Pourquoi le coordonnateur national du renseignement s’attend à d’autres attaques de Daesh contre la France

lebret-20150603Entendu avant les fêtes de fin d’année à l’Assemblée nationale par la commission de la Défense et des Forces armées, Didier Le Bret, le coordonnateur national du renseignement (CNR), dont la mission est de superviser le travail des différents services français, a rappelé que, depuis août 2013, « plusieurs projets d’attentats ont été entravés sur le territoire national, y compris en 2015, certains impliquant des individus revenant de Syrie et d’Irak, d’autres des individus demeurés » en France et « inspirés par la propagande sur Internet ou par des contacts sur zone via les réseaux sociaux ».

S’agissant de Daesh (État islamique ou EI), contre lequel la France intervient militairement en Irak et, plus récemment, en Syrie, M. Le Bret a indiqué que la communauté du renseignement avait « observé une structuration croissante des projets terroristes » de cette organisation terroriste qui, « après plusieurs tentatives d’actions individuelles commanditées entravées, est parvenu à mener à bien les attaques coordonnées du 13 novembre » à Paris et à Saint-Denis.

Mais ces dernières en annoncent très probablement d’autres. Du moins est-ce la crainte exprimée par le CNR devant les députés. Plusieurs raisons expliquent son estimation.

La première, a relevé M. Le Bret, est que « la volonté de l’état-major de Daesh de frapper la France n’a pas faibli, ce qui fait de notre pays un objectif prioritaire pour cette organisation ». Vouloir est un chose et pouvoir en est une autre… Sauf que l’EI ne manque pas de moyens pour arriver à ses fins.

Ainsi, a expliqué M. Le Bret, le « vivier des islamistes radicaux francophones est très important, ce qui multiplie mécaniquement le nombre de participants possibles à une action d’envergure ».

À cela s’ajoute la « porosité croissante entre islamisme radical et petite délinquance », ce qui donne aux terroristes « des facilités logistiques, notamment pour le financement et l’acquisition d’armement ». Puis, a-t-il ajouté, des « cellules sont également implantées dans des pays limitrophes de la France ».

Et, enfin, il y a l’espace Schengen, au sujet duquel le CNR n’a pas dit que du bien, dans la mesure où il « offre aux islamistes radicaux une importante liberté de mouvement, notamment dans le contexte des arrivées massives de migrants à ses marges ».

Répondant à un député, M. Le Bret a dit avoir « malheureusement le sentiment que l’entrée dans l’Union européenne est assez aisée ». Et d’insister : « Cela ne remet pas en question l’Europe conçue par les pères fondateurs mais, en considérant que confier le contrôle des frontières aux États qui forment le limes européen suffirait à notre sécurité, nous nous sommes mépris, on le constate aujourd’hui ».

Ainsi, par exemple, deux terroristes des attaques du 13 novembre, dont les identités ne sont , à ce jour, pas confirmées, avaient des passeports syriens et leur trace avait été repérée sur l’île grecque de Leros, point d’arrivée de migrants. Et Abdelhamid Abaaoud le chef opérationnel de la cellule responsable des attentats, tué à Saint-Denis lors d’un assaut du RAID, était supposé se trouver en Syrie…

Quoi qu’il en soit, le CNR redoute le retour des « combattants islamistes radicaux francophones vers l’Europe et les pays du Maghreb » dans l’hypothèse, probable, d’un « recul militaire de Daesh » en Irak et en Syrie, sous l’effet des frappes aériennes et de l’avancée des forces terrestres locales.

La propagande jihadiste, relayée par Internet, « continue de gagner en efficacité et en audience », a affirmé M. Le Bret. Conséquence : elle « pourrait soutenir le déclenchement d’actions sporadiques, réalisées par des individus ou des cellules endogènes, opérant par effet d’imitation ou à l’incitation de coreligionnaires sur zone ».

Un autre sujet de préoccupation du CNR porte sur les « modes opératoires susceptibles » d’être appliqués par des « combattants islamistes radicaux ». Ces derniers sont « diversifiés » et les « cibles potentielles très variées ».

L’une des tâches des services de renseignement, aidés par « notamment des éléments mis au jour par l’enquête judiciaire », est actuellement de mener une « étude détaillée de l’itinéraire des auteurs de l’attaque et des préparatifs qu’ils avaient mis en œuvre ».

Ce travail, a expliqué M. Le Bret, vise « à entraver une nouvelle opération sur le territoire national et à démanteler les réseaux de soutien dont les combattants infiltrés par Daesh auraient pu bénéficier en France ». Et il est « essentiel pour évaluer le dispositif de lutte contre le terrorisme, face à une menace jihadiste désormais parvenue à sa pleine maturité. »

Cela étant, à lire le compte-rendu de l’audition de M. Le Bret, on a le sentiment que Daesh monopolise l’attention des services. Perception erronnée ou pas, il n’en reste pas moins que cette organisation terroriste n’est pas seule à vouloir s’attaquer à la France. L’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, revendiqué par al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) le rappelle.

58 commentaires sur “Pourquoi le coordonnateur national du renseignement s’attend à d’autres attaques de Daesh contre la France”

  1. C’est mathématique, même si nos services empêchent 99% des actes terroristes, si les terroristes augmentent de 1000% leurs tentatives en recourant aux attaques d’opportunités par des sympathisants, on est perdant, le nombre d’attentats réussis ne peut qu’augmenter.
    En parallèle il n’existe plus de cibles identifiables car tout devient une cible, l’objectif étant juste de frapper avec le maximum de médiatisation possible… à la limite, la réussite ou l’échec sont accessoire, ce qui compte c’est de maintenir une insécurité permanente.

    1. @Jean pierre
      Merci… ce sera effectivement plus facile pour la majorité!
      .
      Ledit Sven Lau (mais il y en a d’autres) a par ailleurs été arrêté en Allemagne, soupconné d’organiser le recrutement pour le Califat, mais a été relâché « faute de preuves ». Alors je me demande vraiment quel niveau de preuve il faut pour traîner quelqu’un devant un tribunal! Cela ne relève plus du domaine juridique, mais du politique (…)
      .
      Idem pour le zozo, dont j’ai oublié le nom, et qui entraîne des djihadistes dans le Cantal. Manque de preuves. Mais pour le Norvégien Vikernes en Corrèze, « arrestation préventive »!??
      Moi qui croyais que nous utilisions tous les mêmes unités de mesure (!) Certains devront revoir leur script; de « peu crédibles », ils sont passés à « très débiles ».

        1. L’erreur est qu’en france, pour avoir l’asile, il vaut mieux être musulman arabe que thai, laotien, on attire les emmerdes comme un aimant, on ramasse tous les pourris du monde qui savent qu’en france la permissivité ou liberté font qu’ils ont tout, font ce qu’ils veulent et ne risquent rien.
          et en plus, ils se retournent contre la main qui les nourrit!

  2. Si la menace en France est Daech, pourquoi dans le Haut-Rhin les tireurs sportifs sont soumis depuis le 23 décembre a des mesures de contrôle et de dessaisissement des armes d’une telle ampleur que l’affaire est au tribunal et que le ministre en personne il y a 2 jours a eu un entretien avec la FFT pour résoudre le problème.

    En effet sous couverture des attentats le préfet et ses sbires sont pris de panique et cherchent à tout prix à désarmer les citoyens, fussent-ils d’honnêtes citoyens !

    1. Excellente exemple qui illustre parfaitement l’incurie de ce gouvernement.
      On peut ajouter à cela qu’objectivement , la mise en place prolongée de l’état d’urgence « arrange » bien le gouvernement.
      Le naufrage économique en France , l’invasion migratoire , le Krach boursier en cours sont autant de bonnes raisons de trouver avantage à l’interdiction de manifester et aux suppressions des libertés individuelles.
      En cela , nous ne faisons que suivre les US avec 15 ans d’écart depuis le Patriot Act , avec de dirigeants « socialistes  » qui reprennent mots pour mots les simplismes de Bush.
      Depuis le 1er janvier 2016, la loi autorise la saisie des comptes bancaires en cas de faillites des établissements.
      La commission européenne était particulièrement pressée que cette loi soit instaurée (au point de menacer de sanctions les états récalcitrants).
      Lorsque ces saisies seront opérées , la conjonction de l’état d’urgence et de la menace terroriste sera tout à fait utile pour faire avaler cette escroquerie aux citoyens « charlie ».

      1. Je vous conseille de transformer vos avoirs bancaires en bitcoins afin de ne pas avoir plus de 100.000 euros sur vos comptes.

        1. @Francoise
          En même temps, il n’y a pas grand monde dans la tranche médiane qui gère des comptes à 100.000 euros ou plus :/ Toutes ces mesures renforcent malheureusement les suspicions les plus pessimistes.
          .
          En Suède, c’est régulièrement le forcing pour que la population abandonne l’idée du liquide (les chèques sont quasiment inexistants). Plus que la carte, payante, et donnant une capacité de contrôle sur tout et tous. Heureusement, nous avons chaque hiver des coupures de courant qui font que des parties du pays sont isolées du réseaux quelques jours. Un argument contre, que même les banques ne peuvent réfuter!

          1. la regle des 100.000 euros est faite pour rassurer la majorité en se disant que: « oulà 100.000 euros j’en suis loin , je suis tranquille… »

            en fait ce seront tous les comptes .

        2. Françoise,
          C’est un conseil utile de votre part.
          Mais pour ma part, je n’accorde aucun crédit à ce seuil des 100 000 €.
          Ce sont les mêmes personnes qui disent à la fois que le système bancaire est solide , que la loi de Bail In était indispensable et que les avoirs inférieurs à 100 000€ ne risquent rien.
          Rappelons que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.

        3. Allez, un petit cours de droit des faillites : si on ne sauve pas l’établissement bancaire, qui perd son argent ? Tout le monde y compris les déposants. Donc, on a modifié la loi pour permettre la « résolution », c’est à dire la la découpe préventive des banques, rien de plus, en ponctionnant l’épargne au-dessus du montant garanti par la norme européenne. Et les actionnaires dans ce cas perdent 100 %.

          Sachant que jusqu’à 100 000 €, c’est l’ensemble du système bancaire qui paye via le fonds de garantie des dépôts et de résolution https://www.garantiedesdepots.fr/fr/fonds-de-garantie-des-depots-et-de-resolution/introduction.

          Si vous avez plus de 100 000 € à placer en dépôts, il vous suffit de le mettre dans 2, 3, 4 … banques différentes. C’est 100 000 € par déposant et par banque. Et ce n’est pas spéculatif comme le bitcoin.

          1. Par ignorance ou délibérément , vous occultez le point essentiel :
            la fin de la séparation entre banque de dépôt et banque d’affaire.
            Cette décision fut prise par Delors dans les années 90 dans le cadre de la libéralisation des services financiers.
            Ce fut pareil aux US avec la fin du « Glass Steegel Act » mis en place après la crise de 29.
            En permettant aux banques de dépôt de faire des placements spéculatifs avec des effets de leviers toujours plus élevés , les déposants se trouvent exposés à des risques considérables.
            Le zèle avec lequel cette loi du « bail in » a été imposée à tous les états occidentaux montre bien combien le risque de faillites bancaires est élevé.

        4. Je pars de l’hypothèse que ceux qui ont plus de 100.000€ dispo sur leur compte savent sans doute mieux gérer leurs sous que la moyenne, et que ce sont plutôt eux qui donnent ce conseil plutôt qu’ils le reçoivent.

    2. Même les jouets sont stigmatisés, c’est l’oeuvre d’un show-biz médiatico-politique de m*rde! Une pensée unique rétrograde, c’est la foire à neuneu, et à celui qui passera le plus à la télé. Minable et navrant! Et il me semble que Sarko voulait aussi supprimer les collections d’armes?!Qu’en est-il en définitive?

    3. @Choucroute
      En désarmant les citoyens, ils veulent repousser encore l’inévitable: éviter d’éventuels dérapages stigmatisants. Le « Canard » en avait fait un titre plutôt amusant : « Hollande a inventé le coup d’Etat d’urgence permanent » (…)
      À ce sujet, j’avais discuté avec un Croate sur le début du conflit (en ’90). Les civils n’avaient pas grand chose à opposer à l’armée Yougoslave/Serbe, et ils ont vendu tout ce qu’il possédait pour acheter des armes à la mafia (ben oui…). Cela a été possible, car il n’ont pas eu de phase latente, où le gouvernement a pu faire le tour des clubs de tir, des chasseurs, des fermiers, etc.
      C’est une nouvelle situation, il faut s’adapter différement. Nous n’avons pas non plus une armée avec des blindés en face, mais des takfiris (certes très motivés).
      Une question qui se pose reste la position des régiments et notamment des unités de Police/Gendarmerie. Depuis longtemps, les politiques ont fait en sorte de réduire cette dernière au profit de la Police… qui a une culture très différente… et leur offre certainement un meilleur contrôle?

      1. Bonjour à tous.
        @Pathfinder
        La position de la police est simple : elle est désarmée. Matériellement : elle n’a que des armes vieillottes, inadaptées et en petites quantités (pm beretta 12 sd, amd mousqueton). Culturellement : 90 cartouches annuelles maximum pour les armes de poing, 15 maximum pour les armes longues, tir uniquement en stand, surtout pas d’entrainement au tir urbain (c’est militaire!…), endoctrinement (usage de l’arme = emmerdes) . Légalement : 8 cadres légaux d’usage des armes et chaque arme est accompagnée d’une circulaire limitant expressément son usage à un nombre restreint de cadres (voire de distance). Résultat : janvier et novembre peu d’intervenants et un mort.

    4. C’est en application d’une nouvelle exigence européenne sur le port d’arme. Les tireurs autrichiens râlent eux aussi.

    5. Le préfet désarme les citoyens honnête, et laisse certains autres faire ce qu’il veulent. Tirez-en les conclusions que vous voulez.

  3. C’est malheureusement plus qu’une certitude, quand on réussi de tels coups on se doit de recommencer et peut être faire mieux.
    Les fanatiques de daesh voudront frappés de nouveau, nos services en bloqueront mais malheureusement certains réussiront.
    Le pire est a craindre et des jours noir….

  4. Un clin d’oeil du Boss ou une césure mal placée:
    .. »« plusieurs projets d’attentats ont été entravés sur le territoire national, y compris en 2015, certains impliquant des individus revenant de Syrie et d’Irak, d’autres des individus demeurés » en France et « inspirés par la propagande sur Internet ou par des contacts sur zone via les réseaux sociaux ».
    ..demeurés » en France Pour être demeurés, ils le sont, en france ou ailleurs

  5. On ne peut les arrêter que si on entretient une dissuasion qui les fasse réfléchir . À mon sens la France n’exerce aucune dissuasion car hormis ses forces nucléaires (dont l’utilisation adaptée au terrorisme devraient être évaluée …) , elle ne représente pas une menace militaire crédible pour les cerveaux de Daesh. Qui plus est , si les attentats se multiplient , nos politiques après avoir fait tout ce qui est faisable seront totalement discrédités et les islamo-gauchistes et autres fachos essaieront de collaborer avec Daesh, comme ils savent si bien le faire. La population s’enfermera comme l’a bien dit Alexandre Delle Valle dans un syndrome de Stockolm . Et la France sera détruite .

  6. @Ob: très bien écrit
    « On ne peut les arrêter que si on entretient une dissuasion qui les fasse réfléchir . À mon sens la France n’exerce aucune dissuasion »

  7. Ce n’est pourtant pas les idées qui manquent :
    – construire un Islam de France, hé oui, il y a ~5 M de musulmans français en France, ils sont là, c’est un fait, la France ne peut que (continuer à) les accepter, une partie est croyante + pratiquante, et une partie de cette partie n’est pas terroriste ni haineuse envers la France. Pour cela, il faut rassembler des individus motivés, républicains, et théologiens.
    – dégager l’Islam de France des influences du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de l’Algérie, de la Tunisie, du Maroc, de la Turquie, etc. (par exemple, empêcher l’achat de la Grande Mosquée par l’Algérie !).
    – mettre hors d’état de nuire les (soit-disant) imams qui n’ont aucune connaissance en théologie.
    – bloquer les (soit-disant) imams haineux qui prêchent sur le web (c’est compliqué, très !).
    – expliquer à la population l’intérêt et la nécessité d’un Islam de France.
    – déclarer comme secte et traiter tels que les salafistes, takfiri, et Frères musulmans, qu’ils soient « juste » piétistes ou complètement violents.
    – mettre les gauchistes pro-islamistes et les associations comme SOS Racisme devant leur responsabilités (je dirais même leurs culpabilités …). Réinstaurer les heures mixtes de pisicne, clarifier la loi sur le voile, etc. Arrêter les « pas d’amalgame ».
    – inviter sur les plateaux TV des français musulmans, des français juifs, des français chrétiens, et des français laïques, cultivés. Pas des leaders politiques ni syndicalistes ni d’associations. Les laisser s’exprimer.

    C’est un projet de société. Le mariage pour tous c’est bien, le rassemblement des français c’est indispensable et urgent.

    1.  » Il y a ~5 M de musulmans français en France »

      Quand l’Algérie reconnait officiellement 7 millions d’Algériens en France, cela va être dur de nous faire croire à 5 million seulement de musulmans en France ! 5 millions c’était il y a 15 ou 20 ans.

      1. Mais ce n’est pas parce que l’Algérie l’affirme que c’est vrai … Et l’Algérie est-elle objective ? N’a-t-elle pas intérêt à exagérer le nombre ?

        Wikipedia annonce environ 5 millions de musulmans en France : https://fr.wikipedia.org/wiki/Islam_en_France#D.C3.A9mographie et https://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_musulmans_par_pays .

        Mais peu importe 5 M, 7 M, ou 10 M. Le fait est que tous ces français, nombreux, doivent être pris en considération par la France et non pas par des pays étrangers qui vont les manipuler.

        1. le problème, il ne vient pas du fait que la religion islamiste est envahissante, mais de leurs enfants qu’ils ont laissé livrés à eux mêmes et qui sont devenu des racailles et c’est sur ce terreau que le ver du radicalisme a prit.
          Donc, qu’on vire ces doubles nationalités à casier à rallonges dés 15 ans, rapprochement familial inverse pour les parents qui ont bien pris de la france, pour élever, éduquer les enfants, et qui n’en n’ont rien fait.
          Il ne faut pas tout mettre sur le dos du terrorisme car le ras le bol vis à vis de ces racailles ,de l’insécurité ,de l’incurie, des largesses des juges, de l’impuissance de la police, il y a des années que les gens que les gens l’ont , et cerise sur le gâteau, le terrorisme vient se greffer sur ces mêmes gens, c’est la totale!
          Ce matin je buvais le café avec un marocain, et lui fait remarquer que je le voyais pas souvent dans le village, il me dit qu’il y était depuis 2007, mais sans se démonter , il m’a raconté qu’il a effectué plusieurs séjours en prison ( je lui ai pas demandé pourquoi) mais je lui ai fait enlever son tarpé du mon cendrier en terrasse, il empruntait tout le monde.
          Et pourtant c’est un gars sympa…

        2. Les franco-algeriens sont reconnus comme algériens par l’Algérie qui ne reconnait pas ( à raison ?) la double nationalité, pas plus que le Maroc d’ailleurs. Pour la Tunisie je ne sais pas. Ces pays étrangers ne manipulent donc pas les français musulmans puisse que pour eux ce ne sont pas des français, mais des compatriotes. Il n’y a donc pas d’Islam de France possible, d’ailleurs pourquoi cela serait il possible, puisse que je ne connait pas non plus de catholicisme de France qui serait différent de celui d’Italie. On comprend d’ailleurs mieux pourquoi l’Algérie a racheté la grande mosquée de Paris, cee sont ses compatriotes qui l’occupent au quotidien.

      2. oui il y a entre 10 et 12 millions de musulmans en France.
        les données extraites des GSA – pour grandes surfaces alimentaires – sont plus fiables que les données issues de l’Intérieur…

  8. La mauvaise impression que j’ai de la façon qu’a le pays de traiter ces menaces maintenant bien précises c’est qu’il ne me donne pas l’impression d’avoir le « coup d’avance » primordial qui permettra de contrecarrer la menace …?

  9. Parle-ton d’introduire la torture pour les terroristes ?
    Je suis prêt. Peut-être devons-nous nous rabaisser au moyen-âge puisqu’ils n’ont l’air de comprendre que cela.

    1. @Francoise
      La fin peut justifier les moyens… quand tout le monde est d’accord sur cette fin (le but). Or à ce jour, les dirigeants battent des bras comme les corbeaux des ailes, et nous ne savons pas vraiment où toutes ces décisions nous mènent. Attendons avant de leur accorder un bâton supplémentaire, et de courber l’échine!
      .
      Nous (les internautes de ce sites) avons un intérêt prononcé sur les questions relatives à la Défense, et aux armées. Mais ces méthodes ne sont pas les seules, et à ce jour, nous ne saurions dire qui tire les ficelles derrière les takfiris.
      D’autres ont les yeux rivés sur l’écologie, les finances, l’éducation, le foot… leur chat, etc. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils ne veulent pas savoir, simplement ils ont leur prisme – comme nous avons le nôtre (!)
      .
      De plus, la torture est déjà en vigueur pour les suspects de terrorisme (voir les « black sites »). Pour ce qui est des individus fichés en place, vu les capacités de l’hydre à remplacer ses têtes, je crois que l’on préfère avoir un zozo connu sous le bras, que de devoir débusquer les suivants.

    2. Il y a deux choses à ne pas faire pour obtenir du renseignement : payer parce que les gens disent n’importe quoi pour que ça continue ; et torturer parce que les gens disent n’importe quoi pour que ça s’arrête.

  10. @Ob, @Françoise
    Je ne suis pas du tout d’accord avec votre espèce de fatalisme, pour ne pas dire défaitisme, car la solution approche à mesure que l’on prend conscience de la réalité du problème au lieu de s’intéresser à des aspects secondaires. Parmi les militaires qui ont participé à des opex et qui ont eu accès à des informations non-publiques, nombreux sont ceux qui savent où se trouve notre point faible : la vénalité de nos partis politiques.
    .
    Par exemple notre ami Kadhafi, qui avait créé le Parti Socialiste Arabe en 1972, a toujours eu les faveurs de notre PS (= la SFIO devenue PS en 1972 aussi).
    Autre exemple : le financement de l’UMP (devenu LR, on a seulement changé le nom de l’étiquette sur la caisse) par le même Kadhafi, n’est ignoré de personne.
    Sans oublier les amitiés liées par Laurent Gbagbo avec de futurs leaders du PS quand il était étudiant à la Sorbonne, amitiés longtemps entretenues par la suite : elles étaient connues et n’ont pas simplifié la gestion de la crise ivoirienne.
    Pour l’instant nous ne dissuadons personne parce que les richissimes chefs des bandes armées que nous affrontons savent qu’ils achèteront nos dirigeants politiques quand ils voudront.
    .
    Mais les opérations contre Daesh réussiront finalement parce que cette fois il y a un élément nouveau : probablement sans beaucoup réfléchir le Président, dont la parole officielle a force de loi, a déclaré que « nous sommes en guerre ». Depuis lors le Parlement n’a pas contredit et n’a même pas fait observer que le Président outrepassait ses droits constitutionnels (article 35). Il aurait suffit que soixante députés adressent un recours au Conseil Constitutonnel, mais non : rien. Par conséquent nous sommes en guerre, c’est officiel.
    De ce fait, alors que jusqu’à présent les contacts de nos partis politiques avec nos adversaires n’avaient rien d’illégal (c’était immoral mais pas illégal), désormais les contacts directs ou indirects avec Daesh acquièrent une qualification pénale : trahison.
    (Notons au passage que ce chef d’accusation pourrait aussi fonctionner contre les « djihadistes français » qui reviennent sur le territoire national mais c’est une autre question).
    .
    Contact avec Daesh = trahison, disais-je. Or de son côté le Renseignement militaire sait beaucoup de choses. Notamment ses postes hors de nos frontières savent beaucoup de choses parce que les lois françaises qui limitent son action ne s’appliquent pas hors des frontières alors que la Toile ne connaît pas de frontières.
    Par conséquent cette faiblesse nationale que constitue la vénalité de notre personnel politique, faiblesse handicapante pour nous dans des opex qui n’étaient pas officiellement des guerres, cette faiblesse disparaîtra aussitôt que l’on sortira de l’alternance politique où nous sommes englués depuis quarante ans.
    A ce moment-là le Renseignement militaire informera les procureurs et ceux-ci recevront du ministre de la Justice l’ordre de poursuivre.
    Aussitôt les chefs de gangs qui sont nos ennemis (les « cerveaux » de Daesh, dit Ob) comprendront qu’ils n’ont plus les moyens d’acheter nos gouvernants menacés d’être condamnés pour trahison. Par conséquent leur intérêt sera, sous peine de mort, de cesser leurs activités criminelles à notre encontre.

    1. Je suis désolé,
      je suis incapable de remettre en cause vos propos et je veux bien y croire,
      mais les partis politiques principaux qui sont Les Républicains et le Parti Socialiste, sont constitués de leaders et sous-leaders qui n’ont d’autres objectifs que leur carrières professionnelles, leur pouvoir et influences, et leur enrichissement. Ce ne sont pas des hommes et femmes d’Etat. Exemples avec M. BARTOLONE, Mme TAUBIRA, M. SARKOZY, M. VALLS, M. CAHUZAC, M. HOLLANDE, M. DE MONTEBOURG, M. DRAY, etc. Ils sont députés et sénateurs donc la Loi, c’est eux qu’ils la font. Donc ils trouveront toujours un moyen de survivre.
      .
      Pour nous et notre pays, tous ces individus doivent changer. On n’arrête pas de leur dire : « M. HOLLANDE et M. SARKOZY, on ne veut plus vous voir !!!!! Plus du tout ! Tirez-vous ! Dégagez ! ». Mais ils s’en fichent. Ils se fichent de l’avis des électeurs, seules les élections comptent, et le résultat des élections ne représente pas les électeurs. Bizarre mais juste : en 2017, on nous proposera M. HOLLANDE et M. SARKOZY aux élections or les 3/4 d’entre nous ne veulent ni l’un ni l’autre d’après un sondage récent, mais on nous les proposera quand même, et nous vôterons pour l’un ou pour l’autre. Résumé entre le début et la fin : nous ne voulons ni M. HOLLANDE ni M. SARKOZY mais, en 2017, nous aurons M. HOLLANDE ou M. SARKOZY … Les politiques sont extrêmement puissants même ceux qui ont un air ridicule. Et, au cas où ça ne suffirait pas, ces politiques nous brandissent la menace du Front national : nous n’avons pas de programme politique ou celui d’une candidate à Miss France mais attention, si vous ne vôtez pas pour nous, vous aurez des fascistes au pouvoir avec le Front national !
      .
      Pour que ces individus changent, ils doivent perdre leurs pouvoirs donc leurs places donc les élections. Il n’y a que la perte de leurs pouvoirs qui a une chance de les forcer à se remettre en cause. Pour qu’ils perdent, il faut que ni le Parti Socialiste ni Les Républicains ne gagnent les élections. Pour cela il faut vôter pour le 3ième parti. Il faut que les élections montent le 3ième parti jusqu’à la première place. Le 3ième parti étant le Front national, il faut vôter Front national. Hé oui. Ca fait mal je sais. Le Front national ne fera pas mieux, voire il fera pire, je sais. Mais je ne vois pas d’autre moyen pour que les deux partis en tête se purgent …

      1. Présidence, c’est une chose, mais il faut la majorité à l’assemblée et sans coalition, c’est impossible;
        alors à quoi sert de mettre par exemple Marine à l’Élysée si elle est ,après els législatives qui suivront ,obligée de choisir un premier ministre de droite ou de gauche ?

    2. @Roger Dubreuil / Nihilo
      Je pense aussi que la machine policière et l’armée sont à ce jour retenues – et c’est ce qui fait la force de nos adversaires, qui s’amusent bien de nous voir empêtrés dans des cocktails visqueux de morale, de juridique, d’intrigues politiques, de finances et de « bien-pensance ».
      .
      Et je rejoins également Nihilo sur son constat, qui se lie au vôtre quand vous mettez sur la table le terme de « trahison ». Seulement voilà: qui va pouvoir juger qui, quand et comment?

  11. daesh a testé la France. attentats de janvier et novembre 2015.aucune réponse significative de l état Français. On aurait pu s’ attendre à l’ isolement des quartiers dits « sensibles » par un dispositif militaire et intervention massive des forces de police et de gendarmerie (il parait que nous sommes en guerre), surveillance des frontières. Ha oui mince il manque du monde ..merci les bisounours….destruction de mosquées illicites et salafistes. Expulsion de ceux qui n aiment pas la France…etc. RIEN ….tapis rouge aux hordes de barbares (migrants) comme en Allemagne; on commence à en mesurer les effets (Cologne et ailleurs) et le plus important, en France, prise de thé à la menthe et autres produits exotiques dans les mosquée de France par les idiots utiles…de la République( les dhimmi). désarmement des Français…entraves pour l obtention d une licence de tir. Alors oui faut s attendre au pire.

    1. « … destruction de mosquées illicites et salafistes. Expulsion de ceux qui n aiment pas la France … »
      Daesh veut que les musulmans français se soulèvent.
      Ce que vous écrivez est la dernière chose à faire, mais j’approuve votre critique de l’accueil désintéressé (!) des clandestins (musulmans), qui en fait grossiront l’electorat socialiste.

  12. Merci Roger Dubreuil pour cette longue explication.
    En attendant, on craint les attentats ; et si le futur attenteur sait que c’est la mort ou la torture qui l’attend, il réfléchira peut-être avant de passer à l’acte.

  13. Je retiens les 2 phrases suivantes :
    « enfin, il y a l’espace Schengen, au sujet duquel le CNR n’a pas dit que du bien, dans la mesure où il « offre aux islamistes radicaux une importante liberté de mouvement, notamment dans le contexte des arrivées massives de migrants à ses marges »
    « En considérant que confier le contrôle des frontières aux États qui forment le limes européen suffirait à notre sécurité, nous nous sommes mépris, on le constate aujourd’hui »

    Comme d’habitude dans notre pays, la capacité d’anticipation est nulle, il faut des morts et des drames pour que les vérités commencent à être dites et écrites…

  14. Bon, la prose est belle, on le sait tout ça. La seule question qui vaille: « Que fait-on, où et comment? »

  15. Pas la peinde sortir de l’ENA ou de Polytechnique pour le savoir !! Equation simple = Toujours plus de migrants Musulmans + Plus de racailles dans nos villes et nos prisons + toujours plus de prédicateurs Salafistes = On va s’en prendre plein la gueule dans la décennie qui vient !

  16. Il serait étonnant que les données recueillies par la DRM (dont la mission n’est pas a priori de surveiller des individus français) soient transmies « brutes de décoffrage » aux procureurs. De même l’assertion selon laquelle les partis politiques sont mouillés avec Da’esh me paraît un raccourci pour le moins hâtif.
    La focalisation de l’attention sur Da’esh fait perdre de vue « Al-Qaida canal historique » et ses franchises, et plus généralement le fait que ce n’est pas des groupes terroristes à qui nous faisons la guerre, mais bien une idéologie qui « nous » a déclaré la guerre. Ainsi il ne s’agirait plus seulement de répondre aux attaques de l’ennemi (par quelques bombardements à l’efficacité stratégique discutable) mais de l’attaquer sur ce qui le fonde (endoctrinement et recrutement de populations). Pour celà il faut comprendre les ressorts de l’ennemi (ce qui n’est pas l’excuser).
    Au plaisir de vous lire.

    1. @ Cassandre
      La DRM, comme son nom le suggère, a pour mission de recueillir le renseignement utile aux opérations militaires. C’est seulement dans la mesure où ils ont des accointances avec l’ennemi qu’elle est amenée à surveiller des citoyens français.
      .
      Lors des opex qui ont eu lieu jusqu’à présent, et qui étaient des opérations sans définition juridique, nous n’avions pas d’ennemi juridiquement défini et c’est pourquoi je parle seulement « d’accointances » de certains Français avec les gens plus ou moins amicaux ou hostiles que nous rencontrions sur le terrain.
      Même si la presse n’en a que peu parlé depuis qu’on fait des opex, ces accointances sont pourtant un phénomène avéré. C’est un phénomène connu des militaires car ils pratiquent aussi le renseignement de contact avec les « partenaires » qui les entourent. J’ ai donné quelques exemples notoires de ces accointances dans mon précédent commentaire.
      .
      Mais cette fois c’est différent : les opérations contre Daesh ne sont pas sans définition juridique parce que Lui-Président a dit que c’est une guerre. Il n’a été contredit par personne dans le Législatif, ni dans l’Exécutif, ni dans le Judiciaire. Par conséquent l’on n’est plus dans le domaine des accointances mais dans celui de la trahison.
      .
      Comme vous le dites les informations de la DRM ne sont certainement pas transmises « brut de décoffrage » aux procureurs. Du fait qu’elles sont recueillies par des méthodes qui seraient illégales si la DRM travaillait sur le territoire français, les informations de la DRM ne sont pas formellement utilisables dans une procédure judiciaire. Mais elles constituent des indices utiles pour susciter et orienter des enquêtes judiciaires qui se feront légalement et seront donc formellement utilisables.

    2. @ Cassandre
      La DRM, comme son nom le suggère, a pour mission de recueillir le renseignement utile aux opérations militaires. C’est seulement dans la mesure où ils ont des accointances avec l’ennemi qu’elle est amenée à surveiller des citoyens français.
      .
      Lors des opex qui ont eu lieu jusqu’à présent, et qui étaient des opérations sans définition juridique, nous n’avions pas d’ennemi juridiquement défini : c’est pourquoi je parle seulement « d’accointances » de certains Français avec les gens plus ou moins amicaux ou hostiles que nous rencontrions sur le terrain. Même si la presse n’en a jamais parlé depuis qu’on fait des opex, ces accointances sont pourtant un phénomène avéré. C’est un phénomène connu des militaires car ils pratiquent aussi le renseignement de contact avec les « partenaires » qui les entourent sur le terrain. J’ ai donné quelques exemples notoires de ces accointances dans mon précédent commentaire.
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      Mais cette fois c’est différent : les opérations contre Daesh ne sont pas sans définition juridique. Lui-Président a dit que c’est une guerre sans être contredit par personne dans le Législatif, ni dans l’Exécutif, ni dans le Judiciaire. Par conséquent l’on n’est plus dans le domaine des accointances mais dans celui de la trahison.
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      Comme vous le dites les informations de la DRM ne sont certainement pas transmises « brut de décoffrage » aux procureurs. Recueillies par des méthodes qui seraient illégales si la DRM travaillait sur le territoire français, les informations de la DRM ne sont pas formellement utilisables dans une procédure judiciaire. Mais elles constituent des indices utiles pour susciter et orienter des enquêtes judiciaires qui se feront légalement et seront donc formellement utilisables.

  17. Il est toujours difficile de faire des prédictions, surtout en ce qui concerne l’avenir, dit-on.
    Mais là, il a fait fort, on sent le responsable compétent et tout.
    Même Nénesse, pilier du bistro du coin, a deviné que des attentats allaient encore se reproduire sur notre sol.
    Par contre, en ce qui concerne l’analyse des causes, faut pas rêver. Le grand voyant marabout ne voit plus rien du tout dans sa boule de cristal, même si elles sont notoires et passées donc connues de tous.
    On est sous le régime du Bien et du Progrès universels quand même, faudrait pas indisposer nos seigneurs avec des propos fâcheux et médisants !

  18. C’est sûr que quand on voit l’état de l’appareil de sécurité en France, ça ne rassure pas.

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