Suppression de la JDC, cadets de la Défense et refonte de la réserve : les propositions choc de deux députés

pmp-20140722

Avec les classements des hôpitaux, la franc-maçonnerie et les prix de l’immobilier, la presse hebdomadaire généraliste à ses marronniers. Celle qui traite des affaires de défense a aussi les siens, comme par exemple le retour du service militaire.

À chaque crise, des responsables politiques proposent de le rétablir, oubliant les raisons qui ont conduit à sa suspension, décidée par le président Chirac en 1996 pour mieux souligner sa dimension sociale et civique. Le tout avec une pointe de nostalgie.

Or, dans les années 1990, la conscription ne répondait plus aux besoins opérationnels des forces armées et nombreux étaient ceux qui cherchaient à s’y soustraire. En outre, le taux d’exemption avait fini par atteindre des niveaux élevés (53% chez les jeunes de faible niveau scolaire) pendant que des formes civiles du service national se développaient (39.000 appelés concernés en 1996). En clair, le passage sous les drapeaux n’était plus forcément synonyme de cohésion nationale.

La seule obligation qu’ont les jeunes français à l’égard du Service national est de participer à une Journée Défense Citoyenneté (JDC) qui, selon les députés Marianne Dubois et Joaquim Pueyo, qui viennent de rendre un rapport sur ce sujet, n’a « aucune utilité » dans la mesure où ce n’est pas en quelques heures qu’il est possible d’aborder les enjeux de la Défense, qui, par ailleurs, ne sont évoqués que succintement pour faire la place à d’autres thématiques.

« Nous sommes attachés aux rites républicains, la JDC n’en est pas un », a lancé Mme Dubois, lors de la présentation du rapport en question à ces collègues de la commission de la Défense.

L’alternative serait donc, affirment les deux rapporteurs, de renforcer l’enseignement sur la Défense, lequel ferait l’objet d’une épreuve obligatoire dans tous les exames de fin de parcours scolaire (brevet, Baccalauréat, CAP, etc). Et il faudrait également veiller à faire en sorte que les élèves visitent une unité militaire  moins une fois au cours de leur scolarité.

La suppression de la JDC permettrait d’économiser quelques 100 millions d’euros qui pourraient être réinvestis d’une manière plus efficace. Ainsi, à la place, les deux députés proposent un programme de « cadets de la défense » pour les jeunes gens âgés de 12 à 18 ans, qui auraient ainsi l’occasion de recevoir une formation civique tout en pratiquant des activités sportives dans un cadre militaire.

Un tel système existe au Canada : environ 50.000 jeunes, encadrés par 5.000 militaires, intégrent le « Mouvement des cadets », organisé selon 3 branches (Aviation, Marine, Armée), et se voient proposer des activités en rapport avec le domaine qu’ils ont choisi (apprentissage de la navigation maritime, initiation à l’aéronautique, etc…).

Par la suite, selon la proposition faite par Marianne Dubois et Joaquim Pueyo, ces cadets auraient la possibilité d’intéger une préparation militaire dès l’âge de 16 ans. Ce programme serait financé sur le budget de la Direction du service national, à qui il reviendrait de créer une « administration de soutien ».

S’agissant des réserves, les deux députés soutiennent la volonté du président Hollande de créer une « garde nationale », qui fait l’objet actuellement de travaux au sein du ministère de la Défense, et proposent une refonte complète du dispositif en vigueur.

« La réserve n’a de sens que si elle est organisée territorialement, constituée en unités, avec pour mission prioritaire la défense du territoire national », a fait valoir M. Pueyo.

« On peut se cacher derrière des dispositions législatives insuffisantes, regretter l’absence de culture de la réserve dans les entreprises… Mais le fond du problème n’est pas là », a estimé le député-maire d’Alençon. « Sans doctrine d’emploi claire, sans ressources budgétaires et sans entraînement, nos réserves ont beaucoup de difficultés à être visibles et à être efficaces. C’est tout le modèle qu’il faut revoir », a-t-il plaidé.

« Nous souhaitons donc une réserve organisée sur une base territoriale, avec des régiments présents partout, y compris dans les déserts militaires, avec un objectif : protéger notre territoire », a ajouté M. Pueyo.

Seulement, a-t-il continué, et c’est là que la bât blesse, « cela suppose un effort financier sans précédent mais aussi une réorganisation complète de la gestion et des formations ».

Ainsi, les deux rapporteurs proposent, par exemple, de « supprimer le volontariat » dans les armées, qui ne concerne que peu de monde, et de « mettre en place des modules de formation à temps complet pendant 6 mois ou un an » qui pourront être valorisés dans le cadre d’un cursus universitaire.

« Le statut du réserviste doit être repensé pour passer facilement d’un statut à temps partiel à un statut à temps complet pour quelques semaines voire quelques mois, comme cela se fait au Canada », a poursuivi M. Pueyo.

La réserve citoyenne deviendrait, si les propositions du rapport sont retenues, une « réserve honoraire », avec pour missions le suivi de l’enseignement « Défense » et le « rayonnement » des régiments et autres unités.

Une autre piste avancée par les deux députés est de fusionner le Service militaire adapté (SMA) et le Service militaire volontaire (SMV) pour créer un « service militaire pour l’emploi », placé sous la responsabilité du ministère de la Défense et dont l’action serait coordonnée avec celle des EPIDE (Établissement public d’insertion de la Défense).

Enfin, ce service militaire pour l’emploi, le dispositif des cadets de la défense et la « réserve honoraire » dépendraient, sur le plan budgétaire, du programme 167 « Liens entre la Nation et son armée ». Leur gestion serait assurée par un « secrétariat d’État au Service national et au monde combattant », lequel remplacerait ainsi l’actuel « secrétariat d’État aux Anciens combattants ».

Ces propositions paraissent intéressantes, voire très pertinentes. Mais pour des raisons budgétaires, il est à craindre de voir certaines passer à la trappe, à moins qu’il y ait une volonté politique claire d’arriver, par exemple, à former une garde nationale.

36 commentaires sur “Suppression de la JDC, cadets de la Défense et refonte de la réserve : les propositions choc de deux députés”

  1. on ferait bien aussi de ne pas se séparer de vue avec les anciens militaires qui partent formés et qui ont entre 25 ans et 50 ans mais qui s’en vont pour d’autres raisons ,il y a parmis ces gens des gens bien formés avec des connaissances technique de haut niveau..
    hors les industriels ont parfois difficulté à lancer des série de matériel pour peu de commandes ,mais ces commandes sont des fois vitales pour l’armées ..et parfois des innovations ou des adaptations d’un matériel existant sur étagères que des techniciens de l’armée ou des gendarmes ou du Raid peuvent adapter à leurs besoins ,..à tel point que le blindé que le Raid a utiliser contre les fréres Coulibali ne sera pas acheter ,et pourtant mis au point par le Raid ..
    mais vendu par renault à l’export ..
    moi c’est çà qui m’énerve ,nos politiciens ont la vue basse et ne vois qu’à court terme le fric que cela coute ..
    dans ce cas la réserve serait utile ..
    on formerait des petits groupes de techniciens déjà formés dans l’armée mais travaillant maintenant totalement dans le civil ..
    ces groupes pourrait suivant les besoins activer pour construire en petites série des matériels innovants pour nos armées …
    il existe au sei, de l’armée des atliers de l’aéronautique navale à Cuers ,il existe les ateliers de l’armée de L’air aussi dans différent endroit de france ..et pour l’armée de terre pareil ..
    ,on a donc besoin d’hommes et de femmes dans ces cas là qui soit desuite chargée de mission pour palier les insuffisance des industriels …qui ne pensent qu’à leur rentabilités de marché ..
    l’industriel serait lui aussi mis à contribution en petit comité et la compensation serait qu’il serait intérrésser ensuite pour l’Export si besoin ,comme c’est le cas ..
    sauf que pour l’armée on prendrait des réserviste pour faire les modifs ,les mise au point et la construction ou le montage ..
    les réservistes serviraient leur pays et tout le monde trouverait son compte ..

    1. Pour le véhicule du RAID, continuez votre raisonnement pour que l’on comprenne bien, et on pourra peut-être rectifier le tire sur ces tires-au-flanc qui pratique ces pieds-de-nez. Moi, ça me laisse penser à un mélange des genres entre le commerçant Renault et la sécurité de la France, en d’autre terme, on est pété de l’intérieur, on vend père et mère pour mettre des épinards dans une noix de beurre… Et puis nos politiciens sont expert en tout, encore un mélange des genres, qui signe des temps, révèle la mauvaise structure gouvernemental actuel. Encore du n’importe-quoi bien organisé.

  2. Chouette, on va créer un nouveau poste de secrétaire d’état, avec tout le falbala qui va avec.
    En ce qui concerne la réserve, j’aimerais savoir comment les entreprises canadiennes (en dehors des administrations pléthoriques et des grands groupes) font pour intégrer dans leur organisation des collaborateurs à présence aléatoire permanente, mobilisables sans préavis.
    Avant de s’exciter à trouver un financement pour une réserve toute aussi utopique que le défunt service national, il serait de bien commencer par doter la Défense d’un budget nécessaire et suffisant.
    Et de remplacer les soldats qui patrouillent dans nos rues par des gendarmes et des policiers dont c’est la mission.
    Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

  3. il faudrait quand même que ce corps puisse servir aux trois armées ou que chacune ai le sien ,tout en l’activant avec du personnel d’active pour former un noyau stable et on incorporer régulièrement des réservistes techniciens pour aider ,c’est une organisations à mettre au point en fonction des missions .technique …
    il faudrait des hommes bien formés touchant à tout
    capable de se servir d’une fraiseuse ,automatique ,de réaliser des soudures à l’arc ou plus technique …et capable de monter des assemblages complexes ..
    les mécaniciens Avions ayant eu une formation de mécanique générale et de dommages Combat ont ou peuvent avoir ce genre de qualification …pour l’armée de l’air et pour l’aéronavale …je parle de mon secteur ..
    pour les autres armes ils doivent aussi trouver des spécialistes hautement qualifiés ..
    il faut des gens motivés par le challenge
    et connaissant nos armées combien de fois j’ai vu dans ma carrière ce manque …les civils perdaient du temps ,les entreprises demander des délais ..
    dans l’armée on a plus de souplesse pour agir …
    tout en respectant les normes …quitte à faire contrôler les matos par des contrôleurs très qualifiés et certifiés comme il en existe beaucoup qui font la même chose pour bon nombre de matos sortie d’usine ..
    et on peut trouver de tous dans le civil ,mais il faut un suivi de ces gens …même si ils ont leur travail civil

  4. Quid des anciens militaires de carrière en retraite, ayant dépassés les cinq années dites de Réserve ?
    -Ne pensez-vous pas qu’ils puissent encore servir au titre des réserves « passives »?…Nombre d’entre eux possèdent des qualifications utiles qui serviraient bien en cas de besoin !
    « Sentinelles » passives; collectant des renseignements locaux au profit des Forces Armées ou aux forces de l’ordre ,ils pourraient faire le lien Armée-Nation dans ce domaine ! Cela s’est déjà vu .
    Les Gendarmes le font bien avec leurs anciens gendarmes ….

    1. Les 5 ans de réserve sont aux oubliettes depuis longtemps;
      Vous pouvez être réserviste jusqu’à 52 ans.

      1. Non, la limite d’âge d’un réserviste est la limite d’age du grade + 4 ans. Pour un officier ou bien un sous-officier suprieur, cela donne 62 ans et offre donc des margdes de manoeuvre, aptitude permettant.

  5. J’ai beaucoup d’amis qui sont passés dans les « Cadets » en Grande Bretagne, majoritairement dans la British Army et la RAF. Ils n’ont que du biens a dire de ces experiences. On y apprend la rigueur militaire, le tir ( sur L85A1/A2 modifié pour tirer uniquement en coup par coup), ainsi que les rudiments du pilotage dans le cas de la RAF. En fait cela resemble beaucoup a une prepa militaire mais accessible des l’age de 13ans. C’est une model qui marche relativement bien.

  6. Quand même ! !!
    Il y’a des politiques qui réfléchissent un peu ! !!!
    Car il est certain que le service national apportait un plus…..

    Dixit un de mes anciens chef de corps:

    Vos parents vous ont élevés, l’armée va vous éduquer. ….

    Et les gens me prennent pour un fou quand je leur dit que mon fils fera un passage sous les drapeaux

  7. Ces deux députés, c’est encore un « comité Théodule » en charge… de l’évacuation d’un problème qui est embarrassant pour les partis politiques.
    Le problème embarrassant, en l’espèce, c’est encore une fois : « quel argument trouver pour détourner à notre profit l’action (et le budget) des Armées en faisant faire aux militaires autre chose que la mise en œuvre des armes de la France ? » On connaît cette question récurrente : c’est comme ça depuis le Livre Blanc de 1972.
    .
    Mais rassurons-nous pour l’avenir : ce problème récurrent du détournement du budget militaire sera réglé sous peu par des gens compétents. Ceci parce que depuis novembre 2014  a été abolie par le Conseil Constitutionnel la disposition, discrètement mais solidement maintenue par les députés depuis 1972, qui interdisait aux militaires de siéger dans les assemblées politiques.
    .
    Depuis 1969 (Pompidou président, Chaban-Delmas Premier ministre) nous n’avons plus de ministère des Armées mais un ministère de la Défense, c’est-à-dire qu’on peut imposer n’importe quoi aux Armées pourvu que l’on puisse rattacher leur action à la notion mal définie de « défense » (qui n’est plus « nationale » depuis 1974).
    .
    Ces « propositions choc », c’est une éternelle bouillie continuellement réchauffée et resservie. Elles ne sont pas « choc » mais toujours aussi choquantes.

  8. Je rejoins Caton (voir plus haut)… une pléthore de nouvelles formations, et de nouveaux échelons ne rime pas nécessairement – voire pas du tout – avec plus d’efficacité. Voyons à déjà renforcer ce qui fonctionne aujourd’hui, et éventuellement à y greffer quelques annexes. Mais y ajouter des organisations satellites, ne viendrait qu’à augmenter les pertes (sans profit).
    .
    Le monde des entreprises et celui l’armée ne se connaissent pas, sinon par préjugés interposés.
    Si je suis favorable à la réserve, je suis aussi conscient du fait qu’il y a un fossé plutôt large à franchir. Peut-être pourait-on commencer par se lancer dans des projets communs? Où des civils viendraient à apporter leurs savoirs sur des « questions À régler ».
    Mais là encore, il ne s’agit pas uniquement d’aller chercher des übertechniciens, ou des excités du camouflage, il faudra trouver des personnalités qui soient motivées, et sachent s’adapter aux règles imposées par les régiments.
    .
    Et à son tour, la troupe devra respecter les « commandos basket » de passage, et ne pas se mettre à beugler quand une femme entre dans la salle. Tout un programme!

  9. Ca ne retourne pas un problème compliqué pour proposer une solution toute faite, et c’est dommage parce que pour une fois, c’est du bon sens. J’ai déjà écris que si on peux faire quelques chose pour les délinquants, c’est quand ils sont jeunes, et qu’ils se sentent hors de portée de la justice à cause -justement et hélas-, de leur âge.

    Quand à forer des ateliers de techniciens pouvant réaliser sur le pouce des bricolages sur des « briques technologiques » déjà existantes, cent fois oui, naturellement. On est dans un tel desert de bonnes idées que celle-là s’impose d’elle-même.

  10. c’a demande une organisation très carrée ,qui fait quoi …qui paye les fournitures ,l’état mais là ce jne serait que les métaux et fournitures ,pas le prix sortie usine industriel ,l’état y gagnant puisque les personnels monteurs et de finition et d’adaptations ne serait pas à charge de l’industriel ,lui il participerait à travers un intéressement d’export ..
    mais aiderait aussi en fournissant des ingénieurs de réserve …
    il faudrait des contrats avec des grands groupes Français surtout pour çà ..

  11. Levée de la suspension du service national armé, les jeunes appelés après déclaration d’aptitudes seraient alors formés militairement et assureraient des missions exclusivement Opint. Ainsi ils pourraient participer à la mesure VGP après formation ad hoc. Les inaptes seraient dirigés vers les hôpitaux et les résidences pour personnes âgées pour des emplois d’aides.

  12. C’est vrai que quand on voit les sommes dépensées encore, en pure pertes : 100 millions pour une JDD qui ne sert à rien, et 80 millions pour une réserve tout autant hypothétiques.
    Rien qu’avec ces 180 millions il y aurait de quoi organiser une garde territoriale militaire nationale.
    Et même sans frais forcément énormes supplémentaires en plus : on a encore quelques bâtiments et enceintes militaires dans chaque département, pour entrainer par exemple une quarantaine de volontaires (pour un département moyen français) par sessions de trois, quatre mois par an (type formation militaire suisse), et entrainement-maintien des compétences de deux, trois semaines tous les deux ans (idem voir suisse). Soit une garde nationale, effectivement répartie sur tout le territoire français, et donc extrêmement réactive, de 200 à 300 militaires spécifiquement entrainés (sur une période d’une dizaine ou d’une quinzaine d’annuités et autant de classes d’age, en cas de catastrophe naturelles, industrielle, nucléaire, ou tout évènement imprévus, type sécuritaire comme actuellement.

    1. Oups : de 200 à 300 000 militaires spécifiquement entrainés … (à raison par exemple de 20 à 30 000 militaires formés par ans, multipliés par 10 ou 15 annuités de disponibilité).
      D’autre part les 2- 3 semaines de réactualisation tout les deux ans n’auraient guère plus d’impact sur les entreprises et même beaucoup moins par exemple que les 5- 6 semaines de congés annuels.

    1. Selon une étude de 2006 ( http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&ved=0ahUKEwj7r4_O_9PJAhXLfRoKHc8kCtwQFggyMAM&url=http%3A%2F%2Fwww.ladocumentationfrancaise.fr%2Fvar%2Fstorage%2Frapports-publics%2F124000202.pdf&usg=AFQjCNGxm-zPGZzYFP5_u5wOmFLKaZnDqw&bvm=bv.109395566,d.d2s&cad=rja ), Alain Béreau évalue le coût total (basé sur le cout d’un appelé en 1995, et réactualisé pour 2006) et équivalent à un volontaire pour un service militaire, à 10 750 euros par an.
      Cout comprenant une rémunération mensuelle de 350 euro (4 200 € sur un an), 1 750 € d’alimentation, 950 € d’habillement et d’équipement individuel, 500 € de transport, 1 000 € (au prorata) pour l’hébergement et l’entretien des infrastructures d’accueil, 1200 € de coûts du personnel de gestion et d’encadrement, 450 € pour la protection sociale et sanitaire, et 700 € de fonctionnement général.
      Soit pour 20 à 30 000 volontaires par an (répartis par exemple sur trois sessions annuels e trois ou quatre mois), et largement atteignable si on se base simplement sur le volume des anciennes préparations militaires par exemple (et même permettant une certaine sélection) = entre 200 et 300 millions de budget annuel (à revaloriser sur 2015-16).

    2. Soit par exemple trois sessions de formation militaire, de quinze semaines par an (cas du modèle de formation suisse), avec un premier mois de formation et d’apprentissage de base, le deuxième de formation individuelle spécialisée, et le dernier mois et demi à l’entrainement en formation collective, de groupe puis au niveau section (ce qui se fait en Suisse, et avec l’efficacité que l’on sait).
      Formation militaire initiale suivie et entretenue de vingt jours de « cours de répétition » tous les deux ans, pour maintenir les acquits ainsi pendant une dizaine ou une quinzaine d’années (plus de vingt ans à une certaine période en Suisse).
      Les sous officiers étant formés, à la suite de trois mois de cours spécifiques supplémentaires (quand on songe qu’on les formait nos sous officiers appelés en seulement un mois), et les officiers sélectionnés et volontaires sur une période d’ensemble d’une douzaine de mois (idem … !).
      .
      Et d’avoir ainsi, à très peu de frais (c’est même carrément ridicule en termes de montants, plus encore quand on compare à bien d’autres choses (y compris dans nos armées!)), mon cher Berkut (heureux de vous voir ici) : une véritable défense opérationnelle du territoire organisée, et apte à remplir ses missions, en réponse et face à tous évènements imprévus, majeurs qui pourraient survenir (catastrophe naturelle, industrielle, nucléaire (quand on voit, régulièrement, la facilité avec laquelle ces dernières sont « visitées » … !), ou même épidémique majeur (on a déjà eut plusieurs alertes), et globalement sécuritaires, ne serait qu’avec les mouvements que ne manquerait pas de susciter le genre d’événement ci avant, ou plus simplement comme actuellement contre terroriste, ou même carrément et enfin au niveau de la défense opérationnelle de notre territoire et de ses nombreux (très nombreux !!!) points stratégiques particuliers, tout cour. Ou encore la possibilité d’une réactualisation, rapide en plus, de contingent suffisant en nombre, en cas d’évolution majeure de la situation internationale par exemple, là aussi tout autant imprévus (on a bien la dissuasion, mais pas forcément pour tout les cas (en plus faut t’il le faire remarquer pour des couts, ici rien que dix ou vingt fois (globalement) moins élevés, pour une occurrence encore plus relative (et sur bien des points !!!!)), et imprévisibles, et ceci évidemment même sur une échéance moyenne en termes de capacité stratégique de défense, de quelques décennies même.

  13. Que du baratin !! être citoyen c’est d’accepter de ce battre et même d’y laisser sa vie à fin de défendre sa famille, sa citée et sa patrie comme tout hoplite qui se battait avec ses frères d’armes devant la cité, ce n’était pas tous des soldats de métiers mais artisans, cultivateurs marchand, jeunes et vieux se retrouvaient pour s’entrainer plusieurs fois par an à fin qu’un jour la phalange ne flanche pas ….

  14. « « La réserve n’a de sens que si elle est organisée territorialement, constituée en unités, avec pour mission prioritaire la défense du territoire national », a fait valoir M. Pueyo. » .Esct-vraiment une bonne idée d’orienter cette nouvelle reserve uniquement sur la protection du territoire national ?

  15. encore de la masturbation politicienne…. c’est pas eux qui déciderons de toute façon; et cette idée de garde nationale me laisse bien circonspect sur la finalité de la chose, les moyens fournis et comme en général les grandes phrases finissent avec les petites mesures….. rien de nouveau sous le soleil.

  16. Ne nous méprenons pas : entre les intentions plus ou moins sincères des députés et les états d’âmes des anciens militaires, il faut qu’on se ressaissise : nos départements ne sont encadrés en sûreté que par quelques gendarmes et policiers qui ont d’autres missions à traiter, quant aux côtes, en dehors des quelques vedettes gendarmerie et douanes, il n’y a rien.
    Ce fut une grave erreur de supprimer le service national là ou il aurait fallu le réformer pour l’intégrer aux problématiques de ce siècle;
    Remettre le sujet sur la table ne me semble pas idiot, loin s’en faut d’autant qu’il existe un réservoir très important de bonnes volontés, disponibles et compétentes…hommes et femmes.

  17. En préambule : j’ai connu le temps de la conscription et je connais l’armée professionnelle d’aujourd’hui.
    Pour rien au monde je ne voudrais replonger dans l’armée de conscription qui est et reste une armée de non-emploi pour la simple et unique raison que sa seule utilité était de constituer une masse humaine face au PAVA et de permettre au Président de la République d’appuyer sur le bouton rouge avec l’assentiment des parents éplorés.
    Les conneries contemporaines (SMV, garde nationale….) ne sont que des assemblages de mots à l’attention des électeurs. Il n’y a pas de moyens, pas de stratégie à moyen ou long terme et pas de volonté politique affirmée. Pour preuve le dernier avatar : le Service Civil Volontaire pour lequel on me demande d’accueillir un « binôme de milieux différent afin de créer une mixité sociale… »
    En bref, un étudiant d’UEREPS aimant courir pour son plaisir et un voyou des banlieues courant pour sauver sa peau ou échapper aux forces de l’ordre.
    L’armée professionnelle a clairement autre chose à faire que de pallier les carences des parents et de l’éducation nationale.

    Au passage les 180 M€ en provenance des JDC et de la réserve ne permettent rien. Pour vous en convaincre divisez cette somme pharaonique par la solde d’un 1° CL (1200 €) puis par 12 puis par 2 (il faut bien tenir compte des charges sociales) et vous obtenez moins de 7000 gugusses à poils et sans équipement au milieu d’un champ.
    Fermez le ban.

    1. Pas d accord. Moi j ai pleins d idées et pas si chèr que vous le dîtes.
      Ça vous ennuie d encadrer visiblement. C est votre droit mais j adhère pas un ancien doit toujours éduquer former et donner l exemple aux jeunes.

      A 150 € mensuels ça suffit largement pour un piou piou comme je l ai été pendant 10 mois car il est logé blanchis et nourris…Et ses tenues n ont pas bessoin d être high tech mais rustiques.
      Le retour du SM sous forme d une garde nationale (qui existait à la Révolution) est une des solutions mais pas la seule à nos maux sociaux.Le SM ( service national et pas seulement militaire -à ne pas confondre avec autre chose…) je m y suis beaucoup plu mais pas assez pour m engager ou partir en Bosnie à l epoque.
      Al Armée on s y fait plein de potes que je revois pour certains encore à 49 ans tassés : on reparle des conneries qu on a faites des wc à récurer et des nuits à grelotter sous la neige en rigolant. Et alors ? On en n’est pas mort…
      En plus on a fait tellement de sport qu on est sorti musclés affutés. Et tous ces uniformes différents dans les trains ça pouvait rassurer mais en fait on y était habitués.

      J irai même plus loin en créant un SN dans le civil (Epad et hôpitaux ou pompiers ou UIISC pour les exemptés comme dit plus haut). L aspect militaire gendarmerie ou police encadrés par de futurs ou jeunes retraités voire réservistes du corps (avec recrutement de jeunes de banlieues d autres régions de France que celles où affectés) pour 2 ans et c est eux qui patrouilleraient dans les grandes villes

      C est pas si cher et ça redynamise les petites villes de gdu bon arnison. Ça met plus de cohésion. Et c est du bon sens paysan.
      Bien sûr on garde 360 000 pros qui sont stationnés près des ports militaires ou bases aériennes ou à l Etranger dans des bases logés avec leurs familles et tout ce qui faut pour y vivre de façon moderne comme les américains. Ils peuvent utiliser quelques boys conscrits même s ils veulent – les cuistots serveurs au mess ou conducteur du colon comme avant.

      Le tout avec un retour de l autorité educative (encadrement plus nombreux strict et autoritaire classes plus petites et revisions tous les soirs avec sport tous les jours) car c est ce qui manque à ces gamins dont les parents ont démissionnés depuis belle lurette.Et pour les grands vilains des camps de retention administrative pour les fins de peine inclassables (car « bagne » ça rime avec Goulag et on pense de suite à Steeve McQueen) dans certains de nos forêts tropicales pour les individus fichés S16 à S10 car on sait qu ils sont pourris jusqu à l os.

      Certains de ces jeunes conscrits trop difficiles seraient intégrés en BatDis au Mali par exemple. Ils pourraient voir le dénuement des gens du désert ainsi.

      Mais bien sûr je vais encore choquer…pourtant je suis au PS. Et j y suis pas le seul à penser ainsi.
      Et là pas besoin de rétablir la peine de mort qui ne sert à rien contre un type fanatisé et qui y aspire justement . Ce n est qu une vengeance en fait.

      Au moins on ferait du bon boulot d intégration citoyenne. Bien sûr y aura toujours des irrecuperables.
      Interrogeons nous sur la faillite de l ascenseur social et les résultats de cette mondialisation…
      Rebondissons sur la fin du Pacte de stabilité et ses 3% morbides
      Investissons dans le bâtiment la modernisation de nos villes et de nos armées c est le moment
      Et nos entreprises en ont besoin Et surtout restons en Europe avec nos alliés et nos cousins allemands. Ne gachons pas tout avec un vote sans lendemain en 2017.

    2. Vous plaisantez Paf le Chien !
      On sait pertinemment aujourd’hui que globalement nos appelés, qui représentaient l’ensemble de la société française (certes à une certaine époque, les dernières années ayant été un grand n’importe quoi) (et contrairement à nos engagés « volontaires », en grande proportion « chances pour la France » et gamelards, par ce qu’ils ont vu de la lumière par la fenêtre) ; que ces appelés donc étaient dans leur ensemble bien meilleurs que ces derniers (il y a aussi des études qui ont été faites là dessus, mais qui on le comprendra sont restées très confidentielles !). Et dans de très nombreux aspects, physique, présence-disponibilité, motivation (même !), et même à des niveaux très pratiques, comme le tir par exemple, sans parler de leur niveau d’entrainement global, là aussi et semble t’il, de plus en plus même avec les dernières tendances, à tous niveaux, y compris le principal, malheureusement, opérationnel.
      .
      Sur le reste et sur une armée destinée à faire du social, et les divers « expérimentations », à vouloir combler, en quelques mois, 20 ans de non éducation et 15 ans d’éducation nationale de plus en plus en plein marasme (elle aussi), on est d’accord, ce n’est nullement le rôle des armées, et encore même un dévoiement- altération (comme vigipiratesentinelle ne l’est pas moins, à divers critères là encore) de plus de leurs fonctions (qui ne sont pas celles des forces de police, et, encore moins celle de vigile !!!), et de leur nature profonde, et donc de leur capacité in fine à remplir les fonctions pour lesquelles elles existent, encore.

    3. PS : Je parlais ci dessus, cela vous a semble t’il échappé, de VOLONTARIAT, et de couts parfaitement chiffrés. Y compris même, et aves une « indemnisation » comprise de 350 € pour ces mêmes VOLONTAIRES. Seul le cout des matériels collectifs n’est semble t’il pas chiffré. Equipements qui s’agissant d’une garde territoriale, pourraient être constitué de matériel très basique (il ne s’agit aucunement d’avoir des troupes blindées par exemple (ou seulement basiquement), mais plus de type infanterie légère, avec quelques moyens de transport adaptés en plus, s’agissant également de forces essentiellement, et par définition locales (car réparties sur l’ensemble du territoire)).
      Et, évidemment pas, puisqu’au parle de chose différentes et de solutions différentes, réellement viables cependant (voir le lien ci dessus également, pour ne pas parler dans le vide !) d’engagement à titre professionnel. Quoique là encore cette garde territoriale nationale volontaire serait sans doute un très bon moyen, de sélectionner (enfin !) nos futurs engagés, et en toute connaissance de cause (à la fois pour l’engagé et le « l’engageur ») : là aussi il faudrait mettre en perspective les centaines de millions d’euros engagées, chaque année, pour la « sélection », le recrutement, la formation, etc. pour des personnes dont 1/3 ne finissent même pas leur temps probatoire !

      1. Et encore dans une armée moderne normale, où les équipement sont remplacés régulièrement, c’est à dire en temps et en heure par des matériels au niveau technologique courant (donc également à prix maitrisé), les forces de réserves sont normalement équipée des matériels de la génération précédente : Il est vrai qu’aujourd’hui avec une grande partie de matériels quadragénaires qui sont déjà utilisé, jusqu’à la corde, par les forces d’active (qui ont en effet bien du mérite pour cela) … Il nous faudrait revenir d’abord à un fonctionnement, et remplacement des équipements, normal, ou ne serait à nouveau à un début de politique d’équipement cohérente : autre vaste sujet !

  18. J’ai moi-même été un cadet de la Royal Air Force en Angleterre et l’on y apprend énormément. La devise de cette organisation (traduite) est d’ailleurs: « Notre but est de faire un cadet qui est fier, loyal et obéissant et de lui apprendre les bases du travail d’équipe ». C’est un enseignement qui permet à beaucoup de jeunes de 13 à 20 ans de découvrir l’univers militaire et de se développer physiquement et moralement. Je crois qu’un système de ce genre manque en France et que cela serait bénéfique pour bien des jeunes.

    1. Ce pourrait être en effet une forme de développement de ce qui existe déjà avec nos collèges et lycées militaires.
      Mais là encore n’a t’on pas, un peu, tendance à s’éloigner du rôle véritable, et essentiel des armées (qui n’ai pas, non plus, celui de l’enseignement et de l’éducation en général).
      Sinon comme dirait certains, quel en sont les couts (ou à la limite repris sur le budget de l’éducation nationale, pourquoi pas) ?

Les commentaires sont fermés.