Centrafrique : La force Sangaris a quitté la ville-carrefour de Sibut

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Située au nord de Bangui, la capitale centrafricaine, la ville de Sibut est stratégique dans la mesure où elle permet de contrôler les axes entre le nord et l’est de la Centrafrique. Elle a d’ailleurs été le carrefour de toutes les rébellions qui ont déstabilisé le pays.

Il y a encore peu, c’est à dire en octobre 2015, la présence de la force française Sangaris, déployée en Centrafrique depuis le 5 décembre 2013, a empêché le convoi d’une des factions de l’ex-coalition de la Séléka en provenance du nord d’avancer vers Bangui, qui venait de connaître une nouvelle flambée de violences. L’intervention d’un hélicoptère d’attaque Tigre avait alors été nécessaire pour stopper la colonne rebelle.

Mais comme la mission de la force Sangaris doit prendre fin dans le courant de cette année, les militaires français ont finalement quitté Sibut, après avoir effectué des travaux de réhabilitation de l’emprise qu’ils y occupaient afin de rendre cette dernière aux autorités centrafricaine.

Il s’agit, pour l’État-major des armées (EMA), d’un « jalon important dans le processus de regroupement des éléments français sur Bangui » et cela « constitue un symbole fort du retour de l’État centrafricain et de son administration au plus près de sa population ».

Le 16 avril, les militaires français en poste à Sibut ont assisté à l’inauguration de la mairie de la ville, dont la réouverture, précise l’EMA, a été « rendue possible grâce aux travaux de rénovation financés et encadrés par la force Sangaris ».

Une semaine plus tard, les 210 soldats français (et leurs 90 véhicules) présents à Sibut ont pris le chemin de Bangui, au cours d’une importante manoeuvre logistique, au cours de laquelle il a fallu constituer des convois « s’échelonnant parfois sur plus de 2,5 km sur des pistes sinueuses. »

Désormais, le contrôle de ce carrefour stratégique qu’est Sibut relève d’un bataillon mis à la disposition de la MINUSCA [Mission des Nations unies en Centrafrique] par le Burundi, où, par ailleurs, la situation politique est inquiétante. Mais c’est un autre sujet…

 

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