L’artillerie américaine a visé des positions de Daesh en Syrie depuis la Jordanie

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Le 11 mars, le Pentagone a reconnu avoir frappé, pour la première fois, des positions de l’État islamique (EI ou Daesh) situées dans le sud de la Syrie, vers Palmyre, à l’aide d’un lance-roquette multiples M142 HIMARS (High Mobility Artillery Rocket System) installé en Jordanie.

Le colonel Steve Warren, porte-parole de l’opération Inherent Resolve, menée contre Daesh, a ainsi précisé que les frappes ont été effectuées le 4 mars, en soutien à des rebelles syriens qui venaient de lancer un assaut contre une position jihadiste à la hauteur du poste frontalier d’al-Tanf.

Pour rappel, la Jordanie fait partie de la coalition anti-Daesh dirigée par les États-Unis.

Ce n’est pas la première fois que les forces américaines font usage du système HIMARS contre l’État islamique. Ainsi, des lances-roquettes de ce type sont déployés depuis l’été dernier à Taqqadam et à al-Asad, en Irak. En novembre 2015, ils avaient déjà effectué environ 400 frappes.

Développé par Lockheed-Martin, le système HIMARS est en mesure de lancer des roquettes GMLRS guidées par GPS sur une cible situé à environ 70 km de distance, quelles que soient les conditions météorologiques. Il peut également lancer des missiles TACMS, d’une portée de 300 km.

17 commentaires sur “L’artillerie américaine a visé des positions de Daesh en Syrie depuis la Jordanie”

  1. Quelqu’un peut-il me dire pourquoi avoir gardé les châssis chenillés des MLRS quand des camions (qui certes transportent moitié moins de roquettes) peuvent faire le même boulot et n’ont pas besoin d’un porte-char pour rejoindre leur position de tir ?

    1. Normal, une guerre de char est hautement improbable aujourd’hui, mais toujours possible. De plus, ils ne vont pas se mettre à remiser des équipements qui fonctionnent encore, ils préfèrent diversifier.

    2. Poutrquoi des chenilles pour le LRU …parce qu’avant d’être un LRU le chassis Bradley servait de plateforme de lancement a des roquettes de dispersion de sous munitions désormais interdites – Il n’y avait aucune raison pour qu’on ne le conserve pas puisqu’il faisait le job…vala !

    3. On n’a plus assez de pognon! Même pour convertir 13 LRM en LRU, ça a été un combat!
      Tailler dans l’artillerie a été une erreur, car c’est le type d’appui feu au meilleur rapport coût efficacité – cela permet aussi d’optimiser l’emploi des autres moyens (Rafale, Tigre…). Un bataillon de 24 lanceurs HIMARS doit ainsi coûter à l’achat la même chose… qu’un seul Rafale ! Et si les Américains emploient cette capacité, ce n’est pas par hasard…
      Dernière chose : non le LRU ne rejoint pas sa position de tir sur un porte chars, ce dont vous parlez c’est de la mobilité intra théâtre entre la RCI et le Nord Mali, ce n’est pas la même chose que de conduire des opérations à partir d’une base avancée, cas dans lequel le LRU n’a besoin que de lui même.

      1. « Dernière chose : non le LRU ne rejoint pas sa position de tir sur un porte chars, ce dont vous parlez c’est de la mobilité intra théâtre entre la RCI et le Nord Mali, ce n’est pas la même chose que de conduire des opérations à partir d’une base avancée, cas dans lequel le LRU n’a besoin que de lui même. »

        Comme le lanceur qui illustre cet article…

  2. J’attend de voir si certains vont critiquer les US comme ils l’ont fait avec l’armée française à l’occasion d’un déploiement identique au Mali il y a moins d’un mois avec les LRU.
    http://www.opex360.com/2016/03/05/barkhane-le-premier-tir-operationnel-dun-lance-roquettes-unitaire-detruit-position-jihadiste/
    .
    Concernant le déploiement français, certains parlaient d’Armée de l’Air du pauvre bla, bla, bla …
    .
    Ont-ils la même analyse au sujet de ce déploiement US en Jordanie ? … 🙂

    1. Lorsque le LRU détruira une vraie position ennemi et non un tir pour son baptême opérationnel, on en reparlera.
      Sur le terrain malien, on a du mal a vider un chargeur de famas alors le besoin de LRU…
      Cela n’étant pas une critique de ce système mais bien de son utilité SUR le théâtre malien. Qu’on en fout en appuie des kurdes ce serait sans doute plus utiles…

      1. Il faut avoir fait des Transmissions à Tessalit en 2014 sous les sirènes d’alerte et les tirs de roquettes « façon Hamas » pour comprendre la nécessité du déploiement de LRU.
        On savait d’où venaient les roquettes (moins de 20 km) grâce aux radars sol-sol et à la triangulation électronique ; maintenant, les LRU nous permettent de faire du tir de contre-batterie, juste retour des choses !
        Cordialement.

    2. Il ne s’agissait pas d’une critique mais d’un constat (retrait de moyens aériens, arrivée de moyen sol-sol). Et le contexte est complètement différent. Les US défendent les frontières d’un pays ami. Et nous, on surveille avec 3 machines 8 millions de km2… Nuance… 😀

        1. D’accord. Si vous voulez. Au temps pour moi. Alors reprenons autrement. On « couvre » 8 millions de km2 avec 3 MLRU.

          1. On a d’autres capacités quand même, on n’agit pas seuls non plus, et l’adversaire n’est pas partout en même temps. Mais effectivement je suis plutôt d’accord avec vous l’ensemble reste modeste vu la taille de la zone. Il y a forcément des trous dans la raquette, reste à voir leur taille.

  3. La, je ne comprend pas que les forces jordaniennes n’ont pas tiré sur l’EI alors qu’elle était à sa frontière.

  4. Super système ce HIMARS, qui manque à notre inventaire.
    Qu’attend on pour doter le 1er RA de 2 batteries de ce type en complément des LRU M270???

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