Les effectifs des Forces françaises en Côte d’Ivoire vont être portés à 900 militaires d’ici l’été 2016

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46 contributions

  1. Rantanplan dit :

    Il est toujours affligeant de constater que les grands stratèges politiques mais aussi militaires redécouvrent dans l’urgence que les installations de Côte d’Ivoire avaient un intérêt certain pour la présence française en Afrique. En l’absence d’une véritable vision à long terme, la chance et les hasards du calendrier ne seront peut-être pas toujours de notre côté…

    • t4pi0k4 dit :

      oue enfin, la vision à long terme c’est plutôt de convaincre ces pays de se donner les moyens de pouvoir se défendre tout seul! C’est bien beau de se mobiliser contre « le retour de la colonisation » (cf les derniers jours de Gbagbo) quand ça les arrange, mais bon pour la France aussi, il serait plus utile d’avoir une relation d’adulte à adulte au lieu de ça les dirigeants de ces pays, se sentant protégés par la France occupe la plus grande partie de leur temps à se remplir les poches sur le dos de leur propre population, et au détriment de la sécurité du pays et de toute la région, et c’est à nous qu’il revient à chaque fois de faire le boulot!

    • tintouin dit :

      Il en fut ainsi de Solenzara, base d’entraînement au tir des escadrons français sur mirage 2000 (et F16 belges du temps où j’y fis mon service). Promise à la fermeture par quelques stratèges de la réduction des coûts, l’attaque de la Libye en 2011 a vu ce porte avion fixe en méditerranée retrouver un intérêt stratégique… plus question de la fermer depuis.

  2. Elmin dit :

    Il semblé évident que la France est « de facto » le seul pays ayant les moyens et l’ambition d’intervenir en Afrique de l’ouest et dans la bande sud saharienne ..
    Compter sur nos alliés européens est illusoire , quand aux États Unis , s’ils n’hésitent pas à nous soutenir , n’ont pas l’expérience du terrain. Un maillage du terrain et un prépositionement permet de garder une capacite de projection , des appuis logistiques solides et surtout de garder l’expérience de ce théâtre .
    J’espère que la Belgique se joindra à nous pour intervenir lorsque c’est nécessaire dans cette zone, soit en anti-terroriste comme Serval , soit pour prevenir un massacre comme en centre Afrique .
    Sans repentance excessive, je trouve normal qu’après avoir exploiter les ressources et les populations de ces pays pendant des décennies , nous ayons une responsabilité morale de garantir un certain niveau de sécurité dans ces pays.

    • Erwann dit :

      Justement l’armée n’est pas là uniquement pour garder un certain niveau de sécurité dans ces pays, elle est aussi là pour avoir l’assurance qu’ils sont toujours sous contrôle et qu’ils se tiennent comme il faut.

      • Rb dit :

        Clairement +1 Erwann, Elmin, tant de naïveté vraiment ?

      • Magnus MARTEL, auteur de Plaidoyer pour l'armée française dit :

        L’armée française est là avant tout pour garantir les intérêts vitaux de la France, point ! Tout le reste n’est que vaine littérature. Il convient d’ailleurs de noter qu’elle garantit aujourd’hui assez mal les intérêts, l’indépendance et la survie de la France. Soumission à l’idéologie oblige…

      • Elmin dit :

        Pouvez vous me donner un exemple ces 20 dernieres annees dans lesquels les troupes françaises ont interfere avec les processus politiques des pays cités. Ce serait meme l’inverse, les troupes françaises sont intervenues à la demande de l’ONU pour faire respecter les resultats des élections quitte à se fâcher avec les héritiers de la « francafrique »..
        Ce n’est pas une posture idéologique pure, il y a beaucoup de pragmatisme là dedans. Mais l’époque ou la France s’assurait un espace post colonial est révolu.
        En outre, je trouve qu’il est tout à notre honneur d’être capable de déclencher des operations comme Sangaris pour empêcher un massacre inter ethnique . C’est valorisant pour notre pays et notre armee

        • lechavenois dit :

          @ Elmin
          .
          « En outre, je trouve qu’il est tout à notre honneur d’être capable de déclencher des operations comme Sangaris pour empêcher un massacre inter ethnique . C’est valorisant pour notre pays et notre armee »
          .
          Assurément, vous n’êtes pas au fait de certaines données géo-stratégiques sur les zones d’influences.
          .
          Mitterrand a perdu Kigali au profit des américains ; Hollande ne perdra pas Bangui ; sachant qu’ à l’Est, les américains ont déjà pris le contrôle de Djouba.
          En Afrique Centrale, nous avons quelques contentieux avec l’ex-Commonwealth qui date du XIX « qui nous restent en travers de la gorge » et qui sont loin d’être résolut aujourd’hui.
          .
          Quant à Serval et Barkhane : , nous nous sommes efforcés de faire comprendre à nos amis d’outre atlantique qu’ils devenaient un peu trop envahissant en Cote d’Ivoire, Mali , Sénégal, Mauritanie,Niger et Burkina notamment, pour qu’ils cessent de venir piétiner nos plates bandes.
          .

    • Magnus MARTEL, auteur de Plaidoyer pour l'armée française dit :

      Il faut arrêter avec ces histoires d’exploitation « durant des années » de « ces pays » qui accompagnent systématiquement l’auto-flagellation française (et de l’homme blanc) !!! Nous n’avons aucune responsabilité morale de quelque ordre que ce soit à l’égard de nos anciennes colonies dont les habitants vivaient d’ailleurs bien mieux sous nos trois couleurs qu’actuellement.
      Il convient donc de redire avec force que la colonisation française fut une parenthèse apaisante et bienfaitrice à bien des égards pour les populations colonisées (contrairement à ce que sont les colonies israéliennes en Palestine aujourd’hui) et qu’elle a finalement coûté (et continuent de lui coûter) plus cher à notre pays qu’elle ne lui a rapporté. Ajoutons que l’exploitation économique contemporaine qui est l’oeuvre de la mondialisation, ne vaut guère mieux.

      • Elmin dit :

        Question de point de vue … Quand à moi c’est l’image du gentil colonial apportant civilisation et bienfaits (allez, ajoutons la christianisation pour faire bonne mesure) , qui me fait marrer.
        Nous avons interet à maintenir ces régions stables , d’une part car nous avons d’importants enjeux économiques sur place, une population française significative , et inversement une population immigrée issue de ces pays en métropole
        Mais au dela de ca , je préfère voir en Serval, Sangaris et Chamalle , idem pour épervier , Manta , des operations destinées à préserver les vies et la stabilite de pays avec lesquels nous partageons plus que de simples relations économiques
        Je ne fais pas parti de ceux pour qui le cynisme et les lamentations perpétuelles sur ce que n’est pas ou plus la France représente un mode de pensé. Et je préfère 1000 fois me réjouir d’un Sangaris couronne de succes plutot que d’un Turquoise … J’aime à penser que la France est d’avantage que des interets economiques

      • sonata dit :

        Et il faut surtout arrêter avec ces mythes de soient disant bienfaits de la colonisation qui n’existent que dans votre imagination ! Incroyable qu’au XXIème siècle des gens en arrivent encore à défendre un système basé sur l’exploitation et la ségrégation en se permettant de le justifier avec les arguments fallacieux de l’époque.

        • Contractor dit :

          Parfaite description de la majorité des dirigeants Africains.

      • Robert dit :

        Magnus,
        Si la France a effectivement permis à ces peuples de développer des structures administratives, des cultures, des infrastructures d’une société moderne, cela a servi aussi à exploiter des richesses de ces territoires.
        On pourrait donc reprocher à la France de s’être enrichi à leur profit, sauf que les études économiques sur ces périodes ont démontré que les pays colonisateurs se sont appauvris pour avoir beaucoup investi à cette fin pendant que d’autres pays investissaient dans le développement de leur industrie.
        Certains financiers et entrepreneurs voire politiques se sont enrichis personnellement sur cette colonisation, pas ni la France ni le peuple français.
        Par contre, les peuples africains, sans cette colonisation, ou en seraient-ils ? Epidémies, guerres tribales, absence d’infrastructures et d’Etat.
        Des fautes dans la colonisation ont été sûrement commises, comme des crimes, mais les bienfaits sont concrets, réels et durables.
        La faute réelle ne serait-elle pas de s’être débarrassé de ces pays sans avoir formé de véritables élites locales pour prendre le relais et choisir son chemin.
        Là encore, qui en profite ?
        Certains politiques et des hommes d’affaire, certainement pas ni la France ni son peuple.
        Si nous sommes encore présents là-bas, pour protéger notre zone d’influence, c’est que ces gouvernants ne sont pas capables, ou ne veulent pas, risquer le chaos ou d’autres « néo-colonisateurs philanthropiques » comme dit Bernard Lugan.
        L’immigration massive des africains n’est que la continuation, volontaire ou pas, de l’esclavage et l’exploitation du prolétariat par l’industrie naissante.
        De cela, certains occidentaux, financiers, politiques et idéologues, sont directement responsables, par appât du gain et idéologie, mais ni la France ni son peuple qui les subissent.
        Refusons l’inversion des mots et des concepts pour garder notre esprit critique.

    • MP3 dit :

      Oui nous pouvons encore agir en Afrique. En fait, il n’y a que là que nous puissions encore avoir une action significative. Ailleurs, on est largué, et surtout tributaire du bon vouloir d’autres acteurs plus influents.

  3. Lagaffe dit :

    A noter que le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé pour une dernière année sa mission de maintien de la paix en Côte d’Ivoire.
    En avril 2017, les 6900 casques bleus de l’ONUCI commenceront leur retrait.

  4. Frédéric dit :

    Une batterie d’artillerie ? Avec quels pièces ? Côté 155 mm, verra t’on des Ceasar en permanence ?

    • MP3 dit :

      Je crois comprendre que oui.
      Cela ne serait alors qu’un nombre limité de pièces dans la mesure où notre armée a maintenant moins de canons de 155 mm que l’armée suisse…

  5. Magnus MARTEL, auteur de Plaidoyer pour l'armée française dit :

    Sans, évidemment, remettre en cause le bien fondé de la BOA de Port Bouët (précisons au passage que les installations d’Abidjan et de Port Bouët sont les mêmes), le livre blanc de 2008 prévoyait non pas deux mais trois bases avancées en Afrique : Le Gabon pour l’Afrique centrale (c’est d’ailleurs de là que sont partis bien des éléments de renfort pour Sangaris), Djibouti pour l’Afrique orientale et… Dakar pour l’Afrique occidentale. Résultat, les troupes françaises engagées sur Serval auraient tout aussi bien pu intervenir depuis le Sénégal. Les flux logistiques en auraient été d’ailleurs largement raccourcis.
    Il faut donc chercher ailleurs les raisons du maintien et du renforcement des installations militaires françaises en Côte d’ivoire.

    • lechavenois dit :

      « Il faut donc chercher ailleurs les raisons du maintien et du renforcement des installations militaires françaises en Côte d’ivoire. »
      .
      Il est impératif qu’une présence diplomatique forte reste sur Abidjan pour plusieurs raisons ; le terrorisme international certes, mais aussi le marché international du cacao et « la blueline « de Bolloré.
      .

  6. Wrecker47 dit :

    « Monter-démonter c’est toujours travailler »…Mais aussi dépenser nos finances inutilement par ce mouvement de va et vient !
    Nos deux derniers gouvernement ne connaissent rien de l’Afrique ni des raisons qui depuis 1945, nous amènent à avoir des bases pré-disposées sur les ex-territoires coloniaux.
    Les premiers demandeurs sont naturellement les gouvernements en place qui constatent la fragilité de l’évolution post-coloniale même si 50 ans plus tard ces pays ont bien évolués sur le plan modernité et sur le plan économique !
    Dans le cadre de la politique étrangère seuls les militaires et les Francmacs ont compris depuis longtemps leur raison d’être!

    • Erwann dit :

      « 50 ans plus tard ces pays ont bien évolués sur le plan modernité et sur le plan économique ! »
      Sur le plan tyrannique aussi !

      • Wrecker47 dit :

        @erwan
        -Dans des pays de retour à la sauvagerie ,le besoin de dictateurs rigoristes sont une nécessité… Voyez vous-même la Libye de l’après Kadhafi!

  7. tf22 dit :

    Je pense que la batterie d’artillerie sera doté de mortiers de 120 vu le faible nombre de caesar en dotation

  8. flèche1erdunom dit :

    Hors sujet, mais une analyse de fond intéressante sur la stratégie de Boko Haram et le contexte sociologique autour du lac Tchad

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/29/et-si-boko-haram-faisait-du-lac-tchad-son-sanctuaire-tout-comprendre-de-la-strategie-des-terroristes_4911132_3212.html

  9. nico dit :

    Dissoudre pour recréer, peut être on reverra le 43 ème BIMA. C’est vrai que ces bases sont très utiles stratégiquement pour la stabilité de la région et pour nous car nous avons des têtes de ponts.

  10. platane dit :

    Cette présence de 900 militaires est inutile. Le ministre a plié devant les militaires qui veulent 1 + 1, 5 + le frisson africain.

    • Wrecker47 dit :

      @Nico
      Le 43+ BIMa existe toujours dans la tète des Ivoiriens, comme dans celles qui l-ont servi! Demandez simplement aux taximen locaux !

      • nico dit :

        Je suis nostalgique des années 90 quand j’étais militaire, à l’époque je trouve que ça avait plus de gueule d’aujourd’hui. 23 emeBIMA, 43 ème BIMA, etc….

    • Wrecker47 dit :

      @Platane…
      Merci pour le frisson Africain ,o, a pas connu que celui-là heureusement !
      Quand à statuer sur le bien-fondé de cette présence :sachez bien que dans ce domaine les militaires ne sont pas les décideurs!

  11. MP3 dit :

    Pas sûr.
    On a déjà mis une poignée de CAESAR aux EAU, il y aurait une certaine logique à prépositionner quelques CAESAR à l’autre bout de l’arc de crise.
    Car il faut bien garder à l’esprit que nos troupes déployées en OPEX sont plutôt mal dotées en appuis organiques (artillerie et génie) alors que le besoin pour ces derniers n’a jamais été démenti, même dans des opérations de stabilisation. Exemples choisis :
    – on a ainsi appris que récemment qu’on déployait de véritables capacités d’ouverture d’itinéraires piégés au Sahel, alors que cela fait des mois et des mois qu’on a des véhicules qui pètent sur des mines.
    – pour l’artillerie, on a parlé récemment du LRU au Sahel, c’est une bonne chose même si on peut se demander s’il ne s’agit pas d’abord avant tout de dégager temporairement des chasseurs pour le Levant. Il reste la question de fond, celle d’une capacité d’appui-feu de base au profit des GTIA (mortier de 120), sur un théâtre où l’adversaire frappe aussi avec de l’artillerie, fut-elle rudimentaire.

  12. lechavenois dit :

    La coopération française en Afrique, 40 ans d’erreur.
    .
    A la fin de la seconde guerre mondiale, entre les 2 protagonistes européens, tous deux ruinés par 4 années de conflit ont essayé d’enrayer l’ effondrement de leur hégémonies passées.
    .
    – La France, bénéficiant encore d’un empire colonial en déliquescence à la fin de la guerre, a souhaité garder son influence par une présence économiques et mais aussi sociale et intellectuelle en mettant en place de très grands programmes de coopération aussi couteux qu’inutiles, et grâce à une force militaire elle aussi extrêmement coûteuse qui a su dans certains cas « placer » des dirigeants recréant dés lors des systèmes autocratiques voir dictatoriaux garantissant ainsi l’accès aux matières premières pour alimenter et reconstruire la métropole.
    – L’Allemagne, ruinée et sans ressources, s’en  » est retournée  » vers ce qu’ historiquement maîtrisait le mieux, l’industrie manufacturière et durant les décennies qui s’en suivirent à su se créer une réputation de qualité lui permettant alors d’équiper les pays en demande.

    2 approches, deux visions qui déterminèrent les prémisses à la mondialisation en période de décolonisations d’après guerre.
    .
    La première approche, qui aujourd’hui est reconnu comme avoir été extrêmement coûteuse pour la France mais aussi très négatives entraînant une forme de rejet ( néo-colonialisme, france/afrique, etc…) s’est avéré en définitive totalement inutile aujourd’hui, puisque la France est obligée de revenir avec son armée sans pouvoir attendre de réelle contrepartie financière, et ce, avec une économie en métropole à l’agonie.
    .
    La seconde approche au contraire beaucoup plus rémunératrice, pas d’armée à entretenir hors métropole, pas de grands « programmes de coopération », mais la mise en place d’une industrie de produit haut de gamme destinés à l’exportation ( par ex : le plus grand marché pour Mercedes dans le « haut de gamme » à été durant des décennies l’ Afrique..). Cette stratégie a permis à l’Allemagne d’acquérir une expertise mais surtout une notoriété sur la qualité de ses produits : ses exportations ont permis de soutenir l’activité du pays. Aujourd’hui la qualité allemande a une reconnaissance mondiale, et l’économie allemande ne souffre pas lors des retournements conjoncturels.
    .
    En conclusion
    L’Allemagne : pas d’armée en opex, pas de mauvaise réputation sur les marchés à fort potentiels de croissance ( présence uniquement d’ONG en Afrique ) et donc des marchés en perspectives pour écouler leurs produits, ce qui fera « tourner leurs usines ».
    La France : une armée en opex qui « coûte un bras », des entreprises en métropoles exsangues, matraquées par les charges et les impôts, qui refusent d’embaucher ; et enfin une image de néo-colonisateur revenus discrètement piller l’Afrique sous couvert de lutte contre le terrorisme…
    .
    Cependant aujourd’hui, la présence d’une force militaire en Afrique est absolument nécessaire pour endiguer les germes du terrorisme international, mais il est très difficile pour les politiques à faire comprendre aux populations tant autochtone qu’en métropole.

    • Zayus dit :

      L’économie allemande était déjà centrée sur la production industrielle même à l’époque de l’apogée de son empire colonial de la fin du XIXe s. à 1918…
      L’Allemagne a perdu son empire colonial continental et ultramarin en 1918.
      Avant les considérations économiques, c’est sa constitution d’après guerre qui interdisait à l’Allemagne de participer aux OPEX.
      L’ex Yougoslavie représente le premier théâtre d’opération extérieure de l’Allemagne depuis de la 2e G.M…
      De 2008 à 2012 l’Allemagne entretenait une force bien importante que la France en Afghanistan où la Bundeswehr conserve toujours un important contingent en 2016.
      L’Allemagne déploie en 3400 hommes en OPEX en ce 1er trimestre 2016.
      .
      On se saurait donc comparer les rapports respectifs de l’Allemagne et de la France avec l’Afrique, qui correspondent à des histoires et donc des contextes totalement différents depuis au moins 1918…

      • lechavenois dit :

        @ Zayus :
        .
        « L’Allemagne déploie en 3400 hommes en OPEX en ce 1er trimestre 2016. »
        .
        1) Il serait intéressant de comparer les budgets opex de la France et de l’Allemagne au cours des 7 dernières décennies.
        2) Il seraient intéressant de faire ressortir les budgets des « programmes de coopération » de la France te de l’Allemagne au cours des 7 dernières décennies.
        3) Enfin il serait intéressant de ressortir les balances commerciales de la France et de l’Allemagne au cours des 7 dernières décennies.
        .
        Je n’ai pas ces données…
        .
        Je reste sur mes positions, nous nous « sommes plantés » en Afrique et c’est dommage. Toutefois, n’étant pas pessimiste, je pense que nous pouvons encore y retrouver de grands débouchés, sachant que c’est au tour de ce continent de tirer la croissance mondiale.
        Mais aujourd’hui, avec maintenant, une rude concurrence internationale.

      • lechavenois dit :

        @Zayus
        .
        On se saurait donc comparer les rapports respectifs de l’Allemagne et de la France avec l’Afrique, qui correspondent à des histoires et donc des contextes totalement différents depuis au moins 1918…
        .
        Mon post n’est bien évidement qu’un vulgaire raccourci.
        Mon argumentaire manque de précision , mais je ne peux ici poser les nombreuses variables tant endogènes qu’exogènes, les événements historiques et bien sur l’influence de l’évolution de tous les protagonistes sociaux et économiques mondiaux. Aussi il est très facilement opposable.
        .
        Pour la coopération en Afrique, j’ai essayé de coller au sujet « Les effectifs des Forces françaises en Côte d’Ivoire vont être portés à 900 militaires d’ici l’été 2016 ».
        Mais je pense qu’on on peut faire aussi un parallèle avec l’Extrême Orient où les entreprises manufacturières et financières allemande sont très bien implantées, à comparer avec la France qui y avait pourtant des colonies, ou la aussi « nous nos somme planté », et que dire du Maghreb ( Algérie )et du Moyen Orient ( Liban et Syrie ) ?
        .
        En 2016, malgré tous ses défauts ( et il y en a !!! ), l’économie allemande reste encore la locomotive économique de l’Europe, quant à l’économie de la France, il semble que cela reste encore très laborieux malgré ses atouts ( et il y en a !!!).
        .

    • Eliot Mess dit :

      Je suis d’accord avec la plus grande partie de votre post, mais pourriez-vous scientifiquement m’expliquer comment les germes du terrorisme vont être ainsi détruites? Heureusement que je ne suis pas militaires, car j’aurais plutôt parachuté ces 900 soldats au-dessus de l’état islamique. Sentinelle n’a pas empêché le 13 Novembre, et la présence française en Afrique ne résoudra pas le problème du civil kamikaze, restons logique. Enfin si c’est 900 soldats s’ennuient à l’avenir, ils n’ont cas visiter la plus grande basilique du monde en pleine brousse à Yamoussoukro, là où il n’y a personne, un peu comme à Madama. 😉

      • lechavenois dit :

        @Eliot Mess
        .
        « Heureusement que je ne suis pas militaires…. »
        .
        Moi non plus je ne suis pas militaire, mais vous ne pouvez imaginer le rôle sous-jacent de l’armée dans les échanges macro-économiques.
        .
        « …,car j’aurais plutôt parachuté ces 900 soldats au-dessus de l’état islamique. »
        .
        Là encore il faut avoir une autre vision, reprenez le célèbre adage  » l’argent, c’est le nerf de la guerre « .
        Il faut être là ou il est possible d’y observer des échanges de moyens financiers, humains et matériels. Abidjan est une des portes d’entrée en Afrique de l’ouest et redevient une plateforme d' »échanges internationaux ».

        • lechavenois dit :

          @Eliot Mess
          .
          En Cote d’Ivoire, la réouverture des mines d’or du Haut Sassandra avec comme port d’attache San Pedro , proche du Libéria ( et par extension la Sierra Leone ) et la Guinée, va devenir d’ici peu une formidable plaque tournante de tous les trafics. Il y a dans cette zone une quantité non négligeable d’armes mais aussi de mercenaires professionnels en attente de nouvelles activités rémunératrices.
          .
          l’Onuci se retirant, les forces ivoiriennes sous équipées et mal formées ne peuvent contrôler intégralement la zone.

        • Eliot Mess dit :

          Oui mais dans le sujet ici posté, il n’est fait aucune mention des autorités ivoiriennes…Leurs avis compte-t-il? Attention de ne pas trop les braquer par excès de suffisance…

  13. Lagaffe dit :

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a levé l’embargo sur les armes décrété en 2004 contre la Côte d’Ivoire ce qui permet la mise en œuvre de sa nouvelle loi de programmation militaire du pays qui prévoit des investissements de près de 4,5 milliards $ sur la période 2016-2020 dont 1,6 milliard $ pour l’achat d’équipements pour tous les corps combinées de l’armée ivoirienne. Par ailleurs, 1,9 milliard $ seront consacrés à des dépenses de fonctionnement.
    Il faut espérer que nos excellentes relations vont nous permettre de décrocher un max de contrats, d’autant qu’en 2013, le chantier français Ufast a remporté, avec la Côte d’Ivoire, une énorme commande pour la construction de 30 bateaux dont trois patrouilleurs de 33 mètres du type RPB 33, quatre vedettes de 12 mètres du type RPB 12 et six embarcations rapides de 9.3 mètres pour commandos + la formation et la maintenance.
    En plus le gouvernement de côte d’Ivoire a décidé d’investir 80 milliards de FCFA pour renforcer ses forces de sécurité.

  14. Espadon dit :

    « ( par ex : le plus grand marché pour Mercedes dans le « haut de gamme » à été durant des décennies l’ Afrique..). »

    • Espadon dit :

      L’ Afrique des dictateurs, que la France a maintenu au pouvoir pour des raisons pragmatiques.