Pluie de critiques sur les bases de défense et le « Balardgone »

La réforme du ministère de la Défense engagée en 2008 prévoyait la disparition de dizaines d’emprises militaires et la suppression de 54.000 postes. Deux mesures emblématiques furent mises en application pour accompagner ce mouvement : le regroupement sur un site unique des états-majors et des service à Balard, dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) et l’instauration des bases de défense afin de « mutualiser » le soutien apporté aux unités, ce qui marquait une rupture avec la règle « un chef, une mission, des moyens ».

Seulement, et le Haut comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) n’a cessé de le souligner, cette réforme a conduit à une dégradation du soutien administratif des militaires, alors que c’était l’un des points forts des armées jusqu’à présent.

Pourtant, une nouvelle réforme des soutiens fut lancée par l’actuel ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avec l’idée de placer les bases de défense sous l’autorité du Service de commissariat des armées (SCA). Mais là encore, en 2015, le HCECM s’était montré dubitatif quant aux résultats à espérer…

Et lors de leur audition par les députés de la commission de la Défense, les représentants des syndicats personnels civils de la défense ont exprimé leurs doléances à l’égard de ces bases de défense, qui, visiblement, sont encore loin de faire l’unanimité.

« Les bases de défense n’ont pas été créées pour améliorer le fonctionnement de notre défense, mais uniquement pour économiser 54.000 postes », a commencé par accuser Gilles Goulm, secrétaire général de FO Défense. « Nous essayons, militaires et civils ensemble, malgré nos différences, de les faire fonctionner » et « parfois, nous nous trouvons comme une poule devant un canif! », a-t-il ajouté.

Pour ce responsable syndical, la source des difficultés, pour l’essentielle, viennent du fait qu’un « principe qui faisait la force du ministère de la Défense a été battu en brèche ». Et ce principe est : « qui commande paye et qui paye commande ». « Aujourd’hui, bien malin qui est capable de trouver, au sein d’une base de défense, qui est responsable de quoi », a expliqué M. Goulm, qui a également fait part de problèmes liés aux ressources humaines (RH).

« La fonction RH de proximité a été mise à terre ; parfois, nous avons tout simplement perdu l’expertise en la matière, particulièrement pour les personnels civils. Or, la gestion des personnels civils par un centre de décision qui se trouve à 150 km, cela n’est pas possible », a-t-il fait valoir.

« S’agissant des bases de défense, c’est en effet la partie RH qui souffre le plus. Or elle est essentielle pour les personnels civils », a confirmé Hervé Baylac, secrétaire général de la FNTE-CGT. « En déplacement à Toulon, j’ai vu des salariées de 55 ans qui pleuraient parce qu’elles n’étaient pas sûres, en raison du manque d’effectifs, de pouvoir assurer les payes des personnels civils… Aujourd’hui, tout repose sur la conscience professionnelle des agents du ministère », a-t-il ajouté.

Même son de cloche chez Jérôme Supersac, secrétaire général de la CFTC Défense. « Le problème dans les GSBdD [Groupement de soutien de base de défense, ndlr], c’est aujourd’hui que les services du personnel sont souvent dirigés par des personnels militaires, qui ne connaissent rien à la RH civile. Nous étions pour notre part favorables à la reprise des antennes de proximité par la DRH-MD ; un autre choix a été fait. Il est parfois difficile de recruter des personnels de catégorie A pour exercer les métiers difficiles des ressources humaines », a-t-il avancé.

Pour Sophie Morin, secrétaire générale de la CFDT Défense, la situation actuelle des bases de défense est le « résultat manque total de dialogue social au sein du ministère. » Et d’ajouter : « Il est inévitable qu’en mutualisant, on perde des compétences. Nous en revenons toujours aux mêmes thèmes : le caractère central des compétences; l’absence quasi-totale de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences dans ce ministère. Cela devient pourtant vital : il suffit de jeter un œil à la pyramide des âges, dans toutes les catégories de personnel, pour constater que l’on va droit dans le mur! ».

La complexité induite par la création de ces bases de défense a été soulignée par quasiment tous les responsables syndicaux entendus par les députés. « Il est vraiment compliqué de comprendre qui est responsable de quoi », a lancé Gilles Goulm. « Bien malin qui sait où trouver la bonne réponse et le bon interlocuteur : le fonctionnement actuel du ministère est d’une complexité sans nom », a enchéri Laurent Tintignac, secrétaire général adjoint de l’UNSA Défense.

« La création des bases de défense a en effet fait disparaître les circuits courts. Il y a aussi un problème de double casquette : les commandants des bases de défense sont aussi chefs d’organisme, donc à la fois juge et arbitre pour toutes les affaires financières », a tenu à souligner M. Supersac.

Même chose pour Jean-François Munoz, vice-président de Défense CGC. « Les bases de défense (…) sont nées de manière très autoritaire et elles ont connu de grands problèmes de gouvernance. Jamais elles n’ont disposé d’assez de temps pour mettre en place les procédures nécessaires. Il est impossible de comprendre comment elles fonctionnent. Quant au financement, il n’a jamais été mis en place », a-t-il dit.

Mais M. Munoz a résumé le mieux la situation en citant les propos qu’aurait tenus le général Iralour au nouveau commandant de la GSBdD de Bourges-Avord : « Cher ami, vous avez moins d’effectifs, moins d’argent et plus d’emmerdes : bon courage! ».

Quant au « Balardgone », inauguré en novembre 2015, plusieurs responsables syndicaux ont fait part de problèmes récurrents. Pour rappel, le ministère de la Défense s’est engagé à verser une redevance de 154 millions d’euros pendant 27 ans au groupement Opale Défense, qui, emmené par Bouygues, a été chargé de construire le site (coût du chantier : 600 millions d’euros) et d’apporter des services annexes (entretien, restauration, gestion du parc informatique, etc…). Et chaque prestation est facturée…

L’an passé, l’on avait appris qu’il en coûtait 600 euros pour rectifier la pose d’une porte, 150 euros pour ajouter une prise électrique, 5.000 euros pour installer un téléviseur dans un bureau ou bien encore 13.613 euros pour mettre en place une imprimante et un scanner. Là, à en croire Patrick Pradier, président de la CFTC Défense, qui travaille tous les jours à Balard, le changement d’un code d’accès est facturé… 80 euros. « C’est inadmissible! », s’est-il insurgé.

« Si vous n’avez pas exactement le bon badge, vous mettez un temps fou pour entrer. Et en fauteuil roulant, vous n’entrez pas du tout! », a déploré Gilles Goulm. « Les coûts sont exorbitants et devraient à notre sens faire réfléchir sur les partenariats public-privé : je ne vois d’ailleurs pas comment le public et le privé peuvent être partenaires. Je ne vilipende personne, mais l’objectif du secteur privé est bien de faire de l’argent », a-t-il estimé, avant de donner rendez-vous dans 26 ans. « Nous nourrissons des doutes sur la qualité de ce qui a été construit, et j’ai bien peur que l’on ne nous rende un bâtiment à refaire », a-t-il dit.

41 commentaires sur “Pluie de critiques sur les bases de défense et le « Balardgone »”

  1. Pour une fois, je suis d’accord avec les syndicats.
    Le système de GSBdD est une infâmie. Le SCA dégueule d’inefficacité. Et la question « qui fait quoi ? » répond « 42 ».

    1. SGA=Louvois ….On ne pourrait pas fusiller quelques-uns de ces commissaires qui ne bossent que trois jours par semaine et passent le reste du temps à la pèche en mer ?…On veut des noms?…

  2. Je suis plus que réservé quand je lis des déclarations de leaders syndicaux. En effet ils ont un discours unilatéral qui prêche pour leur paroisse. Leur but est de préserver le petit confort de leurs ouailles pour qu’elles garde la place près du radiateur. Et, en plus bien sûr , réclamer des embauches pour alourdir le poids des fonctionnaires civils. Pour le Balargone, les faits allégués doivent être vérifiés. Il y a un corps du Contrôle pour cela non ?

  3. Les ppp ont lieu parce que le public n a pas les moyens de financer seul les investissements et effectivement le but du privé est de gagner de l’argent…le problème de la gestion est endémique à l’application de modèles de management supposes profitables…la bureaucratie pseudo gestionnaire domine alors que la priorite devrait être le combattant. Ce n est pas nouveau mais ca empire visiblement..

  4. ce qui s’est passé avec les BDD et le BALARDGONE est une honte pour ceux qui ont laissé faire…
    Une honte pour ceux qui étaient à la tête du gouvernement, une honte pour ceux qui ont « croqué » pour ce complexe soit construit….
    Et « nous » les militaires, les civils de la Défense, les citoyens nous allons le payer cher et pendant longtemps…
    ça me donne envie de vomir.

    1. Par pitié à vous tous arrêtez d’avoir des complexes face aux USA et leur PENTAGONE. Comme on dit aujourd’hui BERCY pour le ministère des Finances publiques , BALARD suffit amplement pour désigner le siège du ministère de la Défense.

      N’y aurait -il que des pro USA dans ce pays ?

  5. Le constat effectué par le HCECM et les responsables syndicaux est en effet identique pour les personnels militaires.
    La problématique RH, non seulement en terme d’effectifs et de compétences, associée à des organisations en tuyaux d’orgues ont pour conséquences des objectifs différents voire divergents (objectifs financiers Vs objectifs opérationnels), des chaînes de commandement pas toujours en accord (SCA, SID, EMx, …) qui laissent les unités de terrain de débattre dans des zones d’ombre où personne n’est responsable. Il est courant d’entendre la question suivante : « C’est du métier ou du Soutien ? » afin de savoir à qui imputer la facture financière.
    Par conséquent, il est de plus en plus fréquent, que le budget des casernes et bases aériennes serve de variable d’ajustement pour financer la location d’engins de chantier (grutages de conteneur pour les exercices, ou envoi en OPEX), l’achat d’outillages dont la reconduction de marchés centraux n’a pas eu lieu, etc. On en arrive même à ce que le personnel doive prendre sur sa solde pour acheter des effets de spécialistes car la chaîne SCA ne parvient pas à maintenir ou passer des marchés : rupture de bottes spécifiques pour les pompiers, rupture d’effets pour les commandos.
    Preuve en est que le CiCOS avoue de pas pouvoir faire grand chose pour les unités opérationnelles.
    Enfin, vouloir faire plus avec moins, montre réellement ses limites.
    On compte en effet sur la conscience professionnelle des personnels pour résoudre des situations complexifiées, ou une kyrielle d’intermédiaires ne sont que des boîtes à lettres expertes à tenir des indicateurs mais pas à fournir des solutions, ou les organigrammes ressemblent à des plats de spaghettis entremêlés.
    Les Bases de Défense sont une vision bureaucratique d’un fonctionnement sous forme de projets qui ont fait table rase des « petits » détails qui constituaient le rouage robuste des armées, sous le sacro-saint objectif de faire de fausses économies.

  6. Quand on diminue le financier on dégrade la qualité et en conséquence on dégrade à nouveau le financier car ça vous coûtera cher (cela devient un cercle vicieux insolvable). Sachant que les contraintes augmentent chaque année, il est plus logique d’essayer d’améliorer l’existant pour le rendre plus performant afin d’anticiper les difficultés à venir.

  7. Comme quoi Juppé et les autres avant lui ont fait n’importe quoi et le CEMAT c’est pareil. On a tous en nous quelquechose de SARKOZY , un pv ou bien une balle de fusil et quand il est allé en LYBIE il nous a laissé dans la DAESH, avec BOKKO HARAM et les blèmes en SYRIE

  8. Après la défaite de 1870, il a été acté que le commandement devait avoir la haute main sur l’administratif, et donc « qui commande paye » , ce qui a d’ailleurs impliqué:
    – des procédures particulières spécifiques aux armées en matière financière,
    – l’existence d’un corps de contrôle( qui contrôle mais n’intervient pas dans le commandement !) dans la main du ministre afin d’éviter les dérives.
    principe d’actualité jusqu’à ces dernières années, on se souvient de « l’intendance suivra  » !
    l’emprise croissante de Bercy et de la pensée enarchienne a conduit à l’effacement progressif de cette spécificité.
    exemple trivial: le commandant d’une base aérienne n’est plus « propriétaire » de ses hangars aviation; pour modifier un éclairage, il faut demander au Service Infrastructure Défense, dont le représentant local n’a pas pouvoir de décision, mais doit demander à ses chefs à 200 km; les dits chefs, pas forcément au fait du pb, ne peuvent que se baser sur 1 la réglementation 2 les crédits disponibles à leur échelon 3 les priorités du moment, pour faire une réponse dilatoire
    La boucle est bouclée; devant une crise majeure, nous en serions au même point qu’en 1870 !

  9. 154 x 27 =4,158 milliards d’euros. C’est le prix du « Balardgone »? A la rigueur, s’il y avait le bâtiment (qui a coûté 600 millions) et la maintenance pendant cette période… mais ce n’est pas le cas visiblement vu que chaque intervention est facturée. Je pense qu’on est pas mal à vouloir à en savoir plus avant de crier au scandale.
    Mais ne soyons pas naïfs : les partenariats public-privé ne sont qu’une opération de crédit. Cela n’a qu’un intérêt de trésorerie, du très court-termisme : en début d’opération, cela A L’AIR d’être un bon plan car il ne faut pas sortir trop d’argent et ça aide les politiciens à boucler le budget annuel (comme l’étalement des commandes de matériels etc). Mais au final, avec les intérêts cumulés, cela revient très cher au budget (mais on refile le dossier aux suivants, donc rien à battre). C’est le crédit à la consommation des politiques!
    Pour rappel, ce type de gestion budgétaire peu avisée est une des causes de la Révolution française.
    Vu les taux d’intérêts auxquels on finance le déficit, on aurait mieux fait de faire une année 600 millions de déficit de plus et se compter comptant le « Balardgone ».

    1. sauf qu’à l’époque, les taux de crédit n’était pas les mêmes qu aujourd’hui.
      qu »il était dit que la perte du AAA ferait exploser les taux d’intérêt et çà c’était aussi pour les successeurs.
      la mode était à la réductions des couts et des effectifs.
      de moins en moins d’opex etc…;
      un général parlait même de « betteratisation  » de l’armée.
      que va ton faire de tout ces soldats sans guerre.mais ça c’était avant.
      depuis, mali, lybie, terrorisme, centre afrique et j’en oublie certainement.
      si gouverner c’est prévoir, effectivement on peut parler d’une vision court-termiste.

  10. 4.8 milliard d’euro pour un bâtiment juste censé accueillir des EM (sans compter l’escroquerie des prestations). Et après, les même s’offusquent devant la commission de la défense de l’état de nos casernes….

  11. Même pas étonné que cet ensemble soit bourré de malfaçons. J’ai jamais vu une construction récente était bien faite. Ou sont les casernement d’antants où on réparait tout ce qu’on pouvait et le pire, ça marchait.

  12. Cette cassandre de Michel Goya avait encore raison. In fine, tout le monde pâti de l’embasement, le soutenant comme le soutenu, la faute majeure étant d’avoir dissocié la chaîne de soutien de la chaîne commandement. Faudra juste qu’on m’explique l’expression « une poule devant un canif »…

    1. La vieille expression populaire exacte est « comme une poule qui a trouvé un couteau ».
      Comme une poule n’a aucune utilité d’un couteau, cela veut dire être troublé /déconcerté et incapable de prendre une initiative.

  13. « . . . qu’il en coûtait 600 euros pour rectifier la pose d’une porte, 150 euros pour ajouter une prise électrique, 5.000 euros pour installer un téléviseur dans un bureau ou bien encore 13.613 euros pour mettre en place une imprimante et un scanner. »
    Vous ne croyez quand même pas qu’ils dépensent 5 000 dollars pour un marteau et 20 000 dollars pour une cuvette de WC ! (Independance Day)

  14. Un grand merci à un certain homme politique français qui en quelques années a mis l’armée française à genoux mais et qui après quelques années de traversée de désert aspire à revenir aux commandes en promettant l’inverse de tout ce qu’il a fait.
    Si jamais cet individu devait être présent au premier tour de la future élection présidentielle, j’espère que les militaires se souviendront de la réforme des retraités qui ne devait pas les impacter, du jour de carence …et de bien d’autres cadeaux de ce triste sire

  15. Merci au ministre Hervé Morin et une spéciale dédicace à ses 2 chefs de l’époque …qui d’ailleurs veulent rempiler.

    Pour savoir si on avait vu pire dans l’histoire, j’ai consulté la liste des personnes en charge de la guerre ou la défense depuis l’an de grâce 1589 (excusez du peu) sur wikipedia au lien suivant :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ministres_fran%C3%A7ais_de_la_D%C3%A9fense

    Et j’ai trouvé un Louis Maurin ministre entre 1934 et 1936 avec cette phrase sur sa fiche biographique « Il adopte une politique conservatrice lors de son passage au ministère de la Guerre, estimant que la ligne Maginot est une défense suffisante ».
    Cela ne s’invente pas 🙂

  16. On savait, les politiques ont décidé, et nos chefs ont tout accepté (c’est même eux qui avaient proposé toutes les solutions innovantes et porteuses pour leur carrières), et leurs plumes ont trouvé tous les éléments de langage nécessaires pour démontrer le bien-fondé des décisions prises. La réalité tout le monde la connaît un soutien qui, depuis la fin du service national s’est considérablement dégradé.

  17. Partenariat public privé. A mettre en relation avec le dernier numéro de cash investigation d’elise lucet sur le Ppp du stade de Nice, cher à Monsieur Estrosi.
    Eh oui le privé fait du fric avec l’argent public. Rien de mal en soi. En revanche le politique doit avoir le souci de dépenser avec parcimonie notre argent, celui des contribuables. Et de faire le meilleur choix qualité versus dépense. Là ça se complique… Et on connaît nos élus.. Aie aie aie

  18. Partenariat public privé. A mettre en relation avec le dernier numéro de cash investigation d’elise lucet sur le Ppp du stade de Nice, cher à Monsieur Estrosi.
    Eh oui le privé fait du fric avec l’argent public. Rien de mal en soi. En revanche le politique doit avoir le souci de dépenser avec parcimonie notre argent, celui des contribuables. Et de faire le meilleur choix qualité et résultats versus dépense. Là ça se complique… Et on connaît nos élus.. Aie aie aie

  19. PPP… Mutualiser…

    Réellement ? Ou s’agissait-il uniquement de justifier des postes d’officier grassement payé et arrosé de piscine pour signer les contrat PPP…

    Fameux PPP constamment accordé au frère, amis, famille, proches de nos chère politiques??

    J’entend le son des tambours.. Garde a vous paresseux en tout genre!! Tait toi et marche

  20. la vraie question est de savoir si depuis 4ans, le « balargone » est un véritable plus pour le fonctionnement de notre état major.répond t il au attente en terme de fonctionnement et d’éparpillement des différents sites avec leurs couts induits.
    en effet si il n’y a pas de différences notables par rapport à avant et que c’était juste un caprice de star, effectivement c’est dommage.
    ceci étant il faut bien prendre en compte tous les couts induits que représentaient les différents sites en personnel en entretien (sur 30ans) pour remise aux normes etc..
    après n’oublions pas non plus qu’un PPP c’est un peu comme un crédit.on paye pas trop tout les mois mais au bout de 30 ans la maison nous a couté 1.5 fois le prix + taxe foncière entretien courant etc….sauf que je profite de ma maison sans en avoir les moyens au départ, donc je paye un service.
    donc c’est pour cela qu’il faut avoir une vision comptable sur 30 ans.
    maintenant ne soyons pas candide dans PPP il y a « privée ».il est donc normal que l’entreprise gagne de l’argent .
    la question est donc la première, le cout global en vaut il la chandelle?
    à titre personnel j’en sais rien.

    1. @flottard
      .
      Le problème c’est qu’il est très difficile de savoir avec une exactitude absolue le coût réel des choses ; certes l’entreprise doit gagner de l’argent mais jusqu’à combien ? Vous n’en savez rien et moi non plus et c’est fait exprès . Et même si vous étiez le dirigeant d’une grosse boîte , rien ne dit que vous en sauriez beaucoup plus , il y a trop d’intermédiaires , trop de paramètres et trop de variations .
      En imagé , tout le monde voit la partie émergée de l’iceberg , certains en distinguent partiellement telle ou telle partie immergée mais personne n’en voit la totalité ! Il faut un scandale avec une armée d’experts , de juristes , de comptables pour faire le tour de la question et encore , il peut néanmoins subsister des zones de flou qui leur échappent !
      Et c’est pareil avec votre maison , vous savez combien elle vous est facturée et combien vous devez la payer mais vous ne savez pas combien elle vaut en réalité , combien elle coûte réellement . Pour le savoir , vous devriez la bâtir vous-même et être présent et partie prenante d’un bout à l’autre de la chaîne de construction , depuis le choix de chaque matière première et sa provenance , du moindre clou , du plus insignifiant accessoire jusqu’à la mise en conformité et aux normes en vigueur de l’ouvrage . Cela reste toutefois piégeux car vous pouvez constater un gain ou tout le contraire suivant que vous voyiez à court ou à moyen terme ; à qualité égale , peut-être seriez vous gagnant ou perdant mais il vous faudra du temps pour le savoir et ça , seul le long terme peut vous le confirmer ou pas .
      Bref , on n’est pas rendus … 😉

  21. Finalement, si considère leur bilan du point de vue de Daesh, les bases de défense sont une réussite!

  22. Bonsoir

    On oublie certainement de spécifier que la gestion du personnel civil de la défense est d’une complexité sans nom, et que les syndicats tiennent à ce que cela continue ainsi. Quand la BdD est bien organisée, tout se passe pour le mieux.

  23. « .. plusieurs responsables syndicaux ont fait part de problèmes récurrents.  »
    Surement civils( of course) , encore cette engeance introduite dans un système vital, on peut pas, au moins dans les organismes vitaux, interdire une fois pour toute cette saloperie, germinal, c’est fini!

  24. Une question m’interpelle : pourquoi le gouvernement Hollande, et Le Drian en particulier, pour qui j’ai un vrais respect, n’ont ils rien fait pour remettre tout cela dans l’ordre ?

    1. @Elmin

      .
      Parce qu’apparemment , Le Drian a quelqu’un au-dessus de lui qui ne lui laisse pas les coudées franches ; je ne pense pas que ce soit Valls , suivez mon regard …

  25. tant que les forces armées feront de l’aménagement du territoire, il y aura des problèmes….

    les forces arméées britanniques font de l’aménagement de territoire uniquement via la réserve…. Sinon, l’active est concentrée dans de grandes bases.

  26. Je dois être idiot mais il y a tellement longtemps que j’ai quitté l’institution et que je la suis de loin en loin , que je ne comprends pas tout ! Qu’est-ce qui a tant changé et quelles en sont les répercutions les plus dommageables , les plus visibles ? Et pourquoi avoir autant bouleversé ce qui semblait donner satisfaction ?
    Merci !

  27. Ouaip, un peu facile comme critiques … et pas très argumenté.

    1°) Sur les bases de défense, oui, le but premier était de faire des économies. Donc on en a pour notre argent. Comme de l’argent, on n’en avait plus dans les années 2008-2012, on a eu un soutien bien merdique. C’est la première mort des bases de défenses, qui ont été tuées en deux temps :
    * sous Sarkozy tout d’abord, on a réduit très fortement les budget de soutien général, alors même que la transition entre l’ancien et le nouveau système aurait dû générer des surcoûts ;
    * puis sous Le Drian, le principe retenu pour corriger les excès de la RGPP a créé des nouveaux silos, étanches « de bout en bout », et très difficiles à mettre en cohérence localement.
    On est donc au bilan très loin des objectifs de la réforme : les BdD ne sont que des patatoïdes dessinés sur une carte et le ComBdD, qui devait être le gouverneur des crédits de soutien de sa base de défense n’est plus que le cocu de service …

    2°) Sur le Balargone, les chiffres annoncés, déjà été présentés à plusieurs reprise dans la presse, ne reflètent franchement pas la réalité de la vie sur place, y compris pour les gaziers du soutien qui sont en interface avec Opale.
    Et sur le fond, côté positif, j’ai tout d’abord plutôt l’impression que les difficultés de vie courante sont en voie de règlement (ex : les travaux pour éliminer les bourbiers en parcelle Ouest, les prestations complémentaires pas si chères que ça, etc.). Positif toujours, la colocalisation est maintenant réalisée, et je pense que nous sommes collectivement beaucoup plus efficients. Positif enfin, ce qui marche bien et mieux qu’ailleurs, comme la bouffe ou les infrastructures opérationnelles.

    Mais là où il va y avoir un peu de boulot, c’est sur l’acquisition par Opale, le SPAC et la DIRISI d’un véritable esprit de service tourné vers le client. Car le « brave usager de base » ne sait jamais à qui s’adresser, se fait balader d’un prestataire à l’autre et accumule les « tickets » comme autant de bouteilles à la mer sans espoir de réponse …
    Et pour terminer, deux chantiers risquent de nous pourrir la vie encore quelques années :
    * les réseaux informatiques et les ordinateurs de bureau : alors que la « courbe d’apprentissage » aurait dû conduire à stabiliser la situation, ça rame et ça galère de plus en plus, ce qui est un symptôme inquiétant quant à la résilience et la pérennité du système ;
    * et sur la qualité de construction de l’infrastructure : ça fuit, ça pète, ça coule, ça tombe … et encore n’avons nous vécu ni hiver froid, ni tempête, ni franche canicule.

  28. Je remarque que la situation des GSBdD est des plus inégales.Dans la mienne nous ne sommes pas en sous-effectif , nous ne savons pas quoi faire de nos dotations financières. Les soutenus ont tous ce qu ‘ils désirent (dans la mesure du raisonnable). Mais c’est vrai que mon unité soutient deus grands commandements air et une prestigieuse unité FS…Faudrait pas manquer

  29. Merci Patron ,Merci Patron …Titre de chanson connue..
    Morin Sarkozy les responsables du gâchis se re-présentent prochainement aux élections ..Continuons à voter pour eux …
    Le mal est fait et tout a été verrouillé pour ne plus pouvoir  » faire marche-arrière » …Faudra faire avec !…Plutôt sans !
    Ce n’est pas hier que l’on savait… Que c’était une mise en oeuvre trop rapide ; sans essais ni filets !…
    Mais : « On a gagné… on a gagné « …

  30. Ah ah … Celui obtenu par appel d’offres truqué pour l’attribuer à Bouygues ? Vous nous avec coûté assez cher comme ça, maintenant vous vous débrouillez avec votre machin, on ne veut plus en entendre parler. Il y a des TV petit format fabriquées en Chine, très abordables. Les généraux qui ont participé à la mascarade n’ont qu’à les prendre sur leur solde (un contribuable).

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