Pour M. Le Drian, la question de l’acquisition de drones armés se pose

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Un convoi terroriste est repéré dans le désert par un drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de type MQ-9 Reaper mis en oeuvre depuis Niamey par l’escadron de drones 1/33 Belfort. Mais comme cet appareil n’est pas armé, il est donc fait appel à une patrouille de Mirage 2000D pour « traiter » la cible… qui, entre-temps, aura peut-être eu l’occasion de se mettre à l’abri.

Aussi, il serait nettement plus simple – et économique – de disposer de Reaper armés de missiles Hellfire (ou Brimstone) pour de tels cas de figure. Plusieurs pays ont fait ce choix : les États-Unis, bien sûr, mais aussi Israël, le Royaume-Uni et, plus récemment, l’Italie. L’Allemagne est a priori sur cette voie étant donné que les 5 drones Heron TP qu’elle envisage de louer auront la capacité d’être armés. Du moins, c’est ce qu’a souligné la Bundeswehr.

Et en France? Le général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’Air, est favorable à l’idée d’armer les Reaper étant donné que, comme il a expliqué au magazine DSI en début d’année, elle « présente un intérêt d’un point de vue opérationnel » en permettant de « raccourcir considérablement les délais entre la détection d’un objectif par le drone et une frappe. »

Les propos du CEMAA ont ainsi marqué une évolution notable dans la mesure où, jusqu’alors, les responsables militaires français montrèrent quelques réticences à aborder cette question, notamment pour des questions éthiques et morales, comme l’avait indiqué l’amiral Edouard Guillaud, alors chef d’état-major des armées (CEMA), lors d’une audition au Sénat en 2012. Mais sur ce point, tout dépend des règles d’engagement que l’on se fixe.

En octobre 2015, interrogé sur ce sujet lors de l’examen, en commission élargie, à l’Assemblée nationale, des crédits alloués Forces armées dans le cadre du projet de loi de finances 2016, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait répondu que la « question restait posée », sans en dire davantage.

Un an plus tard, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères, toujours à l’Assemblée nationale, le ministre a dit avoir « franchi une étape » sur ce sujet. « La France, il est vrai, ne dispose pas de drones armés. La question de leur acquisition se pose », a-t-il dit. Et d’ajouter : « Demandons-nous cependant ceci : quelle différence existe-t-il entre un missile tiré depuis un avion de chasse et un missile tiré depuis un drone? ». La réponse est dans la question : aucune.

Puisque le chef d’état-major de l’armée de l’Air le demande et que M. Le Drian y est a priori favorable, qu’est-ce qui empêche d’aller de l’avant dans ce dossier, sachant que ce n’est pas une affaire de coût?

« Je pense au débat public que cette question peut susciter », a avancé le ministre. « En Allemagne, par exemple, M. de Maizière, qui proposait d’acquérir des drones de surveillance ‘Global Hawk’, a subi une campagne d’opposition très violente au motif que les drones finiraient par être armés un jour », a-t-il ajouté.

Sauf que, sur ce point, M. Le Drian a fait fausse route. Le problème des Global Hawk (en fait, les Euro Hawk), qui a effectivement coûté cher au ministre allemand, ne portait pas sur leur armement éventuel pour la simple raison que ces appareils, développés par Northrop Grumman, n’ont pas la capacité d’emporter de missiles. En réalité, il n’a pas été possible pour Berlin d’obtenir la certification de ces drones pour leur permettre d’évoluer dans l’espace aérien européen, ce qui a abouti un désastre financier de plus de 500 millions d’euros et valu à M. de Maizière une pluie de critiques.

Quoi qu’il en soit, M. Le Drian semble craindre un débat « agité » sur la question d’armer les drones de surveillance. « En tout état de cause, j’estime que la question de l’armement de nos drones doit être posée, même s’il ne m’appartiendra pas d’y répondre seul », a-t-il dit aux députés de la commission des Affaires étrangères.

Toutefois, il y a une contradiction apparente entre les réticences à armer les Reaper de l’armée de l’Air et la volonté de développer, avec les Britanniques, un drone de combat dont la raison d’être sera d’utiliser des munitions… Ce que le ministre a admis.

« Une réponse anticipée y a déjà été apportée, au fond, par le volet de notre coopération avec le Royaume-Uni – dont la poursuite est indispensable à notre sécurité – concernant les drones de combat. Nous avons déjà investi dans ce projet, dont je ne sais jusqu’à quel stade il se poursuivra; il est pour l’instant en phase initiale. Le lancement des études, cependant, apporte d’ores et déjà un début de réponse à la question de l’armement de nos drones, avant que ne s’ouvre le débat public et parlementaire », a en effet affirmé M. Le Drian.

81 commentaires sur “Pour M. Le Drian, la question de l’acquisition de drones armés se pose”

  1. Ne serai-t-il pas moins coûteux et tout aussi efficace d’utiliser des ballons dirigeables pour ce faire ?
    Les drones sont programmés et pilotés du sol ,les dirigeables peuvent l’être aussi non?…

    1. La base onusienne MINUSMA de Kidal possède un ballon dirigeable pour surveiller ses environs et Thales travaille sur un dirigeable stratosphérique (StratoBus). Mais le problème vient de l’armement car autant un drone armé peut traiter une cible, quid de plusieurs ? Il serait mieux que ces drones ne soit pas armés mais qu’ils puissent désigner une ou plusieurs cibles en relation avec une batterie de missiles.

        1. Parce que c’est plus flexible. On ne frappe pas un pickup, 20 combattants à pied ou d’une cinquantaine de char de la même façon. Seule une base d’artillerie (avec obus, roquettes et missiles de toutes tailles et portées) a la capacité de s’adapter à toutes les situations.

      1. @tarticitron:
        Il serait mieux que ces drones ne soit pas armés mais qu’ils puissent désigner une ou plusieurs cibles en relation avec une batterie de missiles.
        .
        Et pourquoi se serait-ce « mieux » et avec quel type de batterie de missiles les mettrait-on en relation, si tant est que leur portée soit suffisante ?

        1. Bien inférieur au coût d’une frappe par un Rafale. Si la cible est suffisamment proche, un tir Ceasar devrait suffire. Dans le cas contraire, pour plus d’économie, il faudrait construire un nouveau missile low-cost qui se dirigerait sur les coordonnées du drone et au dernier moment serait guidé par laser. On pourrait même imaginer neutraliser un GTIA entier grâce un seul drone sans s’exposer et sans dommages collatéraux.

          1. L’inconveniente c’est qu’il faut de l’armement dit « Stand-off ». C’est à dire capable de tirer en dehors de la portée ennemie. Dans le cas sus nommé, si on peut tirer l’ennemi, l’ennemi peut nous tirer…

    2. A la différence que:
      1: un drône est plus discret
      2: un drone a moins de portance sur le vent

    3. La vitesse d’un dirigeable est totalement insuffisante.
      Un drone peut couvrir une surface mille fois plus importante qu’un dirigeable dans la même durée de vol.

  2. A quel moment les politiques vont-ils avoir le courage de décider sans tergiverser !
    ce sont les mêmes qui nous déclarent en guerre, d’un côté et qui de l’autre sont de tels lâches qu’ils n’en tirent pas les conclusions logiques !
    soit nous sommes en guerre et les décisions ne souffrent pas d’attente, soit nous décidons de proclamer la paix des couards et nous irons tous en pèlerinage à la mecque dans 20 ans !
    le réveil risque de sonner dans les urnes … et les évolutions de l’autre côté de l’Atlantique devraient faire réfléchir les idiots utiles qui prétendent diriger ce pays, et les pseudos représentants du peuple devraient craindre le formidable coup de pied au cul qu’ils vont ramasser !

    1. J’allais poster, mais vous avez tout dit! Sommes nous en guerre ou pas?! Marre des politiques incapable d’équiper correctement en armes les Hommes et Femmes qui défendent la Nation et donc nos citoyens. Désolé mais IL FAUT SE SORTIR LES DOIGTS DU CUL!

  3. l’avantage d’un » drone-dirigeable » serait de pouvoir voler longtemps ,avec un système de cellules solaires qui permettent d’actionner des moteurs comme pour » l’avion Solaire » , Le gaz contenu en ballons lui permettrait de recevoir une cellule contenant les moyens trans et l’armement sans que la taille du dirigeable ne dépasse celui d’un avion de tourisme…Pas plus vulnérable qu’un drone classique ,son coût de construction serait bien plus économique et moins compliqué techniquement; l’avantage est d’être en l’air plus longtemps!
    c’est mon point de vue personnel ,j’interroge les contradicteurs !

    1. Bonjour ,dans l’absolu votre idée n’est pas mal ,mais j’ai bien peur que pour l’instant il y ai encore des problèmes techniques ou pratique (sensibilité à la météorologie par exemple ) ,car on parle depuis un bon moment des dirigeable logistique par exemple ,mais ceux ci ont encore du mal à prouver qu’il peuvent s’intercaler entre le transport classique aérien et navale.Mais pourquoi pas dans le futur avec des progrès au niveau énergie embarqué (ou non) et matériaux .

    2. La taille d’un avion de tourisme ? Heu non, la densité de l’hélium ou de l’hydrogène exige des volumes bien plus importants pour transporter, cellule, moteurs, batteries, transmissions, capteurs et armement. Sans compter la vitesse et l’influence du vent.

    3. Pas plus vulnérable qu’un drone classique. ..Sauf pour sa vitesse relativement réduite et sa taille assez consequente pour qu’un drone suffisamment performant en altitude puisse se jeter dessus.

  4. Que de temps et d’argent perdus sur cette question, continuons à cramer gracieusement le potentiel de nos Rafales dans la joie et l’allégresse…!

  5. Bizarrerie absolue… comme si il y avait une différence à éliminer les ennemis avec des bombes d avion ou de drone…on va rétablir les duels à l’épée..? Tout comme le fumeux débat sur l éventuel retour des djihadistes ex francais …on a fait quoi aux Warren Ss ? Morale fausse qui absoudrait des traitres …et tout simplement des ennemis mortels.c est tout le contraire qu il faudrait et se doter de bombardiers lourds genre b 52 ou mieux d’une seconde artillerie de missiles …mais faudrait avoir une autre vision plus réaliste que le pseudo maintien de la paix.la robotisation des armes fatales est une nécessité d ailleurs vu notre faiblesse numérique humaine…on ne veut plus de morts dans nos rangs aussi parce qu on est peu nombreux …il faut tout revoir dans notre armement et notre mentalité car les ennemis ne la joueront pas gentlemen et droits de l homme…

    1. Le passage a la guerre des drones ne s’est pas fait aisément aux us et a posé ( et pose encore ) pas mal de questions et de problèmes, d’ordre opérationnel ( qui peut etre opérateur de drones ? aux début seuls les anciens pilotes de chasse étaient « reconverti ») et d’ordre éthique.
      La question éthique étant tout aussi importante parce que dans un conflit culturel ou civilisationnel
      comme la guerre contre daesh, l’éthique est une de nos premières défenses.
      et je recommande toujours le film « good kill » qui aborde la question.

      1. Je ne vois pas trop quelle peut être cette question d’éthique dont on nous rebat les oreilles ?
        Dans son texte, M. LAGNEAU écrit « Demandons-nous cependant ceci : quelle différence existe-t-il entre un missile tiré depuis un avion de chasse et un missile tiré depuis un drone? ». La réponse est dans la question : aucune.
        En effet, je ne vois aucune différence éthique, dans les deux cas des ennemis clairement identifiés sont tués, point barre. En plus un véhicule en plein désert, pas de risques de dommages collatéraux.
        Notez bien que l’on parle ici de frapper des combattants ennemis, pas d’assassinats ciblés. C’est dans ce dernier cas que l’on peut se poser des questions.
        Il faudrait donc avant tout, pour clarifier le débat, bien mentionner de ce que l’on parle.

        1. c’est exactement cela. clarifier le débat pour avoir a terme une doctrine d’emploi et un protocole précis. Et si possible beneficier des questionnements américains (entre autres) pour avancer vite.

          1. La question de fond qui se pose est de faire d’un tir de drone une operation de guerre et de l’opérateur un combattant.
            l’histoire de brandon bryant un opérateur de drones de la base de creech au nouveau Mexique est une bonne illustration.

      2. L’utilisation de drones armés (le summum de la lâcheté ?), surtout si elle n’est pas strictement encadrée, ne pourra qu’encourager un peu plus nos adversaires à utiliser des stratégies de contournement, dans lesquelles tous les coups – y compris ceux que l’on a pas prévu – sont permis.
        Bref, on peut faire mais il faut bien mesurer toutes les implications d’un tel choix.

    2. @Parabellum
      .
      « il faut tout revoir dans notre armement et notre mentalité car les ennemis ne la joueront pas gentlemen et droits de l homme… »
      .
      Ça c’est sûr et certain , surtout CES ennemis ; c’est la façon de faire des russes en ce moment en Syrie alors c’est malheureux que tant de femmes et d’enfants y laissent leur peau en servant de boucliers humains , mais dans la guerre , l’ humanité envers son ennemi mortel n’est pas le premier souci des stratèges qui mettent tout en oeuvre pour s’éradiquer l’un l’autre ! Moi , ça me paraît évident .

  6. suite …
    armer les drones et tant qu’a faire avec le Brimstone, compte tenu que c’est un produit européen et qu’il faut parait-il resserrer les boulons face au nouvel oncle Sam !

  7. Oé, enfin détruire et tuer avec des drones qui sont décollés, atterris et maintenus par les américains ça ne pose pas un problème d’éthique cela? On armera des drones quand ils seront français ou européens.

  8. La question de l’importance des déclarations de Le Drian se pose à 5 mois du changement….
    Cependant ceux qui savent comment fonctionne un drone, comprennent qu’ils doivent être armé, malheureusement ce ne sont pas eux qu’on écoute.
    Nous n’armons pas nos drones pour éviter une contestation populaire de ceux qui ne savent pas comment fonctionnent ces drones et qui pensent que ce sont des machines autonome et qui tue des gens sans état d’âme.
    Pour convaincre, il faut une bonne campagne de communication, qu’on explique clairement comment que ça fonctionne, ses avantages, ensuite tout le monde l’acceptera.

    On peut très vite modifier le contrat sur les prochaines livraisons pour adapter le système d’armes et qu’ensuite lorsqu’on se fait livrer on envoie se faire modifier ceux qu’on dispose déjà

  9. Y’a que la France qui se pose des questions « éthiques et morales »….
    La guerre c’est la guerre ,les barbus n’en n’ont cure et, si ,ils avaient d’autres moyens pour nous la mettre encore plus profond ,ils le feraient sans éthique et ni morale….mais avec un grand et large sourire….
    Questions :
    A combien cela va se monter se rétrofitage de nos Reapers (si cela peut se faire ???)
    Sont ils déjà câbler pour le tir de missile ?
    Le temps que cela monte en haut lieu et que cela redescende je serais grand pére…..

    1. La guerre c’est la guerre ? Ah bon ? pourquoi on a pas encore nuké « les barbus » alors ? Après tout, il suffirait d’un SNLE et hop, problème réglé, on a sauvé les survivants.
      .
      Non, « la guerre c’est la guerre » est particulièrement faux. La guerre au Mali n’a rien à voir avec la guerre en Syrie ; qui n’a rien à voir avec la guerre au Vietnam … qui n’a rien à voir avec la guerre des tranchées.
      Le minimum quand on se trouve face à une question éthique, c’est de ne pas simplement faire comme s’il n’existait pas.
      .
      La France a fait le choix éthique de ne plus employer d’armes à sous-munitions pour limiter les risques des civils après conflit. Idem pour l’emploi des mines AP. Elle s’est interdit le recours aux armes chimiques / biologiques. Elle contraint fortement l’usage de ses armes nucléaires.
      L’usage de drones armés n’est pas équivalent à l’usage d’avions armés. Les modalités d’emplois varient et permettent des actions qu’on ne réaliserait pas en avion.
      .
      A partir de là il est donc tout à fait normal de se demander dans quel cadre on veut rendre cela possible, si un tel cadre existe. La question se doit d’être posée, et se doit de recevoir une réponse argumentée.
      .
      PS : Relisez ce que je viens d’écrire, en sachant à présent que je ne suis pas un bobo-gauchô au fond de son fauteuil et que pour ma part, avec les informations à ma disposition, je suis plutôt pour l’autorisation de certains usages de drones armés.

      1. @Waernuk
        .
        « La guerre c’est la guerre ? Ah bon ? pourquoi on a pas encore nuké « les barbus » alors ? Après tout, il suffirait d’un SNLE et hop, problème réglé, on a sauvé les survivants. »
        .
        Un SNLE ? Et pourquoi faire ? A qui va t-on expédier notre messager d’anéantissement total déguisé en missile ? Les barbus sont répartis partout sur de vastes zones ; c’est une guérilla ! Si on faisait ça , non seulement ce serait inefficace mais également totalement contre-productif ! Alors , je vous dis pas si un pays s’ amuse à ça , la « contestation populaire » qu’ il va recevoir en pleine figure + tout le reste !
        .
        L’ éthique dans la guerre c’est très bien , c’est très beau , très noble mais ça n’a pas de raison d’être avec la réalité ! Si chaque camp en faisait preuve , ce serait génial et ça pourrait s’envisager mais ce n’est pas du tout le cas , surtout pas avec les barbus .
        .
        « La France a fait le choix éthique de ne plus employer d’armes à sous-munitions pour limiter les risques des civils après conflit. Idem pour l’emploi des mines AP. Elle s’est interdit le recours aux armes chimiques / biologiques. Elle contraint fortement l’usage de ses armes nucléaires. »
        .
        Parce qu’elle a fini par admettre que leur emploi était contre-productif là aussi , que les conséquences seraient une surenchère et une escalade à la fois dans l’ horreur et le ressentiment des peuples et aussi parce que ça pourrait lui revenir en boomerang dévastateur , surtout le bactériologique .
        Tous les pays qui l’ont font gaffe avec la bombe sinon ça aurait fait TILT depuis belle lurette !
        Quant au chimique , on en bouffe et on en respire tous les jours …
        .
        Vous êtes un doux rêveur , je respecte cette humanité et ce souci de l’autre qui vous honore mais je ne sais pas si vous l’avez remarqué , il n’y a plus de guerres dites classiques à dire vrai , ce sont les techniques et tactiques impitoyables de la guérilla qui l’ ont remplacé . Et contre ça , seules les mêmes techniques et tactiques font le job avec efficacité ; si on s’embarrasse d’ éthique face à la guérilla , comme on dit , on n’est pas rendus . Alors s’ il faut frapper un grand coup décisif pour calmer tout le monde et utiliser un Plus technologique comme les drones armés , certes il faut sans doute y réfléchir à deux fois mais pas trop quand-même sinon ça risque de devenir de plus en plus compliqué de parvenir ne serait-ce qu’à un embryon de solution !
        .
        Rassurez-vous , à la différence de certains , je ne suis pas celui qui va vous coller une étiquette péjorative bien pénalisante parce que vous exprimez ceci ou cela et que je ne partage pas vos idées ! 😉

    2. C’est tout à l’honneur de la France de se poser un certain nombre de questions sur ce sujet.
      Il y a des avantages mais aussi des inconvénients et des implications réelles y compris pour l’avenir de l’aviation de chasse (exit le CAS ?), il est donc important de faire le tour de la question.
      Je pose aussi une question : utilisons-nous déjà de façon efficace l’ensemble de nos capacités militaires et non militaires contre nos adversaires ?

  10. En réalité, il n’y a aucun débat à avoir sur la question. Si l’armement était une question de morale, il y a longtemps qu’on aurait renoncé à l’armement nucléaire.
    On peut discuter à perte de vue et signer des traités « humanistes » sur les armes qui peuvent se retourner contre leur utilisateur avec un rapport cout/efficacité négatif (mines anti personnel, uranium appauvri, armes chimiques et bactériologiques…). C’est juste de la posture.
    Pour en revenir aux drones armés, leur utilisation est inscrite dans les astres comme on dit à Azincourt.
    La réticence de l’Armée de l’air ne s’explique que par la crainte de l’état major de devoir renoncer au primat du pilote de combat dans ses rangs et qu’il entraine une refondation du recrutement. Il forment l’essentiel de la haute hiérarchie actuelle.

    1. Vous êtes parfaitement au courant des vraies raisons, je confirme…
      Car même un idéologue comme le ministre a admis depuis bien longtemps qu’il n’y a aucune différence entre le tir/largage d’un missile/bombe à partir d’un chasseur et celui d’un drone lui aussi piloté. Mais il en est toujours pour faire perdurer l’ambiguïté drone/robot autonome. Enfin, d’un point de vu militaire, je détecte, j’identifie, je tire, je détruis est indéniablement plus efficace, rapide et efficient à partir d’un drone que d’un chasseur. Mais on revient au premier point: la raison initiale et essentielle est loin d’être « stratégique ». 😉

  11. Je ne comprend toujours pas les réticences qu’a notre pays a s’équiper de drones armés. Les problèmes moraux et juridiques posés par les frappes US sont en fait liées a la doctrine d’utilisation (frappes commandées et supervisées par la CIA & co ) plutôt qu’aux drones a proprement parler. Si l’on mettait en place « une procédure de validation » de frappe similaire à celle des avions de chasses, je ne vois pas bien quelles problèmes l’utilisation de drone armés poserait, d’autant plus que les avantages opérationnel (endurance, coûts ect) sont considérables.

  12. Si les drones sont armes ils resteront moins longtemps sur zone, ils en faudrait beaucoup plus pour assurer la fonction. Les drones ne sont pas bon marche, il etait question de plus d’un milliard de dollars pour 16 drones(voir le provisionnement du congre americain). J’ai toujours pense que c’etait plutot ca qui frainait, ca et le fait que les etats unis puissent voir ce que l’on en fait. Il reste neamoins que pour des guerres asymétriques, c’est la solution de l’avenir.

  13. La question se pose ?
    Mais quand on est ministre, on est pas là pour répondre aux questions ?
    Etant donné la qualité et le pragmatisme du ministre, je pense qu’il est pour cette décision, tellement elle est logique et évidente, mais il n’a pas l’accord de FH qui temporise pour ne pas froisser l’aile gauche du PS, en prévision d’une hypothétique candidature.
    Et oui, encore une fois le petit jeu politique s’effectue au détriment des intérêts du pays et de nos forces armées 🙁

  14. des pays fabrique des drones armés et nous on regarde comment faire la guerre .
    je lis un drone a repéré un groupe ennemi au Mali si je ne me trompe pas et on téléphone pour avoir
    une arme pour leur tirer dessus ???? mais ou on va ? on est en état de guerre alors on fait comme nos
    anciens on tape vite et fort et avec nos munitions.on ne doit pas faire de blabla.la troisième verte est
    commencé pour moi depuis 1965.

  15. Une urgence absolue à régler avant qu’un gouvernement (encore) moins favorable ne prenne les manettes aux US.

  16. Au début siècle dernier exactement le même débat sur l’utilisation des sous-marins considérés alors comme une arme ne répondant pas à l’éthique de la guerre, on voit ce que cette arme sous-marine est devenue, incontournable et acceptée par toutes les marines du monde. il en va de même de l’utilisation des drone quelle est la différence entre un missile tiré par un drone et un autre par un avion piloté, discussion sur le sexe des anges, inutile et totalement dépassé.

  17. Le problemme de l’armement des drones armé est quand même complexe ,et le réduire à un simple appui sol comme l’exemple est un peu simpliste,d’ailleurs quand on voit l’utilisation faite aux USA et en Israël ,il faudra bien savoir qui contrôle ces frappes (rôle des services spéciaux) ,prétendre qu’elles remplacent d’un coup de baguette magique une frappe d’avion de chasse sur un convoi est un peu rapide (de quel type ,de quel taille ,à détruire ,à retardé ?).En plus vient se rajouter le fait que beaucoup de ces frappes très ciblés ,sont souvent proche d’action « homo »,et même si on a l’air d’avoir un président un peu débridé sur le sujet en ce moment ,c’est très délicat à gérer dans un état qui se veut « de droit ».
    (Sinon,et sur un « presque » autre sujet ,dernière saison de la serie « personn of interest » en ce moment ,question utilisation du numérique c’est pas mal !)

    1. Le plus délicat à gérer ce sont les états d’âme des uns et des autres… quand j’ai l’ennemi dans ma ligne de visée je fais en sorte qu’il fasse le grand saut… lui n’est pas bisounours occidental à cacahuètes dans la tête,
      Je rêve ! tout le monde nous déclare en état de guerre, mais nous en sommes à discuter du sexe des anges !
      Bien que nous n’ayons déclaré la guerre à personne, du moins à ma connaissance, il serait bon de clarifier la situation ! Si c’est la guerre, la fin justifie les moyens ! si tel n’est pas le cas, expliquez moi ce que nous foutons avec cette opération sentinelle à la noix, juste bonne pour la com des incapables de la place Beauveau, Matignon et l’Elysée réunis; nous ramenons tout le monde des opex et advienne que pourra, mais dans ce cas il ne faudra pas pleurer des larmes de crocodile dans des rituels commémoratifs qui ne servent qu’a masquer l’absence totale de stratégie, la non définition des objectifs etc…
      A la guerre il faut commencer par définir les buts de celle-ci, et se donner les moyens de les atteindre, j’entends comme un silence assourdissant sur le sujet !
      Ainsi que le disait le Commandant de Saint Marc  » on peut tout demander à un militaire y compris de se faire tuer  » … Mais que les sombres pantins politiques continuent à prendre les militaires pour des cons à qui on organise des cérémonies de remise de médailles posthumes , parce que le courage qui est le leur est égal au néant et à l’infini, commence à bien faire
      Il est vrai que nous en sommes au point ou la police manifeste …c’est dire si les illusionnistes au pouvoir et leurs successeurs pressentis sont hors jeu définitivement !
      Dehors ! dehors les nuls !

      1. « A la guerre il faut commencer par définir les buts de celle-ci, et se donner les moyens de les atteindre, j’entends comme un silence assourdissant sur le sujet ! »:
        Bonsoir,et c’est bien le nœud du problemme ,hélas!mais bon,on a les livre blanc !

      2. @cipal
        .

        Mais parce que ça fait déjà des années qu’on vous rabâche les oreilles et qu’on vous lessive le cerveau avec toute une rhétorique comme quoi la violence que pourrait exercer un simple flic vis-à-vis d’un voyou qui n’obtempère pas ou pire qui s’en prend à lui physiquement , ce n’est pas bien donc c’est condamnable au plus haut niveau ! Ça fait de années qu’on vous explique que si un élève issu de parents arabo-musulmans a eu une réprimande ou un zéro ou même s’il s’ est mal comporté , tout va bien , ce n’est pas grave , le sanctionner serait faire preuve de racisme à son égard .
        Que si les Femen dégradent et profanent Notre-Dame , c’est une simple façon de s’exprimer sans conséquences , liberté d’ expression bla bla bla … etc … etc …
        Des exemples comme ceux-là , je pourrais vous en énumérer des centaines et des centaines MAIS la colère et l’exaspération des braves gens du peuple montent et vont atteindre sous peu un niveau tel que c’est toute l’Europe qui risque de s’embraser et tous ces hommes politiques , tous ces « penseurs » géniaux et inspirés qui ont dit et fait n’importe quoi se seront barrés depuis longtemps se mettre à l’abri en se dédouanant au passage de toute responsabilité du chaos qu’ils auront engendré bien évidemment !!!
        Je Nous plains …

  18. La problématique des drones armés a vu son apogée avec leur emploi par la CIA dans les zones tribales au Pakistan, et le choix « arbitraire » et élargie des cibles.
    La question posée était : est-il acceptable que la CIA tue des gens sans vraiment savoir si c’est un terroriste kamikaze ou l’employé d’un magasin? Cela a fortement brouillé le message et l’efficacité de ces appareils.
    Or comme chacun sait la CIA est un état dans l’état, et la décision des frappes et des cibles n’était pas toujours corroborée et validée par les décideurs officiels.
    Depuis début 2016, le rythme des frappes de drones par la CIA a chuté au profit des opérations menées par le Pentagone. Sur le plan des opérations menées par les forces armées, les boucles décisionnelles sont identifiées et tout comme la décision de tir. Ce qui permet de réduire considérablement les dérives constatées avec la CIA.
    A priori, il n’existe pas de différence entre un missile tiré depuis un avion de chasse et un missile tiré depuis un drone, qu’attend-on pour acquérir la modification de nos REAPER ?
    L’avantage que je trouve aux drones armés est la réactivité et rapidité de frappes, une fois les cibles identifiée et confirmée.

  19. LE DRIAN présente toi pour la présidence ,on est jamais mieux servi que par soi même en mettant un ministres des finances à sa botte et non pas aux ordres des marchés boursiers comme c’est le cas à chaque fois !

  20. C’est vrai que l’usage massif des drones armés par les US a de façon drastique diminué la menace terroriste

    1. J’attends avec impatience vos preuves selon lesquelles la menace terroriste aurait été inférieure sans les frappes des drones américains.

  21. Lorsque quelque part dans le monde nos services spéciaux éliminent un personnage peu recommandable, qui s’en soucierait , si notre grand chef désarmé voulait bien garder fermée sa grande bouche?
    Lorsqu’un de nos avions balance une bombe sur un  »établissement logistique  » ou un  »PC » de Daesh en Syrie et en Irak, ou lorsque nos hélicoptères pulvérisaient des Toyotas au Mali, cela ne faisait pas trop de vagues non plus. Pourtant cela s’est passé devant pas mal de témoins , dont beaucoup de personnes qui ne portent pas du tout notre pays dans le cœur.
    Or, en Afrique, tous ceux qui ont un peu l’expérience du Sahara et du Sahel savent qu’on y trouve encore moins de témoins qu’en Afghanistan ou au Proche-Orient .
    Donc pourquoi faut-il que nos  »responsables  » politiques et autres se fassent tant de nœuds aux neurones , avec toutes sortes de considérations morales oiseuses et juridiques inutiles à la clé , à l’idée qu’un drone français puisse liquider très discrètement et très proprement une équipe de poseurs de mines sur un itinéraire, quelque part dans un coin bien isolé du désert?
    Qui cela dérangerait-il , à part nos ennemis? Sommes nous en guerre, oui ou non? Avec tous ces responsables qui tergiversent encore et qui ne veulent pas prendre les décisions qui s’imposent , qui s’inventent de fausses excuses ( problèmes juridiques internationaux, débats d’opinion , opposition politique, etc…, et pourquoi pas le sexe des anges pendant qu’on y est ) pour ne pas agir, combien de soldats français encore devront-ils être tués, ou blessés et mutilés par leur faute? Au lieu d’un discours dilatoire , est-ce qu’ils ne pourraient pas espérer de la part de leur ministre, dont on leur dit habituellement le plus grand bien, un peu plus de cœur, de courage et de fermeté? Même s’il doit pour cela se démarquer très nettement des autres membres de son parti ?

  22. C’est pour « des questions éthiques et morales » que nos drones ne sont pas encore armés ? N’est-ce pas plutôt le lobby des chasseurs qui craint de voir son monopole remis en cause ? Ils auraient pu trouver des arguments plus crédibles que de passer pour les mères Theresa du dispositif !
    @Wrecker, j’ai cru votre premier post ironique, mais ça a l’air techniquement faisable.

  23. Dans l’état actuel des choses, un drone n’est pas un camion à bombes et ne le sera sans doute pas. Par contre l’armer pour des frappes d’opportunité ou des frappes vraiment ciblées, cela est possible et souhaitable. Les débats « éthiques » sont parfaitement oiseux dans cette affaire : cela rappelle les problèmes de l’arbalète condamnée par les papes et considérée par les chevaliers comme l’arme « des lâches ». Ell a pourtant fini par s’imposer comme armes de précison et non de saturatio comme l’arc et la flèche.Ah la nostalgie : on revient au corps à corps et à l’épée ?

  24. On avance à petits pas mais nécessité faisant loi on ira bien au delà, ce n’est qu’une question de temps.

  25. On élimine sur ordre des individus considérés, à juste titre, comme nos ennemis et qui méritent leur sort et on se pose des questions sur des drones armés……bizarre.

  26. Comme toujours, le risque est dans l’utilisation de l’outil et non dans l’outil lui – même.
    D’un point de vue opérationnel, il y a bien des différences entre un drone MALE armé et d’autres types d’effecteur. Le drone MALE n’a par exemple pas de canon, et n’utilise que des munitions à guidage laser, ce qui n’est pas adapté à tous les scénarios tactiques.

  27. Le Mindef est décidément nul. C’était au moment d’acheter les Reapers qu’il fallait se poser la question. Maintenant on est le bec dans l’eau et on commence à réfléchir… C’est dingue… Allez, armez moi tout ça rapidement !

  28. Stop,avec l’ethique … aucune difference entre un drone armé et un avion de chasse …si ce n’est le cout alors ne tournons plus autour du pot et armons nos drones: il faut se donner les moyens de nos ambitions …le resultat et le meme sauf que nos bons drones sans arme identifient mais ne peuvent rien faire et on attend donc la chasse …et on perd l’objectif …et on perd du temps .

    1. Et on perd de l’argent puisqu’on a besoin de deux appareils pour faire le boulot d’un seul.
      Et en plus on risque inutilement la vie d’un pilote.

  29. Premier commentaire sur ce blog qui est selon moi le must en matière d’informations liees aux questions militaire.Merci opex 360 .
    Trop d’inertie. ..Beaucoup trop !!
    Nous allons devoir attendre plusieurs mois que la présidentielle soit passée afin que la question soit reposée .financièrement je trouve le choix de faire intervenir un mirage 2000 completement absurde compte tenu du coup heure de vol en plus de celui du drone !!!! Et nos politiques nous font de beaux sermons sur les économies à faire sur le budget de la défense .. Sans blague !!!!

  30. Une balle tiré au Mali ou une balle tiré en Syrie a le même effet…que. L’on clarifie la chose au sujet des drones armés, OK. Perdre du temps en se posant les questions qui fâches sur l’emploi de drones armés en n’y apportant aucune réponse après tant d’années pendant que nos  » boys » se font dessouder ,moi cela me pose un problème, tant pour la réactivité de nos forces et le gâchis en moyens et potentiel aérien.
    Chacun exprime ses convictions, un forum c’est fait pour apprendre et se renseigner un peu plus sur la chose militaire au combien complexe…
    Je n’ai aucunement la prétention de détenir la vérité sur tel ou tel sujet,je suis,a mes heures perdues, derrière un écran sur ce blog pour crier mon dégoût sur les moyens gâcher,les vies perdus sachant que le politique n’en a cure et qui préfère, lui,s’empiffrer de pain aux chocos a 15 cents et se vautrer dans l’opulence….

    1. @Titeuf
      .
      C’ est très franco-français , en fait ! et c’est pas ce que nous savons faire de mieux en la matière !
      Je crois que depuis la Ligne Maginot , notre pays a un problème avec la guerre tout court .

  31. Ce n’est pas la première fois que la question se pose et elle se posera encore. La prudence des décideurs me semble justifiée parce qu’ une fois que l’on aura tiré le vin, il faudra le boire.
    .
    Le ministre avait évoqué l’ idée d’ armer les drôles dès leur acquisition mais il avait laissé entendre que les drones pourraient réaliser des frappes type C.I.A sur le territoire national. La presse s’ Est emparée de l’allusion et en a fait ses choux gras.
    .
    Depuis, les temps ont changés et les autorités se tâtent pour savoir si l’opinion publique’ et la presse qui la gouvernent sont prêtes à accepter une guerre métissée de jeu vidéo.
    .
    Pour ne rien cacher, cet aspect me gêne parce que les drônes ne sont pas des engins fiables et ils peuvent êtres brouillés. Ils ne représentent donc pas une solution miraculeuse ou pérenne.

  32. L’emploi de drones d’attaque comme moyen de surveillance et de protection du champs de bataille n’est pas différent mais complémentaire des autres moyens aériens (hélicoptères, chasseurs-bombardiers). Son emploi dans le domaine tactique ne pose en soi aucun problème spécifique.
    Cependant l’acquisition de tels moyens implique qu’inévitablement ces moyens seront dévoyés et employés dans la profondeur stratégique, voire géo-stratégique. J’entends par là des opérations spéciales en dehors de tout cadre légal dans des pays sans l’accord des autorités locales. Il n’est pas sûr que nous ayons la même surface diplomatique que les USA pour faire face en cas d’échec. N’oublions pas ce que nous a couté au plan international d’avoir mené des opérations contre Greenpeace en Nouvelle Zelande avec des moyens et des personnels militaires dont il nous était impossible de nier l’appartenance.
    Visiblement notre Président rêverait d’offrir ces moyens à la DGSE pour pouvoir nous confier ensuite le bon usage qu’il en fait même si « un Président ne devrait pas dire cela ».

  33. La question de l’armement des drones pose une question plus générale : nos moyens terrestres, aériens et navals sont dangereusement sous armés. Nos stocks de munitions et de bombes sont ridicules. On manque de missiles, d’artillerie, de système de minage, de contre-mesures et même de mitrailleuses. Notre défense anti-aérienne est inexistante. On utilise avec parcimonie nos missiles anti-char Javelin faute d’un stock suffisant. L’achat de Gatling M134 pour l’armée de terre semble insurmontable.
    Est-ce normal ?

  34. Monsieur Le Drian (se) pose beaucoup de questions.
    Qu’il démissionne et je l’écouterai.
    Qu’il reste au gouvernement et je considérerai ses propositions comme électoralistes.

  35. Je trouve dommage que ce post et presque tous les commentaires traitent la question du besoin d’appui-feu de façon aussi étroite et réductrice. C’est méconnaître de façon profonde les capacités de nos armées.
    Le débat ne se résume pas à drone MALE armé ou chasseur… En particulier, les forces au sol disposent d’appuis-feux dits organiques : canons automatiques, missile moyenne portée, mortiers de calibre 81 et 120 mm, canons de 155 mm, lance-roquette d’artillerie à longue portée, hélicoptères d’attaque… Et tout cet attirail permet de faire face à presque tous les scénarios, souvent de façon bien plus efficace que l’appui venu du ciel, contraint par l’endurance de vol, le mode de guidage des armements… etc.

    1. Des appuis-feux que l’on possède en quantité limitée et dont la portée est considérablement plus limitée qu’un drone. Le Sahel c’est grand comme 10 fois la France, toute l’artillerie française ne suffirait pas à couvrir correctement la zone et la logistique comme la protection de ces appuis-feux serait insurmontable.
      Par ailleurs, il faut avoir le moyen d’identifier le but et de s’assurer du résultat du tir… en général avec un drone, et s’il est armé on économise le déploiement d’un batterie terrestre ou d’un hélicoptère et réduit la boucle OODA.
      Le drone armé est un complément indispensable.

  36. Depuis l’Afghanistan tout le monde sait que le drone armé fait partie de la panoplie indispensable à une armée moderne. L’embuscade d’Uzbin aurait eu une issue moins dramatique si nos soldats avaient été appuyés par des drones. Seule la crainte de voir le drone armé détrôner la chasse explique un tel retard dans l’acquisition de ce moyen de combat moderne. Cette crainte est à mon avis infondée car tous ces vecteurs ont des capacités complémentaires. Par ailleurs, l’emploi du drone n’est pas plus immoral que celui de la bombe atomique ou du fusil de précision d’un tireur d’élite. Quant à comparer son efficacité à celle d’une batterie d’artillerie, il me semble que la portée et la souplesse d’emploi ne sont pas comparables. Donc oui pour le drone armé et le plus vite possible, pour améliorer l’efficacité de nos armées au combat.

  37. Bien sûr qu’il en faut. La question ne se pose plus tant les drones armés ont prouvé leurs efficacités.
    La France est toujours en retard, c’est dingue.

  38. A quand une réflexion sur le drone piloté?
    Cause que le problème est là:
    La chevalesquerie cabine-étroite vole vers sa carrière future,
    donc l’avion piloté d’ailleurs est un danger pour les carrières,
    il faut que le CEMAA soit un pilote, glorieux tireur de Fire&Forget (Tire et tire-toi).
    Evidemment qu’il faut des drones armés, et les idiots qui en ont acheté des castrés,
    ce ne sont pas des idiots mais des imbéciles. (Des traîtres?)
    Bon, mais c’est vrai que nos artilleurs peuvent faire le boulot, je pense au Caesar,
    à condition d’être à portée, ce qui n’est pas évident s’il n’y a pas de front.
    On pourrait tout de même mettre en l’air des moyens plus solides,
    moins gadgets que les drones et l’aviation habitée…
    Je pointe deux lamentables lacunes de la pensée école-de-guerresque.
    – Il nous faut de l’artillerie lourde embarquée, style C130 GunShip.
    – Il nous faut un successeur à l’Atlantique II, un truc qui tient l’air, qui calcule, pense et tire.
    Si on avait pensé GunShip et Atlantique III,
    on ne s’emmerderait pas avec les habitants de « cabine étroite » en vol vers leurs carrières futures,
    et on ferait la guerre (Payée par les français) plutôt que de la promotion sociale.

    Les drones pilotés du bord, autrement dit les avions de combat avec surcharge d’équipage sont une dangereuse anachronie, révélatrice de l’incapacité de la hiérarchie pilotesque de penser le futur sans la chevalesquerie Guynemeresque, de Guynemer qui lui a eu le bon goût de terminer tôt sa carrière.

    Ca fait un bail que les capacités de vol de nos avions sont limitées (En g) par les fragiles cerveaux embarqués, ça date en France du Mirage 2000. Pas trop bouger cause bobo voile rouge-noir à l’accessoire amovible. Et le Mirage 2000, c’est vieux, on n’a pas eu le temps de penser? Voile noir?

    Alors qu’on arrête de penser pilotesque-cabine-étroite, et qu’on inflige à un autre que pilote le poste de CEMAA, voire de CEMA. A un logisticien par exemple.

  39. @loafk6
    D’accord avec vous, il n’y a pas de problème quand la France sous-traite la tâche aux USA mais si c’est la France qui agit alors là il faut mener une réflexion…

  40. @Jyb
    @Mike
    @Mich
    D’accord avec vous.
    Vos réponses se combinent.
    La réflexion quant à la mise en œuvre de drones armés doit se poser. Car ce n’est pas un simple lance-grenades sous un fusil d’assaut. Et sa réponse est de niveau stratégique donc politique et pas seulement tactique ou opératif.
    Et je ne suis pas d’accord que tuer avec un avion est identique à tuer avec un drone, pas sur tous les plans en tout cas. Sous certains points de vue, tuer avec un drone ressemble plus à tuer avec un fusil de précision donc un drone armé ressemble alors plus à un binôme de sniping.
    Parfois drone armé = sniper, parfois = bombardier, parfois = canon, parfois = agent DGSE ou commando Forces spéciales.
    Et le but de la réflexion n’est pas de protéger l’ennemi mais de se servir du drone armé sans que ce soit contre-productif c’est-à-dire qu’il ne faudrait pas que la France s’en serve et que dans les mois qui suivent, des Terra nova, des TAUBIRA, des gauchistes, des associations soi-disant des droits de l’homme, critiquent la méthode au niveau national donc international.

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