L’opération Sentinelle surveille et protège près de 1.700 sites « sensibles »

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Lancée en janvier 2015, l’opération intérieure Sentinelle mobilise actuellement environ 10.000 militaires, appartenant essentiellement à l’armée de Terre. Comme l’a indiqué, à plusieurs reprises, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ce dispositif de surveillance des sites pouvant faire l’objet d’une attaque terroriste sera maintenu « aussi longtemps que nécessaire. »

Cette opération, qui répond à quatre objectif (dissuader, rassurer, protéger et, le cas échéant, intervenir), donne lieu à de nombreuses critiques car jugée inutile (« Vous pouvez placer un soldat devant tous les lieux présentant un risque – et vous n’en aurez jamais assez! – mais vous n’empêcherez pas l’ennemi d’aller trouver ailleurs une nouvelle cible molle et à haut rendement médiatique », dixit le général Vincent Desportes) ou vue comme servant de prétexte à renforcer les forces de sécurité intérieure à faible coût.

Quoi qu’il en soit, et selon les chiffres donnés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, lors d’une intervention devant les députés de la commission de la Défense, le nombre total de sites surveillés sur l’ensemble du territoire s’élève « à près de 12.000 », dont 14% (soit environ près de 1.700) le sont par les militaires de l’opération Sentinelle.

« Environ 26% sont des sites religieux. Parmi ceux-ci, nous comptons 40% de sites chrétiens, 34% de sites musulmans et 26% de sites juifs. La répartition des forces par site entre les forces de sécurité intérieure et les armées est la suivante : 65% des sites juifs sont surveillés par les armées et 35% par les forces de sécurité intérieure; 8 % des sites musulmans sont surveillés par les armées et 92% par la police et la gendarmerie; 7% des sites chrétiens sont surveillés par les armées et 93% par les forces de sécurité intérieure », a développé M. Cazeneuve.

Du coup, 74% des sites surveillés n’ont pas de vocation religieuse. Il s’agit, comme l’a expliqué M. Cazeneuve, de points d’importance vitale, d’infrastructures sensibles, de lieux symboliques et d’installations industrielles. »

En outre, M. Cazeneuve s’est dit « absolument convaincu » de la nécessité de privilégier « impérativement » les patrouilles dynamiques par rapport aux gardes statiques.

« Nous savons qu’il est absolument impossible d’assurer, avec les 10.000 militaires engagés dans le cadre du contrat opérationnel et les 240.000 policiers et gendarmes, d’assurer des gardes statiques partout, dès lors que tous les sites sont susceptibles d’être visés », a souligné le ministre.

« Le dispositif des gardes statiques n’a pas le niveau d’efficacité souhaité; il est préférable d’y substituer des gardes dynamiques qui amèneront le terroriste, au moment où il veut frapper, à intégrer le fait qu’il peut, à tout moment, se trouver confronté à la présence de policiers, de gendarmes, de militaires qui mettront fin à sa course. C’est dans la dimension systématique de la patrouille dynamique, dans l’efficacité du cheminement de la patrouille dynamique sur le territoire où sa mise en œuvre est décidée et dans le caractère aléatoire de la rencontre entre l’unité de surveillance et le terroriste que réside l’efficacité des dispositifs que nous devons mettre en œuvre », expliqué M. Cazeneuve aux députés.

Par ailleurs, le ministre a fait état d’une « expérimentation » menée en Isère visant « à permettre à la gendarmerie d’engager, avec l’appui des militaires, des actions multiples de sécurisation dans le cadre de la lutte antiterroriste, comme du contrôle de zone à risque, du contrôle de circulation dans des zones de flux, dans des zones qui posent problème. » Et d’ajouter : « Il faudra en tirer toutes les leçons pour voir comment mieux articuler la relation entre les gendarmes, les forces de sécurité intérieure, et les militaires. »

En somme, comme en Guyane où militaires de la gendarmerie et des forces armées luttent en parfaite complémentarité contre les orpailleurs clandestins.

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