Le budget de la Défense n’aura pas à supporter les surcoûts de l’opération Sentinelle

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Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) était attendu avec impatience au ministère de la Défense. En effet, ce dernier doit se voir allouer 2,1 milliards d’euros de crédits budgétaires en compensation de recettes exceptionnelles – d’un même montant – manquantes. En outre, une interrogation sur le financement de l’opération intérieure Sentinelle restait encore à lever.

La fin de gestion est compliquée pour le ministère de la Défense. Ainsi, la Direction générale de l’armement (DGA) est, de fait, en cessation de paiement depuis le 20 octobre et éprouve des difficultés sur le programme 146, lequel porte sur l’équipement des forces. Et cela n’est pas sans conséquences sur les fournisseurs des armées…

Quoi qu’il en soit, et conformément à ce qui était prévu, les 2,1 milliards figurent bel et bien dans le texte [.pdf] présenté ce 13 novembre en Conseil des ministres. Sans eux, le montant du budget de la Défense aurait été, en 2015, de 29,3 milliards au lieu de 31,4 milliards.

S’agissant du financement des surcoûts liés aux opérations extérieures et intérieures, le PLFR prévoit l’ouverture de crédits à hauteur de 843 millions au bénéfice du ministère de la Défense, dont 342 millions au titre de la masse salariale et 501 millions pour prendre en compte d’autres dépenses (armement, carburant, munitions, etc…)

Cette année, les opérations extérieures auront coûté 1,128 milliard d’euros alors que le budget de la Défense prévoyait de leur allouer 450 millions. La différence (678 millions) sera donc entièrement financée, comme le veut désormais l’usage, par un financement interministériel.

Tout comme les surcoûts de l’opération Sentinelle, lancée après les attentats commis à Paris, en janvier. Le mode de financement de cette mission n’avait jusqu’alors pas été fixé. C’est donc désormais chose faite puisque le ministère de la Défense recevra 165 millions d’euros.

Seulement, les forces armées ne sont pas les seules concernées par ces ouvertures de crédits par décret d’avance étant donné que d’autres dépenses doivent aussi faire l’objet d’un financement interministériel, dont l’hébergement d’urgence ou encore les politiques de l’emploi. Au total, leur montant s’élève à 1,703 milliard.

Aussi, si la Défense va récupérer 843 millions d’euros, elle devra, dans le même temps, annuler 278 millions de crédits, sachant que le ministère le plus mis à contribution (-349 millions) pour ce financement interministériel est celui de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

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