Nommé à la tête de la diplomatie américaine, Rex Tillerson estime que la Russie est un « danger »

tillerson-20170111L’annonce, par Donald Trump, de la nomination de Rex Tillerson, l’ancien Pdg d’ExxonMobil, au poste de secrétaire d’État [ministre des Affaires étrangères, ndlr] a suscité de nombreux commentaires étant donné sa proximité avec Vladimir Poutine, le président russe. Et certains observateurs y ont vu la volonté du futur locataire de la Maison Blanche de « réchauffer » les relations de Washington avec Moscou.

Aussi, l’audition de M. Tillerson par la commission des Affaires étrangères du Sénat en vue de sa confirmation à la tête de la diplomatie américaine était très attendue, d’autant plus que bon nombre d’élus républicains sont partisans d’une politique ferme à l’égard de la Russie.

Et les propos tenus par M. Tillerson à cette occasion ont été plutôt surprenants. Ou, du moins, ils ont pris à contre-pied ses éventuels détracteurs.

« La Russie représente aujourd’hui un danger. Mais elle n’est pas imprévisible. Elle a envahi l’Ukraine, notamment en s’emparant de la Crimée et elle a apporté son soutien aux forces syriennes qui ont violé avec une grande brutalité les lois de la guerre », a en effet affirmé Rex Tillerson.

Alors que, pendant la course à la Maison Blanche, M. Trump avait remis en cause le principe de défense collective ainsi que la pertinence de l’Alliance atlantique, M. Tillerson a estimé que « nos alliés de l’Otan ont raison de s’alarmer de la résurgence de la Russie ». Et il est encore plus loin en affirmant que les activités russes récentes « sont allées à l’encontre des intérêts américains », tout en soulignant, toutefois, que Moscou « cherche à se faire respecter sur la scène internationale ».

« Nous ne serons probablement jamais amis » avec la Russie, a continué M. Tillerson étant donné que, a-t-il précisé, les « systèmes de valeurs » entre Washington et Moscou sont « clairement différents.

L’audition de M. Tillerson a eu lieu dans un climat alourdi par la publication de notes qui, rédigées par un ancien agent du renseignement britannique, affirment que les services russes garderaient sous le coude un dossier compromettant pour M. Trump (ce dernier ne se serait pas assez méfié des hôtels et des « hirondelles » russes …). Ce qu’a vivement démenti l’intéressé (une « chose inventée par mes adversaires », a-t-il dit), avant d’admettre, lors d’une conférence de presse donnée plus tard, le piratage, par la Russie, des serveurs informatiques du Parti démocrate, après avoir rencontré les responsables du renseignement américain.

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