Un drone pour ravitailler les soldats sur le champ de bataille

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En décembre dernier, Amazon, a lancé son service « Amazon Prime Air » en livrant son premier colis par drone en moins de 30 minutes, dans le cadre d’un test effectué au Royaume-Uni. Mais une livraison de ce type avait déjà été effectuée quelques mois plus tôt dans le Nevada par la chaîne de magasins de proximité « 7-Eleven ».

Ce concept intéresse l’US Army Research Laboratory (ARL). C’est ainsi que, en 2014, il a lancé le programme « Joint Tactical Aerial Ressupply Vehicule » (JTARV) dont l’objectif est de pouvoir ravitailler rapidement une unité sur le champ de bataille avec un drone. Pour cela, deux entreprises ont été sollicités, à savoir Malloy Aeronautics et SURVICE

Comme l’a expliqué Tim Vong, un responsable de l’ARL, il s’agit de développer un service qui serait « l’Amazon du champ de bataille » étant donné qu’il ravitaillerait les soldats en moins de 30 minutes. Mais les capacités du JTARV seront largement supérieures à celles des drones utilisés par le géant du commerce électronique, lesquels ne peuvent emporter qu’une charge de moins de 3 kilogrammes.

Un prototype de type quadcopter et de forme rectangulaire, a effectué ses premiers essais. Pour le moment, sa propulsion est électrique. Mais il est question de le doter d’une propulsion hybride afin d’augmenter son rayon d’action jusqu’à 200 km et de porter sa capacité d’emport à 400 kilogrammes. Le tout à une vitesse approchant les 100 km/h, voire plus.

« Nous cherchons à développer une plateforme modulaire et stable pouvant être utilisée pour des missions encore plus dynamiques », explique Tim Vong.

Ce projet intéresse également l’Office of Naval Research (ONR) et l’US Marine Corps, qui, en 2011, avait déployé en Afghanistan des drones K-Max UAS pour le ravitaillement de ses bases avancées. Ces appareils effectuèrent plus de 230 sorties et livrèrent près de 500 tonnes de fret. Mais l’un d’eux s’était écrasé en juin 2013, alors qu’il s’apprêtait à ravitailler le Camp Leatherneck, dans la province du Helmand.

37 commentaires sur “Un drone pour ravitailler les soldats sur le champ de bataille”

  1. Pourquoi pas, nous n’en sommes qu’aux préliminaires du fabuleux potentiel de cette famille que sont les drones – Je viens de visionner une vidéo géniale d’un drone en phase de développement pour le déminage de terrain en mines antipersonnelles – Un drone qui balaie la zone avec un détecteur de mines, mémorise précisément les mines puis repasse déposer en douceur des charges de destruction sur les mines – Bref, vitesse , précision, efficacité et lorsque l’on connait les surfaces, les risques a traiter on ne on peut qu’être immédiatement convaincu – Donc dans le cas présent, je suis certain qu’il y a quelque chose d’efficace a développer !

    1. @ nonmaisdisdonc
      Il y a sûrement quelque chose d’efficace à développer, c’est vrai.
      Mais il y a autre chose qui se développe et qu’il faut anticiper : la tendance des personnels politiques à se prendre pour Napoléon, surtout lorsqu’ils accèdent au titre de « chef des armées ». N’oublions pas que ces gens-là sont pré-sélectionnés par les partis politiques, associations où les militaires sont statutairement interdits-de-séjour. Ainsi les militaires sont les seuls agents publics qui ne peuvent pas faire connaître leur point de vue, de façon informelle, aux futurs responsables politiques. Il s’ensuit que les personnels politiques ne sont pas conscients de leur incompétence dans le domaine militaire.
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      Par conséquent lorsque vous parlez de détecter les mines au moyen de drones il ne faut pas oublier de préciser, pour les incompétents qui nous gouvernent, qui nous gouverneront ou qui possiblement viendraient un jour à nous gouverner, qu’il existe aussi des mines indétectables.
      De même lorsque vous évoquez le « fabuleux potentiel de cette famille que sont les drones », il serait prudent de nuancer aussitôt votre enthousiasme en évoquant les limites techniques de ces appareils.
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      Méfions-nous des affirmations qui sont à la fois trop faciles à comprendre et impossibles à évaluer par les ignorants qui nous gouvernent.

    2. Autant pour le déminage à proprement parler ça à l’air parfait, autant pour la détection nous avons des moyens bien plus précis : les chiens (mais sûrement plus chère sur le long terme) mais surtout les rats (toujours en expérimentation je crois, mais un tau de détection proche de 100%, ne déclenche pas les mines et sont abondant dans les pays concernés et facile/rapide à dresser).

  2. Pour les combats urbains il faut développer des robots télécommandes armes : des mini chars avec un canon rapide à grand débattement et des lance grandes offensives et fumigènes . des drones aériens de toutes tailles de surveillance et de frappe seront aussi nécessaires voire vitaux. Il faut penser et s armer autrement …vite. Arretons de préparer la guerré d avant…avec un format suranné et des programmes peau de chagrin ou trop longs…on a à peine 70 ooo hommes d armee à terre pour une population de 66 millions d habitants…les robots seront indispensables pour remplacer les hommes d autant qu on est dans une mentalité zéro killed… les autres en face seront dès kamikaze fanatiques mais pas nous…

    1. Déjà en développement, notamment le URAN-9 Russe. Il serais peut-être naïf de penser que personne ni en France ni ailleurs dans l’UE ne travaille dessus.

  3. si un poil blindé , petiot airbag pour atterrir rapidement , on accroche 2 blessé dessous dans toile kellar
    4 petite fusée pour decollage rapide et zou emporte a 20 km de l’altercation

  4. Ravitailler les soldats sur le champ de bataille, c’est une bonne idée. Mais pourquoi pas non plus lui faire transporter du matériel lourd: mortiers avec leurs munitions, lance-missiles antichars ou sol-air dits  »portatifs », matériel des transmissions ou sanitaire , … ? En montagne ou en brousse, partout où il faut tout porter sur sur son dos ou sur des brancards, cela permettrait d’alléger les combattants qui ont bien besoin de l’être actuellement . En plus, le drone ne risque pas de tomber dans une embuscade.

    1. On aurait été heureux sur certains théâtres d avoir des petits drones capables d aller voir au delà de la crête ou du coin de rue…ou sur les toits…abattre le drone c est se dévoiler..le sniper va devoir se planquer si on doté chaque section avancée de ces engins…ça changera des rétroviseurs bricoles qu on a inventé …et les jeunes doivent maîtriser très bien ces trucs inconnus de ma génération …celle des rares talkie crachouillants..

      1. exact. La bataille de Mossoul est un formidable terrain d’experimentation pour pas mal de ces petits drones volants, roulants ou rampants.

        1. Certes.
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          D’une façon générale, la bataille de Mossoul est un fantastique terrain d’expérimentations. Bon, j’aimerais pas être à la place du cobaye, non plus.
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          Je crois que nous devrions développer une législation sur la protection des cobayes, en parallèle du développement des drones. Surtout si les types en blouse blanche s’appellent Assad, Poutine, Trump ou Daesh.
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          L’expérimentation ne va pas tourner à l’avantage des cobayes, je crois. C’est un peu comme une corrida: même si le toréador prend des risques, seul le taureau affronte la certitude de sa mort, sauf qu’il n’est pas au courant.

    2. « le drone ne risque pas de tomber dans une embuscade. » il risque d’être abattu en vol, et l’armement ou l’équipement pourrait tomber aux mains de l’ennemi.
      Il risque aussi d’attirer l’attention sur l’unité qu’il est sensé ravitailler. Impossible donc de l’utiliser pour les forces spéciales ou toute unité agissant à l’arrière des troupes ennemis.

      1. Il pourrait larguer de plus haut (hors de portée sonore) des équipements vitaux, rations, munitions, voire, eau.
        Je pense que l’on arrivera à réduire la signature sonore des pales, et déjà, c’est un moteur électrique, donc plus silencieux.

        1. « .. « si les drones sont bruyants, ils peuvent être totalement silencieux lorsqu’il s’agit d’appareils à voilure fixe. Ce point est embêtant pour tous ceux qui, comme les services secrets de la Maison-Blanche, cherchent à détecter les drones par leur signature acoustique ».

          Plus encore, réduire le niveau sonore des drones constituerait l’un des principaux objectifs au cours des prochaines années. Au Royaume-Uni, une entreprise utilise déjà un drone minuscule à six moteurs électriques pour surveiller un oiseau en voie d’extinction. La société affirme que les bruits ambiants tels que le vent étouffent le son du robot, de sorte qu’il parvient plus facilement à se faufiler au milieu des animaux. »

  5. du Rhum des femmes et d’la bière nom de dieu ,c’est pour toi ce qui te rendrait plouks heureux ,!du Rhum des femmes et d’la bière nom de dieu ,c’est pour toi ce qui te rendrait plouks heureux ,!du Rhum des femmes et d’la bière nom de dieu ,c’est pour toi ce qui te rendrait plouks heureux ,!du Rhum des femmes et d’la bière nom de dieu ,c’est pour toi ce qui te rendrait plouks heureux ,!

    OH ,que le diable les emporte nos ennemis qui nous nous l’ont pirater ,ouin ouin ouin , !chef y nous embêtent en face !
    balancer leur les pruneaux
    et ainsi la guerre des drones a commencé …………no comment ………supplémentaire

  6. Les cantinières, c’était quand même beaucoup plus sympa ! L »armée se déshumanise …

    1. Ray 75
      Il doit y avoir la possibilité avec le drone de s’en faire livrer une dans le trou individuel !….LOL!

  7. Non-comprenant.On peut m’expliquer la différence entre un hélicoptère et un drone K-Max,sinon que l’un est téléguidé.Téléguider certains hélicos civils existants,ne serais-ce pas une solution?. Et le « Black- Knight Transformer » c’est un gag?:j’ai cru a un oehmichen des années 20 restauré

    1. Fric, bruit, maintenance, transport bref une floppée de contre indications , mais bien sûr, cela dépend de son utilisation, au combat anti char, des petits hélicos armées feraient bien l’affaire

  8. Quand on pense que les premier drones date de 1914/1918 que les allemand s’en sont servie pendant la ww2 et si je dit pas de bêtise le Goliath cette mini mine explosive filoguidé que les allemand envoyait sous le véhicules.

    1. @delenne
      On redécouvre la lune et le Goliath sous forme récente de » trottinette à chenilles » pour biffins en reco ou en repli dans les bois et sentiers !..

      1. Pour info le sommet économique de davos a consacré du temps à un sujet sur l avenir de la guerré mettant en évidence le rôle des drones qui va tout bousculer et notamment avec les mini fabricables en imprimantes 3D…une nuée de mini drones pourrait saturer l espace aerien ou s abattre sur un site…La cyberguerre combinée à ca…de mon temps on avait déjà pour cible d aller peter les centrales électriques et le téléphone…il y a urgence à repenser La Défense de l infiniment petit au lointain stratégique…balader les derniers régiments de caserne en caserne ou acheter des remorqueurs n est pas à la hauteur…sans parler de commander 70 000 fusils allemands livrables en 10 ans…mobilisons les jeunes ingénieurs et start up pour La Défense moderne…

  9. La bataille qui fait référence pour les drones, ce n’est pas celle de Mossoul, ni de Gaza, mais celle de Donbass!

    Les russes prouvent que les drones sont à peu près neutralisés par les moyens de guerre électronique tant que conventionnels (radio) qu’innovants (applications informatiques distribuées).

    1. il faut que le drone ne soit plus radio commandé, mais embarque avec lui sa mission et l’intelligence artificielle pour affronter les cas différents.
      Là, tu peux blinder , par exemple en Mu métal ou autre, un blindage anti hf…difficile à contrer

  10. Si on imagine des dizaines de drones de ce type en vol en même temps, ils devront se coordonner en terme de niveau de vol entre eux et avec les appareils pilotés sur zone tout en gérant les zones interdites de vol par l’artillerie… ça risque d’être assez problématique de gérer la circulation aérienne.

    1. En cas de vraie guerré il resterait quoi de la circulation aérienne? Les aéroports seraient tapes parmi les premières cibles et La cyberguerre peterait l électronique…il faut penser autrement car la prochaine serait terrible plus redoutable qu un attentat par une petite bande…même pas la peine d avoir un gros corps de bataille car on aura sans doute d abord de gros sabotages et des attaques anti vie citadine…il faut totalement repenser La Défense et arrêter de faire du post Afghanistan ou de la bss…des émeutes generalissees en banlieue. Quelques gros sabotages et pannes électroniques majeures une pénurie alimentaire seraient tres déstabilisants pour n importe quel gouvernement et ce avant même tout combat classique avec drones ou sans…( il y a eu des survols de Paris par des gros drones dont on n a pas trouver les pilotes…)

      1. D’autant que les pannes électronique, en dehors d’une guerre peuvent survenir avec un caprice solaire, mais là on commence a partir loin (même si ça devrait être pris en compte)

      2. Et si ce drone percute un hélico de manoeuvre rempli de soldats, un rafale en pleine attaque basse altitude, un drone de combat en CAS ou empêche un tir de mortier demandé par une unité sous le feu ?
        Vous pensez que les JTAC vont adorer devoir gérer en plus des drones de transports dans l’espace aérien du champ de bataille ?

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