Un hélicoptère de la Gendarmerie nationale s’est écrasé dans les Hautes-Pyrénées

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17 contributions

  1. fgni dit :

    cela fait mal de lire cela ;une pensée attristée à Tous, familles collègues amis
    FGN

  2. Pb75 dit :

    Triste pour les FAG et l’ensemble de la GN.

  3. PK dit :

    L’EC145 a un défaut (un seul…) et il apparaît en montagne… de nombreux appareils ont évité la catastrophe… Peut-être n’ont-ils pas eu cette chance ?
    .
    RIP camarades…

    • Tony eul'Normand dit :

      Vous pourriez être plus précis sur ce défaut qui apparaît en montagne ?

      Merci d’avance.

      • gégétto dit :

        il y a quelques années un EC145 espagnol a évité la catastrophe lors d un entrainement(en montagne). Ils ont dû larguer les secouristes à une dizaine de mètres du sol pour éviter le crash de la machine 2 blessés.plus tard un EC145 de la protection civile dragon64 s est crashé faisant 3 morts au cirque de Gavarnie (Hautes Pyrénées). Des enquêtes de l époque et si mes souvenirs sont bons, il ressortait que ces accidents étaient dûs à un problème lié à la conception de la machine et à la puissance des turbines. Lors d un stationnaire un vortex se créait sous la machine et provoquait une perte de portance, précipitant la machine au sol.je crois que des modifs furent faites sur les machines après ces accidents.

      • PK dit :

        Je n’ai plus les références mais en cherchant on doit pouvoir trouver. Il y a déjà eu un antécédent (un crash dans les Pyrénées je crois) qui avait conduit effectivement à incriminer l’appareil dans les conditions de vol en montagne.
        .
        Ça a peut-être été corrigé – si c’est corrigeable – depuis. L’EC147 est sans doute l’hélicoptère le plus parfait aujourd’hui dans sa catégorie, hormis ce défaut.

  4. Retired Air Force dit :

    Au moment ou des crapules attaquent ceux qui risquent leur vie pour leur liberté de nuisance, ayons tous une pensée pour nos camarades morts en faisant leur devoir.
    Que Dieu vous tienne en sa sainte garde. Avec l’immense respect d’un ancien.

    • ruffa dit :

      Étant fils de Gendarme je connaît tous les risques que prennent les Gendarmes de Haute-montagne pour secourirs les touristes ou alpinistes. Paix éternelle pour ces hommes courageux!!

  5. Wrecker47 dit :

    le secteur du lac de Gaube a toujours été un sale coin pour les hélicos du fait de ses vents rabattants entre le lac et le glacier du Vignemale …Dans les années 62/63 un Bell de tourisme qui effectuait des livraisons en sling a été mis au tapis …Depuis il y en a eu d’autres !

  6. Sempre en Davant dit :

    Toutes mes condoléances à leurs familles et à leurs camarades!

  7. nico dit :

    Toutes mes pensées vont à leurs familles,amis, frères d’armes.Triste journée.

  8. gégétto dit :

    Immense respect pour ces montagnards aguerris au service des autres. Pensée pour les victimes, les familles et collègues des victimes. toute la vallée est triste aujourd ‘hui.

  9. Seb75015 dit :

    Soyons réalistes … Le secours en haute montagne n’est pas un sport de masse. L’alouette 3 était/est une excellente machine, et il y a eu des accidents pour diverses raisons durant sa longue carrière.
    Le Bk117, envisagé un temps pour la remplacer, avait effectivement un défaut majeur en montagne qui a conduit au développement de l’EC145.
    Seule l’enquête dira ce qu’il s’est passé, problème technique ou erreur de pilotage, mais cela ne change rien au respect dû à cet équipage.
    Condoléances aux familles et aux militaires des FAG.

    • Zayus dit :

      Les conditions particulières du vol des hélicoptères en montagne restent extrêmement complexes même pour un équipage expérimenté tel que celui-ci qui démontre que personne est l’abris de l’accident.
      .
      Après, peut-être y eut-il une aggravation de conditions de vol déjà complexes par une défaillance technique ?

  10. Clavier dit :

    Faire du stationnaire au ras d’une paroi est excessivement dangereux…….
    Prendre des risques en entraînement n’est pas vraiment raisonnable, mais c’est parfois difficile d’évaluer si le risque est élevé ou pas, surtout quand on en prend l’habitude .

  11. Lagaffe dit :

    Un drame de plus, un gendarme du GIGN tué lors d’une intervention contre un forcené armé.
    http://specialdefense.over-blog.com/2016/05/un-gendarme-tue-lors-d-une-intervention-contre-un-forcene.html

  12. gégétto dit :

    Eric Serfass, procureur de la République de Tarbes, a tenu en ce milieu d’après-midi , une conférence de presse au cours de laquelle il a livré les premières investigations de l’enquête ouverte pour homicides involontaires, suite au crash de l’hélicoptère EC 145 de la gendarmerie qui a fait 4 victimes.

    Il a confirmé qu’il s’agissait bien de 4 gendarmes des Hautes Pyrénées, à savoir : le pilote et le mécanicien co-pilote, du détachement aérien de la gendarmerie de Tarbes et de deux gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Pierrefitte Nestalas, le PGHM des Hautes Pyrénées.

    Identités des victimes

    • Le pilote, le capitaine Jean-Christophe ROYER, 49 ans.

    • Le mécanicien co-pilote, l’adjudant Dominique JAMET, 48 ans.

    • Le gendarme du PGHM, l’adjudant chef Christophe CAVAILLES, 45 ans.

    • Le gendarme du PGHM, l’adjudant chef Lionel LOUSSALEZ- ARTETS, 43 ans.

    La déclaration du procureur

    L’équipe en entraînement de secours en montagne était composée de 5 gendarmes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), d’un médecin, du pilote et du mécanicien co-pilote.

    Cette équipe de secours s’entraînait dans le massif du Vignemale, point culminant des Pyrénées françaises, 3298m d’altitude, montagne comprenant plusieurs glaciers et haut lieu du pyrénéisme, tant pour les randonneurs aguerris que pour les grimpeurs.

    Cet entraînement avait notamment pour objectif d’équiper et de compléter des points d’ancrage à une altitude d’environ 3000m dans le but de faciliter les secours aux grimpeurs en difficulté, qui seraient engagés dans des voies d’escalades difficiles.

    Ceci est l’occasion de rappeler que la vocation principale du PGHM est de porter secours aux personnes en danger et cette intervention du 20 mai 2016, comme tant d’autres, consistait certes dans un entraînement, totalement obligatoire pour maintenir le niveau des gendarmes, mais était aussi directement justifiée par l’installation de points fixes de nature à faciliter de prochains secours, dans une zone très difficile d’accès, et particulièrement exposée. Hier à 12h, les gendarmes avaient terminé avec succès cette opération d’équipement et était en train de se replier vers la vallée.

    Pour le pilote et le mécanicien co-pilote, l’entraînement à la connaissance des conditions de vol selon les massifs montagneux, consistent dans des poses et déposes de personnes et de matériel, dans les approches au plus près de ces zones, sans contact avec le sol. Cet entraînement en conditions réelles est également totalement nécessaire.

    Sur la trajectoire de la chute de l’appareil

    L’hélicoptère EC 145 a chuté d’une altitude d’environ 3100m, au-dessus du couloir de Gaube, jusqu’à environ 2500m, sur le glacier des Oulettes.

    Le premier choc de l’appareil sur la montagne a lieu juste après son départ du glacier d’Ossoue : le rotor principal, c’est-à-dire une pale, a heurté la paroi proche du sommet du Vignemale. L’appareil s’est alors abîmé et a chuté jusqu’au pied de la paroi, heurtant à nouveau violemment la montagne avant de s’écraser sur le glacier inférieur, 600m plus bas.

    Sur l’enquête et les causes de l’accident

    Je le dis et le redis, nous ne sommes pas à l’heure des conclusions mais des premières investigations.

    Si nous pouvons retenir que le choc du rotor principal avec le rocher est intervenu très vite après le décollage depuis le glacier supérieur d’Ossoue, il est à ce jour impossible de déterminer si ce choc est la cause de l’accident ou s’il est la première conséquence d’une autre cause qui elle même aurait provoqué ce choc : par exemple une défaillance technique, par exemple une circonstance aérologique hors du commun.

    Je vous confirme qu’une enquête judiciaire pour homicides involontaires est en cours. J’ai saisi, par l’intermédiaire de la direction générale de la gendarmerie, la section de recherche de la gendarmerie de l’air, service spécialisé à compétence nationale.

    Les investigations porteront sur des éléments techniques (par exemple concernant le fonctionnement de l’appareil), des témoignages (notamment des personnes proches des lieux ou témoins visuels directs), des éléments climatiques (notamment l’aérologie) et des éléments humains (compétences, aptitudes et état physique et psychologique des personnes). Chaque hypothèse sera explorée et aucune négligée.

    Des moyens importants d’investigations sont déployés afin d’expliquer les causes de ce drame. Je précise que l’accès par la neige ou le survol de la zone au pied du Vignemale est interdit durant le temps des investigations sur place et jusqu’à l’évacuation de l’épave et des débris, ce qui devrait durer quelques jours. Aujourd’hui, grâce aux bonnes conditions météorologiques, l’essentiel de l’épave a pu être