La forte tension sur les effectifs du Service de santé des Armées compromet sa capacité à tenir dans la durée

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

19 contributions

  1. ScopeWizard dit :

    Qu’est ce qu’on a à la fin ? Une armée atrophiée gérée par des maniaques de la calculette ? ou par des manchots funambules experts en jonglage d’enclumes ???

    • Eric Dumas dit :

      Et oui, et ce n’est pas la réforme des CMA qui va arranger cela avec l’appauvrissement des équipes de commandement et la volonté d’inscrire plus le SSA dans la structure civile. Encore plus de paperasse à venir. Leservice de santé avec un A va vivre une passe difficile.

  2. Myshl dit :

    Je panse, donc j’essuie…

  3. wrecker47 dit :

    …Il y a quinze ans on dissolvait un Bataillon Médical à la 9°DIMa par mesure d’économie …ce bataillon opérationnel fut réparti à la Valbonne pour boucher les trous des autres unités existantes !.. dans les trois ans qui ont suivis 95% des personnels étaient rendus à la vie civile …Quel gâchis!…Ne parlons pas des matériels ni des véhicules qui n’avaient que peu servis ni même des impédimentas dont les périodicités variables n’étaient utilisés que pour des manoeuvres ou démonstrations type foires expo afin de « vendre  » des hôpitaux de campagne clés en main !…
    Que reste-t-il de tout cela?…A priori plus grand-chose si n’est des bâtiments invendables ni jamais réutilisés depuis… Quand aux chirurgiens … devenus civils , ils ont fait le bonheur des cliniques régionales et se sont taillés des réputations à faire pâlir leurs confrères !
    Comme le reste des armées avant de remonter la pente et recomplêter le SSA n’est pas prêt de se relever !…

  4. Yocko dit :

    Service de santé des armées, service d’essences des armées, service des munitions … Tout part en couilles putain … La colonne vertébrale se casse la gueule, la France va se retrouver tétraplégique …

  5. parabellum dit :

    reste t il un seul secteur militaire en bon etat? un conflit non asymetrique durerait a peine une semaine de toute facon vus nos moyens actuels faute de reserves et de capacites combattantes et la vulnerabilite d une opinion deja terrorisee.une guerre moderne se traduirait immediatement pas une enorme paralysie electrique et informatique voire une frappe nucleaire,continuer a batir notre defense sur un modele post afghan est une erreur mais meme ca on est a la peine…

  6. nico76 dit :

    Il y a 16 ans j’ai voulu m’engager comme MITHA en fin de service car je suis infirmier, ils ont refusés ma candidature, en 2008 j’ai retenté le recruteur m’a dit que j’allais perdre mon temps et j’étais mieux dans le privé.
    Après il faut le prévoir que tôt ou tard ils seraient en rupture capacitaire. A réfléchir pour les politiques de recrutement dans les prochaines années

    • xavier dit :

      Infirmier au CHU, j’ai déjà tenté de m’engager dans la réserve, sans succé.
      Et mon CHU (Bordeaux) refuse de dégager le temps impartit au personnels réservistes (armée, éprus…) ce qui est illégal.

      On marche sur la tête… c’est gravissime.

      • nico76 dit :

        @ Xavier , quant à moi je suis infirmier au CHU de Rouen et j’ai fais mois de service en Allemagne. Pourtant j’étais motivé à l’époque pour m’engager et en 2008 idem pour intégrer le SSA et j’avais 31 ans.

  7. John dit :

    Vous inquiétez pas, à part ça tout va bien.
    Non sérieux, la plus tard des hôpitaux militaire sont restructurés et sur le point de fermer, pourquoi? car il s ne font pas assez de chiffre… c’est sur comme expliqué dans l’article les équipes chirurgicales tournent à plein régime (voir en surrégime).
    Mais ce que ne dit pas l’article et le rapport de la cours des comptes, c’est que la plupart des personnels hospitaliers du SSA envoyés en opération, partent sans MCO par manque de temps ou de moyens, car certes l’activité hospitalières peut difficilement être freiné et donc plutôt que de fermés des hôpitaux et regroupés les personnels pour être plus flexible et permettre un bonne préparation, on fonctionne à flux tendu et adviendra ce que pourra car croyez moi la plus tard des personnels hospitaliers envoyés en OPEX ne sont pas prêts physiquement (port de gilet pare-balle par exemple…), ni formés au secours au combat, n’y pour certains n’ont touché une arme depuis je ne sais combien d’années, ce qui est aberrant compte tenu des conflit actuels.
    Mais bon, pour une majeure partie des chefs du SSA ceci n’est pas important, car les hospitaliers ne sont pas amenés à être au contact, ils oublient juste la réalité du terrain qui est que les attaques peuvent venir de n’importent où et que les HMC ça se déplacent et que dans ce que les personnels ne sont plus enfermés dans leur base.
    Mais bon sinon tout va bien…

  8. revnonausujai dit :

    j’en parlais ce matin sur le fil des essences; l’effondrement du soutien est une vraie catastrophe, beaucoup plus grave qu’un bataillon d’infanterie, un bateau ou une escadrille de plus ou de moins.
    En cas de crise sérieuse, nous sommes bons pour rejouer 1870 !

  9. Lemman dit :

    Quand on déflate de 54000 postes dans une LPM, il faut faire partir les médecins qui soutenaient ces personnels, que ce soient ceux en carrière ou ceux en école de formation par différentes mesures d’incitation au départ. Quand 5 ans plus tard on décide l’inverse, on s’aperçoit qu’il faut 10 ans pour recruter et former un médecin.
    D’où aujourd’hui 25% à 30% de postes non honorés pour cette catégorie de personnel en CMA et des missions qui s’enchainent à des rythmes effrénés dans certaines antennes. La plupart d’entre nous sont à une opex par an, ce qui pour une antenne à 3 médecins correspond à un projeté en permanence, un second en cycle de préparation opérationnelle, un troisième qui fait le travail quotidien et aboutit à une présence moyenne inférieure à 1.5 médecin présent en soutien du régiment par jour. Ajoutez à cela la multiplication des acteurs qui ont chacun leur CHSCT et leur CCHPA tous les 3 mois (un pour la BDD, le Gsbdd, le régiment), les réunions de commandement dans les DRSSA, les rapports au régiment chaque semaine, les fonctions héritées de la création des CMA (OSSI, officier sécurité, prévention, CORSIC, CORSIM, infra etc…) les groupes de travail sur tel ou tel projet, les présences au conseil de santé régional et j’arrête là pour limiter la prose…
    Il nous reste donc la fonction de consultation et de visites d’aptitude historique qui relève plus du hobby que d’un cœur de métier et la gestion des personnels (suivi des cursus EVAT, formation, notations. pour 1.1 à 1.3 médecin par jour. Pour ce prix là toutes les perms ne sont pas prises et la formation continue n’existe plus (comment dire 18 mois à l’avance qu’on sera disponible pour passer une qualification de 2 ans pour être urgentiste? Allez expliquer au professeur d’université que vous allez rater 2 modules sur 5 mais qu’il faudrait qu’il nous valide la présence même si vous réussissez les tests écrits…). Après on nous parle d’accréditation de structure de soins et on nous dit de garder le contact avec nos unités soutenues…
    Bref ça ira mieux dans 10 ans si on arrive à fidéliser nos personnels. Ça s’engage mal.

  10. Lionel dit :

    A force de vouloir des feuilles de chênes sur les manches et des étoiles…. certains en oublis le devoir d’expression alors qu’ils devraient s’inspirer de leurs ainés…..marie curie….et tant d’autres n’oubliaient pas qu’il était de leurs responsabilités de sauver le combattant et de mettre les pieds dans le plat ! et sans gestion prévisionnelle et sans adaptation aux métiers très spécifique de médecins militaires tout est perdu
    Médecin Militaire pas Médecin des Armées une différence sémantique….mais bien plus que cela; c’est comme la déontologie…messieurs les médecins généraux un peu de courage, un peu moins d’élitisme, mettez vous au service du monde combattant et rendez leur métier aux médecins militaires…..ils doivent être votre priorité, celui qui soutien le combattant est la justification du service de santé des armées il n’y en a pas d’autres seulement voila une telle acceptation relativise la course des hospitaliers et surtout certaines spécialités qui n’ont pas de lien avec le soutien du combattant….
    SI VIS PACEM PARA BELLUM

    • Navalais dit :

      Voilà un excellent commentaire, je rajouterais que les médecins généraux, à de rarissimes exceptions près n’ont aucune expérience du métier militaire, deux ans de corps de troupe, puis assistanat, spécialité, agrégation et c’est ensuite la course pour obtenir, après des ronds de jambe, les feuilles de laurier sauce, puis quelques clous sur les manches, et ces medecins généraux commandent ensuite, décident du futur d’un métier qu’ils ignorent complètement, le médecin de l’avant.
      Mais quand verrons nous, enfin plutôt verrez vous (car moi je suis à la retraite, on n’a pas voulu de moi pour être Directeur Central, je n’étais qu’un médecin de base ) un médecin issu des corps de troupe Diecteur Central, et la tout pourra changer.

  11. chasseur dit :

    Bonjour,
    dans toutes ces disponibilités nous oublions la très forte féminisation du SSA.Ce qui entraine les indisponibilités pour maternités,ce qui n’arrange pas la gestion:

    • wrecker47 dit :

      @chasseur
      Vous voulez repeupler le pays ?…Vous attendez que les migrants le fassent pour vous?…

      • chasseur dit :

        ne faites pas dire à mes propos ce qu’ils ne veulent dire.
        Oui le taux d’absence pour maternité donne des problèmes de gestion et de disponibilité à la projection.

    • Myshl dit :

      La RH signifie « Ressources humaines », et pas « Ravitaillement Humain ».
      Nos femmes sont pour moitié de nôtre humanité,
      et ce sont elles qui la pondent, dont vous jadis.
      Comment osez-vous sous-entendre que nos femmes sont un problème?
      Qui êtes-vous, sinon un de ces salopards de terroristes?
      Dites moi votre âge,
      qu’en fonction on recule le délai pour l’avortement.
      Mais en fait, pas besoin, vous êtes déjà mort,
      vous êtes en putréfaction intellectuelle,
      un cul-de-sac de l’évolution, une anomalie,
      et un immonde traître à LA France.
      Epargnez nous votre éventuelle descendance.

      • chasseur dit :

        Si vos propos s’adressent à moi,sachez que non je ne suis pas un terroriste.
        J’ai servis notre armée pendant plus de vingt ans et j’ai du faire avec.
        Mon propos disait seulement ,que le taux de féminisation nuisait à la gestion pour la disponibilité pour des raisons naturelles.
        Alors vos insultes ,vous pouvez vous les mettre ou je pense.