L’Iran demande à la Turquie de mettre un terme à son intervention militaire dans le nord de la Syrie

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38 contributions

  1. Dudule dit :

    Cette guerre en Syrie me fait penser à une paire d’écouteurs dans une poche. Chaque fois qu’on s’arrête pour les saisir, un nouveau noeud s’est rajouté. On en est arrivé à un tel point que le conflit est totalement illisible, si quelqu’un a une carte interactive qui me permettrait d’y voir plus clair je le remercie d’avance.

    Quoi qu’il en soit on en est à un point où seul l’anéantissement d’une des 3 grandes forces (bashar, EI, ou islamistes) fera avancer la situation.

    • Wolf pack dit :

      L’anéantissement des trois serait largement préférable, surtout les protagonistes les plus répressifs, les deux parties les plus meurtrières, le clan Assad et l’EI.

    • Montaudran dit :

      Dans un autre post j’avais fait un commentaire qui se résumait à « Tous contre tous », quelqu’un m’a répondu (@Zayus peut être) que j’étais confus, je le confesse mais je sens que je ne suis pas le seul ;-).

      • Zayus dit :

        Voir alliés des acteurs traditionnellement antagonistes tels que la Turquie et la Russie ou la Turquie (alliée de l’Arabie Saoudite) et la Syrie, ou encore voir Assad protéger indirectement daech autorisant les turcs à neutraliser les mouvements kurdes, apparait effectivement confus…
        .
        Mais ne perdons pas de vue la dimension ponctuelle des circonstances de ces alliances contre-nature qui ne font que marquer une pause sur les divergences de fond de ces différents acteurs.
        .
        Que feront, par exemple, Assad et Poutine si Erdogan décide d’occuper militairement les territoires syriens dans lesquels progresse son armée ???

    • Philopathe dit :

      Bonjour
      Peut être que ceci peut aider à y voir plus clair.
      http://isis.liveuamap.com

  2. nico76 dit :

    Les turcs sont en train d’emmerder les iraniens pour rester poli.Que cherchent les turcs ? A repousser vers l’est de l’Irak les kurdes pour les renvoyés dans les bras de Téhéran et créer ainsi une zone de tension sur la zone Irak Iran? Ou bien cherchent t’ils à déstabiliser simplement l’Iran et devenir la puissance régionale numéro un de cette région?
    En même temps Ankara s’est rapproché de Moscou, il n’y a pas anguille sous roche?
    Est ce que la Turquie n’essaye pas d’emmerder tout le monde, c’est à dire Damas, Téhéran, Washington, et d’enfler Moscou?
    A quoi joue la Turquie? A part repousser les Kurdes de ses frontières extérieurs pour avoir les mains libres.
    Pourquoi, Damas ne réagit pas à cette violation? Que cherche Ankara a crée une zone en territoire syrien qui serve de tampon, ou bien à repousser ses frontières extérieurs?

    • Reality Check dit :

      Il faudrait aussi se demander ce que veulent les iraniens qui sont encore plus levantins que les turcs 😉
      L’establishment iranien a paradoxalement une relation très ambivalente avec les USA, je ne serais pas surpris si derrière cette affaire se cache un message subliminal aux américains du genre: si les Turcs font cavalier seul, et que vous voulez changer vos alliances vous trouverez dans la Perse Éternelle un allié bien plus fiable que les Saouds…………….
      L’Orient compliqué comme on dit chez vous………… 😉

    • Atchoum dit :

      Bonjour , et si tous simplement le message était de faire comprendre aux kurdes que leurs simples alternatives était de rester dans leur pays d origines et leur espoir de voir unifies les kurdes des quatre pays concernés ( Syrie ,Turquie,Irak,Iran ) en un NOUVEL ÉTAT était ILLUSOIRE et vain , se qui ferait bien l affaire des pays concernés. bonne journee a vous tous

      • jyb dit :

        le rasoir d’okham !
        bien vu.

      • Elmin dit :

        Je ne vois pas comment vous passez de l’iran s’adressant a la turquie lui disant de se retirer de Syrie vous arrivez à un message (de qui ? Des iraniens ? ) a l’attention des kurdes pour leur signifier de ne pas prendre leurs reves pour une realité … ^^?

    • Wolf pack dit :

      Erdogan n’est qu’un opportuniste sans vision réelle d’un moyen orient en paix.
      Il avance à petits pas, teste la volonté occidentale et russe, pour se faire une place au soleil, les dictateurs procèdent ainsi.
      Ils ont du temps devant eux, inamovibles, leur politique du petit pas est partie prenante de leur schéma de société. Erdogan islamise son pays, le radicalise petit à petit, favorisant les égos des uns et des autres au gré des événements. …un jour il fait la paix avec le pkk le lendemain la guerre, pendant 4 ans erdogan a favorisé l’EI pour le repousser des ses frontières en 2016, pendant 4 ans il etait ennmi d’assad, ami aujourd’hui. ..ou presque ami.
      Ces radicaux sont irrationels, mégalomanes, impitoyables, il finira par ressembler à assad son futur copain. Hier allié occidental, aujourd’hui son adversaire, ennemi des russes hier allié ou presque sur une saute d’humeur. …
      Et demain ? On en sait rien, imprévisible, illisible.

    • Zayus dit :

      « …A repousser vers l’est de l’Irak les kurdes pour les renvoyés dans les bras de Téhéran… »
      .
      Il est ici question de l’intervention turque qui repousse les kurdes à l’est de la Syrie.
      Et plus à l’est au delà de la frontière syrienne nous trouvons l’Irak, pas l’Iran…

  3. batgames dit :

    stop au pseudos allié Turc ,parlons vrai ….

  4. jyb dit :

    ce n’est que de la gesticulation médiatique. Le numéro 2 du renseignement turc était à Damas la semaine dernière, avant de rencontrerr des responsables iraniens et syrien à Bagdad ( 2 autres réunion sont prévues une à damas le dimanche 4, et une à moscou)
    Il y a un axe ankara-damas-téhéran-moscou qui s’est formé de façon cohérente. La turquie a joué un joli coup qui a débloqué la situation en mettant hors jeu les rebelles « confessionnels » dans son offensive sur jarablous et en n’impliquant que des unités de l’asl.
    La contrepartie de ce blanc seing donné par les russo-syriens c’est qu’ankara se désengage de la bataille d’alep. Du coté de teheran c’est pas mal joué non plus. La branche iranienne du pkk, le pjak ( parti pour une vie libre au kurdistan ) a repris une guérilla armée et combat aussi en syrie. En combattant le pjak à l’intérieur et en syrie, téhéran aide de facto la turquie. D’autant que téhéran entretiens de bonne relation avec le grk (gouvernement regional du kurdistan) en irak en opposition avec le pkk/pjak.

    Les inconnues de l’équation sont : les salafistes pseudo-modérés d’ahrar al cham écarté par la turquie; la position des petro monarchie maintenant que ankara s’est rapproché de l’ennemi iranien; les rebelles de l’asl qui sont partagés entre pro fds (coalition ) et pro turc; la capacité d’al qaida a s’affirmer comme la seule opposition fiable et claire.
    Enfin quel role va jouer la coalition en syrie tant il est clair que l’axe fédéré par les russes va rapidement decider de lancer un nouveau round de négociation de paix.

    • Specht dit :

      Une visite diplomatique n’est jamais synonyme d’accords. Néanmoins il est possible que la Turquie ait proposé à Damas une garantie temporaire de non-agression le temps que les troupes d’Erdogan et ses milices islamistes syriennes refoulent les Kurdes à l’est, ce qui arrangerait aussi Bachar el-Assad qui refuse toute partition de la Syrie.

      • jyb dit :

        ce sont quand même des rendez vous très orientés terrain plus que diplomatiques.
        Et relisez mon post, le « joli coup » d’erdogan c’est justement de ne pas avoir attaquer avec « ses milices islamistes syriennes » mais avec des groupes de l’asl qui sont non confessionnels.

      • Elmin dit :

        Peut etre, mais il y a egalement le risque que la turquie continue voir accentue son soutien aux forces anti-Bashar une fois l’EI et les kurdes hors jeux … Et là ca ne ferait le jeu ni de l’Iran ni des russes…

    • Vince dit :

      On a donc bien un axe chiites/alaouites Iran-Irak-Syrie, auquel vient se greffer finalement les Turques, pour lesquels la question Kurde devient prioritaire sur celle d’Assad. C’est un peu l’alliance de la carpe et du lapin cette histoire. Pour que la Turquie sunnite mise au final sur le cheval chiite, il faut vraiment que les relations entre la Turquie et les monarchies du golfes soient exécrables, et que les Turques ne croient plus à la politique Obama/Otan au PO.

    • Pathfinder dit :

      Merci pour vos contributions jyb!
      Des informations pesées et intéressantes chaque semaine. Vous mouchez ceux qui souffrent de paragraphite expansive…

      • Zayus dit :

        jyb, est celui qui d’entre nous tous, a de toute évidence la vision la plus précise de la situation en Syrie.
        Mais cette grande précision sur les différents acteurs et factions présents en Syrie souffre parfois parallèlement de recul, d’où l’intérêt de regards croisés différents mais bel et bien complémentaires.
        .
        Nous serions d’ailleurs intéressé de lire la contribution de votre analyse sur cette présence de l’armée turque en Syrie 🙂 …

        • jyb dit :

          C’est exactement ça. De l’intêret d’echanger des points de vue différents, fussent ils dérangeants ou extrêmes; pour moduler sa propre vision des événements. merci.
          En revanche on peut faire l’économie d’attaques ad personam. ça défoule mais ça ne fait pas avancer le chmil…
          et quand on défend la civilisation contre la barbarie, un peu de civilité dans la dispute, c’est mieux.

          • Zayus dit :

            jyb,
            où voyez-vous une attaque ad personam quand on invite un contributeur à donner son avis sur le fond plutôt que de commenter d’autres commentaires sur leur forme (« paragraphite expansive… ») ?

      • Pathfinder dit :

        @Zayus
        … A quoi je vous répondrai que sur cette question, j’ai bien du mal à m’y retrouver 🙂
        .
        De plus, je ne veux pas contenter d’avis troublés suite à la lecture de quelques articles. À défaut de me pouvoir (vouloir) rendre sur place, je fais toujours de mon mieux pour rencontrer des représentant de différentes phalanges. Et pour l’instant, c’est malheureusement un peu vide de se côté.
        .
        Que les auteurs n’aient pas toujours de recul ne me gêne pas: on ne peut pas creuser un sujet, et garder ses distances en même temps! Le temps fait office de floculant, je fais le tri quand j’y vois plus clair…

    • Zayus dit :

      Retenons simplement que plus daech durera en Syrie, plus le régime d’Assad pourra faire durer le délais qui retarde son départ.
      .
      Or, les seules forces qui ont obtenu de réels succès contre daech en Syrie sont les kurdes (soutenus par les raids alliés notamment depuis Kobané en octobre 2014) et plus récemment les FDS (Forces Démocratiques Syriennes), ces dernières commençant d’ailleurs à renforcer leur emprise vers Raqqa la « capitale de daech en Syrie ».
      .
      La possibilité de voir les FDS + occidentaux assiéger Raqqa est évidemment inacceptable et insupportable pour Assad et Poutine qui lui perdrait l’aura de « celui qui va vite régler son compte à daech et à tous les opposants d’Assad ».
      Aura que Poutine a d’ailleurs déjà perdu quand la Russie commence doucement s’enliser en Syrie…
      .
      Les FDS étant essentiellement constituées par des kurdes, il était dès lors facile pour Assad via Poutine de jouer sur le récent rapprochement russo-turc pour qu’Erdogan ait l’autorisation de faire entrer son armée en Syrie, non-pas contre daech, mais contre les kurdes.
      Des kurdes et FDS qui de fait agissent indirectement contre les intérêts d’Assad et de Poutine en étant en plus alliés aux occidentaux.
      .
      Quant à Erdogan, il aura toujours été l’ennemi déclaré de toute émancipation kurde aussi bien Syrie et Irak qu’en Turquie.
      .
      Les kurdes soutenus par la coalition occidentale, sont donc aujourd’hui pas tant les ennemis que les « empêcheurs de tourner en rond » des projets d’Assad et Poutine qu’ils parasitent.
      Les kurdes restent par contre les ennemis directement désignés d’Erdogan.
      .
      À l’inverse, daech est l’allié objectif d’Erdogan et l’allié de circonstance d’Assad et par voie de conséquence de Poutine qui n’aura jamais lancé l’offensive terrestre que nous attendions de lui dès 2015 en Syrie contre daech.
      .
      La seule finalité de toutes ces manoeuvres vise à repousser l’échéance de la fin du régime d’Assad.
      Le problème c’est que ces manoeuvres ne procèdent que de coups sur le court-terme à la portée aléatoire comme ce feu vert donné à Erdogan pour intervenir en Syrie contre les kurdes.
      .
      La portée de ce coup en concertation avec Erdogan profite du refroidissement de la relation Turquie-USA/OTAN, mais celui-ci n’a rien de définitif et mettre avant la réalité de l’axe Moscou-Damas-Téhéran avec Ankara est pour le moins prématuré tant cette entente n’apparit que comme étant circonstancielle.
      – Il s’agit en l’occurence pour Assad et Poutine de stopper tout mouvement qui mènerait à l’encerclement de Raqqa par les FDS et la coalition occidentale après avoir chassé daech de Manbij.
      – Il s’agit pour Erdogan d’empêcher la fermeture par les kurdes de la dernière portion de frontière turco-syrienne accessible à daech, privant aussi les kurdes de la jonction est-ouest de leur territoire au nord de la Syrie.
      – Il s’agit pour Poutine de parasiter les initiatives occidentales en Syrie contre daech que la Russie est incapable d’assumer: Voir les FDS + coalition occidentale l’emportent sur daech en Syrie, ce sera synonyme d’un terrible échec pour Poutine sur le plan de sa crédibilité militaire et internationale. Poutine profite aussi de l’attitude instable d’Erdogan, mais celle-ci n’est en aucun cas un gage fiabilité pour une alliance durable.
      .
      Voilà ce que nous pouvons dire de ce fameux pseudo-axe né de convergences ou d’accord de circonstance… Car sur le fond les positions de Poutine-Assad-Rohani sont fondamentalement antagonistes de celles d’Erdogan:
      .
      – Erdogan soutien toujours matériellement l’alliance sunnite établie autour de l’Arabie Saoudite dans sa guerre contre la rébellion chiite au Yémen. Et l’axe Ankara-Ryad sera certainement plus pérenne que l’axe Ankara-Damas-Téhéran via Moscou.
      http://www.middleeasteye.net/fr/analyses/ce-que-l-alliance-turco-saoudienne-r-v-le-des-conflits-au-moyen-orient-952332422
      .
      – Erdogan entend bien affirmer le droit de regard de la Turquie sur les régions frontalières de la Syrie (et même de l’Irak…) d’autant plus si elles concernent des zones traditionnellement peuplées par des turkmènes (comme au nord-ouest de la Syrie). La Turquie réclamait à l’ONU une bande de 100 km sous son contrôle, Assad lui en offre une partie…
      .
      En autorisant les turcs à faire entrer des forces terrestres en Syrie, non seulement Assad démontre son incapacité à faire intervenir la sienne : l’AAS (Armée Arabe Syrienne qui est en plus soutenue par la Russie, les pasdarans iraniens et le Hezbollah…), mais il fait un très mauvais pari car il sera maintenant difficile de voir les turcs quitter leurs positions en Syrie…
      .
      L’entrée des turcs en Syrie est aussi un aveu d’impuissance de Poutine contre daech.
      Et ne pouvant agir directement contre daech à Raqqa,
      Poutine préfère parasiter l’emprise que commencent à avoir les FDS et les occidentaux sur Raqqa en utilisant la carte Erdogan contre les kurdes, quitte à désorganiser les FDS.
      .
      Observons aussi que Poutine n’organisera jamais d’offensive terrestre russe en Syrie (vous savez la fameuse offensive terrestre russe contre daech que tous les pro-Assad et pro-Poutine nous promettent depuis 1 an…), car il cherche de toute évidence à éviter au maximum les pertes russes dans ce pays lointain et éviter la défaveur d’une opinion publique russe plutôt sensible au sort des russophones d’Ukraine.
      .
      En résumé, Assad, Poutine et Rohani nous font l’aveu de l’impuissance de leur alliance contre daech.
      Daech qui en aucun cas ( ! ), Russie, Iran et Assad ne veulent voir être vaincu en Syrie par les FDS et donc la coalition internationale.
      .
      Cependant comme le laisse entendre cette demande, l’Iran conserve peut-être une vision sur le long terme de cette intervention turque en Syrie, sachant qu’il sera maintenant compliqué de faire rentrer ces turcs chez-eux.
      .
      La Turquie étant déjà
      – 1 – membre de l’OTAN,
      – 2 – la plus importante force terrestre de la région,
      – 3 – allié de premier plan de l’Arabie Saoudite,
      – 4 – pièce maitresse de l’alliance sunnite qui regroupe 44 pays membres, ayant établi un
      – 5 – rapprochement avec la Chine (missiles AA longue portée chinois pour la Turquie…),
      – 6 – disposant de moyens de pression sur l’UE avec les réfugiés syriens et
      – 7 – renforçant le pouvoir du gouvernement en purgeant le pays de ses opposants suite à la tentative de putsch, Poutine et Assad ont maintenant donné la possibilité à Erdogan d’avoir pratiquement toutes les cartes de la situation à l’échelle de la Syrie.
      .
      C’est Erdogan qui aujourd’hui possède le plus d’atouts dans son jeu en étant au centre des intérêts de tous les acteurs impliqués : russes, américains, européens, saoudiens, syriens, irakiens et iraniens, mais ces derniers commencent peut-être à réaliser qu’un monstre vient d’être créé…

      • jyb dit :

        assez d’accord avec vous.
        1-Sauf pour les bonnes relations turquie/rsa. La relation n’est pas au beau fixe, l’enlisement au yémen doit y etre pour quelque chose. Ce conflit passe au second plan pour nous mais les opinions publiques arabes sont sensibilisées (euphémisme) aux bavures à répétition des aviateurs saoudiens. Les images qui percutent dans les esprits sont celles ou l’on voit des hôpitaux bombardés avec le commentaire « assad en syrie ? non rsa au yémen ! »
        Peut etre que l’absence de front au sud de la syrie qu’avait réclamé les turcs est aussi motif de refroidissement (hypothèse)
        2-Cet axe n’est pas encore figé. Pour moi, une des clés sera le nombre de mouvements rebelles que la turquie pourra fédérer derrière elle par rapport au nombre de mouvement qui refuseront cette alliance.
        Il faut etre très prudent sur les motivations réels de ces alliances. Le ralliement de certains groupes à la turquie est essentiellement économique. Ces groupes ont vu l’assistance occidentale se porter exclusivement sur les fds depuis fin 2015. Par exemple sans ce ralliement la brigade sultan mourad n’aurait pas été en mesure de combattre, ou ne l’était déjà plus.
        La coalition devrait se depecher de faire des contre offres aux autres mouvements de l’asl (et ils sont nombreux!)
        3- J’imagine qu’en sous main la Turquie reste en contact avec les rebelles salafistes.
        Si l’option asl ne pait plus, l’option groupes confessionnels sera leur plan B.

        • Elmin dit :

          En effet, la Turquie cherchaitvraiment il y a encore un an a devenir le bras arme de la grande alliance sunnite, mais les monarchies , AS en tete, semblent avoir tourné le dos a Erdogan et lui prefere un Al Sissi plus discipliné.
          J’ai l’impression qu’Erdogan pilote à vue et ne sait pas aujourd’hui qui sera son allié de demain. Il se reve a la tete d’un nouvel empire ottoman et je suis certain qu’il se rangera au cote de celui qui lui permettra de faire ses conquetes territoriales.
          Il n’y a en effet aucune raison de douter qu’Erdogan souhaite effectivement se limiter a une bande « de securite » au nord de la Syrie. Si il donne les bonnes assurances aux russes, ceux ci envisagerons certainement l’hypothese d’une Syrie sous controle integral turque.
          Et par la suite, partition de l’irak entre la partie sunnite sous controle ottoman et la partie chiite qui passerait alors sous controle iranien.
          La puissance territoriale et demographique turque permettra alors a la Turquie de federer de nombreux royaumes sans combattre, en garantissant simplement une forme de pax turca au liban , koweit, jordanie et pourquoi pas au dela…
          En contre partie la turquie verouillerait la mer noire pour empecher toute action navale permetttant a la russie de capturer le sud de l’ukraine et la Georgie, l’armenie et l’azerbaidjan rejoignant chacun leur zone d’influence. Et que penser de pays comme l’afganistan ou le pakistan , ce dernier pouvant jouer le role d’intermediare avec la Chine ?
          Ce scenario a l’avantage d’etre assez « souple » car a aucun moment les extensions territoriales ne s’opereraient par une attaque militaire, mais simplement par « capilarité »
          Maintenant, quand on voit comment Erdogan utilise ses refugiés pour faire plier l’europe, imaginez ce que ce serait s’il avait le controle de 50% du brut leger au monde, allié a celui qui a 50% du gaz et à la premiere puissance industrielle mondiale ? Ils maitriseraient ensemble les couts et les volumes energetiques pour l’Europe ainsi qu’une grande partie de l’economie occidentale ….
          Et dans ce cas, que pensezvous que feront des pays comme la Bulgarie ou le Kasakstan ? L’egypte ou la hongrie ? La libye ou l’ouzbekistan ? Du point devue geostrategique, ce serait l’emergence du troisieme « empire central » avec la chine et la russie , s’epaulant les uns les autres pour tenir en echec les forces occidentales….

          • jyb dit :

            l’inconnue de l’équation. Les grands pays arabes, égyte en tête,le Liban ( très anti turc) accepteront ils un retour de l’empire ottoman ?
            perso, je doute.

          • Alpha Romeo dit :

            @Elmin
            Si il [M.Erdogan] donne les bonnes assurances aux russes, ceux ci envisagerons certainement l’hypothese d’une Syrie sous controle integral turque.
            L’hypothèse est incompatible, pour la Russie, avec le maintien de la Turquie dans l’Otan. Idem pour l’hypothèse de l’émergence d’un « troisième empire central », frontalement contraire aux intérêts russes, iraniens et… certains pays arabes. Pour rappel, les « printemps arabes » ont montré de rudes différences de lecture entre le duo Qatar-Turquie d’une part, et un autre groupe piloté par l’Arabie Saoudite, d’autre part. Sans pousser loin l’analyse d’hypothèses concurrentes, le maintien ou la sortie de l’Otan me paraît central dans cette affaire.

            Comme pensent @Zayus et d’autres, casser la dynamique kurde en Syrie semble l’objet suffisant du pacte entre la Turquie et les parrains russes et iranniens de M. Assad. L’objectif est compatible avec les intérêts de chacun et il n’est pas incompatible avec l’appartenance de la turquie à l’Otan.
            Cerise sur le gâteau: la manoeuvre contrarie Washington… en affaiblissant l’option FDS comme force alternative à M. Assad.*
            *@Jyb parle d’une remise en selle de l’A.S.L. On verra ce que décidera la friction du terrain. Ayant à l’esprit le bon mot de Von Moltke: le plan est la première victime de la guerre.

          • Frédéric dit :

            Tout est possible, tout est envisageable, mais il faut voir si la stratégie turque ne change pas encore l’année prochaine…

          • Elmin dit :

            @jyb
            Evidement je n’envisage pas que cela puisse se faire facilement dans la joie et la bonne humeur 😉 ni meme rapidement …
            @ Alpha Romeo
            De mon point de vue, l’OTAN impose un caractere contraint incompatible avec la forme de gouvernement du regime Turc ni avec les aspirations d’une partie de sa population remontee comme un coucou suisse …
            @Frederic
            Je pense egalement que les prochains mois seront determinant pour voir de quel coté va basculer la Tirquie.
            @tous
            En fait cette hypotheseque je developpe est effectivement tres peu probable, je dirais qu’il s’agit d’un scenario « pire des cas »
            Toutefois, en observant la forme que prend le regime Turc, il me semble que l’hypothese d’un regime conquerant utilisant sa force militaire pour en imposer à ses voisins et etendre son territoire me parrait loin d’etre exclut.
            Or les pays les moins siceptibles dnetre « attirés » par l’egemonie ottomane sont egalement assez fragiles politiquement : l’irak, le Liban, l’egypte ou l’Arabie Saouditeen proie a une confrontation bipartisane interne…
            Et comme il y eu l’axe berlin-rome-tokyo je crains de vour surgir un axe moscou- ankara-pekin (-+ teheran qui joue sa partition plutot de son coté, un peu comme l’espagne de Franco je dirai)
            On verra …

  5. Lagaffe dit :

    Et dans le foutoir ambiant, le régime syrien perd encore du terrain.
    Les rebelles et djihadistes «se sont emparés en trois jours d’au moins 13 villages et localités, notamment dans le nord de la province, dont Halfaya, Tibet al-Imam et Souran». Ils menacent également Mahrada, une localité chrétienne au nord de la ville de Hama. Ils ont lancé l’offensive avec pour objectif de prendre l’aéroport de Hama, d’où décollent des hélicoptères militaires.
    http://www.lapresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/guerre-civile-en-syrie/201609/01/01-5016140-offensive-denvergure-des-rebelles-dans-le-centre-de-la-syrie.php

  6. Lagaffe dit :

    Oubliez les kurdes, le régime syrien, turc ou iranien, de toute façon Poutine veut régler le problème de la Syrie qu’avec les USA.
    http://www.ouest-france.fr/monde/syrie/syrie-poutine-evoque-un-possible-compromis-entre-moscou-et-washington-4447756

    • Elmin dit :

      D’aucun pourraient penser que si Washington et Moscou parviennent à trouver un accord, et à mettre ainsi fin au conflit, c’est qu’ils en etaient de fait les protagonistes ….

  7. patrick dit :

    Il y a plus de 26 nations qui sont impliqués en Syrie et la majorité d’entre eux n’ont aucune frontière avec ce pays.La Turquie a une frontière commune avec la Syrie,la Russie,l’Iran ,il est clair qu’ils veulent régler ce problème entre eux.
    Dans les pourparlers qu’ils ont eus aucun pays de l’UE ou USA n’y était convié,voilà que la Chine rejoint cette axe au grand dam des européens.
    Une fois l’EI repoussé vers l’Irak et hors des frontières syriennes par la Turquie la coalition se verra dans l’obligation de partir par l’axe Ankara,Moscou,Téhéran et Damas vue que daech n’y sera plus.
    Les européens et les USA seront hors jeu.
    C’est le plan que Erdogan qu’a du proposer à Poutine.
    Vu que daech fuit les zones avant l’arrivée de l’armée turque,ils n’ont pas l’air de vouloir faire une confrontation avec les militaires turcs.