Depuis le lancement de la phase 2 de l’opération Sophia, les passeurs de migrants restent dans les eaux libyennes

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

21 contributions

  1. Mantore Gérard dit :

    Des passeurs notre vénéré Président, Lumière des Socialistes humanistes dont la parole a force de loi, a dit que ce sont des trafiquants d’esclaves.
    S’il y a des trafiquants d’esclaves, c’est qu’il y a acheteurs d’esclaves. Ce sont les acheteurs qu’il faut neutraliser.
    Ces acheteurs sont en infraction grave à nos lois ainsi d’ailleurs qu’à toutes les lois internationales et en particulier européennes. L’on est par conséquent en droit d’attendre que tous les européistes et tous les mondialistes se liguent contre les acheteurs d’esclaves : de ce fait il n’y aura plus de trafiquants ni de passeurs.
    Je n’ai peut-être pas tout compris. Mais j’ose à peine imaginer qu’en Europe il y aurait des gens qui tiendraient un double langage.

    • tintouin dit :

      Acheteurs d’esclave? vous parlez du MEDEF ex CNPF?
      Nous pouvons le remercier pour avoir fait venir en France dans les années 60 et 70 tant d’ouvriers low cost du Maghreb, pour concurrencer notre prolétariat national trop couteux à ses yeux. Le CNPF se moquait profondément des conséquences en termes d’intégration…. 40 ans après….

      Merci à la droite française de Pompidou et Giscard, d’avoir été le servile exécutant du CNPF. Pour le bien de l’économie française, bien sûr ! Et vive la France…

  2. Michel dit :

    En fait, le seul changement, est qu’on va chercher les migrants directement chez eux…ils n’ont plus besoin d’effectuer la traversée complète.
    Beau succès effectivement.

    • Cassandre dit :

      « Chez eux » c’est pas en Libye, où ils se font défoncer. Par contre si ils pouvaient ne pas partir de « chez eux » peut être qu’ils n’arriveraient pas « chez nous », donc qu’ils soient mieux « chez eux »: c’est peut être là qu’il y a un truc à faire ?

  3. Maotchao dit :

    Malheureusement pour stopper cela il faut faire quelques chose d’immoral mais on ne le peut pas. Alors il faut s’attaquer a la racine.
    Le problème n’est pas la Libye car ce ne sont pas les libyens qui émigrent mais ce pays ne joue plus son rôle.
    C’est un etat faillit qui galère a assurer l’ordre convenablement.
    La formation d’un gouvernement d’union national pour obtenir un droit d’intervention doit pouvoir se faire a condition de l’accompagner via la réactivation du secteur petrolier afin de faire entrer de l’argent et compenser les trafics. Bon le pétrole ne rapporte pas des masses en ce moment mais en Libye il ne coûte pas cher a extraire.
    La sécurisation du secteur petrolier, son extraction, son acheminement et son achat doit se faire avec notre aide pour que ce pays dispose d’argent « sûre  » afin d’assurer un fonctionnement correct.
    En plus de cela on interviendra pour taper sur les djihadistes et toute la merdouille qui traîne et on passera l’operation navale dans sa phase 3 ou les immigrés seraient interceptés dans les eaux libyennes et débarqués en Libye. Ça deviendra difficile pour les passeurs et surtout les migrants ne payeront pas pour « rien ».
    Tout cela n’est pas de la science fiction et peut rapidement prendre forme. On entend tous les bruits de bottes de ces derniers temps, les annonces de contributions ici et là pour comprendre qu’on est déjà dans une préparation avancée.
    Aujourd’hui encore les italiens ont déclarés que si le gouvernement d’union ne se concrétise pas , ben il faudra quand même créer une coalition a l’instar de celle pour l’Irak, c’est à dire en dehors de la voie onusienne.
    Donc cette année ce sera l’année libyenne. Pas forcément une grosse intervention mais une intervention quand même.

  4. LLH dit :

    Illustration parfaite de l’impasse dans laquelle l’Europe « Non Puissance » se fourvoie. Recueillir les migrants en mer pour leur sauver la vie ? Pourquoi pas, en effet. Mais à une condition : les débarquer la nuit suivante sur une plage de Libye, avec ce qu’il faut pour tenir jusqu’à la ville la plus proche (eau, biscuits, …). Un BPC et des EDA-R, ça peut servir à ça aussi.

    Ce n’est qu’en tuant méthodiquement l’espoir de passage de ces personnes que l’on mettra fin à ces flux incontrôlés. Pour cela, il faut juste des dirigeants politiques avec un peu d’estomac.

    En attendant éventuellement de débarquer à Syrte, y casser Daech, remettre la tribu des Kadhafa en lice dans cette région (par exemple Saïf Al Islam) et de recréer un centre de transit avec vols charters Syrte – Afrique subsaharienne tous les jours.

  5. DRAILLET dit :

    @ LLH Des dirigeants politiques avec de l’estomac,c’est ce que nous n’avons pas ??????

  6. Eric38 dit :

    Une bonne analyse fruit d’une approche pragmatique.
    .
    N’oublions pas qu’au delà du fait humanitaire, un immigré ou un migrant qui arrive est avant tout une personne en plus. A laquelle il faudra fournir un emploi et un logement. Or en notre Pays la France, nous n’avons déjà pas suffisamment d’emplois et de logements pour les gens déjà présents, français ou étrangers en situation régulière.
    .
    Donc si nous voulons que cela se passe relativement bien, ainsi qu’offrir de réelles perspectives à notre jeunesse légitime (parfois 40 ou 50 % de chômage dans nombre de nos quartiers), évitons la démagogie sur les migrants/clandestins style celle de notre gauche de la gauche, éventuellement hier libertaire troskiste-maoiste j’en passe et des meilleurs, aujourd’hui ringarde et libérale, voire encore communiste….

    • Nenel dit :

      Tous les grands humanistes et droits de l’hommisme peuvent se permettrent de débiter leurs montagnes de grandes causes. Facile avec LE POGNON DES AUTRES ! Il n’y a qu’à les faire casquer EUX ! Je ne suis pas certains qu’ils aboient toujours autant.

  7. Clavier dit :

    Le jour où on ouvrira le passage à Calais aux émigrants …on verra la Royal Navy débarquer en force en Libye
    Autrement braves gens il faudra faire le gros dos !

  8. batgames dit :

    l’oeuvre des guignols qui nous font rentrer des gens endoctriner pour nous mettre des bombes ,violer comme à COLOGNE ,BRAVO et merci MERKEL et HOLLANDE et tous les penseurs bisounours

  9. Kinowa dit :

    Question à un franc ancien : Notre marine nationale récupère les immigrès sur appel des passeurs ?
    ou de sa propre initiative ?

  10. Jean-Marie Hervouët dit :

    @ Eric 38
    Complètement d’accord avec votre dernier paragraphe, je souhaite cependant réfuter une erreur classique dans le premier paragraphe. Je me réfère pour ça à un livre de l’économiste Alfred Sauvy, « l’économie du diable » : ce livre est paru dans les années soixante-dix car le chômage se faisait sentir depuis 1974 avec la première crise du pétrole.
    .
    Dans le même temps nos gouvernants, pas plus doués que ceux d’aujourd’hui et déjà mondialistes (Schengen, c’est 1985) comme ceux d’aujourd’hui, avaient négligé de fermer les portes de l’immigration, ouvertes dans les années soixante où nous avions besoin de main d’oeuvre. C’est à ce moment qu’a commencé le raisonnement que je retrouve ici dans votre premier paragraphe : « il n’y a déjà pas assez de travail pour tout le monde, alors on n’a pas besoin de main d’oeuvre supplémentaire ».
    .
    Alfred Sauvy, dans son livre, explique que le travail n’est pas un gâteau à partager et que l’on fait erreur en pensant qu’il y aura plus d’emploi disponibles s’il y a moins de candidats. Ce rapport candidats / emploi n’est vrai qu’à petite échelle mais ne l’est pas à l’échelle d’un pays. Alfred Sauvy (que je vous suggère de lire car il le démontre mieux que moi) explique qu’au contraire le truc, c’est de faire grossir le gâteau : donc être productif. Les travailleurs immigrés sont productifs (et ils sont même des travailleurs sans aucun droit, des esclaves comme l’avoue naïvement notre Président humaniste) et de ce fait ils font grossir le gâteau. Bref : ce n’est pas une question simple.
    .
    Vous parlez aussi des logements. Le même raisonnement s’applique : dans l’immédiat, et par imprévision de ceux qui sont payés pour prévoir, on manque de logements (et d’autres équipements aussi, d’ailleurs). Mais on en construira car on ne manque pas de main d’oeuvre pour en construire : les travailleurs immigrés sans droit (les esclaves) sont prêts à travailler sur les chantiers, et pour pas cher.
    .
    En écrivant ceci (trop long, désolé), je ne cherche pas à convaincre de la validité du raisonnement d’Alfred Sauvy (je note au passage qu’il est vilipendé par la Gauche comme par la Droite et le Centre, c’est-à-dire par tous ceux qui sont à l’origine de la situation actuelle et se montrent incapables d’y faire face) mais j’invite les lecteurs d’opex360 à examiner la question en se gardant des raisonnements mainstream.

    • Kinowa dit :

      Je préfère lire San Antonio.

    • Hadaman dit :

      L’analyse de tous les économistes qui affirment que la migration apporte un nouveau souffle économique est valable, mais à certaines conditions: que le pays d’accueil favorise la création d’entreprise, que les ressources en sol, énergie et matières premières soient disponibles, que le climat général économique ne soit pas à la récession, que cette migration amène des gens qualifiés, que la culture des arrivants soit compatible avec celle des anciens occupants du sol, que la migration s’effectue à un rythme lent, régulier et contrôlé. Ce qui se passe en Europe depuis le début 2015 ne correspond pas à cet ensemble de conditions.

    • Jean-Marie Hervouët dit :

      @ Hadaman
      Ce que vous écrivez est probablement exact : je dis « probablement » parce que je ne suis pas économiste. Je suis, comme le sont je suppose la plupart des gens qui fréquentent ce blog, seulement un citoyen qui cherche à se faire une opinion à la fois par besoin de comprendre et parce qu’un bulletin de vote parmi 45 millions de bulletins de vote, ce n’est pas rien.
      .
      Je crains qu’actuellement les conditions voulues ne soient pas réunies pour que ça se passe comme vous le dites. Je me réfère aux années 1961 et 1962 dont je me souviens très bien : en moins de deux ans nous avons dû absorber un million de Pieds-Noirs dont la culture, quoi qu’on dît, était différente de la nôtre. Au même moment les très nombreux (je ne sais pas combien mais très nombreux) travailleurs algériens sur les chantiers et dans les usines passaient, du jour au lendemain, du statut de travailleurs français à celui de travailleurs étrangers. Les Pieds-Noirs comme ces travailleurs devenus soudain étrangers étaient en recherche d’intégration à la Nation française. Cela s’est plutôt bien passé excepté que l’OAS (une organisation terroriste formée de desperados de l’Algérie française), appuyée par la presse toujours avide de sensationnel, espérait déstabiliser les Français et par conséquent le gouvernement en faisant exploser dix à quinze bombes par jour à Paris. En vain.
      .
      Mais à part cette tentative conjointe de terroristes et de la presse pour nous faire peur, les conditions d’intégration que vous dites y étaient. Je note en particulier la confiance dans la monnaie (le Nouveau Franc de 1959) et la confiance dans les institutions politiques (Nouvelle Constitution votée par référendum en 1958). A mon sens c’est précisément ce qui nous manque aujourd’hui : nous n’avons aucune confiance dans l’€uro qui est adapté à l’économie allemande et qui plombe la nôtre ; nous n’avons aucune confiance dans des institutions soumises à Bruxelles, à Berlin ou à Washington. Même si, par exemple, l’on parle assez peu du TAFTA que veulent nous imposer Bruxelles et Washington (après avoir tenté de le négocier discrètement dans notre dos), tous ceux qui s’intéressent aux affaires de la France se demandent ce que ça va faire.
      .
      De la comparaison de cette époque avec la situation actuelle, je conclus pour ma part que notre problème central est double mais rémédiable : il s’agit à la fois de la perte de notre souveraineté monétaire et de l’absence de confiance en ceux qui nous gouvernent. Nous pouvons et nous devons retrouver l’une et l’autre.

  11. Thaurac dit :

    Ils nous prennent vraiment pour des cons, et il faut avoir fait l’école de guerre ou l’ena pour se rendre compte d’une situation qu’on envisageait déjà, à l’identique, sur ce même forum bien avant le début de la phase 1!!!
    C’est pas possible, ils ne doivent pas penser comme nous, c’est à dire, normalement!
    Il suffisait de se mettre à leurs places (des passeurs) une minute, pour connaitre le profit qu’ils allaient tirer d’une telle situation.
    Je pense que c’est un coup européen pour aller chercher les réfugiés à la source, ça fait moins de bruit et c’est pas médiatisé, mais ce n’est absolument pas une solution contre le problème des réfugiés!