Un gendarme blessé par balle en Nouvelle-Calédonie

La semaine passée, un coup de feu a été tiré en direction du siège du gouvernement de Nouvelle-Calédonie. Et cela, alors qu’un conflit est en cours entre les rouleurs (camionneurs) et les mineurs indépendants au gouvernement au sujet des exportations de minerai de nickel en Chine. Du coup, les négociations ont été suspendues après cet incident, qualifié de « coup de force à l’encontre des institutions » par Philippe Germain, le président de l’exécutif calédonien.

C’est dans ce contexte très tendu qu’un gendarme a été blessé par balle au cours d’une intervention des forces de l’ordre pour éteindre un début incendie qui s’était déclaré dans les environs du quartier de la tribu de Saint-Louis, dans la banlieu de Nouméa.

« Un coup de feu a été tiré directement en direction du véhicule. La balle l’a traversé et un gendarme a été blessé », a fait savoir Claire Lanet, Mme le procureur de la République de Nouméa, pour qui cela est « inacceptable ».

Le militaire a été admis à l’hôpital Gaston Bourret. Son pronostic vital n’est pas engagé. Une procédure judiciaire a été ouverte.

Plus précisément, le coup de feu a été tiré en bordure de la route qui relie la commune du Mont-Dore à Nouméa. Et ce secteur est connu pour être le théâtre d’incidents réguliers. Ainsi, dans un reportage publié par France24 en juin 2014, on apprend que cette voie est « à la merci de membres d’une tribu mélanésienne vivant à proximité de la voie. Caillassage, voitures brûlées, tirs de fusil rendent impossible la circulation et terrorisent les riverains ».

« Le plus souvent, ce sont des voitures caillassées par des jets de pierre venant du côté de la tribu de Saint-Louis [nom donné à la localité où vit la tribu]. Certains des habitants ont même déjà reçu des boules de pétanques sur leur véhicule. D’autres fois, ce sont des véhicules ou des feux qui sont allumés en plein milieu de la route pour forcer les automobilistes à ralentir afin de mieux les ‘caillasser’. Sans parler des coups de feu qui résonnent régulièrement », avait alors raconté le correspondant de France24.

À l’époque, le haut-commissaire de la République avait réagi à ce papier en insistant sur « le fait » qu’un tout petit nombre de jeunes de cette tribu » étaient impliqués dans ces incidents et en refusant de parler de zone de non-droit.

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