Une attaque contre un camp de l’armée a fait 17 mort dans le centre du Mali

nampala

Des hommes « lourdement armés » ont attaqué, tôt, le 19 juillet, le principal camp de l’armée malienne à Nampala, une localité du centre du Mali, à environ 500 km au nord de Bamako.

Selon un élu local, les assaillants, arrivés à bord de « véhicules très équipés » ont pris le contrôle du camp, au-dessus duquel une « épaisse fumée » était encore visible quelques heures après le début de l’attaque.

En fin de soirée, le ministre malien de la Défense, Tièman Hubert Coulibaly, a donné le bilan de cette attaque. « Nous avons perdu 17 hommes et déplorons 35 blessés qui ont tous été acheminés vers des unités de soin dans la région de Ségou », a-t-il annoncé l’antenne de l’ORTM, la télévision publique malienne.

« Nous ferons en sorte que cette attaque terroriste coordonnée qui s’est portée sur nos positions à Nampala fasse l’objet d’une réponse appropriée », a continué le ministre, avant de préciser que « les FAMa (Forces armées maliennes) tiennent la ville, et procédent à des opérations pour retrouver les assaillants. »

Ce n’est pas la première fois que la localité de Nampala est la cible d’un tel assaut. Déjà, le 5 janvier 2015, le camp des FAMa avait été attaqué de la même manière par des jihadistes d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). La situation y avait été rétablie grâce à l’arrivée de renforts et à l’intervention d’avions de combat français engagés dans l’opération Barkhane.

Dans un premier temps, cette nouvelle attaque contre le camp de Nampala a été revendiquée par l’Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peule et la restauration de la justice (ANSIPRJ), un mouvement politique et armé créé en juin dernier par Oumar al-Janah, un enseignant de 27 ans, afin de « défendre les civils peuls injustement attaqués ».

Pour autant, et même s’il revendique déjà 700 militants, il est peu vraisemblable que ce mouvement, qui n’est pas de nature jihadiste, ait les capacités militaires et logistiques pour mener un assaut d’une telle envergure.

Finalement, l’attaque a été revendiqué par Ansar al-Din Katiba Macina (ou Front de libération du Macina), un groupe jihadiste récemment apparu sur la scène malienne et allié d’Ansar Dine, l’organisation dirigée par Iyad ag Ghali. Cette formation, commandée par Amadou Koufa, compterait dans ses rangs de nombreux transfuges peuls du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), très présent dans la région de Gao avant d’en être chassé par l’opération française Serval.

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