Pour le chef du Pentagone, les Européens doivent en faire plus contre Daesh

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L’engagement des pays européens au sein de la coalition anti-EI (État islamique ou Daesh) est-il à la hauteur des enjeux? Pour le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, la réponse est « non ». Et il ne s’est pas privé de le dire lors d’un entretien donné à la chaîne de télévision CNN, ce 24 novembre.

« Je pense que les attentats de Bruxelles viennent encore rappeler un peu plus aux Européens qu’ils (…) ont besoin d’accélérer leurs efforts contre le groupe Etat islamique » en Irak et Syrie, a en effet affirmé M. Carter. « Pour tous ceux qui en Europe doutent » de la nécessité d’intensifier ces efforts, « c’est un rappel », a-t-il ajouté.

Cela fait maintenant plusieurs mois que Washington appelle ses partenaires européens à accroître leur engagement dans la guerre contre Daesh tout en tâchant de donner l’exemple. Ainsi, à l’occasion de la mort d’un sous-officier américain, le 19 mars, à Makhmour, le Pentagone a été contraint d’admettre qu’une compagnie d’artillerie du corps des Marines (200 personnels) avait été déployée dans ce secteur deux semaines auparavant. Et cela, afin de préparer la reconquête de Mossoul.

Ce « déploiement des Marines ne change pas le niveau de forces américaines en Irak, qui reste globalement à 3.870 soldats », a toutefois assuré le colonel Steven Warren, le porte-parole de la coalition. Dans ce total, il faut compter des opérateurs de l’US SOCOM (forces spéciales).

« Il n’y a pas de raison d’attendre un an pour l’effondrement de Mossoul », a, par ailleurs, estimé Ashton Carter. « Mais je ne veux pas vous donner un calendrier. C’est une guerre. Nous devons faire, et nous faisons, tout ce que nous pouvons pour accélérer les choses. Et je prédis que nous en ferons davantage », a-t-il expliqué, alors que l’état-major irakien vient d’annoncer le début de leur offensive pour reprendre la ville.

Quoi qu’il en soit, la question est de savoir si les Européens ont la capacité d’en faire davantage contre l’EI. Ceux qui ont engagé des moyens militaires dans la coalition internationale l’ont fait en fonction de leurs moyens… Et c’est là que le bât blesse car ces derniers contraints, après des années de coupes sombres dans les dépenses militaires… En outre, certains, comme l’Allemagne ou l’Italie, ne mènent pas d’actions de combat et se concentrent sur des missions de soutien et/ou de reconnaissance.

S’agissant de la France, sa participation à la coalition a été réduite ces derniers jours, avec le départ, de la zone des opérations, du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle, avec ses 18 Rafale, 8 Super Étendard et 2 E2-C Hawkeye. Ces moyens ont été, à ce jour, compensés par l’envoi de seulement 2 Mirage 2000D, désengagés du Niger pour rejoindre la Jordanie.

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