Washington a proposé à Moscou une coopération militaire contre les jihadistes en Syrie

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Après avoir assisté au défilé militaire du 14-Juillet à Paris, le secrétaire d’État américain, John Kerry, s’est envolé vers Moscou pour y rencontrer le président Poutine et son homologue russe afin de leur proposer une copération militaire en Syrie contre l’֤État islamique et le Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda.

Ainsi, selon le Washington Post, dont les informations n’ont pas été démenties, l’idée de la diplomatie américaine consisterait à établir un centre de commandement commun avec les forces russes en Jordanie pour coordonner les frappes aériennes contre les jihadistes. En échange, Moscou aurait à cesser de bombarder les rebelles modérés soutenus par les États-Unis.

Ce projet de John Kerry, qui a fait l’objet d’une « conversation très vive et énergique » au sein de l’administration américaine, est soutenu par Ashton Carter, le chef du Pentagone.

« Si les Russes sont prêts à faire ce qu’il faut en Syrie, le secrétaire à la Défense sera ouvert à cette conversation. Mais nous attendons de voir la suite (…) Nous ignorons encore si nous parviendrons à un accord », a ainsi expliqué Peter Cook, un porte-parole du Pentagone.

« Le moment est venu pour la Russie de prendre des décisions sérieuses sur la façon d’user de son influence en Syrie, tant sur le plan diplomatique que sur celui de ses capacités militaires. Ils [les Russes] doivent décider s’ils veulent utiliser des moyens militaires pour soutenir le régime d’Assad ou pour lutter contre les extrémistes. Selon nous, on ne peut pas faire les deux « , a, de son côté, fait valoir Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche.

Seulement, cette proposition n’a pas eu de suite. Du moins pour le moment. « Le thème d’une coopération militaire directe pour la lutte antiterroriste n’a pas été discuté », a affirmé Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, suite à une rencontre entre MM. Kerry et Poutine. L’échange d’informations « se poursuit, mais nous ne nous sommes malheureusement toujours pas rapprochés d’une coopération réelle destinée à accroître l’efficacité des efforts dans la lutte contre le terrorisme en Syrie », a-t-il ajouté.

Ce 15 juillet, M. Kerry a continué la discussion avec Sergueï Lavrov, son homologue russe. « Il n’y a nulle part de plus grand foyer et d’incubateur pour ces terroristes qu’en Syrie. Et vous et moi sommes dans la position enviable de pouvoir réellement faire quelque chose contre cela », a dit le chef de la diplomatie américaine.

De son côté, M. Lavrov a jugé « utile » le dialogue de la veille entre MM. Kerry et Poutine. « Pour ce qui est de la Syrie, [cet entretien] a permis de souligner la nécessité d’intensifier notre travail sur le règlement de la crise et nos efforts dans la lutte antiterroriste », a-t-il déclaré.

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