Périgueux rend hommage au capitaine Thomas Gauvin, mort pour la France en Afghanistan

Le 13 juillet 2011, alors qu’il participait à une mission de sécurisation d’une réunion de notables afghans dans le district de Tagab, le lieutenant Thomas Gauvin, 27 ans, du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (RCP) tombait au champ d’honneur avec quatre de ses camarades du GTIA Raptor, son détachement ayant été la cible d’un attentat suicide.

Saint-cyrien, major de sa promotion, classé second à sa sortie de l’École d’Application de l’Infanterie et premier à un stage du Groupement commando parachutiste (GCP), ce jeune officier, promu capitaine à titre posthume, pouvait espérer une très belle carrière, d’autant plus qu’il était décrit comme étant un homme droit et intègre, doté « d’une grande maturité » et « d’une rigueur intellectuelle rare », qualité qui firent de lui « un chef au combat de grande classe » selon sa hiérarchie. Mais Le sort en aura décidé autrement.

Près de cinq ans après sa mort, la ville de Périgueux lui a rendu un émouvant hommage en donnant son nom à un rond-point, situé au croisement entre les boulevards Lakanal et Bertran de Born, lors d’une cérémonie organisée le 11 mars, en présence d’Anaïs, l’épouse du jeune officier, d’une délégation de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan et d’un détachement du 1er RCP.

Bien que natif du Calvados, le capitaine Gaudin passa toute sa jeunesse près de Périgueux, où sa famille s’était installée. Il fréquenta le lycée de Saint-Yriex-la-Perche (87), ville où il pratiqua le cyclisme. En 2013, les membres du Vélo Club Arédien donnèrent son nom leur école de cyclisme afin de saluer son « courage » et son « dévouement ».

C’est moins « la Ville de Périgueux qui honore Thomas Gauvin que Thomas Gauvin qui honore la Ville de Périgueux », a déclaré Antoine Audi, le maire de la cité périgoudirne. Avec cette cérémonie, ce dernier a précisé qu’il s’agissait aussi d’honorer « tous les combattants qui loin de chez eux luttent contre le terrorisme et l’obscurantisme ».

« Je suis très touchée, j’espère que les personnes qui prendront ce rond point auront une pensée pour Thomas et essaieront d’imaginer ce que peuvent vivre les militaires », c’est à dire « une vie de sacrifices, que les gens connaissent peu », a témoigné Anaïs Gauvin, la veuve du jeune officier, dont les propos ont été rapportés par France Bleu.

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