L’Otan va prendre des mesures « d’assurance » supplémentaires pour la Turquie

General View of the Meeting

Suite à l’affaire du bombardier tactique russe Su-24 « Fencer » abattu par l’aviation turque, les tensions entre Moscou et Ankara persistent. Ainsi, le 30 novembre, le président Poutine a livré une charge violente charge contre son homologue turc, Tayyep Recip Erdogan.

« Nous avons toutes les raisons de penser que la décision d’abattre notre avion a été dictée par la volonté de protéger ces chemins d’acheminement de pétrole [de l’État islamique, ou Daesh] vers le territoire turc » a ainsi accusé M. Poutine, après avoir pris des mesures de rétorsion à l’égard de l’économie turque.

« Nous devrions nous asseoir à une table et discuter de ce que nous pourrions faire plutôt que de lancer des accusations sans fondement », a répondu le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.

L’un et l’autre sont accusés par les Occidentaux d’en faire le minimum, sur le plan militaire, contre Daesh. La Turquie, soupçonnée de complaisance à l’égard de l’organisation jihadiste, a surtout bombardé les rebelles kurdes du PKK, notamment dans l’est de l’Irak.

Quant à la Russie, même si un changement de posture a été décelé après avoir reconnu qu’un de ses avions de ligne avait été victime d’un attentat revendiqué par l’EI, ses frappes se concentrent surtout sur des groupes armés hostiles au régime syrien.

Sur ce point, pour donner une idée de la complexité de la situation sur le terrain, l’on compte 1.500 « katibats » en Syrie, « avec des alliances, des ruptures et des recompositions continuelles », comme l’a expliqué le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées françaises, lors d’une audition à l’Assemblée.

Quoi qu’il en soit, le président américain, Barack Obama, a appelé Ankara et Moscou à « travailler à réduire les tensions » pour se concentrer sur la priorité du moment, c’est à dire le combat contre Daesh.

« Comme je l’ai dit à M. Erdogan, nous avons tous un ennemi commun et c’est l’EI. Je veux être certain que nous nous concentrons sur cette menace et sur la nécessité de trouver une forme de solution politique en Syrie », a-t-il affirmé, le 1er décembre, estimant « possible, au cours des prochains mois, (…) un changement dans les calculs des Russes » quand ils « finiront par reconnaître que la menace que l’État islamique pose à leur pays est plus importante et qu’ils doivent s’aligner sur ceux qui le combattent. »

Cela étant, la Turquie peut toujours compter sur le soutien de l’Otan, dont elle membre depuis 1952.

« Comme la Turquie est à la frontière d’un instabilité régionale au sud, les Alliés cherchent des mesures d’assurance supplémentaires en sa faveur qui seront finalisées dans les prochaines semaines », a indiqué Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, à l’issue d’une réunion, à Bruxelles, le 1er décembre, des ministres des Affaires étrangères des États membres.

« Je m’attends à ce que d’autres Alliés prennent davantage d’engagements, je m’attends à de nouvelles décisions dans les semaines à venir », a-t-il dit. Il est possible que ces mesures consistent à déployer des avions de type AWACS, comme cela a été le cas pour la Pologne et les pays baltes, au plus fort de la crise en Ukraine.

« L’Otan a déjà renforcé la défense aérienne de la Turquie depuis plusieurs années et elle continuera de le faire », a encore ajouté M. Stoltenberg, en assurant que les mesures bientôt prises « ne sont pas liées à l’incident de la semaine dernière », c’est à dire au Su-24 russe abattu après avoir brièvement violé l’espace aérien turc.

Par le passé, les Alliés avaient déployé, en 2012, 6 batteries de défense aérienne Patriot le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Actuellement, une seule y est encore, à Adana (sud), mise en oeuvre par les forces espagnoles.

« Nous avons, ces dernières années, augmenté les défenses aériennes de la Turquie », a rappelé M. Stoltenberg. Outre les batteries Patriot, les États-Unis ont envoyé des avions F-15 sur la base turque d’Incirlik et le Royaume-Uni a annoncé « qu’il allait déployer certains appareils », a-t-il précisé.

« L’Allemagne et le Danemark ont envoyé des bâtiments militaires dans l’est de la Méditerranée », a encore poursuivi M. Stoltenberg. Actuellement, une dizaine de navires de pays appartenant à l’Otan croisent en Méditerranée. « Tout ceci est pertinent » en raison de la situation dans la région, « marquée par une montée de l’extrémisme violent », a estimé M. Stoltenberg.

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