu’il est « plus important que jamais que nous travaillons plus étroitement ensemble. »

« Nous faisons face aux mêmes menaces, comme le terrorisme et les États défaillants. Et nous partageons les mêmes aspirations pour la paix et la stabilité », a encore fait valoir M. Stoltenberg.

Ce bureau régional permettra donc d’intensifier la coopération en matière de gestion de crises, d’antiterrorisme, de sécurité énergétique et maritime, de cyberdéfense et de lutte contre la prolifération d’armes de destruction massive.

L’inauguration de ce bureau fait suite à l’ouverture, l’an passé, de missions diplomatiques auprès de l’Alliance par les quatres pays membres de l’ICI. À noter que la Jordanie et Israël en avaient fait de même, en leur qualité de membres du « Dialogue méditerranéen » de l’Otan.

Sur son site, l’Otan explique qu’il est nécessaire d’établir une « large coopération internationale […] pour faire face aux menaces nouvelles et complexes du monde d’aujourd’hui. » D’où la poursuite du développement d’un « réseau de partenariats dans le domaine de la sécurité. »

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