Démissions en série au sein de l’armée belge

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Comme en France, la Belgique a lancé, le 17 janvier 2015, une opération intérieure appelée « Vigilant Guardian » afin de protéger les lieux sensibles d’éventuelles actions terroristes. Et, comme leurs homologues français, les militaires belges, en particulier ceux des unités de combat de la composante terrestre, sont très sollicités.

Environ 1.600 d’entre eux sont en effet mobilisés pour cette mission, qui vient s’ajouter aux engagements à l’extérieur (notamment au Mali, dans le cadre de la mission européenne de formation de l’armée malienne) ainsi qu’à la préparation opérationnelle et aux exerices de l’Otan.

En juin, le syndicat militaire CGSP-Défense avait affirmé que cette opération intérieure était la cause de nombreux divorces au sein de la Défense belge. Son secrétaire permanent, Patrick Descy, alla jusqu’à parler « d’envolée » du nombre de séparations.

Mais ce n’est pas tout : le même syndicat a parlé d’une vague de démissions à la caserne de Brasschaat. Au total, et au cours de ces deux derniers mois, 11 militaires auraient décidé de rendre leur uniforme en invoquant une « surcharge de travail ». Ce phénomène aurait également été observé dans d’autres unités.

« Les 1.600 militaires en rue sont issus d’un cadre de 3.000 à 4.000 militaires de la composante terrestre », a expliqué Luc Maes de l’ACOD Defensie (CGSP Défense). « Celui-ci est vraiment épuisé. Des militaires sont en effet également requis pour des missions de combat au Mali et en Afghanistan ainsi que pour des exercices. Deux cents militaires devraient arriver en plus mais entretemps une centaine a quitté la Défense en raison de la surcharge de travail », a-t-il ajouté.

Ce constat est partagé par le syndicat ACV Defensie. Dans les colonnes du journal De Morgen, L’un de ses responsables, Walter Van den Broeck, a même évoqué le cas d’un sous-officier expérimenté qui a décidé de quitter l’armée pour cette raison.

Qui plus est, la rémunération des militaires ne suit pas : leurs heures supplémentaires seraient à peine compensés.

Cela étant, le ministère belge de la Défense relativise les chiffres donnés par le syndicat CGSP-Défense. Ainsi, il a précisé que, sur l’ensemble de l’année, 12 militaires de la caserne de Brasschaat avaient effectivement donné leur démission, soit autant que d’habitude à pareille époque.

Reste que les unités de combat belges sont vraiment sous tension, au point qu’il a été fait appel à celles relevant des spécialités logistiques pour les épauler, à hauteur de 10% des effectifs engagés dans l’opération Vigilant Guardian.

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