Le chef des forces spéciales américaines nommé à la tête du commandement pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale

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Que ce soit en Afghanistan, en Irak ou en Syrie, l’US Special Operations Command (USSOCOM) est actuellement très sollicité pour appuyer les forces terrestres locales contre les insurgés taliban et les jihadistes de l’État islamique.

En Syrie, environ 50 opérateurs des forces spéciales américaines ont ainsi été déployés auprès des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition qui rassembre les milices kurdes des YPG et des groupes arabes armés. Cette dernière a récemment obtenu des gains importants face à l’État islamique (EI).

En Irak, les forces spéciales américaines forment et appuient les combattants locaux. Voire mènent des opérations ciblées contre l’EI, comme cela été le cas en octobre 2015, près de la ville de Hawija, pour libérer 70 prisonniers dont la vie était menacée par les jihadistes. Plus tard, le patron du Pentagone, Ashton Carter, a indiqué s’attendre à plus de raids de ce type, dans la mesure où ils permettent aussi de collecter des renseignements susceptible d’être pertinents.

Enfin, en Afghanistan, où les forces afghanes ont fort à faire contre les taliban, les forces spéciales américaines sont amenées à intervenir directement dans les combats, comme à Kunduz et, encore récemment, dans la province du Helmand. D’ailleurs, le 5 janvier, un de leurs membres, le staff sergeant Matthew McClintock, du 19th Special Forces Group, y a laissé la vie lors d’un accrochage sérieux avec les insurgés.

Pour l’administration Obama, il n’est pas question de déployer des effectifs militaires importants, la priorité étant donnée aux frappes aériennes et aux opérations spéciales. C’est ce que résume la formule « no boots on the ground » [pas de bottes sur le terrain], même si elle est imparfaite.

Signe des temps, le président Obama a ainsi désigné le général Joseph Votel, le patron actuel de l’USSOCOM, pour remplacer le général Lloyd Austin à la tête de l’US CENTCOM, le commandement militaire américain pour l’Asie centrale et le Moyen-Orient. L’annonce en a été faite par Ashton Carter le 14 janvier. Cependant, cette décision doit encore être validée par le Congrès.

« Son expérience dans la région Moyen-Orient lui sera très utile », a dit le chef du Pentagone au sujet du général Votel. « Son expérience dans tous les domaines de la guerre – aérien, terrestre et naval ainsi que celui des opérations spéciales – lui donnera la hauteur de vue et les connaissances nécessaires pour diriger les soldats, marins, aviateurs et les Marines qui seront placés sous son commandement », a-t-il ajouté.

D’ailleurs, le général Votel souligne régulièrement la nécessité pour les forces spéciales de travailler étroitement avec les forces « conventionnelles ». « Nous ne sortons pas et ne faisons rien par nous-mêmes. Nous sommes unes partie d’une grande équipe », a-t-il l’habitude de dire.

Quant au général Lloyd Austin, le bilan de son temps passé aux commandes de l’US Centcom est en demi-teinte. Les deux dernières années ont vu l’émergence de l’État islamique et la dégradation de la situation en Afghanistan. Bien évidemment, il n’en est pas le responsable. Toutefois, il a été brocardé pour son incapacité à former une force syrienne crédible à partir des groupes rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL), l’expérience ayant été qualifiée de « fiasco » et de « blague » par des élus du Congrès.

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