Deux F-16 turcs ont intercepté un avion de combat russe

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Le 3 octobre, un avion de combat russe, dont le type n’a pas été précisé, a violé l’espace aérien turc au sud de la localité de Yayladagı, située dans la province de Hatay, près de la frontière syrienne, alors qu’il participait visiblement à un raid en Syrie.

Deux chasseurs F-16 turcs en patrouille dans le secteur ont alors intercepté l’appareil russe et l’ont « contraint à rebrousser chemin », a indiqué la diplomatie turque, via un communiqué.

L’ambassadeur de Russie à Ankara a été convoqué par les autorités turques afin de lui faire part de leur « vive protestation ». Elles ont également demandé à Moscou d' »éviter une répétition de cet incident ». Le cas échéant, elles ont fait savoir qu’elles tiendraient la « Fédération de Russie pour responsable de tout événement indésirable » qui pourrait se produire.

Dans le même temps, le ministre turc des Affaires étrangères, Feridun Sinirlioglu, a appelé son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour lui transmettre les protestations d’Ankara. Une consultation avec Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, doit avoir lieu au sujet de cet incident. Pour rappel, la Turquie est membre de l’Alliance atlantique depuis 1952.

Par le passé, des incident aériens ont eu lieu entre la Syrie et la Turquie. Depuis qu’un F-4 Phantom de ses forces aériennes a été abattu par la défense aérienne syrienne, en juin 2012, Ankara a durci ses règles d’engagement.

C’est ainsi qu’en mars 2014, un MiG-23 syrien a été descendu par une patrouille de F-16 turcs. « Notre réponse sera forte si vous violez notre espace aérien », avait prévenu, à l’adresse de Damas, Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre et désormais devenu président de la République de Turquie.

Ce dernier a par ailleurs fermement critiqué, le 4 octobre, l’intervention militaire russe en Syrie, l’estimant « inacceptable » et la qualifiant de « grave erreur ». Depuis le début du conflit syrien, Ankara demande le départ de Bachar el-Assad, lequel est soutenu par la Russie.

En outre, si la Turquie fait partie de la coalition internationale anti-État islamique (EI ou Daesh) emmenée par les États-Unis, elle mène surtout, depuis l’attentat de Suruç, en juillet, des opérations contre les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), repliés en partie dans le nord de l’Irak.

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