Un responsable financier de Daesh éliminé par la coalition dirigée par les États-Unis

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Pour se financer, Daesh (EI ou État islamique) a recours à plusieurs moyens : taxes imposées aux population vivant dans les territoires qu’il contrôle ainsi que sur les échanges « commerciaux », confiscation des propriétés, trafics d’êtres humains, d’antiquité ou encore de drogue, activités criminelles et, enfin, exploitation d’entreprises publiques, notamment celles liés au pétrole et au gaz.

Pour tarir les finances de Daesh, les marges de manoeuvres sont étroites. L’empêcher de prélever des impôts est impossible tant que les territoires qu’il contrôle ne lui seront pas repris. Il reste donc à viser la contrebande de pétrole (soit près de la moitié de ses revenus) en veillant à ne pas détruire les installations pétrolières, ce qui serait contre-productif à l’égard des population et à cibler ses responsables financiers.

En mai dernier, lors d’un raid mené en Syrie, les forces spéciales américaines « neutralisèrent » ainsi un certain Abou Sayyaf (alias Mohammed Shalabi) présenté comme étant le « ministre » du pétrole de Daesh. Cette opération permit en outre de mettre la main sur une masse relativement importante de documents.

Mais identifier puis localiser les responsables financiers de Daesh prend du temps. Et quand ils finissent par être repérés, leurs jours sont comptés. Tel est le cas Muwaffaq Moustafa Mohammed al-Karmush, alias Abou Salah. Ce ressortissant irakien de 42 ans a été éliminé par la coalition en novembre.

Selon le colonel Steven Warren, le porte-parole de l’opération Inherent Resolve [ndlr, nom de la coalition internationale anti-Daesh], qui a fait cette annonce le 9 décembre, Abou Salah était « l’un des responsables financiers les plus importants et les plus expérimentés » de l’EI.

« C’est le troisième membre du réseau financier de l’EI que nous avons tué » récemment, a ajouté le colonel Warren, donner plus de détails sur la nature de cette epération qui a permis d’éliminer Abou Salah. « Le tuer, lui et ses prédécesseurs, épuise le savoir et le talent nécessaire pour coordonner le financement de l’organisation », a-t-il expliqué.

En outre, le porte-parole d’Inherent Resolve a également indiqué que deux autres cadres financier et administratifs de l’EI avaient subi le même sort en novembre : Abou Maryam, chargé de « l’extorsion de fonds » sur les civils, et Abou Rahman al-Tunisi, qui s’occupait de « coordonner des transferts d’information, de personnes et d’armements ».

« Ces frappes sont un exemple de la manière dont nous sommes capables de décimer les réseaux » extrémistes, a fait valoir le colonel Warren.

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