La Marine veut faire preuve « d’inventivité administrative » en faveur de son personnel féminin

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23 contributions

  1. Bricoleur dit :

    Le nouveau CEMM applique d’emblée le vieil adage: « une force, c’est d’abord des hommes .. et des femmes » et c’est heureux. Après les « spécialistes » (post précédent), il se préoccupe des femmes. Il est certain que certaines conceptions traditionnelles du management des marins, mais aussi des aviateurs et terriens sont à revoir dans notre société 2.0. Les sujétions des militaires sont autre chose que celles des personnels de la SNCF ou d’EDF qui ont réussi – avec les syndicats – à mettre sur pied des systèmes de salaires, de primes et de retraites dispendieux pour les caisses de l’Etat pendant que nos militaires, jeunes par essence, ne sont pour longtemps et pour beaucoup que sous contrat.

  2. pldem806 dit :

    Et les affecter à terre tout simplement pendant quelques années (écoles, EM, ….) ?
    Sans vouloir être « machiste », les hommes risquent de faire quelque peu la gueule de voir certaines de leurs camarades partir pantoufler dans l’administration, même de la Défense, sans perdre en ancienneté je présume, pendant qu’ils feront 150 jours de mer par an.
    D’autant, si cette procédure est appliquée, cela équivaudra donc à une discrimination masculine ! Mais peut-être, en est-il pareil avec la discrimination qu’avec le racisme, c’est en sens unique ?

    • FredericA dit :

      Bonsoir,
      .
      « les hommes risquent de faire quelque peu la gueule de voir certaines de leurs camarades partir pantoufler dans l’administration, même de la Défense, sans perdre en ancienneté je présume, pendant qu’ils feront 150 jours de mer par an »
      .
      La différence se fera également au niveau des primes. 150 jours en mer doit probablement rapporter plus que 150 jours au bureau. Pour ce qui est de l’ancienneté, il est logique qu’elle soit maintenue pour les femmes marins qui resteraient à terre.
      .
      Cordialement / Frédéric A.

    • Pat dit :

      Pour un marin, la mer ç’est mieux qu’un bureau à terre non? Je dis une connerie? Alors pourquoi il ferait la gueule?

      • pldem806 dit :

        Je partage tout à fait votre avis. Alors pourquoi les femmes souhaiteraient-elles rester à terre ? Si tel est le cas, alors on en revient à une procédure discriminatoire. Si cette procédure est mise en oeuvre pour mieux conserver leur compétence, pourquoi n’applique-t’on pas une procédure identique pour les hommes ? Les femmes ont voulu être dans l’armée, alors qu’elles en subissent les conséquences et si elles partent au bout de 10 ans, la marine n’a qu’à prendre ce phénomène en compte et revoir son recrutement en termes quantitatif.

  3. wrecker47 dit :

    « Inventivité administrative « !…Mort de rire pour « Le Diable en lest »…Il y en a de sérieux progrès à faire!
    Il y a eu une période ou on les incitait à »prendre le large » et s’occuper de leur marmaille …Pour les » rappeler » maintenant …que la Marine se rend-compte des besoins capacitaires !
    Je citerai volontiers à l’Amiral Prazuck un cas que je connais bien …
    mais on pourrait croire que le « Diable en lest règle ses comptes « …

  4. Brun loutre dit :

    On imagine des solutions de détachement de militaires dans la fonction publique pour leur proposer provisoirement des postes plus sédentaires. Dans le même temps, on civilianise les soutiens à marche forcée et on les vide de tous leurs militaires. Ne serait -il pas plus simple de maintenir des postes de militaires au sein des différents soutiens (GSBdD, CIRISIs, UDIDs, …pour qu’ils puissent, au gré des affectations, passer de l’intensité opérationnelle à la sédentarité relative du soutien militaire?

  5. Sempre en Davant dit :

    On peut croire que les femmes sont le sexe faible…
    Si on a jamais essayé de reprendre un peu de la couverture!

  6. tschok dit :

    Ce que je comprends de ce que dit l’amiral Prazuck – mais peut-être que je me goure profondément – c’est que la féminisation des armées amène l’institution à se poser les problèmes du couples et donc, à terme, celui de la famille dans l’armée.
    .
    Et… comment dire? On veut une armée familiale ou républicaine?
    .
    Il ne faut pas confondre: la féminisation des forces militaires est souvent vécue comme une atteinte à la nature masculine de la force et du courage. Et en général, les mecs centrent sur ce problème-là.
    .
    Mais le vrai problème n’est pas dans l’atteinte à la masculinité de l’homme -dont on se remet plus ou moins bien, je suis d’accord – mais dans l’incidence sur l’institution: intégrer la famille dans l’armée, c’est pas neutre.
    .
    Sinon, pour m

    • Aleks971 dit :

      La Marine Nationale fait fasse à de très grosses difficultés de recrutement pour certaines spécialités à pourvoir ( ratio nb postes/nb candidats supérieur à 1 !) qu’occupent certainement ces femmes. Des techniciennes formées qui partent au bout de 8-10-12 ans, entraîne un taux de rotation de ces effectifs plus élevé, donc plus de contraintes. Bercy tient compte des effectifs dans le calcul du budget de la Royale. Un poste non pourvu, c’est le budget qui en pâtit.

  7. tschok dit :

    pour ma part, oups, je ne vois pas où est le problème avec la théorie du genre. j’ai peut-être pas très bien compris la teneur des propos de l’amiral.

  8. Pourquoi ne pas installer des crèches sur les bâtiments…

  9. Eliot Mess dit :

    Cela peut être une solution en accompagnant d’autres.. Mais pour les sous-marins j’ai un gros doute, cela risque d’être la foire aux hormones. Dans la promiscuité on ne peut pas lutter contre les effluves, inhérentes aux deux sexes.

  10. Robert dit :

    Les « studies gender » de Judith Butler, elle-même inspirée par Simone de Beauvoir, la « grande sartreuse » femme de l’agité du bocal, sont enseignées dans les universités comme des vérités, nous n’en sommes plus au stade de la théorie. Pour résumer, la sexualité n’est pas de l’ordre naturel, qui n’existe pas selon eux, mais une construction culturelle. Chacun construit sa propre sexualité.
    Mais dans ce domaine comme dans tant d’autres, les évidences sont niées par leurs promoteurs selon la technique, plus c’est gros plus ça passe.

  11. Lafaux dit :

    L’armée (ce n’est pas le seul métier) est considérée comme un bastion masculin à partir de la les féministes et celle chargé de l’égalité font de « l’égalité » qui peut être traduit par du « pour femme ». C’est notamment le taux de féminisation de l’armée ou de la spécialité qui est importante pas le reste il faut également rappeler que c’est les premières à condamner les différences de sexe dans de nombreux cas elle en font il faut dire qu’elles sont également stéréotypées mais comme critiquer ses méthodes ses du sexismes …. . Un passage :
    « Les mesures prises dans l’armée de terre, en matière de fidélisation des personnels, consistant à proposer un deuxième temps de carrière dans des spécialités administratives au personnel ayant servi dans des spécialités opérationnelles, ont des conséquences sur le recrutement. L’absence de recrutement extérieur initial dans les emplois administratifs qui jusqu’ici étaient recherchés par une population à dominante féminine, comporte un risque de diminution du taux de féminisation global de l’armée de terre, si, dans le même temps, un renforcement de leur accès aux autres unités n’est pas recherché53 »
    C’est comme les épreuves physiques vous mettaient des personnes qui ne passent pas les mêmes barèmes et la même notation dans la même unité c’est également une inégalité. Avec l’idéologie féministe en plus de confondre égalité avec égalitarisme elle le confondent avec mixité, cela s’accompagne d’une distinction de genre et de la discrimination masculine, les quotas à respecter, les diverses actions sexuées (féminin). Prenons le cas de l’armée de terre un taux de féminisation à -10 % et aujourd’hui impensable attention modèle masculin,sexisme, machiste, …. .

    • Robert dit :

      Lafaux,
      Merci pour votre message.
      Le féminisme est une idéologie qui se justifie en faisant la guerre à la nature humaine, différenciée et inégalitaire, et en imposant une conception arbitraire de guerre des sexes. La théorie du genre est un moyen de substituer à la conception classique de la différence complémentaire des sexes l’indifférenciation obligatoire, qui est contraire au bon sens et ne pourra s’accomplir que dans la révolution.

  12. wrecker47 dit :

    Prendre les bons alignements ,garder le cap …C’est la bonne solution !

  13. platane dit :

    La féminisation du métier des armes est une saloperie machiavélique. Ce salmigondi du CEMM en est une nouvelle preuve.

  14. Allan dit :

    Il faut remettre la problématique dans son contexte. Il s’agit de gestion du personnel de la marine dans des emplois marine. Les règles de gestion sont très différentes des autres armées du fait des missions qui le sont tout autant, avec un effectif plus faible. Quand les uns sont embasés pour de nombreuses années, les marins sont beaucoup plus mobiles avec les contraintes afférentes. Les solutions qui sont recherchées le sont pour le bénéfice des services qui ne peuvent se passer de certaines compétences qui ont fait l’objet d’un investissement important en terme de formation. Loin des considérations politiques sur le genre, je pense qu’un homme reste un homme et une femme reste une femme, quand un couple souhaite fonder une famille, c’est malgré tout souvent la femme qui sacrifie sa carrière. A 32 ans, le niveau de compétence acquis représente un investissement en formation important qu’il est souhaitable de voir encore « rentabilisé » pour le bien-être des services. Il est donc dommage de se séparer de ces personnes de qualité. Les orientations de l’amiral Prazuck me semblent donc légitimes pour la continuité des affaires tant sur l’aspect l’emploi que l’accompagnement social.

    • Aleks971 dit :

      Un commentaire plein de bon sens! Vous avez tout à fait raison, d’autant plus qu’avec le vieillissement de la population active au cours des 20 prochaines années, le recrutement et la fidélisation vont devenir un enjeu stratégique pour les entreprises et bien plus particulièrement pour la Marine Nationale, qui doit renouveler chaque année 10% de ses effectifs afin de maintenir sa pyramide des âges.

  15. Sempre en Davant dit :

    Blague à part, il est surprenant que personne ne soulève le fait que les femmes les mieux formés sont celles qui ont le moins d’enfants.
    C’est un problème dont l’ampleur et la nature dépassent bien largement le cadre des armées.
    Une société qui, par « féminisme », laisse le rôle de reproductrice et mère à ces éléments les moins éduqués tout en faisant pression sur les « meilleures » pour qu’elles se détournent de « l’impératif biologique » se promet un bel avenir!
    Darwin revient elles sont devenus fou…

  16. Aristoteles dit :

    Je pense que le CEMM ouvre une possibilité d’imaginer un processus de carrière flexible à l’instar de ce qui peut exister dans le civil. La question mérite à mon avis d’être étudiée.
    En effet, il est intéressant de s’interroger sur la constance de la disponibilité dans une carrière pour une femme, tout comme pour un homme d’ailleurs : dans un parcours de vie traditionnel, la disponibilité est maximale en début de carrière car la personne est la plupart du temps célibataire et veut faire ses preuves. Ensuite lorsque le couple se crée et la famille s’agrandit, il est légitime de voir que cette disponibilité est entamée. D’où, la question de savoir s’il est possible d’offrir des postes moins opérationnels et, pourquoi pas envisager le temps partiel ? Enfin, une fois les enfants partis du foyer, la disponibilité peut redevenir maximale.
    Je vous invite à lire un ouvrage certes qui date de 2003, qui a été rédigée par une sociologue, Katia SORIN, à la suite d’environ 300 entretiens au sein des différentes armées, et qui a pour titre « Femmes en armes, une place introuvable ? » aux éditions l’Harmattan. Le sujet est visiblement toujours d’actualité.