Pêche illégale : L’embarcation remonte-filets « La Caouanne » démontre son efficacité

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44 contributions

  1. Zayus dit :

    Une solution pour le moins simple et pragmatique qui renvoie à une question:
    Depuis combien temps cette solution aurait-elle pu déjà être appliquée ?

    • Alain d dit :

      C’est la question qui fâche.
      Réponse: depuis quelques quinquennats et septennats.
      Méthode à reproduire ailleurs……?

  2. Dudule dit :

    Comme quoi le pragmatisme et le bon-sens sont encore d’actualité chez certains de nos dirigeants. Maintenant il faudrait en construire 2-3 de plus Histoire de protéger nos possessions d’outre-mer et autoriser les actions armées contre les orpailleurs.

  3. fgni dit :

    La meilleure des façons à les châtier…. au porte-monnaie, B R A V O !!

    • Thaurac dit :

      Oui pas bête du tout mais comme dit Zaius, pourquoi ça n’a pas été fait avant?

  4. Caton dit :

    Il faudra suivre les effets dans le temps, mais on touche du doigt les limites de notre système pénal laxiste : les jugements et les amendes ne sont pas dissuasifs. Tant que le rapport délit/conséquences reste en faveur du délit, les choses continuent.
    Si on montait encore d’un cran en saisissant tout simplement les bateaux des pêcheurs illégaux, le problème serait rapidement réglé. Je ne veux pas la mort du pêcheur (…), on pourrait n’appliquer la mesure qu’en cas de récidive. Un fois prévenus, pas de quartier.

    • Pb75 dit :

      Les saisies de filets sont des saisies judiciaires « du systeme penal laxiste », sur instruction de la permanence du parquet de Cayenne.

      • Lagaffe dit :

        « En général, cela se termine par une amende ou devant les tribunaux. Seulement, les contrevenants sont souvent des récidivistes… »
        C’est parce que le traitement judiciaire était tellement laxiste et donc inefficace que l’on change maintenant de méthode.
        C’est un constat de l’échec de la Justice pendant des années. Et combien de juges seront sanctionnés pour ce laxisme qui a coûté très cher à l’état, aux contribuables et aux victimes ? probablement aucun.

        • Pb75 dit :

          Les services d’enquête et les juridictions ne vous ont pas attendu, en fait. D’abord stups et armes ont toujours été saisis à la demande de la justice (voir la collection d’armes de l’IRCGN, venant des scellés des juridictions) et ont fait l’objet de destructions. On a ensuite attendu le législateur, afin qu’il vote une loi pertinente sur les saisies (loi Warsmann du 9 juillet 2010), à la remorque complète des autres pays occidentaux. Auparavant, services d’enquête et juridictions bricolaient des trucs très limitent sur les avoirs criminels du type: obliger le MEC à signer, en fin de garde à vue, des sûretés immobilières notariées à des fins de garantie (!).
          Enfin, s’agissant de l’affaire qui nous occupe en l’espèce : il fallait un bateau pour aller chercher ses filets. Une fois ce bateau en service, je crois pas que ni la GMar, ni l parquet ne rechignent à réaliser les saisis.
          Mais vous avez raison: YAKA, FOKON. Et votons pour des gens qui donnent des coups de menton, puisque l’électeur adore ça, le discours musclé au 20h (se poser la question en terme de travail et efficacité donne mal à la tête, je le concède): ça parle à son nombril.

  5. Artichaut dit :

    – 96 000 € au lieu de 960 000€ –

    Enfin du bon sens et de l’efficacité. Comme toujours il faut taper là où ça fait mal : le portefeuille. Effet immédiat ! A comparer avec un passage devant les tribunaux, avec les lourdeurs que ça implique et les amendes pas du tout dissuasives …

  6. Morpho dit :

    Confisquer le matériel de pêche, c’est évidemment une perte sèche, ah ah.
    .
    Blague à part, la question la plus importante concerne l’autorité de la France dans les Dom-Tom et notamment le pouvoir des notables locaux, plus ou moins corrompus, plus ou moins indépendantistes : pourquoi a-t-on attendu si longtemps avant d’y faire quelque chose et d’y mettre les moyens ? Le pillage des ressources halieutiques dans les ZEE comme la pollution des rivières au mercure en Guyane sont des fléaux qui durent depuis au moins un demi-siècle : je me rappelle que ça existait déjà quand j’y étais, au début des années soixante-dix et qu’il était inconvenant d’évoquer ces problèmes dans les rapports officiels.
    .
    Quelqu’un peut-il nous dire pourquoi il a fallu le développement d’Internet pour que l’on commence à en parler et à faire quelque chose ?

  7. Elmin dit :

    Une solution simple et ingénieuse à un problème grave pouvant dégénérer en affrontement sanglant. Bien vu !

  8. Bo62 dit :

    Bonjour,
    Sachant le degré d’agressivité de certains pêcheurs illegaux, ce type d’embarcation a t il une capacité d’auto défense ou doit elle être toujours escortée ?
    Merci.

    • Zayus dit :

      Il semble bien qu’elle doit être impérativement escortée et même bien escortée comme le décrit l’article…

    • Elmin dit :

      D’après ce que je comprend, c’est surtout sa capacite à intervenir sans viser un navire et donc son équipage qui est sa plus grande protection

      • Bob62 dit :

        Merci pour vos réponses. Mais je ne peux m’empêcher que là on a en face certes des pêcheurs mais aussi des réseaux mafieux. Et a un moment ou un autre cela risque de déraper et de mettre la vie de nos marins en danger. Et comme le dit Nico plus bas, cela permettrait de libérer les autres moyens et gagner en efficacité.
        Sans compter que cela protégerait egalement l’activité de nos propres pêcheurs qui souffrent de cette situation.

  9. nico dit :

    Faudrait peut être armer ce navire de canons de 20 mm, au moins il n’aura plus besoin d’escorte, comme ceci les vedettes et patrouilleurs de la gendarmerie pourront remplir d’autres missions en Guyane, ainsi on pourra couvrir plus de zone de pêche en même temps.
    Qu’est ce qu’on attend pour mettre fin à ce bordel?
    Quant aux pêcheurs illégaux, on arraisonne leurs navires, saisi de leurs pêches, et une fois débarquer, on coule leurs navires au large.
    Quant aux peines de prison avec dommage et intérêts, tant que rien n’est indemnisé tout le monde reste en taule.
    Fin de l’histoire

    • Elmin dit :

      Sincerement, ajouter un 20 mm (ou une 12,7 c’est deja pas mal) alors que le navire n’est pas fait pour ca et que du 7,62 le transpercerait de part en part, est ce vraiment une bonne approche ?

      • nico dit :

        A Elmin
        Si réellement une balle de 7,62 transperce ce navire ca craint pour nos marins.
        Comment se fait t’il qu’il ni ait pas un minimum de blindage. C’est un navire de la marine nationales, pas un yacht aux dernières nouvelles.
        L’armer serait un plus pour sa sécurité.

        • Elmin dit :

          ce n’est pas la fonction du navire , pas plus que ce n’est la fonction des beechcraft des affaires maritimes, d’encaisser des tirs .
          Par ailleurs le 7,62 perfore 8mm d’acier a 300 m , c’est un calibre réputé pour nécessiter des couverts « résistants »

  10. Robert dit :

    Comment faire la même chose avec les dealers de cité, les casseurs de manifs et les politiques qui trompent les électeurs en niant qu’on puisse agir efficacement contre la délinquance?

  11. Tranbert007 dit :

    Si j’ai bien lu sur le site colsbleus.fr sa capacité de stockage de filets est de 20 km, donc elle a fait le plein dès le premier voyage. Gageons qu’il y aura beaucoup d’autres sorties de ce genre.

  12. wrecker47 dit :

    je rejoins @bo62 et je pense que deux Cal50 ne seraient pas de trop …çà dissuade suffisement!

  13. Yalimapo dit :

    Ces pêcheurs illégaux sont juridiquement mal conseillés : l’action des FAG, la confiscation des matériels de pêche sans autre forme de procès, s’analyse comme une voie de fait extrajudiciaire.
    .
    Si les contrevenants étaient bien conseillés, ils paieraient un avocat pour créer à Cayenne un  »collectif machin-truc pour le respect de ceci-celà » et porteraient plainte avec constitution de partie civile. Ça leur coûterait moins cher que les filets perdus.
    Nul doute qu’au pays de Taubira ils trouveraient un tribunal pour leur donner raison, condamnant nos forces armées à rembourser le matériel saisi et les frais de procédure.
    .
    Si leurs commanditaires lisent ce blog, c’est ce qui va se passer.

    • ba123 dit :

      Sauf si comme dit plus haut, ils agissent sur ordonnance d’un tribunal. Un peu comme la destruction des camps des orpailleurs je subodore.

      • Elmin dit :

        Il est d’ailleurs probable qu’une officier des affaires maritimes soit à bord pour faire les constats

    • Haikai dit :

      C’est beau de rêver la nuit…
      .
      Pour information, en droit français, il est parfaitement légal que les autorités puissent confisquer tout objet illicite.
      .
      S’il en allait autrement, cela voudrait dire par exemple qu’un trafiquant de de drogue pourrait saisir la justice française pour ce voir restituer sa marchandise… xD…
      .
      Je vois donc mal la justice française restituer à ses contrevenants leurs filets dérivants, qui sont illégaux en France. 😉

      • Yalimapo dit :

        Alors on pourra sûrement m’expliquer pourquoi ça n’a pas été fait depuis longtemps ?

        • Elmin dit :

          Parce qu’on n’avait pas le bateau pour ca. C’est bien pour cela que l’idée est saluée comme etant astucieuse et on l’espère, efficace

    • auxsan dit :

      oui bah vous avez qu’a leur donné des idées !!!
      blague a part vous croyez qu’il y a une vedette de la gendarmerie pour faire joli sur la photo ??
      y a forcement un OPJ dedans.

  14. Ancien criquet dit :

    Navire construit selon des normes civiles. Quid de la protection de l’équipage??’?
    Deja que les vitrages des navires « Gendarmerie » ne résiste pas du tout aux balles, même de faible calibre, je m’inquiète sérieusement pour les marins embarqués. J’espère sincèrement que nous n’allons pas avoir de « pertes ».

  15. Lecat dit :

    Il n’y a en l’espèce aucune voie de fait.
    On parle de filets dérivants, sur lesquels on peut douter que les pêcheurs aient laissé leurs noms, adresses et numéros de téléphone… Sont donc récupérés des filets qui ne devraient pas être là, et dont le propriétaire ne peut être identifié. Pas de propriétaire lésé : pas de voie de fait.

    Maintenant, les pêcheurs peuvent effectivement venir demander ensuite à récupérer leurs filets… et faire face aux conséquences de l’infraction qu’ils reconnaîtront ainsi avoir commise. Magnifique : c’est tout ce qu’on leur demande, à savoir ne pas tâcher de se soustraire à la justice.

    Je souhaite vivement qu’ils suivent vos conseils.

    • PK dit :

      Et le filet restera de toute façon confisqué 🙂

    • Yalimapo dit :

      Un objet abandonné en mer appartient à qui le trouve, donc pas de problème de ce point de vue.
      Mais créer en France une association qui défend les intérêts d’un groupe basé au Surinam ou ailleurs (avec des capitaux guyanais le cas échéant) c’est parfaitement possible.
      Donc la question c’est encore : pourquoi a-t-on attendu aussi longtemps avant d’agir ?

      • revnonausujai dit :

        parce que les politichiens sont des cou..les molles, sauf peut-être à l’heure du scooter et des croissants !

  16. Chtimi dit :

    Si on coulait également les bateaux ? Après tout, on arraisonne les pêcheurs illégaux, on les arrête et on coule ensuite leur navire. Là aussi, grosse perte financière, et les autres réfléchieraient à deux fois avant de venir dans nos eaux territoriales.

    • Elmin dit :

      Mieux ! On coule les navires avec leur équipage ! Plus de bateau , plus de témoins , et les épaves feront de superbes récifs artificiels pour la reproduction des poissons !
      Ah le 11eme siècle , quelle belle periode de barbarie quand même ) ))

    • Yalimapo dit :

      Heureusement nous ne sommes pas, toujours et partout, pusillanimes : dans notre ZEE de l’Océan Indien, on a carrément confisqué un bateau qui faisait de la pêche illégale. Un bateau en bon état que l’on a peint en gris et qui fait maintenant partie des bateaux de soutien de la MN : il a été rebaptisé « Le Malin », du nom d’un contre-torpilleur d’autrefois. Par conséquent on peut quand on veut.
      .
      J’observe, avec un étonnement qui dure depuis quarante ans, qu’en Guyane on n’a jamais rien voulu faire jusqu’à une période récente. Ni contre les pêcheurs illégaux ni contre l’orpaillage polluant. Et je constate que cette évolution politique (je dis bien politique, car les militaires ont toujours voulu agir) coïncide avec l’apparition d’internet, comme s’il était devenu impossible de ne pas en parler et par conséquent impossible de laisser faire.

  17. Patatra dit :

    Les problèmes on les connait, les solutions aussi, on ne manque pas d’idées…. Mais quand on a la deuxième zone économique exclusive du monde… on manque un tant soit peu de volume…

  18. ji_louis dit :

    L’idée d’un navire destiné à relever les filets des pêcheurs illégaux date de 2012. Le problème était principalement financier: L’arraisonnement et la saisie des navires de pêche des pêcheurs illégaux étrangers entraînait des frais de justice (entreposage, gardiennage, dépollution et destruction propre) siphonnait pour moitié le budget de la justice en Guyane, sans compter que certains audacieux allaient à la fourrière reprendre leur navire!
    Une fois l’idée trouvée et acceptée par toutes les administration, restait le problème du budget à dégager pour la construire (neuf, ancien rénové?) et de qui commande. Le conseil des ministres trancha en faveur de l’armée (bonne à tout faire) et d’une construction neuve (à pas cher) aux normes civiles: Ce navire peut servir à toues les administrations ayant une responsabilité en mer ou sur le littoral en Guyane, les militaires le mettent en oeuvre et des agents d’autres ministères sont embarqués en cas de besoin. Le prix du navire devrait être rapidement amorti par les pertes annuelles évitées à l’environnement guyanais (pêche illégale, braconnage sur le littoral (caïmans, tortues, etc), dépollution de base, etc).
    Il n’a jamais été question d’emporter de l’armement à bord de ce navire: Les pêcheurs illégaux se montrent agressifs (machettes, voire, mais rarement, fusil de chasse) quand les gendarmes maritimes essaient de les arraisonner en mer, ce qui implique de les stopper, les aborder, les contrôler et éventuellement les arrêter. Vu le coût pour eux du prix d’un navire (une tapouille), ils préfèrent risquer la prison et s’enfuir avec un navire qui coule, puis le retaper (ou aller le récupérer à la fourrière française) plutôt que de le perdre.
    La Caouanne est donc accompagnée pour éviter les réactions hostiles des pêcheurs. Au passage, les tapouilles sont (mal) construites en bois, la Caouanne en métal, elle ne craint pas trop le choc d’un abordage avec eux, même si elle n’est pas prévue pour pouvoir en provoquer.

    • Elmin dit :

      Merci pour ces éclaircissements sur l’historique et le contexte du projet , on y voit tout de suite plus clair ))