La réorganisation des Commandos parachutistes de l’Air se poursuit

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11 contributions

  1. baron dit :

    J’avoue que le nom de ces commandos tirés des « trois mousquetaires » me laisse un peu pantois. Les commandos ont sûrement assez de gloires passées pour baptiser plus noblement leurs unités d’élites que nous respectons. Courage à eux pour les combats futurs !

    • Xaintrailles dit :

      Cela peut s’expliquer si l’on a voulu aussi adopter la devise  » de cohésion  » des trois mousquetaires…  » tous pour un, un pour tous ! « … Ce qui est amusant c’est que l’on a oublié Porthos sans doute trop obèse pour être commando !

    • lephil dit :

      Hélas ils sont récents en terme de gloire passée, loin derrière le 1er où les commandos marines mais vu ce qui va nous arriver sur le museau ils vont vite rattraper le retard !….

  2. wrecker47 dit :

    Les Cocoyes ont été longtemps les enfants pauvres des bases aériennes jusqu’à ce qu’on en fasse des « commandos » ,leurs spécialités diverses en ont fait des éléments très utiles sur les bases aériennes, des éléments embarqués à bord des avions ,puis des parachutistes …Maintenant on les retrouve dans les Forces spéciales ou ils ont toute leur place!

    • jyb dit :

      est ce qu’il y a une véritable « plus value » aerienne de ces troupes, parce que sur le terrain sahelien je n’ai pas vu de diff avec les fs terre.
      Mon sentiment jusqu’à maintenant c’est que l’armée de l’air s’est fait plaisir avec ses cpa mais que contrairement aux commandos marines, ils doublonnent les forces terrestres.

      • Zayus dit :

        @jyb:
        .
        Prenez le temps de vous renseigner sur les spécificités de commandos de l’Armée de l’Air avant de dire qu’ils « doublonnent » ceux l’Armée de Terre, merci.

  3. Benhur57 dit :

    Bonsoir,
    Les CPA ne sont pas jeunes, historiquement parlant ils sont le coeur, l’origine des parachutistes français. Je m’y étais un peu intéressé à une époque car il avait été évoqué la possibilité de leur donner un nom plutôt qu’un numéro, à l’image de la Marine. Mais l’Histoire est tenace et souvent rancunière si bien que depuis la guerre d’Algérie et le putch des généraux ayant entraîné la dissolution de toutes les unités para de l’armée de l’air (sauf une), il n’est pas évident de trouver un nom qui ne rappelle quelque chose à quelqu’un. Si vous avez le temps de lire :
    Juin 1935 : le CNE Geille, pilote de chasse, est le premier parachutiste français breveté à TOUCHINO (Russie)
    Septembre 1935 : création par le général Denain (Ministre de l’air) du Centre d’instruction parachutiste à Avignon-Pujaut dont le commandement est confié au CNE Geille.
    Février 1937 : le 1er brevet parachutiste français est décerné à Avignon au CNE Sauvagnac.
    Avril 1937 : création des 601ème ( CNE Sauvagnac) et 602ème ( CNE Loizeau) Groupe d’infanterie de l’air (GIA) à Reims et Baraki (Algérie). Ils seront réunis en 1939 en un Groupement d’infanterie de l’air qui sera dissous en sept 1939 à la déclaration de guerre.
    26 août 1938 : le brevet parachutiste de l’infanterie de l’air est créé (pourquoi avoir recréé il y a quelques année un brevet parachutiste spécial Armée de l’air ?).
    Octobre 1938 : survient le premier accident en service commandé d’un para : le SGT Sabe se tue sur le terrain de Maison-Blanche (Algérie)
    Mars 1940 : les 601ème et 602ème GIA se regroupent en une compagnie de marche sous les ordres du CDT Sauvagnac et effectuent quelques coups de main en Alsace : premiers paras morts pour la France : Barate et Salacroup. Repliée en juin 1940 sur Alger Maison-Blanche (Algérie) cette compagnie est dissoute sans avoir effectué de saut opérationnel.
    18 juin 1940 : peu après l’appel la 1ère compagnie d’infanterie de l’air (CIA) aux ordres du CNE Georges Bergé est créée le 29 juin en Grande Bretagne au sein des Forces aériennes françaises libres, elle est intégrée au SAS sous le nom de « French Squadron ». Dirigée en juillet 1941 vers le Moyen Orient et transformée en octobre en 1ère compagnie de chasseurs parachutistes, elle s’installe en janvier 1942 à Kabrit en Egypte pour poursuivre son entraînement dans un centre britannique. En juin 1942 elle participe à un raid en Crête contre un aéroport allemand, détruisant de nombreux appareils. Malheureusement le lendemain le CP Pierre Léostic (17 ans) est abattu, le CDT Bergé, le CAL Jacques Mouhot et le CP Jack Sibard sont arrêtés.
    Janvier 1943 : après le débarquement en Afrique du Nord la 1ère CIA devient le 1er Bataillon d’infanterie de l’air (BIA) et s’installe à Fez (Maroc) sous le commandement de Pierre Fourcaud. Devant l’arrivée de nombreux volontaires en Afrique du Nord, un 2ème BIA est créé aux ordres du CNE Fleury, puis un 3ème BIA à Tripoli (Lybie) sous les ordres du CDT Paris de la Bollardière.
    1er mai 1943 : le 1er BIA devient le 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP), confié aux ordres du CDT Sauvagnac (Puis au CDT Hartmann pendant 2 mois). En août 1943 le COL Geille en prend le commandement. Le 2ème BIA est confié au CDT Faure et devient début 1944 le 2ème RCP (commandé par le CDT Bourgoin dit « Le manchot » suite à une blessure reçue pendant la campagne de Lybie). Ce 2ème RCP (ou 3ème SAS) est parachuté dans la nuit des 5/6 juin 1944 en Bretagne (donc avant le débarquement des commandos marine « Kieffer » et autres. Pour la petite histoire un parachute spécial tricolore avait été confectionné pour le CDT Bourgoin qui a sauté avec ses troupes. Le CDT Bourgoin a rejoint l’Armée de terre en 1945. Le 3ème BIA rejoint la Grande Bretagne fin 1943 et renforcé il donne naissance au 3ème RCP (ou 4ème SAS) sous les ordres du CDT CHATEAU-JOBERT (dit « Conan »).
    Durant cette nuit du 5 au 6 juin 1944 les « sticks » du 2ème RCP aux ordres respectivement des lieutenants Marienne, Déplante, Botello et Deschamps sautent sur la Bretagne. Le stick Marienne est accroché et le CAL Bouétard tombe (1er soldat allié tombé dans l’opération du 6 juin 1944). Le LTT Marienne tombera le 12 juillet dans son PC infiltré par des miliciens et des allemands.
    La 2ème Guerre mondiale terminée, c’est dès le 1er août 1945 que les 3 RCP sont rattachés à l’Armée de terre. Les 2ème et 3ème RCP sont dissous fin 1945. Le 1er RCP existe toujours et son insigne comporte des ailes rappelant sa création au sein de l’Armée de l’air, c’est celui de l’ancien 601ème GIA qui ressemble étrangement au brevet para.
    Novembre 1954 : alors que les combats cessent en Indochine, la France est engagée en Algérie. L’Armée de l’air participe à l’effort général en quadrillant le terrain pour protéger troupes et biens. Le Gal de Maricourt qui commande le Groupement aérien tactique n°1 à Constantine estime que l’Armée de l’air doit intégrer dans ses capacités les formes nouvelles de la guerre et prendre une part plus active au conflit. Il propose la création d’unités commandos adaptées à ces exigences. Malgré les difficultés, le 12 mars 1956 une décision officialise la création des commandos de l’air.
    15 mai 1956 : création du commando de l’air n° 10 aux ordres du CNE Meyer, et du commando de l’air n° 20 aux ordres du CNE Lucht.
    25 juillet 1956 : création du commando de l’air n° 30 aux ordres du CNE Turck.
    03 janvier 1957 : création du commando de l’air n° 40 aux ordres du CNE Fuhrer.
    1er mai 1957 : tous ces commandos de l’air sont réunis pour former le Groupement des commandos parachutistes de l’air (GCPA) qui défile dès le 14 juillet 1957 à Paris.
    1er février 1959 : création du commando de l’air n° 50 aux ordres du CNE Le Guen.
    03 février 1959 : le GCPA reçoit son drapeau des mains du Gal Jouhaud alors CEMAA.
    31 mai 1961 : dissolution du GCPA et dispersion de ses éléments. Seul subsistera le commando 50

    Je pense qu’avec leurs exploits actuels et le prix déjà payé par nombre d’entre eux, ils méritent largement leur place aux sein de la grande famille des paras.

    • PK dit :

      Notez que le CP Pierre Léostic (17 ans) est entré sous les ordres de Berger à 15 ans… en mentant sur son âge et en mystifiant tout le monde pendant 2 ans avant de tomber bravement au combat.

  4. wrecker47 dit :

    Au Tchad les Commandos de l’air de la base de N’Djamena n’ont jamais été considérés comme « Unité combattante » …et pourtant !
    Ceux-ci ont largement contribué à la défense de l’aéroport et ses installations,à la protection de l’hôpital militaire et du PC Ops … lors des évacuations de personnels français civils ou militaires durant ces diverses opérations …dont celle de 1975 lors de l’évacuation de la base par l’armée Française …Ceci est dommageable pour les anciens « appelés » – combattants volontaires au service outre-mer !…Personne n’a relevé ce détail alors que cette base était le pivot de ravitaillement de toutes les unités engagées sur place dont le 6°RIAOM alors éclaté aux quatre coins du pays avant sa dissolution … !
    Leur groupement de Maitres-chiens était de tout premier ordre et a rendu bien des services aux militaires sur place… Grâce à eux, quelques Marsouins purent bénéficier de leur fameux couteau pliant …Dont j’ai encore un trop rare exemplaire !

  5. wrecker47 dit :

    Images correspondant à Couteau pliant des Commandos de l’Air