Un plan d’urgence pour renforcer la protection des dépôts de munitions a été lancé

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Suite au vol de détonateurs et d’explosifs commis au début du mois dans un dépôt du Service Inter-armées des Munitions (SIMu) du site de Miramas (13), qui abrite également une zone de regroupement et d’attente (ZRA) pour les unités envoyées en opérations extérieures, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait ordonné une enquête de commandement, confiée aux inspecteurs généraux des armées et saisi la Direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID) pour évaluer, sous quinzaine, la sécurité des centres de stockage des munitions.

En tout, ce sont une dizaine de pains de plastic de 250 grammes, 70 détonnateurs, 40 grenades et une soixantaine de bouchons allumeurs qui ont été dérobés dans ce dépôt du SIMu… Et cela par des individus non encore identifiés qui ont pu opérer en toute quiétude. Il faut dire que le site, malgré son caractère sensible et  le plan Cuirasse déclenché après les attentats de janvier, était mal protégé. Il en a effet été rapporté qu’il ne disposait pas d’alarmes, ni de caméras de surveillance.

Dans un communiqué diffusé ce 30 juillet, le ministère de la défense a fait état de « responsabilités personnelles identifiées » dans cette affaire qui donneront à des sanctions dès qu’elles auront été soumises au ministre par le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA).

Quant aux évalutions de la DPID, elles ont inspiré un « plan d’urgence » comptant trois types de mesures.

Ainsi, des dispositions « immédiates » ont déjà été réalisées ou sont en passe de l’être. Elles visent à renforcer « la protection physique, au niveau des clôtures et des magasins de stockage des munitions, ainsi que le déploiement d’une centaine de militaires » et portent également sur « la réparation des systèmes de surveillance ».

Les mesures qualifiées « d’urgentes » consisteront à « doter les sites les plus vulnérables de systèmes de vidéo-surveillance ». Et cela, dans les meilleurs délais.

Enfin, à plus long terme, les mesures dites « pérennes » prévoient la « reconstruction des magasins de stockages de munitions et le renforcement des capacités de détection des sites ». Le ministère de la Défense précise qu’elles seront mises en oeuvre dès 2016 et qu’elles entraîneront un « surcoût de 60 millions d’euros ».

En outre, au vu du contexte sécuritaire actuel, une nouvelle mission a été confiée à la DPID. Cette dernière aura ainsi à évaluer l’ensemble des installations du ministère de la Défense. Elle devra travailler vite puisque son rapport est attendu en septembre prochain.

Photo : « Terrain Militaire » par Sys32bis — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

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