Amado Granell, un officier espagnol au service de la France libre

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29 contributions

  1. wrecker47 dit :

    Une bien curieuse biographie que j’ignorai ,mais un beau passé de vrai soldat!

  2. Elmin dit :

    Nous avons tous tendance à oublier que nous vivons dans la nation qui a inspiré de tels hommes….

    • Alpha Romeo dit :

      « Nous sommes fiers d’avoir combattu pour la France. Nous voulons être des soldats dignes de la France, mais sans renoncer à être espagnols »Edifiant!

      Merci Moonsieur LAGNEAU pour cette riche fresque de notre pays que vous brossez par ces portraits magnifiques.

    • jyb dit :

      Oui et j’aime bien cette idée de Malraux qui dit que la France n’est elle-même que lorsqu’elle porte son message universel.

  3. Eric T dit :

    Bonsoir,

    De beaux portraits de « belles personnes ». Toujours dans l’optique de Servir un idéal démocratique et non de se servir….
    Merci beaucoup à Laurent Lagneau.

    • Eric T dit :

      Bonsoir,

      Certains commentaires sont très idéologiquement orientés, Sissi a des frères siamois (« Robert » et  » Tartempion »….). Diantre….

  4. Marine dit :

    Merci Monsieur Lagneau pour le portrait de cet homme « de valeur » (même si je n’ai aucune légitimité à porter un jugement sur d’autres). Sans souhaiter (au contraire !) qu’un conflit déchire à nouveau l’Europe, espérons avoir le même courage et la même détermination que lui !

  5. Robert dit :

    Concernant le soulèvement militaire dirigé par Franco, il n’a pas été provoqué par l’élection du front populaire. Franco était un général régimiste envoyé aux Canaries parce que suspect aux yeux des socialistes, mais légaliste.
    Ce soulèvement a été provoqué par le meurtre d’un député, Calvo Sotelo, assassinat assumé par Dolores Ibarruri députée communiste qui a dit publiquement à l’assemblée nationale  » cet homme a prononcé son dernier discours » et de nombreuses exactions des milices communistes et anarchistes dont incendies d’églises et meurtres d’opposants.
    Ne pas préciser cette situation révolutionnaire préexistante revient à nier la réalité de la situation espagnole en 1936 et en rendre responsable les seuls nationalistes, terme qui regroupait tous ceux qui n’étaient pas révolutionnaires. Et durant la durée de cette guerre civile, le terme « républicain » désignait une alliance essentiellement dirigée par ceux qui fournissaient armes et combattants étrangers, les communistes et l’URSS. Ce sont eux qui ont volé le trésor espagnol emporté en URSS.

    • tartempion dit :

      Dire que certains de ces salopards ayant fui en France ont obtenu en 1981 avec le gouvernement socialo-communiste une carte du combattant . On peut imaginé que les chances pour la France parties faire le djihad tout en continuant de toucher le RMI finiront un jour par être reconnues par la nation . Certains blessés évacués et rapatriés grâce à leur CMU sont déjà certainement soignés gratuitement dans nos hôpitaux avec à la clé vraisemblablement , des demandes d’ouverture de dossiers de pensions d’invalidité discrètement bidouillés par un tissu associatif corrompu en accident de la circulation ou de travail ……

    • Commandant Monastorio dit :

      @Robert.
      Ce n’est pas aussi simple que cela, les gentils d’un côté et les méchants de l’autre, et je vous invite donc à lire ou relire Les grands cimetières sous la lune, le témoignage de premier ordre de l’ancien combattant catholique et royaliste (tendance Maurras) Georges Bernanos.
      Les droites et le clergé, surtout le haut clergé, espagnols ne valaient guère mieux que les « républicains » que vous vomissez.

      • Robert dit :

        Commandant Monastorio,
        Ou et quand ai-je dit ça ?
        Mais l’article, à la suite de tant d’articles et ouvrages, accablent plutôt exclusivement le camp nationaliste, ce qui est contraire à la vérité historique, tout simplement.
        Quand à l’ouvrage de Bernanos que je connais bien, je relis pour la énième fois son plus grand ouvrage politique en ce moment, son fils était engagé chez les phalangistes et à Majorque, des exactions ont été commises par ceux-ci. Et Bernanos s’est senti obligé d’en faire plus que les autres, probablement à cause d’une culpabilité de sa paternité. Mais il n’a pas remis en perspective la réalité de ces crimes par rapport à l’ensemble dont les crimes de l’autre camp.
        En réalité, les exactions étaient au moins aussi importantes dans l’autre camp, dont des prêtres crucifiés sur la porte de leurs églises, des évêques tués, des religieuses tuées ou violées, des dépouilles mortelle de religieuses et moines profanées et exhibées dans des postures obscènes et plus globalement des massacres de masse dans les zones conquises par les républicains. Après l’amnistie, dans les années 70, nombre de républicains ne sont pas rentrés en Espagne parce qu’ils avaient commis de tels crimes de sang qu’il ne pouvaient prétendre à l’amnistie.
        Je n’ai pas à « vomir » les républicains, je me contente de décrire une réalité, je n’ai jamais dit qu’aucun crime n’a été commis par l’autre camp. Une guerre civile est toujours la pire qui soit. Mais Franco a fait construire un mémorial ou les dépouilles mortelles des deux camps ont été enterrées côte à côte, ce qui est inédit après une guerre civile. Et il a fallu un Zapatero, dont le père a été tué par les nationalistes, probablement pour fait de guerre, pour vouloir déterrer les corps des nationalistes du mémorial de Los Caidos. Une véritable histoire de cette guerre décrit bien cette haine anti religieuse et anti humaine qui a atteint un paroxysme chez les « républicains » communistes et anarchistes. Mais on peut penser autrement, pour autant il faut fournir d’autres arguments qu’un livre de repentir écrit pour son fils par un grand écrivain sans distance ni hauteur et toujours utilisé comme « preuve » par ceux qui nient les crimes républicains.
        Chaque chose doit être à sa place et une remise en perspective est nécessaire.
        J’ai un ami dont le père était milicien anarchiste et qui a fui après leur défaite vers la frontière française. il a vu de ses yeux les miliciens du PCE exécuter les miliciens du POUM, trotskiste, qui fuyaient comme eux. Et jusqu’en France on a vu s’exprimer cette haine parmi les réfugiés puis dans l’activisme durant la guerre et leurs enfants l’on parfois continué dans le soutien au terrorisme dans les années 70 jusqu’à aujourd’hui.
        La haine idéologique de la gauche à son paroxysme est sans équivalent, désolé de devoir le dire.

        • Commandant Monastorio dit :

          @Robert.
          Ne vous excitez donc pas comme ça, j’ai simplement écrit que les choses n’étaient pas aussi simple que cela, et vous avez raison de le souligner surtout lorsqu’il s’agit d’une guerre civile.
          En ce qui concerne vos propos concernant les motivations de Bernanos quant à l’écriture de son ouvrage relatant les événements dont il fut un témoin direct (et dont la tête fut mise à prix par Franco) ils n’engagent que vous. Peut-être que les choses étaient plus simples et qu’elles dégoûtaient tout bonnement ce dernier, d’où son besoin d’écrire à chaud !
          Oui, les « républicains » n’étaient pas tous très recommandables et il en est de même de certains dans le camp « nationaliste ».
          Quant à la vallée de Los Caidos, je veux bien croire en la fable de la réconciliation par les cimetières mais c’est un peu vite oublier la répression sanglante qui dura pendant toute la dictature franquiste, ce qui explique sans doute que la plupart des réfugiés ne voulaient pas retourner au pays.
          Franco (un magnifique opportuniste) avait « le glaive vengeur et le bras séculier » et il ne pardonnait jamais, mais vraiment jamais, à ses ennemis (bel exemple de réconciliation politique et de pardon chrétien de la part d’un prétendu « croisé »). La Guerre civile ne cessa qu’à la mort du Caudillo !

          • Robert dit :

            Commandant Monastorio,
            Rien dans mon propos ne justifie de dire que je « m’excite. »
            Bernanos est facile à comprendre, toute son oeuvre politique est cohérente, seule « les grands cimetières sous la lune » ont un ton différent et partial, car il ne met pas en perspective les massacres des deux camp, ce qui serait honnête. C’est donc un pamphlet pour dénoncer des crimes dans le camp qu’il soutenait et que son fils avait choisi pour se battre. Je ne vois pas d’autre explication raisonnable que celle du repentir d’un père. On est loin, en tout cas, d’une quelconque objectivité d’un historien ou d’un journaliste.
            Quand au mémorial de Los Caidos, expliquez-moi donc pourquoi il a été construit avec un monastère bénédiction sur le même lieu. Vous pouvez parler de fable, mais il est difficile d’appuyer cette assertion sur des faits. Souvenez-vous que dans un pays catholique on a massacré des religieux, prêtres et évêques et profané des lieux saints, à l’imitation des régimes communistes. Qu’est-ce qui pouvait expier sinon un acte symbolique fort sous le regard de Dieu ?
            N’est-ce pas le refus de cette paix et ce pardon réciproque possible qui ont motivé la volonté de Zapatero de séparer les défunts des deux camps ? Ou est la haine ?
            Quand aux faiblesses d’un chef d’Etat, lequel n’en a pas eu ? Citez-nous des exemples précis de victimes de ce refus de pardon ? L’anarchiste Puig Antioch garotté ? Un chef d’état se doit de faire respecter l’ordre et la loi loi, pas de faire une politique fondée sur des bons sentiments. On ne demande pas à un président de faire du sentiment mais une bonne politique.
            Si l’Espagne était tombé sous le joug communiste, nous serions probablement tombés à la suite entre l’enclume marxiste et le marteau nazi. Franco a toujours refusé de s’engager dans la guerre, et de laisser passer Hitler pour aller occuper l’Afrique du Nord. Alors qu’il puisse avoir manqué de charité, son attitude a rendu service à la France.
            Face aux bouchers communistes, la guerre était et reste inexpiable, eux ne pardonnent jamais et ne renoncent jamais. Certes, le régime était dictatorial, mais la situation n’était pas propice à la démocratie.
            Pour les réfugiés, ceux qui avaient été engagés dans le camp républicain ont obtenu l’amnistie, mais certains avaient commis des crimes de droit commun, parfois des atrocités, et ne sont pas revenus. Vous les plaignez ? Je peux vous fournir des images des exactions « républicaines », je pense que la peine de mort aurait été justifié pour certains, quand aux tentatives de déstabilisation, valait-il mieux le chaos et la revanche certaines des perdants de 39 qu’un ordre dur et répressif ?
            Si vous avez la bonne réponse, donnez-nous là.
            L’Espagne était pauvre, cela explique l’exode de beaucoup, ainsi que le refus de vivre sous un régime qu’on a combattu et qu’on refuse. Mais j’ai vu même des communistes rentrer rapidement dès qu’ils ont pu et avant la mort de Franco. Il faut arrêter de colporter des légendes noires sans preuves.
            Franco, comme Pétain était des instruments de l’histoire, pour leur réputation militaire tous les deux, et à la demande d’une partie importante de l’opinion et des élites qui voyaient la persécution rouge sévir. Peux-ton juger si péremptoirement une situation si complexe dans lesquels les hommes subissent plutôt qu’ils ne choisissent ?

      • v_atekor dit :

        Un des livres les plus intéressants sur la guerre d’Espagne est sans doute « Gloire incertaine ».

    • garance dit :

      D’excellents ouvrages sortent ou sont sortis actuellement en librairie sur cette période de l’histoire espagnole. Je les découvre avec beaucoup d’étonnement. L’histoire réelle apparait après l’officielle. Laissez vous tenter.

    • Dans le bayou dit :

      L’assassinat de Calvo Sotelo ne tombe pas des nues.. Il s’agit de représailles à l’assassinat du lieutenant pro-républicain José Castillo par les phalangistes, eux-mêmes en train d’occire leurs opposants. On lui attribuait la mort d’Heredia mais surtout d’avoir lutté contre la tentative de coup d’état militaire avorté de 1934. Vous oubliez toujours bien des choses quand ca vous arrange..

      • Robert dit :

        Dans le Bayou,
        Les règlement des compte étaient monnaie courante à l’époque et la violence omniprésente.
        Mon propos voulait simplement signaler que la situation insurrectionnelle et les attaques contre l’opposition ont décidé l’insurrection, justifiée ainsi pour le camp nationaliste, l’assassinat de Calvo Sotelo en a été l’acte déclencheur, sans plus. Je ne justifie rien et n’oublie rien, l’assassinat précédent n’a pas entraîné les violences révolutionnaires qui, elles, avaient déjà commencé avec la victoire du Frente Popular.
        En quoi voulez-vous que ça m’arrange ?

  6. tartempion dit :

    Vraisemblablement un communiste qui aprés avoir été défait militairement en Espagne aura rapidement tourné sa veste en s’établissant sur un territoire administré par le gouvernement de Vichy , fidèle à ses convictions , il aurait dû rejoindre l’armée rouge . Par ailleurs , concernant les citations élogieuses , il ne faut pas oublié que dans l’euphorie de la libération , celles ci s’obtenaient très facilement , a l’instar de la carte de résistant que certains communistes ont obtenu juste pour avoir procédé sur la place publique , une fois l’ennemi parti , à la tonte d’une ou deux chevelures de jeunes femmes suspectées d’avoir batifolé avec l’occupant …..Par ailleurs , ne pas oublié qu’à cette époque , De Gaule voulait impérativement éviter une guerre civile avec les rouges , il avait par conséquent tout intérêt à montrer sa bonne volonté aux comités de la résistance dont les 3/4 de leurs représentants étaient des communistes . Aujourd’hui le simple fait d’être notoirement identifié comme anarchiste ou communiste devrait valoir à l’intéressé un avis restrictif d’emploi au sein des forces armées…..

    • Frédéric dit :

      Dites, vous lu l’article avant d’écrire ? Vu votre commentaire, il semble bien que non… Soupir.

    • garance dit :

      J’en ai connu des comme lui. j’en ai connu aussi qui étaient « en face » pendant la 2éme, et sont partis ensuite en Indochine puis etc etc etc.. Je ne ferai donc pas de commentaire sur le votre.

    • Honneur dit :

      Toujours aussi c… Tu te lasses pas d’écrire des conneries ?

    • Robert dit :

      Tartempion,
      Un « républicain » pourrait être simplement un homme de gauche comme Malraux, pas forcément un communiste ou anarchiste ni un criminel, voire un aventurier. Les communistes espagnols, d’ailleurs, sont peu à être partis en URSS après la défaite car Staline faisait exécuter à tour de bras les camarades d’hier. On en retrouve beaucoup plus en France vichyste dans les réseaux de résistance.
      Dans la résistance, les sections spéciales du PCF pourchassait les trotskistes survivants du POUM et les communistes qui avaient résisté quand le parti collaborait. Il y a eu de terribles règlements de compte.

  7. Duc d'Orléans dit :

    Un ancien « novio de la muerte » qui a un bien beau passé. Et qui est resté fidèle à sa nationalité…

    • Robert dit :

      Duc d’Orléans,
      Vous parlez de la Légion Extranjera Espanola fondée par Milan d’Astral et dont Francisco a été un des héros lors de la guerre du Rif dont voici l’hymne. J’ai choisi d’abord une vidéo de la semaine sainte à Malaga pour bien agacer les pisse froid.
      https://www.youtube.com/watch?v=cGCUCuOuSU4

      https://www.youtube.com/watch?v=u8yrt6IwwI8

      • Robert dit :

        D’Astray, erreur.

        • Duc d'Orléans dit :

          Oui, You Tube a de nombreuses videos montrant les très belles prises d’armes de La Legion. Troupe athlétique au ventre plat qui maintenant doivent être hispanophones pour pouvoir s’engager. Ils ont fait le pari , depuis quelques années, d’incorporer des femmes.

          • tartempion dit :

            Bonne remarque , j’ai eu la même réflexion que vous concernant le ventre des Légionnaires espagnols ….. Je déplore que présenter un ventre plat ne semble plus être une condition essentielle en France pour faire carrière dans la Légion étrangère . Vu du nombre de gradés ventripotent que j’ai pu observé récemment lors d’une journée porte ouverte , je me suis demandé dans qu’elles conditions des gens aussi bien portant pouvaient être maintenus en activité de service …..

  8. Suchet dit :

    Granell s’est engagé en 1921, étant mineur ( la majorité était à 23 ans en Espagne) il fut réclamé par son père et rendu à la vie civile en juin 1922.
    Aucune preuve documentaire confirme son engagement au sindicat UGT ou à la gauche républicaine. Il est connu pour être sympathisant du PSOE en France (Cf. base de données de la fondation Pablo Iglesias).
    Aucune preuve documentaire confirme l’arrivée en tête à l’hôtel de ville de Paris. La colonne Dronne est arrivée groupé, le Half Track de tête étant le Guadalajara, sous les ordres du Sergent/Chef Marc Haudos de Possesse. Cette colonne était composée de 55% de républicains et 45% de français de l’empire colonial et étrangers, à l’image de la 2ème DB (22 nationalités).

    Amado Granell Mesado méritait un travail de thèse, il a été un remarquable soldat, un officier adjoint fidèle du capitaine Dronne, il fut l’âme de la Nueve, faisant l’hadésion de tous les républicains espagnols issus de toutes les mouvances de la guerre civile espagnole.
    Le malheur est que l’on cherche à récupérer ce républicain espagnol qui n’était encarté nul part.

  9. LW dit :

    Des Espagnols républicains à la 2e DB. Le fait est connu !
    Moins connue en revanche (et beaucoup plus taboue !) : la présence à la 2e DB de Français ayant combattu dans les rangs nationalistes avec Franco… Exemple : Antoine Bissagnet, officier au RMT de la 2e DB, mort pour la France le 10 août 1944, compagnon de la Libération (excusez du peu !). Source : http://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-compagnons/100/antoine-bissagnet