Le chef du Pentagone pointe l’activité « néfaste » de l’Iran au Moyen-Orient

Pendant que le président Obama et John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, tentent de convraincre le Congrès de la pertinence de l’accord signé à Vienne le 14 juillet portant sur le programme nucléaire iranien, les responsables du Pentagone se montrent beaucoup plus prudents.

Pour rappel, l’accord en question prévoit une limitation drastique des capacités et des activités nucléaires de Téhéran pour une période de 10 à 15 ans en échange de la levée des sanctions internationales qui pèsent actuellement sur l’économie iranienne.

Et cela préoccupe plusieurs pays du Moyen-Orient, qui comptent de fortes minorités chiites au sein de leur population. En effet, l’Iran aurait ainsi plus de moyens pour soutenir et financer les mouvements qui lui sont proches, que ce soit au Yémen, au Liban, à Bahreïn ou encore en Irak.

Depuis la mi-juillet, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a entrepris de rassurer les alliés traditionnels des États-Unis dans la région sur les effets potentiels de l’accord de Vienne. Et, lors d’une audition devant la commission de la Défense du Sénat, le 29 juillet, il a défendu cette approche, n’hésitant pas à égratigner Téhéran au passage.

« Nous continuons, à pleine vitesse, à être aux côtés de nos amis (…) et contre l’activité néfaste de l’Iran », a ainsi affirmé le chef du Pentagone, tout en estimant que le compromis obtenu à Vienne est un « bon accord car il empêche » Téhéran « de manière complète et vérifiable, d’obtenir une arme nucléaire. »

« Nous maintiendrons une position militaire forte pour empêcher toute agression, renforcer la sécurité de nos amis et alliés dans la région, notamment Israël, pour garantir la liberté de navigation dans le Golfe et pour surveiller l’influence néfaste de l’Iran », a insisité M. Carter, en citant notamment l’appui militaire apporté par l’Iran au Hezbollah libanais et au régime de Bachar el-Assad.

Le chef d’état-major interarmées, le général Martin Dempsey, entendu le même jour, n’a pas dit autre chose, mais sans doute en montrant plus « tiède » que M. Carter (il a préféré le terme « pragmatique »). Il n’a de toute façon plus rien à perdre puisqu’il quittera bientôt ses fonctions.

Ainsi, le général Dempsey a donné le détail d’activités iraniennes « malignes » qui continueront, accord ou pas, à menacer les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient.

« Cela va de la technologie des missiles balistiques au trafic d’armes, à l’utilisation de mines navales et d’activité sous-marine, en passant par des actions malveillantes dans le cyberspace », a-t-il indiqué.

« En fin de compte, a ajouté le général Demspey, seuls le temps et le comportement de l’Itan permettront de déterminer si l’accord sur le nucléaire est efficace et durable ».

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