Le groupe Volvo va officiellement se séparer de Renault Trucks Defense

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Nouveau bouleversement en vue pour l’industrie française de l’armement terrestre. Après le rapprochement entre Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann, le groupe suédois Volvo a annoncé, ce 4 novembre, son intention de se séparer de son activité de défense, appelée « Governement Sales », qui ne pèse que 2%, environ, de son chiffre d’affaires).

Cette division « Governement Sales » compte Volvo Defense, l’américain Mack Defense, l’australien VGGS Océanie et surtout Renault Trucks Defense, dont la maison-mère, Renault Trucks (Renault VI à l’époque) avait été cédée à Volvo AB par Renault en 2001, en échange d’une participation de 21,6 % dans le capital du groupe suédois.

Seulement, depuis, Renault Trucks Defense (RTD) a acquis d’autres industriels français de l’armement terrestre, à savoir ACMAT, le constructeur du Véhicule Léger de Reconnaissance et d’Appui (VLRA) et, en 2012, Panhard (VBL, PVP, etc).

Actuellement, RTD compte 1.200 salariés et 5 usines en France (Limoges, Fourchambault, Saint-Nazaire, Marolles-en-Hurepoix et Saint-Germain-Laval), ainsi que deux centres de recherches et développement, l’un à Versailles, l’autre à Lyon.

En outre, RTD est, avec Nexter et Thales, un acteur majeur du programme Scorpion qui doit permettre le renouvellement des blindés de l’armée de Terre. Qui plus est, avec un carnet de commandes bien garni (l’entreprise doit notamment livrer 443 véhicules destinés aux forces spéciales françaises), son Pdg, Emmanuel Levacher a dit espérer doubler le chiffre d’affaires d’ici 3 ans.

Dans un communiqué, le groupe Volvo souligne que, sa branche « Governement Sales » étant arrivée à une « position très forte au cours des dernières années avec un développement positif et un livre de commandes record », il y a « d’importantes opportunités de faire davantage croître l’activité. »

Mais « un nouveau propriétaire pourrait être mieux placé pour emmener l’entreprise vers une prochaine étape. Par conséquent, nous avons l’intention de débuter les préparatifs afin de céder l’activité », estime Jan Gurander, le directeur financier du groupe suédois.

Nul doute que les autorités françaises suivront de près le dossier de la vente de RTD. Reste à voir qui pourrait être intéressé par une telle opération.

Par le passé, un rapprochement avec Nexter avait été évoqué avec insistance. Seulement, les conditions n’ayant pas pu être réunies (par manque de volonté politique?), RTD y renonça, en juin 2014.

« Nous avions vu dans la consolidation de l’industrie de l’armement terrestre une bonne opportunité pour être l’acteur de la première étape d’une consolidation européenne. Mais les obstacles sont nombreux, comme la privatisation au préalable de Nexter », avait justifié, à l’époque, Stefano Chmielewski, alors Pdg RTD.

Maintenant que la situation a évolué, Nexter pourrait être un repreneur éventuel. Mais il n’est pas le seul : le groupe Thales est également cité (sa filiale australienne fabrique les véhicules Hawkei et Bushmaster), de même qu’un fonds d’investissement français. L’hypothèse d’une reprise par l’allemand Rheinmetall est aussi évoquée.

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