Artillerie : Nexter a sorti une version plus robuste du CAESAR

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Conçu par Nexter sur la base d’un châssis Mercedes-Unimog, le Camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR) est en service au sein de l’armée de Terre depuis 2008. Ce qui fait qu’il est désormais « combat proven », pour avoir été déployé en Afghanistan, au Liban ou encore au Mali.

Pour rappel, le CAESAR est donc un camion 6×6 sur lequel est monté un canon de 155 mm ayant une portée de tir d’au moins 40 km. Très mobile avec ses 18 tonnes (en ordre de combat), il a une autonomie de 600 km et peut rouler, sur route, à 80 km/h. Aérotransportable (par avions C-130 Hercules), sa mise en batterie est très rapide puisqu’elle est faite en moins d’une minute. Il est équipé du système d’information et de communication des régiments d’artillerie ATLAS (Automatisation des tirs et liaisons de l’artillerie sol-sol/canon) associé au radar de contre-batterie Cobra.

Ce matériel a eu un relatif succès à l’exportation, avec des contrats décrochés en Arabie Saoudite – dont la Garde nationale aurait déployé quelques exemplaires près de la frontière avec le Yémen -, en Indonésie, en Thaïlande et au Liban.

Pour autant, Nexter a planché sur une version plus robuste de son CAESAR afin de séduire des clients ayant des besoins particuliers.

Présenté à l’occasion du salon DEES, organisé cette semaine à Londres, ce nouveau CAESAR est deux fois plus lourd que son prédécesseur, avec une masse d’environ 30 tonnes, ce qui fait qu’il faudra un avion de type A400M Atlas pour le transporter, le C-130 Hercules n’en étant pas capable.

« Beaucoup de clients ne sont pas intéressés par le transport via C-130 », fait-on valoir chez Nexter. D’où cette prise de masse conséquente, justifiée par une capacité accrue d’emport de munitions (30 obus au lieu de 18) et une meilleure protection de l’équipage, avec une cabine blindée de niveau 2A ou 2B.

Côté performances, le nouveau CAESAR peut rouler sur route à à une vitesse de 90 km/h (55 km/h hors route), pour une autonomie de 600 km. Comme le canon est le même que celui de la précédente version, les caractéristiques de tir sont quasiment identiques.

48 commentaires sur “Artillerie : Nexter a sorti une version plus robuste du CAESAR”

  1. « Il est équipé du système d’information et de communication des régiments d’artillerie ATLAS (Automatisation des tirs et liaisons de l’artillerie sol-sol/canon) et du radar de contre-batterie Cobra. »
    non il n’est pas equiper d’un radar COBRA, le COBRA est un système a part

    1. Il faut bien lire, il n’y a pas marqué « et » mais « associé à », ce qui n’a pas tout à fait la méme signification. ;-).

  2. Encore un effort et on retournera à l’AUF1 ! 😉
    Ca restera quand même plus mobile, pas moins bon en tout terrain, moins contraignant en MCO, pas moins protégé (les perforantes de calibre 50 passées sans problème les portes arrières de l’AUF1, juste au niveau de charges).
    Bref, même lourd, c’est sans doute mieux.

    1. Un chenillé nouveau, style AUF1, même en partant d’une page blanche, coutera toujours bien plus cher qu’un CEASAR-18T. Allez, au pif, au minimum le double, et idem pour ce qui concerne la maintenance. Combien de CAESAR ont été livré ? Bien moins que l’objectif initial et pour des équivalents AUF1, vous pouvez encore diviser le chiffre par 2.
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      Mais y’a toujours possibilité de passer commande, avec ces nouveaux modèles, pour le remplacement des AUF1, increvables mais très couteux !
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      Pour ce qui est de comparer les CEASAR 18 et 30T.
      Le 18T est plus adapté au tout terrain, aux bosses, au désert, aux chemins, à une action rapide, aux déplacements rapides, aux largages rapides, aux franchissements rapides.
      Le 30T est un lourdaud qui ne pourra guère sortir des sentiers battus, et qui demandera de gros moyens pour le sortir de mauvaises galères, ensablement, enlisement, passage de gués.
      C’est signé par la garde au sol et les passages de roues, qui semblent bien différents de ceux du 18T.
      Je vois deux matériels différents et complémentaires, avec leurs qualités et leurs défauts.
      ————
      Et de l’artillerie chenillée moderne, passe partout, avec un niveau de protection élevé, capteurs anti-tout et visée voit-tout, a aussi évidement sa place !
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      Il faut voir avec Bercy ! Peut-être déguiser les chars en tracteurs pour une manifestation FOMBEC !

      1. « Le 30T est un lourdaud qui ne pourra guère sortir des sentiers battus, et qui demandera de gros moyens pour le sortir de mauvaises galères, ensablement, enlisement, passage de gués. » :
        Pas sympa pour le VBCI, ça !

        1. Ouvrez-donc un image d’un VBCI et collez là à coté du CAESAR-30T.
          C’est tout vu!
          Rien à voir au niveau motricité, VBCI : portes à faux minimes et donc masse mieux centrée.
          Le Tatra doit faire 11 m mini alors que le VBCI est bien plus court, tous deux en 8×8, y’a pas photo, notamment en franchissement bosses, devers et braquages! Voir aussi la garde au sol.
          Visualisez le CAESAR-30T au sommet d’un bosse, comment s’en sort-il?
          Le Tatra est largué, même si sa base doit être excellente.

        2. Détrompez-vous.
          Equipé en 8×8 et doté d’un moteur puissant, le VBCI donne satisfaction en terme de mobilité. Que ce soit lors des essais initiaux (il suit un XL en tout terrain) ou lors des déploiements ops (Afgha, Mali. Voir les Retex). 🙂 !

  3. Plus lourd.. donc requérant des routes et des ponts pus solides.

    Quand on déploie ses forces, cela compte aussi.

    1. ouais,ben avec ma semi remorque,je passe quasiment partout charge a 40……
      donc,30 tonnes,c’est rien du tout….

    2. @Waterboy
      Non, les ouvrages d’art sont également dimensionés pour le passage des chars lourds. Même si les forces sont réparties différemment sur le tablier, on s’y retrouve. Il y aurait certes des limites ici ou là, mais elles concerneront également d’autres véhicules au sein du même groupement de combat.
      .
      La difficulté, comme le souligne « Alain dSR », serait plutôt en tout-terrain avec une garde au sol assez réduite et un empattement (peut-être) important entre le second et le troisième axe.
      Tout dépend de l’utilisation qui est prévue, mais nous nous orientons (sur papier) de plus en plus vers le combat en zone urbaine – et aux alentours pour l’artillerie (!)

  4. Il est vrai que le Caesar est un excellent et très adapté système d’artillerie mobile, pour les opérations de maintien de la paix ou de faible intensité.
    Concernant la haute intensité, son faible emport (18 coups seulement) et surtout le fait que l’équipe doive complètement s’exposer, le rende néanmoins assez inadapté pour ce genre d’opération (là encore, à moins de se limité désormais à des opérations en Afrique ou de maintien de la paix.
    Ce « nouveau » Casear présenté ci dessus, présente l’avantage de pallier un peu ces deux inconvénients : 30 coups au lieu de 18, et une cabine, légèrement blindée (niveau 2 c’est à dire contre les tirs de Kalachnikov uniquement), et les servant doivent toujours sortir pour servir la pièce d’artillerie. Et de toute façon, comme il ne sera pas apriori et apparemment mis en service dans notre propre armée … !
    Un peu de lourd, là encore serait quand même, un peu, nécessaire pour la 5e puissance mondiale, si on veut être réellement à la hauteur de nos prétentions (mais on a t’on encore ? vaste autre débat !).
    Un automoteur type Donar, monté sur un châssis chenillé blindé (protection de niveau 4, c’est à dire par exemple celui des assez nombreuses mitrailleuses de 14,5 mm ex soviétique, que l’on retrouvent notamment comme équipement standard sur de nombreux pickup, dit « technical » !), avec un système de tir entièrement automatisé, servi par seulement les deux hommes en cabine, avec éventuellement un emport porté à une quarantaine de coups, avec un système de recomplètement de munitions rapide, et avec sa trentaine de tonnes (eh oui un chenillé, à blindage égal, ici nettement supérieur, c’est beaucoup plus léger (et encombrant) que le même système sur roue), et sans aller en cela jusqu’au très lourd Panzerhaubitze 2000, avec ses 56 tonnes (60 coups disponibles).
    Là aussi des systèmes pas forcément les plus couteux (surtout quand on compare avec des chasseurs bombardiers pour la moindre mission d’appui), et qui seraient grandement complémentaires à nos 77 Caesar, à peine l’équivalent de 3 bataillons otan (pour toute l’artillerie française (autrefois si glorieuse, et si réputée, qu’en ont t’ils fait !!!), on aurait dit cela il y a seulement 20 ans, personne ne l’aurait crut), qui finissent, la encore par faire plus armée du pauvre qu’armée de la France, 5e puissance mondiale.

      1. Heu, 300 kg un obus de 155 mm (qui n’en fait qu’une quarantaine), vous devez confondre avec autre chose (peut être une roquette de LRU ?). D’autre part se sont les mêmes que les obus du Caesar. Quant aux 27 cela doit être les obus près à l’emploi et à faire feu immédiatement et à la suite.

    1. Merci! Pour mon information personnelle, où puis-je trouver une liste des niveaux de protection avancés (1,2,3, etc.)?
      Est-ce une échelle réservée aux véhicules, ou est-elle également appliquée aux constructions (c.a.d. basée sur les matériaux)? Au plaisir de vous relire…

        1. @heaume44
          Merci!! C’était très bien, et avec un peu de recherches, la liste « Stanag » est facilement appliquable aux constructions.
          Les manuels TTAs du Génie contiennent déjà certaines indications, mais ils se limitent (bien-sûr) aux résultats à appliquer – ils ne s’étendent pas sur le raisonnement à suivre. Les Field Manuals US sont généralement plus complets.

    2. Vous concevez les cahiers des charges pour des budgets irréalistes.
      Les contraintes du cahier des charges sont issues d’une doctrine d’emploi, donc d’un environnement, pour des types de menaces probables, dans un contexte budgétaire. On n’est pas en 1938, ni en 1913 avec un voisin menaçant et très armé, bref, une situation qui nécessite 5% du pib pour la def.
      A moins que vous considériez la Russie comme une puissance belliqueuse? le technical est il de la Haute intensité? A force de souhaiter du gros matériel, on en vient à imaginer les conflits pour les utiliser.
      On ne met pas du stanag 4 pour tenir un rang mondial ou entretenir une gloire. Cela s’appelle sinon une course à l’armement irréaliste, qui pousse comme en 14 à se sentir si fort qu’on ne craint plus aucune confrontation.
      .
      Je ne vois pas l’intérêt du chargement automatique dans ce type de système.
      L’augmentation de masse est considérable, ce qui va permettre de durcir plein de détails. Il faut dire que le caesar, c’est de l’ultralight sans concession pour la projection: Suffit de monter sur les marchepieds pour le constater.
      Les 8 roues pour 30t promettent une mobilité égale au vbci et l’ emport de munition facilitera la logistique. Cela ne le rendra pas plus « guerrier » mais plus pratique.

      1. Que d’inepties dans ce post (on ne parle pas de milliers de pièces d’artillerie des deux guerres mondiales par exemple, mais ici de seulement quelques dizaines et pourtant au combien nécessaires, plus encore même !).
        Ne serait ce pour relever la plus grosse, on met du stanag 4 peut être, aussi pour protéger la vie de nos soldats (à moins que ce ne vous soit complètement indifférent). Et à moins que visiblement vous préfériez envoyer nos soldats sur le terrain risquer leur vie dans les conflits, avec seulement leur b.te et leur couteau, vu le sens, ou plutôt le nos sens général de votre commentaire.
        D’autre part, ce type d’automoteur excite, puisque j’ai même pris la peine d’évoquer le Donar allemand (il y aurait même un projet exactement dans ce sens en France, comme quoi, mais bien au fond d’un carton, et bien d’autres ailleurs, si on veut bien se donner la peine de se renseigner !). Le cout d’un Donar est d’environ de 10 millions, contre 5 pour le Caser (version actuelle) (et à comparer par exemple, au hasard aux 55 millions d’euros d’un Tigre, pour faire seulement un peu de canonnade).

    1. @ Maotchao
      Sans vraiment m’y coller.
      J’attendais plus une inspiration du Archer suédois.
      Pour faire très simple : même canon 155mm/52, mais alimention automatisée de 21 coups.
      Si j’ai bien compris :
      – L’équipage ne sort pas de sa cabine blindée et pilote tout à partir de là.
      – Les vérins d’appui au sol et autres bêches se déploient.
      – Le canon est alimenté par un magasin automatique de 21 coups.
      – 20 coups tirés en 2,5 minutes.
      – Rentrée rapide des vérins, remise rapide du canon en position de transport, et donc départ assez rapide pour éviter le tir de contre-batterie.
      – Vitesse 65 km/h seulement.
      – Voir (entre autres) ici : https://en.wikipedia.org/wiki/Archer_Artillery_System
      .
      D’autant plus que nous avons la maîtrise de l’alimentation automatique d’un canon (char Leclerc).
      .
      L’Archer a aussi (à mes yeux) l’avantage d’être (en théorie) plus maniable, le tracteur est articulé par rapport à la remorque. L’engin est un 6×6 comme le Caesar d’origine.
      Cela dit, je ne suis pas du tout un spécialiste de l’artillerie, et j’attends les critiques des connaisseurs.

      1. Le système ARCHER a été abandonné il y a deux ans …pas assez de clients pour financer le développement industriel !

      2. Simple observateur, je constate 6 roues seulement pour 30t, une catastrophe en mobilité pour des pays aux sols très humides, par rapport au caesar 2. Sous motorisé, 65km/h, c’est lent.
        Le tir est peut-être un peu plus performant en cadence? Mais à quel coût, quelle masse?
        Le centre de gravité , élevé à cause du chargement automatique et son coffre à munitions, est menaçant au moindre dévers.

      3. L’archer de BAE a été flingué fin 2013 / début 2014, par les pays nordiques, parce que grosse usine à gaz, lourde et incapable en tout -terrain, avec en plus une vitesse sur route très basse et l’obligation d’un camion qui suit avec les pruneaux.
        Le système de chargement paraissait très compliqué d’après ce que j’avais vu sur une vidéo. Et plus c’est compliqué, moins c’est fiable! Je n’ai jamais compris qu’un BE ait pondu une telle merde! Has been cet Archer, et pourtant il me semble que les études avaient démarré bien après celles du CAESAR!?!

  5. Il faut imaginer que cet engin ne servira pas qu’au défilé du 14 juillet à Paris , vu sa masse , on imagine parfaitement les équipages manœuvrer sur des terrains boueux détrempés par des pluies diluviennes ou encore franchir des coupures humides en terrain accidenté .

    Qu’il roule à 80 KM / heure sur route pendant 600 km ne peut dés lors considéré comme un argument de vente .

    L’absence de véhicule d’artillerie chenillé sera un problème de plus pour nos forces dans les années à venir .

    1. Surtout que rien ne dit que notre armée s’en dotera , c’est l’export qui est visé .. »afin de séduire des clients ayant des besoins particuliers. »

    2. Le chenillé ne fait pas forcément mieux sur terrain boueux, surtout quand il faut traverser un cours d’eau à berges pentues sans végétation. On a vu des Abram et des Leopard 2 embourbés comme des 4L sur des terrains d’exercice un peu humides.

  6. La vraie raison de cette V2, c’est que la V1 est tellement cheap côté chassis que des fissures importantes apparaissent après quelques tirs seulement sur la structure du véhicule.
    Nos artilleurs en sont restés bouche bée….

    1. @ maxime
      Très intéressant.
      Espérons que cette base tchèque Tatra résistera mieux aux contraintes et vibrations…

    2. SVP pouvez vous confirmer?

      J’ai du mal à croire qu’avec tous les essais que font ces matériels pendant leur développement, que des problèmes aussi évidents ne soient pas détectés …

    3. Il me semble que sur l’AUF1 aussi, des fissures sur le châssis base amx30 étaient apparues à l’époque.

  7. J’en ai assez des spécialistes de la géopolitique qui nous mettent des tartines sur ce site , je trouve dommage de ne se contenter que de caesar comme artillerie sans avoir conserver ou mis sur pied des automoteurs chenillés dont la portée était moindre sauf à revaloriser en 52 calibres ce qui était prévu mais qui possèdent une meilleur mobilité tactique et une meilleure protection dans un engagement de haute intensité , on mendiera un bat. d’artillerie à un allié . De plus du 155 en zone urbaine ça permet de descendre des immeubles traditionnels en peu de coups , je sais c’est méchant comme la guerre en appuyant ainsi efficacement le couple infanterie blindés. Je ne suit pas surpris par le problème châssis évoqué par un commentaire. Nos matériels sont excellents mais il y a toujours le petit détail « cheap » qui pèche. Je pense aussi au tourelleau télé-opéré pour le Leclerc pour chasser du porteur de RPG jusqu’à 800/1000m en zone difficile autour du char sans s’en prendre une en pleine tête, la guerre en somme.

    1. @sentinelle
      « Le petit détail ‘cheap’ qui pèche »… que l’on trouve sur tout matériel destiné au combat, est en fait une réduction volontaire des niveaux de qualité. Un câble d’ascenseur sera par ex. dimensionné avec des normes de sécurité supérieures à celles d’un véhicule militaire, car 1. son utilisation n’est pas contrôlée par les utilisateurs, et 2. il n’est pas « destiné à être perdu ».
      Plutôt que du ‘cheap’, c’est du ‘just enough’ (!) C’est un peu la même logique qui est appliquée aux gadgets électroniques, dont le renouvellement est prévu à courte échéance (smartphones, etc.).

    2. On devait rénover et moderniser quelques 70 AuF1 pour les porter au standard AUF2, avec notamment un passage au 52 calibres, et pour une centaine de millions d’euros. Mais on a préférer balancer cette fort modeste somme (au regard de nos budgets) dans un autre quelconque projet ubuesque à coup de milliards d’euros ceux là, comme d’hab quoi.

  8. Contrairement a ce laisse entendre l’article, les Caesar équipant l’armée de Terre ne son pas sur châssis Mercedes mais sur châssis Renault Sherpa. La version export, elle, est sur châssis Soframe/Mercedes

  9. Le premier tir de Caesar avec le châssis Renault effectué il y a quelques années

    = = = =

    LES VITRES DE LA CABINE SON TOMBÉES!!!!!

    Mythe, Légende? Vérité ou Affabulation?
    Tu m’étonnes qu’à l’export on renforce la base…

  10. Une paire de canons CAESAR 6×6 à cul d’une colonne offensive a montré toute son utilité lors de Serval par exemple (un moyen d’appui-feux supplémentaire, en plus de Avia et hélicos).
    En cas de forces eni importantes (capacité de contre-batterie par exemple ), la doctrine est la mise en batterie flash, tir de 6 pélots et déplacement immédiat. Valable pour le CAESAR comme pour l’AU-F1.

  11. Sa légèreté, donc sa rapidité de manoeuvre en contre-batterie, n’est-elle pas altéré pas ce blindage qui ne sert qu’à un combat en raz-campagne au milieu des troupes ennemies, ce qui n’est pas sa place?

      1. Reste la résistance aux mortiers ce qui est loin d’être improbable, donc c’est crédible comme artilleries de front, pour taper le plus loin et le plus rapidement, accompagné de la troupe.

    1. Le problème c’est que le Casear est destiné à servir dans des conflits asymétriques, dit de basse intensité, conflit caractérisé par un absence presque totale de front, d’où le problème d’une protection de la cabine minimale, et plus encore l’exposition totale de l’équipe de pièce pendant le tir. Comme diraient certains on est plus à l’époque des conflits symétriques type guerre mondiale, avec une ligne de front bien constituée, et où justement les artilleurs pouvait évoluer en seconde ligne à découvert relativement en l’abri de ce genre de menace, et sauf à éviter un positionnement trop long qui les exposait à la contre batterie adverse.
      On peut même dire qu’au contraire, dans le cadre des conflits les plus courant d’aujourd’hui (et donc sans front constitué), et dans la perspective moderne de limiter le plus possible nos pertes -devenues tellement sensible médiatique et politiquement), le blindage est devenu un préalable indispensable presque à tout véhicule.

  12. Cette idée d’une V2 du CAESAR est bonne. Mais la réalisation me laisse un peu perplexe.
    Architecture générale : la cabine avancée je ne sais pas ce que ça donne sur un IED…
    Emport en munitions : 30 coups c’est bien, mais 24 pourraient éventuellement suffire d’aujourd’hui, où même face à du char on n’a plus besoin que d’une poignée d’obus Bonus.
    Poids : 30 tonnes ça me semble aussi un peu excessif, il est peut-être possible de viser les 25 tonnes.
    Autonomie : elle ne bouge pas et c’est la principale déception. Il faudrait au moins 750 km.

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