Le concept du système de lutte anti-mines du futur a été validé

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30 contributions

  1. Khay dit :

    Je vois l’intéret d’un petit navire de 17 metres de long pour le déminage de nos approches, mais le jour où on veut nous-même s’approcher d’une cote ennemie potentiellement minée, on a un porteur un peu plus, euh, « océanique » de prévu ? On pourrai installer le module sur une FREMM ou une FTI (en supposant que ça vire pas à la farce façon LCS) ? Ou bien la solution finale utilisera un navire dédié d’un tonnage et d’une autonomie supérieure au Sterenn-Du ?

    • mich dit :

      ce « petit navire » n’est pas prévu pour être autonome mais fonctionné depuis un bateau mère.

      • Khay dit :

        Ouais mais comme bateau-mère qui peut charrier un « petit navire » de 17 mètres, on a quoi à part les trois Mistral ? Si il faut en déplacer un chaque fois qu’on veut participer à une mission de déminage, bonjour l’engin qu’on doit mobiliser…

      • Khay dit :

        Sachant que si c’est pour approcher une côte tenue ce sera autant d’EDA-R qu’on ne pourra pas embarquer.

        • Khay dit :

          Okay j’ai parlé pour rien, j’ai lu sur l’article précédent ils prévoient un porte-drone de 2000 à 3000 tonnes. Donc un porte-drone de surface porte-drone sous marin. Et ce serai ce système là, le « SLAMF complet », qu’on commanderai donc à trois exemplaires. Est-ce qu’il y aura plusieurs Espadons par porte drone ? Et combien de drone sous marins par Espadon ? Tous multitâches capable de détecter identifier neutraliser les menaces, ou des drones spécialisés ? Que de questions 🙂

  2. jyb dit :

    @zayus
    ce post répond un peu aux questions que je vous posais après lecture de votre réponse sur la marine égyptienne :
    de jyb
    merci.
    J’en conclus que c’est une marine assez crédible en rapport aux enjeux régionaux.
    2 questions de philistin :
    1 dans la mesure ou la circulation dans le canal de suez est la priorité est il normal de ne pas voir de dragueur ou chasseur de mines ? ou est ce une arme d’un autre âge ?
    2 dans la mesure ou vous soulignez le manque de bâtiments de soutien est il crédible de prétendre conduire des missions vers ormuz ou au large de la somalie/érythrée et/ou d’aller faire des manœuvres conjointes avec le maroc en atlantique ( voir jusqu’au sénégal, c’etait évoqué par l’amirauté)

    le 18 septembre 2016

    • Nottap dit :

      Le soutien est maintenant inter alliés, tout le monde ravitaille tout le monde donc pas vraiment un fein aux deploiement lointain.

      • Zayus dit :

        @Nottap:
        .
        On parle de la marine égyptienne dont la seule marine directement alliée sur le plan militaire pouvant lui assurer des ravitaillements en mer est la marine saoudienne.
        C’est tout.

    • Zayus dit :

      @jyb:
      .
      Relisez attentivement la réponse que j’avais pris le temps de vous rédiger, pour réaliser qu’il resterait au moins 6 FTI + 1 FREMM supplémentaire et même un BRE (Bâtiment Ravitailleur d’Escadre) avant que le modèle de marine égyptienne qui apparait aujourd’hui avec 2 BPC ne soit « équilibré ».
      .
      La marine égyptienne est ainsi appelée à devenir la plus puissante du continent africain et la 4e du bassin méditerranéen après la France, l’Italie et l’Espagne étant devant la Turquie (mais celle-ci devrait recevoir 1 BPE…), l’Algérie, la Grèce et Israel…
      .
      – 1 – Dans le récapitulatif que je vous avais dressé, en dehors des patrouilleurs notables, je n’avais évoqué que les navires de + 1500 tonnes.
      La marien égyptienne aligne une importante flotte de 20 chasseurs: 13 soviétiques et 7 américains + 3 drones sous-marins « UUV » d’identification d’origine américano-italienne.
      .
      – 2 – Le manque de bâtiment de soutient en haute-mer pourra effectivement handicaper le temps des campagnes ou l’autonomie de la marine égyptienne.
      Mais ça ne l’empêchera pas de rejoindre Maroc et Sénégal pour y faire des manoeuvres sachant que la marine égyptienne pourra s’appuyer sur ces pays hôtes.
      En ce qui concerne les missions en Océan Indien, il est probable que la marine égyptienne ait recours à la coopération du BRE saoudien (d’origine française).
      .
      La marine égyptienne semble particulièrement vous intéresser jyb et à mes yeux, ceci :
      – vos connaissances précises et la qualité de vos commentaires sur le proche/moyen orient (où j’ai vite compris que vous nous surclassez tous…), conjugués à votre connaissance de la langue arabe et votre intérêt particulier pour la flotte égyptienne, pourrait suggérer cela : une origine égyptienne.
      .
      Cordialement,
      @bientôt jyb.

      • jyb dit :

        impressionnant encore merci.
        Les apparences sont trompeuses mais rien d’exotique dans mes origines…à moins que vous ne consideriez comme exotique la …normandie.

        • Zayus dit :

          La Bretagne non-bretonnante ne doit pas être très « exotique » vue de Normandie 😉 !
          Je dénote un intérêt particulier que vous portez à cette marine, ni plus, ni moins.
          Pour le reste on ne peut que vous féliciter pour votre culture de ces régions, pays, peuples et conflits conjuguée à votre pratique de l’arabe.

      • Zayus dit :

        oups…
        – La MARINE égyptienne aligne une importante flotte de 20 chasseurs DE MINES.

      • Elmin dit :

        Ah vous croyez ?
        A mon tours alors )) jyb c’est un acronyme de vos prenoms+ nom , donc votre prenom est a l’identique de celui de notre mindef bien aimé )))

  3. Elmin dit :

    L’arrivée massive des drones est en train de révolutionner profondément la guerre moderne au meme titre que l’arrivée des missiles, des avions, helicopteres et avant eux des chars, de la mitrailleuse et du fusil a culasse mobile.
    J’attend avec impatience les premiers drones de maillage de zone ASM deployes de fregates voir d’avion de patmar et capables de remplacer/deplacer/recuperer les sunoboy pour les plus legers, et/ou equipés d’un sonar plongeant pour les plus lourds , le tir etant lui reservé aux helicos ou patmar car meme les torpilles legeres comme la mu90 pesent plus de 300kg

    • Frédéric dit :

      Hum, le rappel le premier drone  »hélicoptère » anti sous marin QH-50 DASH qui entre en service en 1961 🙂

      Il pouvait même largué une charge de profondeur nucléaire Mk-57 ou deux torpilles Mk 44 avec 525 kg à vide et 1036 kg de masse maximale.

      – J’avoue, j’en parle car j’ai le n°11 de  »Submarine » qui a un petit article sur cette engin sous les yeux 😉 –

      Juste pour rappeler que cela fait des décennies que petit à petit les travaux sur les drones ont commencé et commence a être appliqué à grande échelle.

      • Elmin dit :

        Oui mais cela n’avait jamais été employé de maniere coherente et systematique comme cela devient le cas actuellement. Vous savez en 65 les americains annoncaient deja utiliser des bombes intelligentes capables d’entrer par une fenetre … dans les faits ils ont essayé 3/4 fois la Walleye pour revenir a la mark82, et les premieres bombes réellement precisent etaient les GBU laser 20 ans plus tard…
        Car a l’epoque on n’avait ni la capacite informatique, ni les capteurs, ni la performance énergétique pour faire un vrais drone ASM (ou drone tout court) utilisable en combat et surtout reutilisable.
        On peut comparer cela à l’aviation durant la premiere guerre mondiale, ou les chars.. ils jouerent un role tout à fait minime en comparaison de l’artillerie et de la mitrailleuse.
        En revanche, 20 ans plus tard, la victoire se decidait en majeure partie sur la superiorite aerienne et la puissance blindee … et selon moi , et ce n’est qu’un avis, nous entrons dans une periode comparable aux quelques annees d’avant guerre de 35 à 39, periode durant laquelle avions et blindes, ainsi que les doctrines d’emplois , changerent la face de la guerre

  4. Le Suren dit :

    Et en 2080, quid du matériel et des concepts ?

  5. mich dit :

    Au moins sur ce sujet on ne devrait pas avoir droit « au commentaire classique « : « et la France elle fait quoi ? »

    • Elmin dit :

      Ce serait malheureux car la Marine Nationale est une des meilleures, pour ne pas dire la meilleure, en terme de guerre des mines ))

  6. sojahu dit :

    Très sceptique sur l’utilisation au quotidien de ce genre de concept.

    • Aute dit :

      Pourquoi ?

      • sojahu dit :

        Bah déjà, le drone c’est du temps différé. Le sonar du CMT ou le plongeur, c’est du direct. Si un écho est douteux, le CMT prend le temps de contourner et éventuellement fait une identification par plongeur ou PAP. Si on cherche un truc précis (numéro de coque sur une épave inclinée ou explosée après un choc…) ça me semble compliqué avec un UAV.
        Ensuite, le cas du petit pourcentage du temps où il y a accumulation de malchance (loi de l’emmerdement maximum). Avec le CMT, on connaît ; on rentre, on répare / soigne et on y retourne ou on envoie un autre CMT. Avec ce nouveau système, c’est des emmerdes puissance dix et des coûts d’un autre genre. Et puis la dispo pour repartir derrière…
        Enfin, le CMT s’adapte facilement à la situation en fonction de ce qu’il observe (type de mine, type de fonds…)
        J’aurais bien vu des drones embarqués sur un nouveau type de CMT, pour augmenter les capacités, plutôt que ce concept très intellectuel de SLAMF.

  7. wagdoox dit :

    C’est un concept donc le but est de faire le plus petit possible pour potentiellement être intégré à plus gros par la suite. A voir ce que le résultat franco anglais donnera par la suite mais pour l’instant que du positif.

  8. Parabellum dit :

    Bravo au spécialiste ÉCA mais y aura t il une série cohérente…? Il doit rester trois chasseurs de mines âgés dans notre marine …il faudrait aussi savoir quel sera le bateau mère et avoir assez de Nh 90 pour remplacer les lynx asm eux aussi Usés…bref avoir un plan naval majeur de nos Zee et approches…

  9. Parabellum dit :

    Oups je viens voir qu Il y en a 14 au tableau de la classe tripartite ERidan dont les plus anciens datent de mise sur cale en 1977…on en a racheté aux belges…bons bateaux expérimentés mais espérons une suite aussi réussie et perenn

  10. wrecker47 dit :

    « Maman ,papa les p’tits bateaux, qui vont sur l’eau ,ont-t-ils des jambes ?. »…Chanson connue bien sûr …Un « bateau-mêre « pour driver la flottille de » ramasses-merdes « en quelques sortes!…Et après lorsqu’ils ont trouvées ces mines ils les détruisent on suppose?…Le bateau-mêre n’est-t-il pas trop vulnérable?…
    On voit assez mal la méthode de travail et de protection du » navire-mêre »…
    Le camouflage-mer est récent par contre pour ces chasseurs de mines ,il doit-être peu évident à dissocier de l’océan par » petit temps « ..!

  11. Lagaffe dit :

    Une série d’articles sur l’exercice anti-mines de l’OTAN en cours, avec des drones :
    http://specialdefense.over-blog.com/2016/09/otan-exercice-olives-noires-16-des-drones-contre-les-mines.html

    • sojahu dit :

      C’est le même concept que le PAP en plus léger et … moins apprécié.
      Rien à voir avec les UAV.

  12. sojahu dit :

    C’est le même concept que le PAP en plus léger et … moins apprécié.
    Rien à voir avec les UAV.

  13. Hunter dit :

    Excellente nouvelle, ce projet est vraiment très innovant, on passe sur de la haute technologie. Si j’ai bien compris, il s’agira de 4 bateaux-mères abritant chacun 2 USV contenant de nombreux drones aquatiques. MMCM/SLAMF doit remplacer les 11 CMT du type Eridan, les 4 BBPD du type Vulcain et les 3 BRS du type Antarès. La marine espérait disposer d’une demi-douzaine de bateaux-mères, mais cet objectif a été revu à la baisse. Il y aura donc normalement 4 bateaux-mères, dotés chacun de 2 USV, avec 8 systèmes de drones de surface et leurs engins (sonars, AUV, ROV).
    .
    Mer et Marine : « En plus des bateaux-mères et de leurs engins autonomes, le programme SLAMF comprendra également le développement d’un nouveau système d’exploitation des données de guerre des mines. Mais aussi le renouvellement des bâtiments destinés aux plongeurs démineurs qui, malgré la montée en puissance des drones, devraient encore œuvrer pour certaines missions (interventions par petits fonds, récupération d’une mine pour étude…) pendant de nombreuses années encore. En tout, 5 nouveaux bâtiments bases doivent être construits. »