L’entreprise israélienne General Robotics Ltd propose un robot armé pour les opérations spéciales

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37 contributions

  1. Caton dit :

    Le problème potentiel des robots tueurs n’est pas dans les performances ou la puissance des armes des robots, mais tout simplement dans la présence ou non d’un homme « dans la boucle ».
    Le drame serait, quelque soit la rusticité ou le perfectionnement ultime du matériel, qu’une identification automatisée suffise à déclencher un tir. C’est pour cela que la question d’armer les drones est surréaliste. L’option ne serait contestable que si le drone pouvait décider seul de lancer ses missiles en ayant identifié l’objectif de façon autonome, en dehors de tout contrôle humain.

    • Elmin dit :

      Le probleme avait fort bien ete pose par Azimov et ses 3 lois de la robotique ))

      • Berkut dit :

        Les « Lois » d’Asimov sont basées sur l’idée (assez fausse à mon sens ), que le robot pourrait d’abord acquérir une forme d’intelligence générique « sensible » (donc forcément évoluée), sur laquelle on viendrait greffer des lois morales. En réalité, il s’agit d’un code éthique de conception de système, une éthique du concepteur à laquelle on adhère….ou pas ! Un automatisme aussi « rudimentaire » que le mode « automatique » de tir du système Aegis à bord du croiseur Vincennes contre le vol Iran Air 655 a parfaitement respecté les trois supposées « lois » d’Asimov. « L’intelligence » défensive du bateau a ainsi « cherché » à protéger sa propre intégrité, celle des occupants du bateau et n’avait aucune « intention » de tuer 290 personnes. Les opérateurs de classification de pistes ont juste confondu l’Airbus avec un appareil F-14 d’attaque iranien (certes piloté, mais si ça avait été un missile ou un drone, le résultat aurait été le même : c’est l’humain qui établit les critères définissant un ennemi). En fait Aegis n’a aucune conscience, juste des règles d’engagement, de priorisation et des tables d »identités radar » labélisées (Unknown, ami, ennemi), et son existence même résulte de l’incapacité pour un opérateur (ou à fortiori une équipe qui doit en plus se coordonner), à réagir suffisamment vite pour engager assez tôt trop des cibles visant délibérément à saturer le système. Tous ces termes entre guillemets sont en réalité des anthropomorphismes qui n’ont rien à voir avec une véritable « conscience » : Aegis n’a aucune « intention » et n’a pas « cherché » à nuir à qui que ce soit, il a cependant une certaine autonomie d’engagement, autonomie déléguée par son concepteur, en l’espèce la puissance publique américaine par l’entremise de l’US NAVY (l’industriel RCA/Lockheed Martin n’étant en définitive que le réalisateur maître d’œuvre, la marine américaine étant le maître d’ouvrage spécificateur : l’entité collective qui a écrit noir sur blanc qu’elle voulait intégrer au système une fonction de contrôle de tir « full auto » ne nécessitant aucun acquiescement de la part d’aucun opérateur ou décideur, et a rédigé la doctrine d’emploi qui – sauf violation délibérée – a mené à la catastrophe et aurait pu mettre le feu aux poudres dans toute la région en pleine guerre froide). Comme en accidentologie « classique », le petit bout de la lorgnette masque les vraies responsabilités qui n’ont pas grand chose à voir avec la technique, mais avec le fonctionnement « en roue libre » des sociétés humaines, de leurs administrations et de la bureaucratie publique ou privée, celle-là même qui dresse aujourd’hui – y compris en France – la « Kill List » visant à faire assassiner par ordre de priorité telle ou telle personne, par un Drone, un Avion, un Sniper ou un Robot humanoïde un jour, ça ne change absolument rien. Le vrai problème n’est pas le système technique (sauf pacifisme revendiqué – c’est une opinion comme une autre-) – les mitrailleuses automatiques installées sur le No-Man’s-Land du mur de Berlin montre que le niveau technologique n’a rien à voir la-dedans, c’est le fonctionnement technocratique à l’œuvre qui est en cause : quand on dresse une Kill-List, qu’on « ratisse large » et que l’on met en œuvre tous les moyens pour l’exécuter (USSOCOM, Service Action technologisés), on doit continuer à l’alimenter, et le plus souvent par le bas, pour continuer à justifier l’existence et le coût de la machine de mort (cf. L’excellent « Good Kill » et « Wired for War »). C’est « Bercy », la cours des comptes ou le GAO qu’il faut convaincre, pas Amnesty international. Je ne sais pas à quelle version d’Aegis on se trouve aujourd’hui, mais il s’agit d’engager des missiles balistiques manoeuvrant, une autre pair de manche de les F-14 du Shah avec des radars en panne. Si ça avait un sens, quand bien même l’interface d’Aegis passerait le test conversationnel de Turing sans encombre (on n’en est pas loin avec les travaux de Google et cie), ça ne changerait rien à la façon dont le système fonctionne : la guerre électronique par radars et missiles, canons automatiques ou lasers interposés est binaire, sans nuance. Déléguer par nécessité plus d’autorité dans la décision d’ouvrir le feu, ou…ne pas jouer. Telle est la question. Aegis reste Aegis, et même si c’est SIRI qui vous cause, on est loin de HAL 9000….

        • Elmin dit :

          Il me semble que le tir était parfaitement contrôlé et pas du tout automatique concernant cet incident… Il n’y a pas eu de traitement automatique de la menace par aegis mais une erreur humaine …
          Le test de Turing reste un gap inaccessible aujourd’hui meme pour les systèmes spécialement conçus pour , alors dire que aegis pourrait le passer me semble tres irréaliste. Le test de Turing conciste à empêcher un intervenant interagissant avec le susteme de savoir s’il interagie avec un humain ou une machine… Je doute que aegis ai la moindre reponse ni meme interface pour traiter des questions ouvertes du genre « quelle est ta couleur préférée  » …

    • batgames dit :

      le probléme’ c’est surtout l’ennemi qui peut le retourner contre toi facilement

    • Nico St-Jean dit :

      @ Caton
      .
      Je pense que jamais les drones ne remplacerons l’homme sur le champ de bataille mais par contre, on risque d’en voir de plus en plus accompagné l’homme. Que ce soit pour permettre aux soldats de resté à couvert tout en ayant une vue sur le champ de bataille ou pour apporté de l’équipement à l’infanterie en traversant un champ de bataille de haute intensité.

    • chirhughy dit :

      Cro-Magnon et son arme de jet anti mammouth ? David et sa fronde contre Goliath ? L’arc et la flèche contre les chevaliers à Crécy ? L’arbalète et le dard ? Le canon et le boulet contre l’Anglois (ou vice-versa) ? La torpille et le MSBS ? Tous des drones, autrement dit, des robots. De bons esprits s’interrogent gravement sur la légitimité éthique des drones modernes. Mais où est la différence entre un MALE et une fronde ? Guidage-pilotage à distance, ou pas de guidage du tout. L’éthique d’une arme (à supposer que ce concept ait un sens) devrait-elle être mesurée au confort (relatif) de celui qui la lance ? Nous avons connu le même débat avec l’invention des sous-marins.

  2. Sissi dit :

    le dogue argentin est surtout un chien dès plus puissant… mais bon passons…

  3. Sempre en Davant dit :

    Concept intéressant qui risque de devenir indispensable si les « gilets explosifs » deviennent la norme.
    Pour la survie des otages, il faudra que ces engins soient en mesure de tirer là où ça fait pas boum.

  4. Robert dit :

    Et le risque d’erreur d’évaluation ou de tir, on en fait quoi ?
    Observer, rendre compte à l’homme pour savoir ce qui se passe, oui.
    Eviter de se faire exploser inutilement, oui.
    Prendre la décision de tirer sans tous les éléments qu’apporte la présence humaine, non.
    Mais il faut considérer le respect de la vie humaine comme aussi importante que la réussite de l’objectif, comme le GIGN par exemple.

    • Thaurac dit :

      « Mais il faut considérer le respect de la vie humaine comme aussi importante que la réussite de l’objectif, comme le GIGN par exemple. »
      La nouvelle tactique en cas d’attaque c’est de rentrer et tirer un max pour dégommer ,pour éviter qu’ils commencent ou continuent le massacre de gens, il n’y a plus d’otages et ils viennent pour mourir;
      En belgique comme en france, il n’y a pas eu de cadeau, voir même la polémique de la mère de la fille tuée, soit disant qu’elle n’y était pour rien…Les questions existentielles ne sont pas à l’ordre du jour.

      • Elmin dit :

        Ca n’a rien de nouveau ca quand même … Le Fusco qui faisait l’instruction à l’école navale répétait sans cesse « il faut tirer pour tuer  » … Pas pour blesser, pas pour faire peur … Pour tuer … Deux dans le torse, une dans la tête (au cas où il y ai un gilet » ..
        Comme disait Tuco « Quand on tire on raconte pas sa vie » 😉

    • Waernuk dit :

      Le risque d’erreur d’évaluation est le même que si l’opérateur du drone est sur place ; quant au risque d’erreur de tir, qui vous dit que le drone est moins précis qu’un tireur humain ?

      Personne ne parle d’un drone capable de prendre la décision de tirer, je vous invite à relire l’article 🙂
      « il ne peut tirer sur une cible sans en avoir reçu l’ordre de son opérateur, qui le manoeuvre grâce à un terminal »

      • Robert dit :

        Waernuk,
        Désolé de ne pas pouvoir vous en expliquer plus, Berkut dans son passionnant message semble l’avoir compris. L’opérateur prend la décision de tirer, avec les seuls éléments que lui fournira le robot, vous saisissez la différence ?
        Notre société semble aller, du transhumanisme à l’eugénisme utilitariste, vers une robotisation et une déshumanisation d’une grande partie de l’humanité. Mais l’instinct et l’intuition sont typiquement humains et ne peuvent être remplacés par une vision à distance, sans prise de risque ni engagement.
        Si vous considérez qu’un être humain et un robot se valent, je ne peux rien pour vous.
        Je pense au GIGN dont l’état d’esprit défend en toute circonstance la vie. On ne peut pas dire que ce sont des mauvais opérateurs, ils sont réputés pour être les meilleurs au monde, mais ils risquent leur vie pour pouvoir prendre celle des autres, mais aussi protéger l’otage ou le passant. Et ils n’abattrons jamais un terroriste désarmé blessé au sol.
        L’efficacité totale, le risque zéro n’existeront jamais, sauf si nous considérons que nous sommes supérieurs humainement et donc en droit de vivre à ceux que nous pouvons avoir face à nous. Tuer, faire la guerre, se défendre, mais ne jamais oublier que le piège de la déshumanisation se cache derrière l’efficacité à tout prix.

  5. Sharon dit :

    La marine américaine utilise des bateaux drones protector de la société israélienne Raphael et Lockheed Martin (US) , Tsahal est très en pointe sur les armes robotisées et va sur l évolution du robot autonome tueur ( il y a déjà des symptômes contre les tunnels ) et sur les armes antimissiles etc!
    Comme il y a le chantage nucléaire au Moyen Orient , il y a eu un antécédent avec la destruction de la centrale nucléaire irakienne d ‘Osirak ou il y a eu une réponse concrète et adéquate le 7 Juin 1981 par la HEYL HA AVIR par un raid direct et gradué !
    L évolution des armes robotisées israéliennes et americaines va avec l’évolution du contexte stratégique régional ( multiplication des missiles balistiques , bombe atomique pakistanaise , des armes chimiques , programme nucléaire iranien conjuguée aux incertitudes du Moyen Orient ) Tsahal a des priorités dans le domaine robotique de combat , naval , l ennemi potentiel n ‘étant plus véritablement a la porte de l état hébreu (type la Syrie , Liban par l ‘organisation terroriste le Hezbollah via l Iran etc ) Tsahal n’a plus besoin d autant de vedettes lances missiles et de patrouilleurs pour défendre les cotes israéliennes et exercer le blocus des ports ennemis !
    L ‘évolution de la géostratégie et des menaces lointaines contre Israel , Tsahal a l obligation pour assuré la sécurité de l Etat hébreu surtout l exiguïté du territoire de pouvoir projeter davantage de puissance et de troupes loin d Israel dans des eaux ou Tsahal n’a pas des habitudes , l ‘océan indien ou le golf persique , Tsahal ( mais non officiel si Israël voulait cacher quelque chose , il le mettrait très certainement sous la mer ) est convaincu de la nécessité de se doter une capacité de frappe nucléaire en second avec des sous marins modifiés pour emporter des armes nucléaires ( Dolphin ) !
    En 1996 L AMIRAL ALEX TAL envisage la construction de deux navires d’ assaut amphibie porte hélicoptère de 10000 tonnes et de 120 mètres de long qui permettraient de faire intervenir un bataillon d ‘infanterie de marine à plusieurs milliers de kilomètres des cotes israéliennes que ce soit en Afrique ou dans un pays riverain de l océan indien !
    Mais comme il y a un accord d’alliance et d’assistance militaire entre les USA ( AIPAC) et l ‘ Etat hébreu , Tsahal (la Heyl Ha ‘YAM ) dispose des navires de débarquement en location avec la marine américaine , mais les deux projets israélo-américain sont toujours sur la table !
    Avec des menaces comme le nucléaire iranien , les groupes terroristes l époque n est plus a l atome pour la paix mais a la disproportion évidente ( exemple ) entre les arsenaux iraniens et israélien d ‘un coté des bombes A rudimentaires , de l autre une force de frappe qui dépasse de très loin tout ce que l Iran pourrait accumuler dans les décennies qui viennent contre Tsahal ou la il y a le JERICHO 2 /3 d ‘une portée de plus 5000 KM ETC des chasseurs bombardiers hyper-sophistiqués F 15 I /F 16 I optimisés pour conduire le cas échéant des missions de bombardement ( d’une approche dissuasive ) (non officiel nucléaire sur tout le territoire ennemi ) mais Tsahal demeure sous parapluie nucléaire américain !

  6. ONion dit :

    Bref suffit alors de se pencher et de l ouvrir en 2 pour avoir une arme gratos.

    • Thaurac dit :

      Oui ,coffret cadeau

    • Waernuk dit :

      Je vois peu d’utilité à intégrer un pistolet adjoint de sa crosse, de sa détente digitale et de ses organes de visée solide, dans un drone ne possédant pas de main ; de fait non, on ne peut pas « avoir une arme gratos » en le récupérant, à moins que je me trompe …

      • Dudule dit :

        Dans la vidéo il est clairement montré que c’est un glock standard inséré dans le drône et non pas un simple canon.

    • Thaurac dit :

      J’y aurais mis un petit uzi pour le déblayage.

  7. Impertinent dit :

    Il n’y a rien de très compliqué dans la fabrication de ces appareils radiocommandés. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernment Français ne crée pas une filière complète à coup de millions. Nous avons les compétences pour le faire (et rapidement) et il est extrêmement simple de se procurer les composants pour construire ces bestioles. En France vous avez des gens qui traficotent des Raspberry Pi pour en faire des intelligences artificielles domestiques. Il y a un vivier qui peut servir si on y mettait les moyens.

  8. Lagaffe dit :

    La musique du clip est là pour cacher le bruit du bidule ? parce que s’il fait le même bruit qu’une tondeuse à gazon, on ne pourra l’utiliser que contre des terroristes sourds.

    • tschok dit :

      A mon avis, la musique est là pour faire oublier la débilité du scénario:
      .
      Il était une fois une jeune et belle princesse retenue prisonnière dans la plus hauuuute chambre de la plus hauuute tour du château et gardée par de méchants dragons armés de kalachnikov. Bouh les vilains!
      .
      (bâillonnée la princesse, parce qu’elle cause, mais elle cause, c’est insupportable).
      .
      Heureusement de preux chevaliers en armure se précipitent à son secours (c’est les FS israéliennes). Mais comme ils ne sont pas téméraires, ils envoient deux Dogo en reco, histoire de pas se prendre une rafale de kalach dans le cul. Et là, pan! pan!, ils tuent les dragons. Le Bien triomphe du Mal.
      .
      Ensuite, logiquement il y aurait dû y avoir la scène du petit bisou sur fond de soleil couchant avec la musique d’Autant En Emporte Le Vent en accompagnement musical, mais les réalisateurs de ce petits spot publicitaire n’ont pas osé.
      .
      Que cela ne nous empêche pas de conclure qu’ils vécurent heureux et qu’ils eurent beaucoup de petit Dogo.
      .
      Youpi…

  9. Jack69 dit :

    Maître Sun a dit :
    Un terrain peut être accessible, scabreux ,neutralisant,resserré,accidenté ou lointain.

    Moi j’estime :
    qu’un si petit robot voulant évoluer dans une pelote de fil de fer, trouvé au fond d’une petite fossés, et ce sera le mini obstacle pour un MAXI ZUT.

    Le chapitre 4 de Maître Sun devrait être relu

  10. Frédéric dit :

    Notons que la Corée du Sud a déjà des robots gardiens de prison et des mitrailleuses autonomes pour la surveillance fixe.

  11. sojahu dit :

    On imagine bien la suite :
    « Daesh propose un robot armé pour les opérations terroristes en Europe », en plus rudimentaire mais tout aussi efficace.

  12. Rapha dit :

    Effrayant , car ce matériel semble d’une technologie relativement simple pouvant être produite dans un garage (capteur et petit programme bidouillé).
    Imaginez ce genre d’appareil autonome laché sur l’esplanade de La Défense à la sortie des bureaux , plus les mêmes réels ou factices un peu partout dans les rues

  13. gégétto dit :

    il est vrai qu’ Israël possède des systèmes d armes hyper sophistiqués,(drones terrestres, aériens, navals) avec des entreprises de défense très à la pointe et c est une nécessité vitale pour ce pays. En ce qui concerne les robots j ai une petite préférence pour les robots « humanoïdes » tel le robot Atlas de Boston Dynamics; lorsqu’ il sera opérationnel ,il sera certainement impressionnant.

  14. Suissitude dit :

    C’est juste une supercherie commerciale: Il ne s’agit pas d’un robot puisque le Dogo est dirigé à distance par un opérateur!!! Il s’agit juste de la voiture télécommandée de votre enfance équipée en plus d’un pistolet 9 mm…

    Rien d’innovateur là-dedans, si ce n’est que le produit est intéressant pour les dirigeants politiques occidentaux qui veulent tous faire la guerre quelque part pour leur gloriole personne… Mais à condition qu’il n’y ait aucune perte humaine dans son camp… Parce que là, c’est franchement pas politiquement correct!

  15. tschok dit :

    Si on se donne la peine de faire des robots, ce n’est pas pour laisser « l’homme dans la boucle ». Le robot, c’est le désir de rendre l’homme inutile. Donc, de façon programmatique, la conception d’un robot puis sa construction, son perfectionnement et sa mise en service impliquent l’éviction de l’homme, parce que ce résultat final est à la source même du désir de robot.
    .
    De la même façon que le moteur à explosion a remplacé la force musculaire: dans notre voiture, il n’y a pas de pédalier, car, si on s’est donné la peine d’inventer le moteur à explosion, c’est pas pour pédaler dans notre caisse, vu que c’est justement ça qu’on voulait plus faire.
    .
    Si on veut pédaler, il y a des vélos pour ça et on peut en chier autant qu’on veut en allant faire un grand tour.
    .
    Là, avec votre fantasme « d’homme dans la boucle », vous êtes gentiment en train de déconner et d’oublier à quoi ça sert un robot. Si vous croyez un seul instant qu’on invente des robots pour continuer à se faire chier à faire la guerre nous-mêmes, c’est que vous êtes encore dans la vision romantique de la guerre.
    .
    Combien de temps croyez-vous qu’il faudra à une mère de famille pour dire à l’Etat: « je vois pas pourquoi mon mari ou mon fils devrait aller crever à la guerre, ou perdre une jambe ou un bras, alors que les robots la font mieux et sans risque? »
    .
    Vous croyez qu’on a inventé le lave-vaisselle pour continuer à faire la vaisselle nous-mêmes? Oh?
    .
    Donc les robots de combats seront autonomes un jour où l’autre et feront la guerre tout seuls comme des grands. Et nous on sera loin et on regardera tout ça sur des écrans. La seule décision qu’on prendra c’est d’appuyer sur le bouton « on » du mode combat. Et pour ce qui est de la stratégie, je vous rappelle que le meilleur joueur de go du monde s’est fait torcher par un ordinateur. Et avant lui, c’était un champion d’échecs. Donc, la stratégie, c’est les ordinateurs qui la feront.

  16. Sharon dit :

    Depuis 1990 des théoriciens israéliens développent un nouveau concept baptisé Israël S SECURITY RÉVOLUTION ISR plus exactement la révolution dans les affaires militaires lancés avec l armée américaine après la guerre du golf , pour Tsahal il s’agit d’acquérir la connaissance la plus parfaite du champ de bataille afin de s’assurer l ‘avantage décisif sur l adversaire la philosophie robotique militaire de l ISR vise à deviner les intention et anticiper les réactions de l ennemi tout en réduisant ce que Clausewitz APPELAIT LE BROUILLARD DE LA GUERRE , pour Tsahal consiste à neutraliser les centres de commandement de l adversaire d annihiler sa volonté de combattre , sur le plan opérationnel L ISR s’appuie sur la domination de l ‘espace qui permet la surveillance et la reconnaissance sur la possession d ‘armes de très grande précision et sur la mise en réseau en temps réel du renseignement de ce point de vue les responsables de Tsahal et des Etats Unis sont conscients de leur coopération militaire innovatrice le contexte géostratégique a changé , la précision des frappes et le maillage en réseau des unités de Tsahal doivent optimiser le sens de l initiative d armes de types robotiques décisif (la destruction des tunnels des terroristes ) car le système abolit en partie les hiérarchies en privilégiant l horizontalité des structures , cette manière de concevoir les opérations militaires Tsahal misent sur l informatique la simulation et les technologies les plus modernes l HERMES LE HERON (les drones ) le Harpy ( drone de combat )
    Des mini drones ( l orbiter et le skylark) , des robots de combats en milieu Urbain et antiterroriste !
    Le katbam un drone naval de combat , Tsahal banalise l emploi de robots téléguidés pour combattre avec des armes de précisions , des munitions guidés par laser ou gps , Tsahal privilégie la destruction des capacités des ennemies !
    La guerre robotique prépare la guerre du futur , sauf qu aux Moyen Orient ce n’est pas la Suisse la guerre du futur est déjà la et bien concrète pour RAFAEL ELBIT ELISTRA EL OP IAI TADIRAN et l ‘illusion de la victoire n ‘est plus de mise contre le terrorisme et il n ‘y a pas d autre solution que la victoire avec tous les moyens technologiques pour la destruction de l ennemie !
    La guerre souterraine et la destruction définitif du terrorisme se fera par les forces spéciales ( avec des robots etc), Tsahal a largement la maîtrise et les forces spéciales israéliennes on un blanc sous seing pour la liquidation des terroristes de haut en bas ( Tsahal a des lois militaires ) !
    Il est vrai que les recherches sur des robots du type Atlas intéresse TSAHAL , et l alliance militaire américaine ( et de L AIPAC ) va dans cette direction de coopération !

  17. Chasseur dit :

    De la même société il y a aussi le PITBULL avec une mitrailleuse FN Mag 7,62 pour « dégager la route » (road clearing) : http://www.glrobotics.com/#!pitbull-members/ct9v

  18. Faublas dit :

    Et pourtant, le concept est intéressant « globalement ». Dans le cadre aveuglant de missions avec otages, il est difficilement envisageable de laisser un engin autonome, bien qu’on puisse envisager la reconnaissance faciale (ou autre, pourquoi pas olfactive, on le saura demain) des otages. Ces machins sont plus à envisager dans des situations de saturation d’espace urbain pour approcher, dégager ou nettoyer des zones hostiles à haut risque pour des intervenants humains, à condition qu’il n’y ait pas d’amis dans le coin….
    Pour la « chasse sous-marine », c’est un concept redoutable si on lui donne les capacité d’identification des signatures des cibles, autonome, pas de pertes à terme, pas de ppm de communication, un « fire and forget » efficace, capable de devenir kamikaze sur une cible à haut potentiel ! le ration volume emport performance devrait être étonnant, en particulier avec une propulsion nucléaire autonome. C’est aussi envisageable au niveau de la défense aérienne, autonomie de feu sur cible pré-accise, lancement catapulte, pas de ppm e résistance physiologique au »g »… le super intercepteur.
    Au sol, un ange gardien patrouilleur, à vérifier qu’il sécurise vers une zone hostile, et pourquoi pas un outil parachutage pour nettoyer des cibles de manière autonome.